samedi 15 janvier 2022

 ON NE NOUS REFERAIT PAS "LE COUP DES MASQUES" ?

J'ai été fort surpris de lire dans le journal Sud-Ouest du mardi 11 janvier 2022 que "Le Haut Conseil de la Santé Publique ne penchait pas pour une généralisation des masques FF P2".

Fort surpris, car tous les épidémiologistes, que l'on a pu entendre jusqu'à ce jour, ont affirmé que ce masque protège mieux celui qui le porte que le masque chirurgical

Cette information m'a rappelé l'intervention, il y à bientôt deux ans, de Sibeth Ndiaye, alors porte parole du gouvernement, qui affirmait que le port du masque n'était pas nécessaire pour lutter contre le covid-19 et qu'il était peut-être même dangereux, voulant cacher la pénurie de cet accessoire dont nous étions victimes, en raison de l'imprévoyance de ceux qui nous dirigent et qui nous ont dirigés.

La question qu'il faut alors se poser est la suivante: si le port du masque FF P2 était conseillé pour se protéger du variant omicron, en aurions nous assez ?

vendredi 14 janvier 2022

 MAIS QUI EST VALÉRIE PÉCRESSE ?

Sitôt désignée par les LR pour les représenter à l'élection présidentielle, Valérie Pécresse s'est présentée comme faisant une synthèse entre les pratiques de deux femmes politiques célèbres, deux tiers d'Angela Merkel et un tiers de Margaret Thatcher, celle qui laissait mourir ses opposants de la grève de la faim en versant une larme sur son fils militaire pendant la guerre des Mallouines.

En 2016 elle se voyait Première Ministre d'Alain Juppé en soutenant celui que l'on présentait comme le représentant de la droite sociale. puis, après l'échec de ce dernier à la primaire de la droite elle s'est rapprochée de François Fillon, représentant de la droite conservatrice, bourgeoise et catholique, avec le même espoir de diriger son gouvernement. Nouvel échec.

L'arrivée à la présidence des LR de Laurent Wauquiez, représentant la "droite dure", l'a faite quitter le parti. Elle se serait alors bien vue Première Ministre d'Emmanuel Macron, du centre droit après s'être prétendu "et de gauche et de droite".

Maintenant qu'elle est entrée en campagne depuis un mois, affublée ce son second au scrutin de la primaire des LR, Éric Ciotti, elle prend des accents sécuritaires, qui rappellent Charles Pasqua, en allant chercher dans sa "cave" le Karcher rangé soigneusement par Nicolas Sarkozy.

Valérie Pécresse est donc une synthèse de la droite qui ,de plus en plus, se rapproche de l'extrême droite et qui, malgré cela, n'empêche pas certains membres importants de son parti, comme Guillaume Peltier, de rejoindre Éric Zemmour. Peu de chance que sa dérive ultra droitière ne s'arrête.

Et dire que des électeurs de gauche, sachant le peu de chance de voir un de leur représentant accéder au second tour de l'élection présidentielle, comptaient sur elle pour chasser Emmanuel Macron !

jeudi 13 janvier 2022

 VERS UNE PRIMAIRE RIDICULE

Christiane Taubira s'est déclarée candidate à la primaire citoyenne de la gauche pendant qu'Anne Hidalgo reconnaissait l'échec de sa proposition et que les autres candidats de gauche, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel refusaient d'y participer.

Si cette primaire avait lieu, il n'y aurait que deux candidates, Christiane Taubira et Anne Hidalgo, auxquelles viendraient s'ajouter des concurrents parfois pleins de bonnes intentions et idées, mais si peu connus qu'ils n'auront aucune chance de l'emporter.

Que pourrait-il sortir d'une telle consultation ? Éventuellement que Christiane Taubira en sorte gagnante et permette ainsi à Anne Hidalgo, et au parti qu'elle représente, le PS, de faire moins de 5 % des suffrages.

Christiane Taubira prendrait alors à son compte le ridicule qu'Anne Hidalgo éviterait de porter, ce qui serait plutôt bon pour son image à l'horizon des Jeux Olympiques de Paris en 2024 dont elle sera la principale hôtesse.

mercredi 12 janvier 2022

 LA LOURDE RESPONSABILITÉ DES NON VACCINÉS

Actuellement 80 % des lits de réanimation sont occupés dans les hôpitaux. par des personnes non vaccinées.

Si l'on rapporte le pourcentage des personnes vaccinées à celles qui sont susceptible de l'être, le chiffre est de 90 %. Il n''est plus que de 75 % par rapport à la population totale puisque l'on ne vaccine pas les enfants les plus jeunes. Ce qui veut dire que les personnes vaccinées qui occupent 20 % des lits réanimation ne représenteraient que 26 % de ces lits, si tous ceux qui peuvent êtres vaccinés l'étaient et constitueraient ainsi la totalité des personnes accueillies en réanimation.

Ainsi, si toutes les personnes pouvant accéder au vaccin acceptaient de se faire vacciner, la contrainte subie par le personnel hospitalier serait, au minimum, diminuée de 74 %. On comprend alors qu'ils apprécient peu la situation qu'ils vivent actuellement.

Ce chiffre traduit d'une manière indiscutable la responsabilité des non vaccinés dans l'engorgement actuel de nos hôpitaux.

mardi 11 janvier 2022

 TÉLÉTRAVAIL ET URBANISME

Lorsqu'aux heures de grande circulation je rejoins la rocade (sortie 9) depuis Saint Médard en Jalles je  mets entre 30 et 40 minutes. Dans les mêmes conditions ce trajet n'a duré que 11 minutes le 5 janvier. Temps de parcours divisé environ par trois. J'ai pensé attribuer cela au télétravail qui aurait permis de rendre la circulation plus fluide. Cette impression m'a été confirmée par un reportage de France 3 montrant, ce jour là, les grandes artères de Bordeaux quasi désertes et des automobilistes, obligés de se déplacer en voiture, bien heureux de ne pas perdre de temps dans les embouteillages.

Par contre des propriétaires de bars et restaurants exprimaient leur mécontentement car, au moment de la pose déjeuner, certains voyaient leur chiffre d'affaire chuter de 70 %

Je sais bien que le télétravail n'est pas accessible à tous les travailleurs et que ce n'est pas une panacée sur le plan du lien social lorsque chacun se trouve seul face à son écran.

Mais ne pourrait on pas essayer, à partir de cette pratique du télétravail, de regrouper le monde du travail dans des espaces de coworking installés dans des banlieues ou des petites agglomérations . Le lien social serait protégé, et peut-être même enrichi car, les télétravailleurs occupant des emplois variés, les discussions le seraient également et permettraient à certains d'envisager un autre avenir que celui auquel ils se croient promis.

Mais il faut aussi penser aux restaurateurs qui pourraient ouvrir de nouveaux établissements près de ces zones de coworking libérant ainsi des espaces dans les grandes métropoles permettant alors à des logements de prendre leurs places.

De ce fait les grandes villes deviendraient plus accessibles, les banlieues ne seraient plus des cités dortoirs, certaines petites communes seraient redynamisées et la recherche d'une solution pour améliorer la circulation dans ces grandes villes ne s'apparenterait plus à la recherche de la quadrature du cercle.

lundi 10 janvier 2022

 EMMANUEL MACRON ENTRE EN CAMPAGNE AVEC FRACAS

Le 31 décembre 2021, Emmanuel Macron en présentant ses vœux aux français ne laissait aucun doute sur son intention de participer à la prochaine élection présidentielle.

Le 5 janvier 2022, il n'a pas simplement ouvert ou poussé la porte d'entrée en campagne, il l'a enfoncée en annonçant dans la presse qu'il avait "bien envie d'emmerder les non vaccinés".

Il a provoqué ce qu'il attendait, une énorme indignation de ses opposants en sachant que plus de 90 % des français sont favorables à la vaccination.

De ce fait, il a obligé LFI et le RN à s'identifier clairement comme les défenseurs des "antivax", avec qui il souhaite croiser le fer, pendant que les soignants doivent apprécier ses propos, eux qui sont "emmerdés" par les non vaccinés qui encombrent les lits d'hôpitaux en raison de leur attitude irresponsable. Il sait aussi que les français, qui ont voulu se protéger par le vaccin, redoutent de contracter une pathologie grave  nécessitant une opération qui pourrait être reportée en raison de la priorité donnée à ceux qui sont touchés par le covid-19, qui en grande majorité sont des non vaccinés.

Ainsi, Emmanuel Macron a, par ses propos provocateurs, placé le débat de la campagne pour l'élection présidentielle, sur le terrain de la pandémie, sans toutefois encore se déclarer candidat.

Jusqu'à présent ce terrain lui a plutôt bien réussi, il n'a certainement pas l'intention de le quitter, ce qui lui permet d'occulter tous les autres sujets sur lesquels son bilan sera beaucoup plus difficile à défendre , surtout vis à vis des électeurs de gauche.

dimanche 9 janvier 2022

 SPECTACLE LAMENTABLE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Le 3 janvier l'Assemblée Nationale devait se prononcer sur l'adoption d'un texte visant à transformer le Pass sanitaire en Pass vaccinal.

Seuls La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement National (RN) étaient opposés à l'adoption de ce texte, bien que leurs leaders aient reçu chacun trois doses de vaccin.

Ce qui paraissait devoir être une formalité s'est transformé en véritable fiasco.

Ne pouvant espérer empêcher l'adoption du texte, LFI a voulu paralyser et parasiter son examen en multipliant les amendements afin de prolonger inconsidérément les débats.

La République En Marche (LREM), qui présentait le projet, croyant l'adoption du texte acquis, n'a fait siéger qu'un minimum de députés.

LFI et le RN, en fin de soirée, ont demandé une interruption de séance qui a été votée avec succès, car les voix des LR, qui sont pourtant pour le Pass vaccinal, se sont jointes à eux.

Personne ne sort grandi de cet épisode regrettable:

- LFI en pratiquant de basses manœuvres pour retarder de quelques jours l'adoption inéluctable d'un texte visant à protéger la population de l'extension de la pandémie.

- LFI et le RN en provoquant une interruption de séance visant à paralyser les débats.

- LREM en faisant preuve d'amateurisme, car on ne traite pas d'un texte aussi important en s'exposant au risque de ne pas pouvoir mener à bien son adoption.

- LR en s'associant à ceux qui sont contre le Pass vaccinal, alors qu'ils sont pour, simplement pour mettre le gouvernement en difficulté par de basses manœuvres politiciennes, ce qui ne grandit pas leur candidate à l'élection présidentielle qui pense être la principale opposante au Président en exercice en croyant avoir quelque chance de succès.