mardi 14 mai 2024

 ANNIVERSAIRE ANTICIPÉ

Le stade Chaban-Delmas était pressé de fêter  son 100° anniversaire en entretenant la confusion entre le Parc de Lescure et le stade, anciennement de Lescure, devenu Chaban-Delmas.

En réalité le stade lui-même a été construit sous l'impulsion du Front  Populaire en 1936 et inauguré en 1938 par le mémorable match France-Brésil, il était considéré comme le plus beau d'Europe. Cette fête n'a eu lieu en réalité que lorsque le stade n'avait en réalité bientôt que 86 ans.

Mais, peu importe les raisons de l'occasion de réunir les grands noms du football associés à d'autres sportifs de renom c'est au moins une opportunité de se remémorer l'époque où ce sport était une fête qui se déroulait dans la joie et la sérénité et sans débordements violents.

dimanche 12 mai 2024

 POLITIQUE NATALISTE

Emmanuel Macron veut relancer la natalité en France. La France est à son tour touchée par ce problème de dénatalité qui touche tous les pays riches. Ces pays veulent préserver leur puissance en veillant à ce que leur population ne décroisse pas. C'est certainement une sage précaution.

Il est rejoint en cela, et pour d'autres raisons, par la philosophe Élisabeth Badinter qui voit d'autres dangers dans la dénatalité: la régression du droit des femmes à disposer de leur corps, et la montée de la pression du religieux qui lutte contre le droit à l'avortement et le contrôle des naissances.

Mais, si l'on regarde au niveau mondial, comme pourrait le faire un observateur extérieur s'il existait, il est facile de constater que la surpopulation guette le monde, si elle n'est déjà là, et que le problème de ce phénomène est la répartition des hommes dans le monde. Les pays dont la natalité est dynamique ne cessent de progresser, ce sont les pays les plus pauvres où l'assistance aux personnes âgées est assurée par leur propre descendance. C'est pour eux une nécessité alors que les habitants des pays riches veulent préserver leur confort.

Au niveau des nations comme au niveau mondial, les intérêts particuliers et collectifs ne convergent pas toujours.

Au niveau d'un pays, le législateur essaie de faire converger ces deux intérêts, il y arrive plutôt bien , bien que ce ne soit jamais parfait. Au niveau mondial, il n'y pas de régulation. Des organismes existent, font ce qu'ils peuvent, mais avec assez peu de réussite. Là est le problème mondial de la démographie.

 UN LICENCIEMENT DÉGUISÉ QUI NE RÈGLE PAS LE PROBLÈME

Jean Pierre Farandou PDG de la SNCF, qui avait manifesté le désir de voir renouveler son contrat,ne sera pas reconduit à la tête de l'entreprise.  C'est le prix que le gouvernement lui fait payer pour avoir conclu avec les syndicats un accord qui remet en cause l'âge de cessation d'activité prévu par la réforme des retraites de 2023.

C'est un peu facile de sanctionner par un pseudo licenciement le PDG d'une entreprise dépendant financièrement totalement de l'État pour s'être mis en infraction avec une réforme imposée à tous les salariés. Accorder certains privilèges à des travailleurs qui sont loin d'être les plus défavorisés, dont le coût va être supporté par ceux qui ont vu l'âge de départ en retraite retardé de deux ans, est inadmissible.

Année olympique oblige, la tranquillité n'a pas de prix. Encore une dépense à inscrire au budget de l'organisation de ces Jeux Olympiques que l'on oubliera de compter quand on en fera le bilan.

samedi 11 mai 2024

 InTER minable

Quel serpent de mer que ce projet ITER qui a pour but de produire de l'énergie nucléaire, non pas par fission de l'atome mais par fusion. Un programme très ambitieux qui a entre autre pour but de produire de l'énergie nucléaire avec un minimum de déchets radioactifs. En 1985 ce procédé était considéré comme l'énergie du futur, c'est certainement toujours le cas mais que de retard pris.

C'est en 1985 sur l'initiative de Mikhaïl Gorbatchev que certaines nations envisagent de participer à ce projet. En 2005 un site est repéré et validé à Saint Paul lez Durance et le programme ITER Organization est créé en 2007. Les travaux d'installation ont commencé en 2010 à Cadarache.

Pour cause de moyens insuffisants, les expérimentations ont pris du retard et maintenant une voix s'élève, celle du Directeur de la technologie de Gauss-fusion, Frédéric Bordry, pour demander à l'industrie de se mobiliser pour que l'on puisse disposer d'un premier réacteur dans 20 ans.

1985-2045: 60 ans au moins pour réaliser un projet international! Le monde avance à petits pas pour des choses essentielles alors que quelques industriels, comme Elon Musk, avancent à grands pas dans des domaines qu'ils ont eux-mêmes choisis alors qu'ils ne sont pas prioritaires.

Question: est-il plus important que le monde dispose d'une énergie propre quasi infinie, en attendant que les énergies renouvelables soient performantes, ou qu'un industriel privé produise des fusées pour collaborer à la recherche spatiale ?

jeudi 9 mai 2024

 UN DANGEREUX CONSEILLER

Jean-Yves Le Drian, ancien membre éminent du Parti Socialiste passé à la macronie, conseille de se méfier de Raphaël Glucksmann, tête de liste pour Place Publique et le PS aux élections européennes, car il craint qu'il ne soit un véritable social démocrate.

De qui se moque t-il pour oser donner de telles leçons lui qui a quitté le PS pour rejoindre Renaissance? Est-ce cela défendre la sociale démocratie ?

Une voie s'élève pour donner un nouveau souffle à ce courant de pensée qui n'est représentée que par quelques éléphants moribonds qui confisquent la parole aux plus jeunes et elle trouve sur sa route essentiellement ceux qui devraient être ses compagnons de combat qui préfèrent lui faire un procès en orthodoxie.

Raphaël Glucksmann pourrait faire sienne la fameuse phrase de Georges Pompidou: " Occupez vous de mes amis, mes ennemis je m'en charge"

Il y a du travail à gauche

 ATTENTION  À LA VICTIMISATION

Je n'ai pas regardé le premier débat télévisé entre les têtes de liste des élections européennes et le regrette. Les comptes rendus dans la presse font état d'un débat difficile pour Jordan Bardella, tête de liste du RN, assailli de toutes parts par les autres participants.

C'est certainement très important de vouloir démasquer les intentions cachées de ce représentant de l'extrême droite, mais peu trop n'en faut car, outre les vérités qu'il est nécessaire de  faire connaître aux électeurs, l'acharnement de tous contre un fait que le risque de  victimisation n'est pas loin.

Il ne faudrait pas qu'une telle situation devienne mobilisatrice des forces d'extrême droite alors que l'on sait très bien que tous ceux qui se livrent à cet exercice sont incapables de s'unir.

Il serait certainement très intéressant qu'un débat soit prévu sur des thèmes imposés par les organisateurs concernant uniquement le fonctionnement de l'Europe, son avenir et les projets proposés pour en améliorer son importance au niveau mondial 

mercredi 8 mai 2024

 RAMASSE-MIETTES

Le gouvernement cherche par tous les moyens à faire des économies. Chasse aux fraudeurs tels que évadés fiscaux, arnaques à la Sécurité Sociale, etc. c'est certainement indispensable. Diminution de la protection sociale tels que diminution des indemnités de chômage, augmentation de la participation des assurés aux soins médicaux, etc. c'est une honte.

Mais que ces économies soient justifiées ou scandaleuses ne peut nous faire croire que de telles dispositions vont combler une dette de plus de 3000 milliards d'euros et ramener en trois ans le déficit de plus de 5 % du PIB à  3 % ? Illusion !

Lorsqu'un budget doit être équilibré il faut augmenter les recettes ou diminuer les dépenses. Il est illusoire, dans un pays où écoles, hôpitaux, justice et police marchent mal, d'espérer diminuer les dépenses. Il faut en améliorer la gestion, mais il est peu probable que cela suffise. Est-il possible d'augmenter les recettes ?  Une solution, accroître l'exportation de nos productions. Le retard est tel qu'un réel effort ne permettra pas de régler le problème en trois ans, même si notre pays est, paraît il, le plus attractif pour accueillir les investissements étrangers.

Alors, quelle solution reste t-il ? Augmenter les impôts.

Quel gros mot ! Tabou pour le pouvoir en place, épouvantail pour le contribuable. À ceci près que si on ajoute, à l'intention d'augmenter les impôts, une juste répartition de l'effort demandé, la "pilule" est plus facile à avaler. Cette solution ne correspond en réalité qu'aux bonnes règles de solidarité et d'équité qui sont à la base d'une des premières exigences de la démocratie.