mardi 14 mai 2019

ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET EUROPEENNES

Ne nous laissons pas berner par les deux adversaires du deuxième tour des dernières élections présidentielles qui veulent présenter ces élections européennes du 26 mai, l'un en confirmation du scrutin 2017, l'autre en revanche.
Pour que la liste LREM arrive en tête aux élections européennes, Emmanuel Macron tante de transformer ce scrutin en scrutin national en agitant le chiffon rouge de l'extrême droite alors que les résultats de ces élections n'ont jamais eu  d'incidence sur celui des élections présidentielles. Souvenons-nous, lors de la dernière consultation européenne, le FN avait obtenu 24% des voix en étant en tête, ce qui n'a pas empêché Emmanuel Macron d'être ensuite élu Président de la République. Il est comme ça notre Président, il veut s'investir partout, se battre, toujours gagner, prendre des risques parfois inutiles, il adore le combat.
De son coté Marine Le Pen est tout heureuse de voir Emmanuel Macron essayer de transformer cette élection européenne en référendum. Situation inespérée. Elle va pouvoir affronter, par listes interposées, Emmanuel Macron, sans risque de se ridiculiser comme ce fut le cas lors du débat entre les deux de la dernière élection présidentielle.
Espérons  que les électeurs ont bien compris que l'enjeu n'est pas là. Il s'agit pour chacun d'essayer d'envoyer au Parlement Européen le maximum de députés représentant son courant de pensée parmi les 79 qui représenteront la France, en prenant en compte que l'accès à ce parlement ne sera permis qu'à ceux dont la liste aura obtenu plus de 5% des suffrages.

lundi 13 mai 2019

SERVICES PUBLICS, LE DEMANTELEMENT S'ACCELERE

Le jour où les fonctionnaires étaient descendus dans la rue, le jeudi 9 mai 2019, le gouvernement commençait le démantèlement du Ministère des Sports.
Laura Flessel qui a démissionné de son poste de ministre en 2018 avait bien compris qu'on allait lui demander, non pas de sauver son ministère ou de le valoriser mais de gérer sa décroissance dans le cadre de la diminution des effectifs de la fonction publique.
Le travail est en cours, les Directeurs techniques et Entraineurs nationaux vont bientôt passer dans le privé en étant à la charge des fédérations. Le travail de la nouvelle Ministre, Roxana Maracineanu va être de calmer le personnel concerné ainsi que leurs responsables. Joli programme pour une ancienne sportive de haut niveau.
Peut-on espérer que la manifestation des fonctionnaires soit entendue ? Que les services publics soient sauvés ? Ce serait bien étonnant. Pourtant il y avait plus de 150.000 manifestants dans la rue alors qu'il n'en a pas fallu autant aux gilets jaunes pour obtenir des résultats très conséquents.
Il faudra expliquer après cela que la violence est inutile et qu'en démocratie la seule voie revendicative qui doit être suivie est celle du dialogue, précédée s'il le faut de manifestations rendues parfois nécessaires en raison de la surdité du pouvoir en place.  

dimanche 12 mai 2019

QUE VAUT LA VIE HUMAINE ?

Je sais bien qu'il n'y a pas de réponse précise à cette question et qu'il est courant d'entendre dire que la vie humaine n'a pas de prix.
Pourtant, suivant les réactions du pouvoir face à cette question, il semble que l'on y apporte des réponses variées.
- Le manque de personnel dans les services hospitaliers fait que, les urgences étant débordées, des accidents majeurs  se produisent. C'est scandaleux.
- Lorsqu'un enfant doit être soigné à l'étranger et que ses parents n'ont pas les moyens d'en assurer la charge, soit il ne sera pas soigné, soit des dons seront sollicités. C'est honteux.
- Lorsque des accidents se produisent, même s'ils sont dus à l'imprudence de certains voulant relever des défis qu'ils se sont eux mêmes fixés, les forces de sécurité et les moyens de secours interviennent. C'est admirable.
- Lorsque des casseurs se mêlent aux manifestants, les forces de l'ordre les laissent faire de peur que leur action de rétorsion n'aboutisse à de fâcheux résultats. C'est discutable.
Ainsi les réactions des pouvoirs publics pour sauver des vies humaines sont variées et sans aucun rapport avec les risques encourus et les comportements de ceux qui ont besoin d'être secourus.
Par souci d'humanité, il serait bon d'essayer, sans craindre d'en faire trop, de faire en sorte que la vie de chacun soit également respectée et protégée.

samedi 11 mai 2019

EMPLOI:QUEL COMBAT A MENER ?

Les manifestations des gilets jaunes pour le pouvoir d'achat ont fait un peu vite oublier, ou passer au second rang,les problèmes du chômage a tel point que l'on a pu entendre certain porte-parole se plaindre du fait que les indemnités de chômage n’encourageaient pas à retrouver du travail, si pour quitter le chômage on ne peut espérer que de gagner le SMIC.
La lutte pour la durée du travail hebdomadaire de 35 heures a été perdue. Certes les textes n'ont pas annulé cette mesure, mais la défiscalisation des heures supplémentaires, qui convient aussi bien aux patrons qu'à ceux qui ont un emploi, vont à l'encontre de la réduction du chômage.
La lutte pour la retraite à 62 ans prend le même chemin. Les textes resteront ce qu'ils sont, mais, même si l'on ne touche pas à la durée nécessaire d'activité pour accéder à la retraite qui est actuellement de 42 ans, avec le calcul de la retraite à partir de points accumulés, permet toutes les manœuvres. Seule la valeur du point permettra de savoir si la retraite attendue est suffisante. Dans le cas opposé, la durée du travail et l'age de départ à la retraite seront facilement contournés. Ajouter à cela l'incitation a cumuler des points de retraite en cas de nouvel emploi, et il n'y a aucune raison que les seuils de 42 et 62 ans soient respectés.
Pendant ce temps là, les chômeurs attendent que les places se libèrent.
Mais, tout en ne niant pas qu'avec l'accroissement de l'espérance de vie la durée du temps de travail et l'âge de départ à la retraite sont des problèmes à aborder, pour le faire dans la sérénité et avec l'accord du plus grand nombre, deux conditions sont à remplir:
- Revoir l'éventail des rémunérations,
- Redonner de l'emploi à ceux qui n'en ont pas au lieu de surcharger de travail ceux qui en ont.
En un mot, tout est une question de justice.
Tant que le gouvernement, quel qu'il soit, ne s'attaquera pas aux privilèges et n'imposera pas plus de justice sociale, être pauvre ou sans emploi dans un pays riche sera intolérable et le pays sera ingouvernable.

vendredi 10 mai 2019

AUTO-ENTREPRENEUR OU TÂCHERON ?

Une récente étude d'une chercheuse post-doctorante, Julie Landour, rapportée par "l'Express", s'intéresse aux conditions de travail des autoentrepreneurs.
Bien des auto-entrepreneurs sont des anciens salariés ayant perdu leur emploi ou qui ont été incité à le quitter par leur employeur qui s'engagent pour un certain temps à leur fournir du travail, en compensation de quoi ils abandonnent tous leurs devoirs vis à vis de leur ancien employé.
Parfois heureux d'être enfin leur "propre patron", ces auto-entrepreneurs ont, en moyenne, des conditions de travail peu enviables.
Qu'on en juge par le chiffres fournis par cette chercheuse:
- Seuls 68% d'auto-entrepreneurs pensent maîtriser l'organisation de leur travail alors que 83% de salariés le pensent également. Ils auraient donc, en moyenne, perdu de leur autonomie.
- Un auto-entrepreneur travaille en moyenne 56,56 heures par semaine, ce qui correspond pour un salarié à 21 heures supplémentaires, soit bien au delà des horaires autorisés.
- 86% disent travailler le samedi
- 60% le dimanche
- 38% au "petit matin"
- 56% le soir.
Dans ces conditions, lorsque l'on veut que l’auto entreprenariat se développe et que le salariat régresse, orientation très encouragée par les pouvoirs publics et le patronat, on peut se demander s'il n'y a pas d'autres luttes à mener qu'uniquement celles déjà bien mal engagées contre le code du travail.

jeudi 9 mai 2019

AU SECOURS CAMARADE !

Ah! il a bonne mine notre Président en demandant à son Premier Ministre de renouer le contact avec les syndicats, lui qui les a ignoré depuis exactement deux ans.
Durement secoué par la fronde des gilets jaunes, il a été obligé d'accorder plus que demandé sans arriver à éteindre l'incendie, alors que s'il avait pris conscience qu'en démocratie on ne peut gouverner contre le peuple, les événements se seraient déroulés d'une manière plus ordonnée, et les mesures prises à la va vite auraient peut-être couté moins cher en étant plus pertinentes et plus efficaces.
Jupiter s'est peut-être enfin rendu compte que l'on peut détenir le pouvoir, sans détenir seul la vérité.
En navigant sans aucune précaution, tantôt en voulant satisfaire les plus aisés et tantôt en faisant semblant de s'attendrir sur les plus démunis, il s'expose à avoir systématiquement la moitié de la population contre lui, en ne gardant comme soutien que les inconditionnels de sa politique, et peut-être même de sa personne, qui l'on porté au pouvoir.
Rien de satisfaisant dans ces approximations successives pour espérer voir la France suivre une ligne politique murement réfléchie, orientée vers un cap accepté par une majorité de français.

mercredi 8 mai 2019

L'ATTRAIT DES ELECTIONS EUROPEENNES

Qui a dit que les élections européennes n'intéressaient pas grand monde ?
Les électeurs ne sont peut-être pas intéressés mais les candidats le sont. Trente trois listes en présence pour environ dix huit millions d'électeurs attendus dans les bureaux de vote.
Il est légitime de se demander si, en dehors de s'afficher sur les écrans de télévision ou sur les panneaux électoraux, certains ont d'autres motivations que de croire que ce genre d'exhibition s'apparente à une quelconque notoriété.
On peut raisonnablement penser que les trois premières listes recueilleront de l'ordre de 60 % des suffrages et les trois ou quatre suivantes environ 15 à 20 %. Resteront alors une vingtaine de pour cent à se partager en un peu plus de vingt-cinq listes qui ne peuvent donc espérer, en moyenne, que moins de 1% des suffrages.
Que sont-ils venus faire dans cette galère ?