Le "Machin" c'est ainsi que dans les années 1960 le Général De Gaulle avait appelé l'ONU pour caractériser son impuissance à régler les problèmes de conflits dans le monde.
Rien n'a changé. Les choses ont même empiré. Lorsque le droit de véto existe dans une organisation mondiale et que certains membres représentent des régimes totalitaires, on ne peut espérer quelque progrès que ce soit dans le domaine des droits de l'homme.
Ainsi, actuellement pour se donner bonne conscience et jouer le jeu du respect démocratique, certains reprochent l'intervention en Syrie des États-Unis, de la Grande Bretagne et de la France, en avançant le fait que le Conseil de Sécurité de l'ONU n'avait pas donné son aval, et en émettant des doutes sur les preuves de l'utilisation des armes chimiques par Bachar El Assad.
Tout le monde savait que la Russie opposerait son véto. Tout le monde sait qu'à plus de quatre vingts reprises les armes chimiques ont été utilisées par le dictateur syrien. Tout le monde sait que les hésitations puis le recul de Barak Obama en 2013 face aux exactions syriennes ont été un blanc seing donné à Vladimir Poutine pour ses projets expansionnistes. Et, malgré cela il faudrait mettre au ban des accusés ceux qui veulent essayer de faire respecter, un tant soit peu, les règles, pourtant peu contraignantes, de la guerre et des droits de l'homme.
Bien sûr, ils ne sont pas toujours, eux non plus, de ce point de vue exempts de toute critique, mais reconnaissons au moins que lorsque les démocraties s'opposent aux dictatures, c'est un progrès pour l'humanité.
Cela revêt un caractère d'autant plus important, qu'actuellement la démocratie recule dans le monde pour laisser la place à des régimes dictatoriaux déguisés en démocratie, si bien que pour caractériser ces nouveaux régimes il a fallu créer le néologisme "démocrature".
samedi 21 avril 2018
jeudi 19 avril 2018
EXEMPLE DE STATUT D'UNE ENTREPRISE PUBLIQUE
Au moment où il est question de revoir le statut de la SNCF, il semble intéressant de prendre l'exemple d'un service de l'état qui avait un statut particulier. Ce statut était très simple, il ne s’embarrassait pas d'accorder des avantages particuliers, il essayait simplement de garantir aux employés un salaire décent, un déroulement de carrière correct avec une grille de salaires relativement resserrée.
Ce statut concernait certains services techniques de l'équipement Les principes en étaient les suivants:
-A l'embauche, le coefficient traduisant l'écart entre le plus bas salaire (niveau inférieur au bac) et le plus élevé (ingénieur ou docteur) était de 2,38.
-Une catégorie supplémentaire qui n'était en général pas une classe de recrutement était de 20% plus élevée que celle d'ingénieur ou docteur.
-Le déroulement de carrière normal garantissait une augmentation de salaire de 10% en deux ans et de 30% en sept ans.
-Entre le premier et le dernier échelon d'une catégorie l'accroissement était de 70%.
-Le changement de catégorie, qui n'était pas exceptionnel, se faisait sans examen ni concours, en commission paritaire sur proposition de la hiérarchie.
-La grille totale des salaires, du plus bas niveau en début de carrière, au plus haut niveau en fin de carrière affichait un coefficient de 4,85.
-Les retraites étaient calculées suivant les cotisations qui attribuaient des points. De ce fait tout le déroulement de carrière était pris en compte pour le calcul de la retraite.
En dehors de cela il n'y avait aucune prime, aucun avantage pas de treizième mois.
C'est peut-être cela la transparence.
Ce statut concernait certains services techniques de l'équipement Les principes en étaient les suivants:
-A l'embauche, le coefficient traduisant l'écart entre le plus bas salaire (niveau inférieur au bac) et le plus élevé (ingénieur ou docteur) était de 2,38.
-Une catégorie supplémentaire qui n'était en général pas une classe de recrutement était de 20% plus élevée que celle d'ingénieur ou docteur.
-Le déroulement de carrière normal garantissait une augmentation de salaire de 10% en deux ans et de 30% en sept ans.
-Entre le premier et le dernier échelon d'une catégorie l'accroissement était de 70%.
-Le changement de catégorie, qui n'était pas exceptionnel, se faisait sans examen ni concours, en commission paritaire sur proposition de la hiérarchie.
-La grille totale des salaires, du plus bas niveau en début de carrière, au plus haut niveau en fin de carrière affichait un coefficient de 4,85.
-Les retraites étaient calculées suivant les cotisations qui attribuaient des points. De ce fait tout le déroulement de carrière était pris en compte pour le calcul de la retraite.
En dehors de cela il n'y avait aucune prime, aucun avantage pas de treizième mois.
C'est peut-être cela la transparence.
mercredi 18 avril 2018
ASSURER LES PLUS ÂGES
Dans son intervention du dimanche 15 avril à la télévision, Emmanuel Macron a laissé espérer qu'une branche de la Sécurité Sociale pourrait être créée pour prendre en charge la dépendance des personnes âgées, constatant qu'elles entrent dans les EHPAD en moyenne à 87 ans pour une durée de deux ans pendant laquelle la médicalisation est de plus en plus importante et nécessaire.
Une piste de recherche actuelle consiste à récupérer une journée de travail pour prendre en charge cette dépendance. Ce n'est vraiment pas sérieux, pas en rapport avec l'importance du problème posé et éventuellement très injuste pour les revenus les plus faibles.
Il est pourtant grand temps que l'état pense à régler ce problème qui fait les beaux jours des compagnies d'assurance.
A titre d’exemple, je prendrai un très grand groupe français qui pour couvrir la dépendance faisait croitre entre 2002 et 2010 le montant des cotisations proportionnellement au montant de la garantie. Pendant cette période l’accroissement constaté était de 20,80%. mais, depuis 2010 et pour une période de même durée, c'est à dire jusqu'en 2018, les cotisations se sont envolées en connaissant un accroissement de 46,61%, pendant que les garanties ne progressaient que de 6,63%.
Cet exemple montre clairement qu'il ne peut y avoir que deux explications à ce phénomène:
-soit l'assureur fait de super bénéfices sur le dos de ses assurés,
-soit, si ce n'est pas le cas, le problème posé par la couverture sociale des personnes âgées dépendantes demande une réflexion profonde de la part des services de l'état pour que les dispositions prises à l'origine ne soient pas vite rendues caduques par l'accroissement des frais à engager pour permettre à nos séniors de finir dignement leur existence.
Dans tous les cas il est urgent que l'état prenne sérieusement en main ce dossier.
Une piste de recherche actuelle consiste à récupérer une journée de travail pour prendre en charge cette dépendance. Ce n'est vraiment pas sérieux, pas en rapport avec l'importance du problème posé et éventuellement très injuste pour les revenus les plus faibles.
Il est pourtant grand temps que l'état pense à régler ce problème qui fait les beaux jours des compagnies d'assurance.
A titre d’exemple, je prendrai un très grand groupe français qui pour couvrir la dépendance faisait croitre entre 2002 et 2010 le montant des cotisations proportionnellement au montant de la garantie. Pendant cette période l’accroissement constaté était de 20,80%. mais, depuis 2010 et pour une période de même durée, c'est à dire jusqu'en 2018, les cotisations se sont envolées en connaissant un accroissement de 46,61%, pendant que les garanties ne progressaient que de 6,63%.
Cet exemple montre clairement qu'il ne peut y avoir que deux explications à ce phénomène:
-soit l'assureur fait de super bénéfices sur le dos de ses assurés,
-soit, si ce n'est pas le cas, le problème posé par la couverture sociale des personnes âgées dépendantes demande une réflexion profonde de la part des services de l'état pour que les dispositions prises à l'origine ne soient pas vite rendues caduques par l'accroissement des frais à engager pour permettre à nos séniors de finir dignement leur existence.
Dans tous les cas il est urgent que l'état prenne sérieusement en main ce dossier.
mardi 17 avril 2018
TERGIVERSATIONS A NOTRE DAME DES LANDES
Après l'abandon du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, il semble que l'état avait pris les dispositions pour faire clairement apparaitre trois groupes d'opposants:
-Les anciens résidents qui avaient été expropriés pour que l'état puisse construire l'aéroport.
-Les nouveaux résidents qui avaient un projet de vie sur les terres appartenant à l'état et qu'ils avaient mises en exploitation.
-Les opposants à l'aéroport, sans projet, mais voulant garder cette zone à l'état naturel, sans proposer de gestion de l'espace.
Les deux premiers groupes étaient fondés à rester en place, moyennant la passation de contrats avec l'état. Le troisième groupe ayant obtenu ce qu'il désirait, l'abandon du projet d'aéroport, n'avait plus aucune raison de rester sur place.
Or passé le délai donné par l'état pour quitter les lieux, ces derniers se sont incrustés cherchant visiblement à en découdre.
Après les incidents du barrage de Sirven, projet mal étudié, qui avaient provoqué la mort d'un manifestant, les pouvoirs publics sont certainement intervenus maladroitement, si bien que l'affaire tarde à se résoudre et que des pacifistes choqués par l'attitude des forces publiques viennent porter secours à des groupes plus soucieux de provoquer des affrontements que de résoudre sereinement les problèmes;
Ainsi, l'état se trouve maintenant opposé à un front disparate faute d'avoir su appréhendé les moyens nécessaires pour le rétablissement de l'ordre public, dans une situation qui paraissait pourtant avoir été initialement bien analysée.
-Les anciens résidents qui avaient été expropriés pour que l'état puisse construire l'aéroport.
-Les nouveaux résidents qui avaient un projet de vie sur les terres appartenant à l'état et qu'ils avaient mises en exploitation.
-Les opposants à l'aéroport, sans projet, mais voulant garder cette zone à l'état naturel, sans proposer de gestion de l'espace.
Les deux premiers groupes étaient fondés à rester en place, moyennant la passation de contrats avec l'état. Le troisième groupe ayant obtenu ce qu'il désirait, l'abandon du projet d'aéroport, n'avait plus aucune raison de rester sur place.
Or passé le délai donné par l'état pour quitter les lieux, ces derniers se sont incrustés cherchant visiblement à en découdre.
Après les incidents du barrage de Sirven, projet mal étudié, qui avaient provoqué la mort d'un manifestant, les pouvoirs publics sont certainement intervenus maladroitement, si bien que l'affaire tarde à se résoudre et que des pacifistes choqués par l'attitude des forces publiques viennent porter secours à des groupes plus soucieux de provoquer des affrontements que de résoudre sereinement les problèmes;
Ainsi, l'état se trouve maintenant opposé à un front disparate faute d'avoir su appréhendé les moyens nécessaires pour le rétablissement de l'ordre public, dans une situation qui paraissait pourtant avoir été initialement bien analysée.
L'INTERVIEW DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
L'interview du Président de la République par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ce dimanche 15 avril était présenté comme un exercice à haut risque. Il s'en est remarquablement bien tiré en sachant gardé son calme, en étant très précis sur le plan de la dialectique et en se permettant même de faire quelques remarques sur l'attitude de ses interviewers. Il faut dire que les mimiques d'Edwy plenel et le feu des questions de Jean-Jacques Bourdin, qui ne lui laissait pas le temps de répondre aux questions qu'ils lui avaient posées, lui ont grandement facilité la tâche. Notons aussi qu'ils ont tous les deux évité de l'appeler Président, mais l'interpellation sous la forme d'Emmanuel Macron, n'a en rien déstabilisé ce dernier, les puérilités n'ayant pas l'air d'avoir d'emprise sur lui.
Voilà pour la forme.
Pour le fond, ce qu'il faut retenir, c'est qu'Emmanuel Macron se veut inflexible et donne l'impression de ne rien vouloir changer à son projet de peur de faire capoter l'ensemble de son programme. Il parait sûr de lui, voyant que les oppositions sont dispersées et ne croyant absolument pas à la "convergence des luttes"
Il y a pourtant quelques petits signes d'inflexion que, malheureusement, ses interlocuteurs n'ont pas assez exploités. Il s'agit notamment pour la SNCF de demander la garantie de la reprise de la dette par l'état et d'assurer par une loi que cet organisme restera public et que ses capitaux ne seront pas cessibles.Gageons que cette information sera relevée par les syndicats réformateurs et qu'Emmanuel Macron a vu là l'opportunité de faire éclater le front syndical.
On a appris, pour faire patienter les retraités, que la totalité des assujettis à la taxe d'habitation en seraient exonérés en...2020.
Concernant les retraites il aurait été bon d'exiger que la garantie d'une retraite par répartition fasse l'objet d'une loi, mais encore faudrait-il en connaitre le volume pour que le retraité ne soit pas obligé, pour vivre dignement, de souscrire une complémentaire privée.
Pour le reste, il faudra patienter en ayant foi dans la bonne volonté des riches exonérés d'une partie de l'impôt sur la fortune, pour qu'ils investissent dans l'économie, Emmanuel Macron aurait pu s'inspirer de la proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet de soumettre cette défiscalisation à une obligation de placement en actions.Ils auraient ainsi eu une obligation de participation à la redynamisation de l'économie qui est le seul credo sur lequel compte notre Président pour trouver les subsides nécessaires au bon fonctionnement des services publics dont les hôpitaux sont un exemple emblématique.
Si l'on veut résumer cette intervention en une phrase, elle serait: Croyez en moi, je vais améliorer la marche de l'Europe, relancer l'économie en aidant les investisseurs pour trouver l'argent nécessaire pour faire fonctionner les services publics, après quoi tout ira mieux, faites moi crédit, mais comme pour le moment je n'ai aucun fonds à investir dans la marche du pays, moi je ne peux pas vous faire crédit.
Finalement, une émission pour pas grand chose.
Voilà pour la forme.
Pour le fond, ce qu'il faut retenir, c'est qu'Emmanuel Macron se veut inflexible et donne l'impression de ne rien vouloir changer à son projet de peur de faire capoter l'ensemble de son programme. Il parait sûr de lui, voyant que les oppositions sont dispersées et ne croyant absolument pas à la "convergence des luttes"
Il y a pourtant quelques petits signes d'inflexion que, malheureusement, ses interlocuteurs n'ont pas assez exploités. Il s'agit notamment pour la SNCF de demander la garantie de la reprise de la dette par l'état et d'assurer par une loi que cet organisme restera public et que ses capitaux ne seront pas cessibles.Gageons que cette information sera relevée par les syndicats réformateurs et qu'Emmanuel Macron a vu là l'opportunité de faire éclater le front syndical.
On a appris, pour faire patienter les retraités, que la totalité des assujettis à la taxe d'habitation en seraient exonérés en...2020.
Concernant les retraites il aurait été bon d'exiger que la garantie d'une retraite par répartition fasse l'objet d'une loi, mais encore faudrait-il en connaitre le volume pour que le retraité ne soit pas obligé, pour vivre dignement, de souscrire une complémentaire privée.
Pour le reste, il faudra patienter en ayant foi dans la bonne volonté des riches exonérés d'une partie de l'impôt sur la fortune, pour qu'ils investissent dans l'économie, Emmanuel Macron aurait pu s'inspirer de la proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet de soumettre cette défiscalisation à une obligation de placement en actions.Ils auraient ainsi eu une obligation de participation à la redynamisation de l'économie qui est le seul credo sur lequel compte notre Président pour trouver les subsides nécessaires au bon fonctionnement des services publics dont les hôpitaux sont un exemple emblématique.
Si l'on veut résumer cette intervention en une phrase, elle serait: Croyez en moi, je vais améliorer la marche de l'Europe, relancer l'économie en aidant les investisseurs pour trouver l'argent nécessaire pour faire fonctionner les services publics, après quoi tout ira mieux, faites moi crédit, mais comme pour le moment je n'ai aucun fonds à investir dans la marche du pays, moi je ne peux pas vous faire crédit.
Finalement, une émission pour pas grand chose.
lundi 16 avril 2018
"UN PRESIDENT TRAVAILLE TOUJOURS POUR SON SUCCESSEUR"
Cette phrase extraite du livre de François Hollande "Les leçons du pouvoir" semble convenir parfaitement entre celui-ci et Emmanuel Macron bien que cela ne se soit pas fait nécessairement de sa propre volonté. Il ne semble pas qu'il en ait été de même à son intention de la part de Nicolas Sarkozy.
Pourquoi cette différence ?
En 2012, lors de son discours du Bourget et du face à face qu'il a eu avec Nicolas Sarkozy, François Hollande s'est efforcé de s'inscrire en faux contre toutes les politiques qui avaient précédées son mandat.
La mise en œuvre de la politique annoncée a été plus problématique lorsqu'on a vu apparaitre le CICE, puis le pacte de compétitivité et enfin la loi El Komhri, François Hollande a délibérément abandonné le programme de gauche qui l'avait fait élire pour, sans le dire, amener son électorat à accepter la démocratie néo-libérale. Ses tergiversations, qui peuvent s'apparenter à une trahison, l'on empêché d'achever son œuvre avant la fin de son quinquennat, mais la route était tracée.
Et là, on peut dire effectivement dire que François Hollande a travaillé pour son successeur, ce n'était certainement pas son but premier, mais il est à peu près indiscutable que la loi El Khomri a facilité la révision du code du travail et ce pour plusieurs raisons:
-une bonne partie du projet avait été voté,
-le candidat Emmanuel Macron a pu de ce fait inscrire la révision du code du travail dans son projet et faire accepter ce projet faute de concurrence sérieuse,
-les citoyens français étaient prêts à accueillir des propositions venant de nouveaux hommes politiques car ils ne savaient plus à qui faire confiance.
Ainsi, sans que l'affirmation de François Hollande ne puisse être considérée comme une règle caractérisant la passation de pouvoir entre les Présidents de la République, en ce qui le concerne, et certainement contre son gré, il a favorisé la prise de pouvoir de son ministre dont il doit penser qu'il l'a trahi.
Pourquoi cette différence ?
En 2012, lors de son discours du Bourget et du face à face qu'il a eu avec Nicolas Sarkozy, François Hollande s'est efforcé de s'inscrire en faux contre toutes les politiques qui avaient précédées son mandat.
La mise en œuvre de la politique annoncée a été plus problématique lorsqu'on a vu apparaitre le CICE, puis le pacte de compétitivité et enfin la loi El Komhri, François Hollande a délibérément abandonné le programme de gauche qui l'avait fait élire pour, sans le dire, amener son électorat à accepter la démocratie néo-libérale. Ses tergiversations, qui peuvent s'apparenter à une trahison, l'on empêché d'achever son œuvre avant la fin de son quinquennat, mais la route était tracée.
Et là, on peut dire effectivement dire que François Hollande a travaillé pour son successeur, ce n'était certainement pas son but premier, mais il est à peu près indiscutable que la loi El Khomri a facilité la révision du code du travail et ce pour plusieurs raisons:
-une bonne partie du projet avait été voté,
-le candidat Emmanuel Macron a pu de ce fait inscrire la révision du code du travail dans son projet et faire accepter ce projet faute de concurrence sérieuse,
-les citoyens français étaient prêts à accueillir des propositions venant de nouveaux hommes politiques car ils ne savaient plus à qui faire confiance.
Ainsi, sans que l'affirmation de François Hollande ne puisse être considérée comme une règle caractérisant la passation de pouvoir entre les Présidents de la République, en ce qui le concerne, et certainement contre son gré, il a favorisé la prise de pouvoir de son ministre dont il doit penser qu'il l'a trahi.
dimanche 15 avril 2018
RETRAITES, A QUAND LA MEDAILLE ?
Qu'il est gentil notre Président, il a profité de son intervention dans une salle de classe, assis sur une simple chaise comme un bon élève, pour remercier les retraités d'avoir contribué, par la CSG qu'il leur a volé, à lui permettre de diminuer l'impôt sur la fortune.
De qui se moque-t-il ? Jusqu'à maintenant je croyais que l'on remerciait les gens de ce qu'ils donnaient, jamais de ce qu'on leur prenait contre leur gré.
Non content d'avoir eu cette audace, il a osé demander aux retraités de s'engager dans le bénévolat comme s'ils ne constituaient pas déjà la majorité de ses concitoyens qui se sont engagés dans ce témoignage de solidarité que lui est incapable de créer.
Qu'il sache que les "vieux", que l'on a la pudeur d'appeler "séniors", ne sont pas encore assez infantilisés pour accepter de tels remerciements. Pourquoi, tant qu'il y est, ne pas leur attribuer des médailles ou autres témoignages de satisfaction ?
A continuer ainsi, ces retraités lui seront reconnaissants, ils sauront à leur tour le remercier en 2022.
De qui se moque-t-il ? Jusqu'à maintenant je croyais que l'on remerciait les gens de ce qu'ils donnaient, jamais de ce qu'on leur prenait contre leur gré.
Non content d'avoir eu cette audace, il a osé demander aux retraités de s'engager dans le bénévolat comme s'ils ne constituaient pas déjà la majorité de ses concitoyens qui se sont engagés dans ce témoignage de solidarité que lui est incapable de créer.
Qu'il sache que les "vieux", que l'on a la pudeur d'appeler "séniors", ne sont pas encore assez infantilisés pour accepter de tels remerciements. Pourquoi, tant qu'il y est, ne pas leur attribuer des médailles ou autres témoignages de satisfaction ?
A continuer ainsi, ces retraités lui seront reconnaissants, ils sauront à leur tour le remercier en 2022.
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