mercredi 30 juin 2021

 LES ÉCONOMISTES LIBÉRAUX SE FONT PEUR

L'article du  journal Sud-Ouest du samedi 26 juin sur la France des inégalités  rapporte que l'économiste très libéral, Jean Tirole, se rapproche de l'économiste de gauche, Thomas Piketty, en constatant les inégalités croissantes dans notre société et propose l'idée "d'un héritage ou capital pour tous.

Voila un grand économiste revenu à la raison en constatant les inégalités toujours plus importantes provoquées par la dérive incontrôlée du capitalisme.

L'exploitation des plus faibles a ses limites ! Il faut leur laisser de quoi vivre dignement. Encore faut il s'entendre à partir de quel seuil cette dignité peut être respectée, certainement pas quand il y a trois millions de chômeurs et huit millions de gens vivant sous le seuil de pauvreté dans un pays comme la France, bien qu'il ne soit pas le plus mal loti. Regarder derrière soi n'est pas un facteur de progrès.

Mais, la peur peut être bonne conseillère. Un jour peut-être viendra où Jean Tirole et Thomas Piketty travailleront ensemble pour élaborer un projet qui soit le meilleur pour notre pays.

 POUR QUE LES ÉLECTIONS RÉGIONALES ET DÉPARTEMENTALES N'AIENT PAS LIEU LE MÊME JOUR

Actuellement les français sont convoqués aux urnes le même jour pour les élections régionales et départementales.

Une différence importante est que pour les élections régionales on vote pour une liste alors que pour les élections départementales on vote pour un binôme (une femme et un homme).

Pour le premier tour, cela peut parfois se concevoir, mais pour le second tours, les différents accords brouillent souvent les cartes.

En Gironde par exemple, aux élections régionales le PS et EELV restent séparés et ne manquent pas d'insister sur leurs divergences alors que pour le canton de Saint Médard en Jalles, le PS et EELV se regroupent pour les élections départementales et mettent en évidence leur proximité.

Il est concevable que des individus manifestent leur différences ou leur divergences, mais cela reste incompréhensible lorsque leurs partis n'ont pas la même attitude qu'eux.

Si ces élections n'avaient pas lieu le même jour, cela pourrait mieux se comprendre, sans que cela paraisse évident, mais on peut toujours supposer que l'analyse politique d'un moment n'est pas nécessairement éternelle.

Encore une attitude qui pour la gauche s'apparente à une maladresse, comme c'est le cas lorsqu'elle s'unit pour battre Valérie Pécresse en Île de France et reste désunie en Nouvelle Aquitaine où la réélection d'Alain Rousset(PS) paraît très probable.

mardi 29 juin 2021

 MÉSENTENTE ET INCOMPÉTENCE SUPPOSÉE FONT ÉCLATER LA GAUCHE

En Île de France, principale région française, Manuel Valls et Jean-Paul Huchon ont choisi de voter Valérie Pécresse (LR) plutôt que Julien Bayou (EELV) représentant d'une gauche "rabibochée" pour le second tour des élections régionales.

On peut tout autant leur reprocher de voter contre leur parti ou ancien parti, que de reprocher à la gauche un manque de respect pour les électeurs de cette principale région de France, en présentant au premier tour une gauche désunie avec à la tête de chaque liste des candidats dont la compétence n'a jamais été prouvée.

Présenter pour la présidence d'une région d'une telle importance deux candidats dont les déclarations maladroites inquiètent les électeurs et une candidate, certainement la plus compétente, appartenant à un parti dirigé par un président mégalomane et incontrôlable avec lequel elle a déjà montré de nombreux désaccords , ne permet d'aboutir qu'à un échec face à une candidate de la droite, Présidente sortante de la région et ancienne Ministre de l'Enseignement Supérieur, qui avait su diriger son ministère.

Ces deux hommes de gauche que l'on présente comme des traitres n'ont pas souhaité confier à des gens dont ils doutent de la compétence et de l'autorité, les clés d'une région d'une telle importance.

Les choix peuvent parfois être douloureux. Je crains qu'en 2022, pour l'élection présidentielle, que le choix, pour les gens de gauche, entre ceux que l'on présente comme les adversaires les plus probables le soit aussi.


lundi 28 juin 2021

 EFFONDREMENTS D'IMMEUBLES À BORDEAUX

À peu de  jours d'intervalle, des immeubles du centre-ville  de Bordeaux se sont effondrés.

Un premier expert a donné un avis. Il pense que la qualité du calcaire employé, très poreux, associé aux pluies importantes que la ville a subies, sont à l'origine de ces catastrophes.

Des enquêtes plus approfondies sont en cours, espérons qu'elles ne valideront pas ces hypothèses car ce calcaire local, effectivement très poreux, a été utilisé pour la construction de la plupart des immeubles bordelais. Comme toutes la ville a subi les mêmes intempéries et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est  à craindre que les immeubles bordelais s'effondrent comme un alignement de dominos.

La vérité est certainement à rechercher dans un manque d'entretien, car on connait depuis fort longtemps les qualités de ce calcaire qui favorise les remontés capillaires, responsables de l'humidité à l'intérieur de bien des bâtiments, et sa vulnérabilité à l'érosion par la pluie et le vent (peut être moins dangereux en zone d'habitat concentré).

Mais ce que l'on sait également, c'est protéger un tel matériau de construction en coupant les remontés capillaires par injection à la base des bâtiments et hydrofugation des surfaces exposées.

Encore faut il s'y prendre assez tôt et ne pas attendre que "l'éponge soit saturée" pour essayer de résoudre le problème. 

dimanche 27 juin 2021

 ASSURANCE CHÔMAGE

Le Conseil d'État vient de refuser le nouveau calcul de l'assurance chômage proposé par le gouvernement.

Les syndicats sont satisfaits, le gouvernement paraît affaibli.

Que les travailleurs ne crient pas trop vite victoire car le Conseil d'État a simplement jugé, qu'en sortie de pandémie, le moment était mal choisi, sans remettre en cause le bien fondé de la proposition.

Il a donc reconnu deux fais importants:

- Le nouveau calcul est défavorable aux chômeurs, ce qui donnera de bons arguments aux syndicats.

- La  proposition n'est pas mauvaise, elle est simplement inopportune, ce qui doit alerter la vigilance des syndicats.

Une manière de conseiller au gouvernement de laisser passer l'orage, attendre que l'économie redémarre, pourquoi pas jusqu'à la fin de l'actuel quinquennat, pour que dès 2022 toutes les réformes, constituant autant d'actes de régression sociales, puissent se faire.

Soit  un nouveau Président en aura la charge, ce qui ne sera pas une mince affaire, soit le Président actuel sera  reconduit et, en effectuant un second mandat, n'aura pas à se soucier d'une réélection en 2027 alors impossible.

Manière de "refiler la patate chaude" ou d'avoir les mains libres.

samedi 26 juin 2021

 STRATÉGIE INQUIÉTANTE DE LA GAUCHE

Les stratégies employées par la gauche pour le second tour des élections régionales m'affligent.

Si l'on prend les cas de l'Île de France et de la Nouvelle Aquitaine, les différences sont frappantes et inquiétantes.

En Île de France, où Valérie Pécresse paraît vulnérable, le PS, les Verts et LFI, s'associent pour la battre.

En Nouvelle Aquitaine où Alain Rousset paraît à peu près certain d'être reconduit à la Présidence de la Région, le PS et les Verts restent séparés et de plus s'affrontent sévèrement    ( voir le journal Sud-Ouest du mercredi 23 juin)

Tout se passe comme si la gauche voulait s'unir pour battre la droite, mais refusait de le faire pour construire un projet.

Ce n'est pas comme cela qu'elle redonnera confiance aux électeurs.

Il serait grand temps que les instances nationales remettent de l'ordre dans leurs troupes, mais en ont-elles les moyens, leur autorité est elle reconnue par tous ? Il semble que là se situe le vrai problème.

vendredi 25 juin 2021

SECOND TOUR À REGARDER DE PRÈS 

Constatations:

- Un tiers des électeurs se sont rendus aux urnes pour le premier tour des élections régionales et départementales.

- Seul un sixième des jeunes électeurs sont allés voter.

- Le Rassemblement National, que l'on croyait devoir être en bonne position pour le second tour, enregistre un revers cuisant avec un recul de l'ordre de dix points.

- Les jeunes sont les principaux pourvoyeurs de voix du Rassemblement National.

Partant de ces constatations, le second tour, qui pour certains à l'air de se présenter comme une formalité, pourrait , si les jeunes se rendent aux urnes, réserver quelques surprises.

Ce sera également un test qui permettra de savoir si cet électorat fuit les urnes ou s'il ne se mobilise qu'en cas d'urgence.

À regarder de près en vue de la prochaine élection présidentielle.