mercredi 22 mars 2017

PREMIER DEBAT DE LA PRESIDENTIELLE

Ce long débat du 20 mars sur TF1 n'a pas apporté beaucoup d'informations pour ceux qui avaient préalablement suivi les propositions des différents candidats.
Il ne semble pas que ce débat puisse faire bouger les lignes surtout si on considère que Marine LE PEN ne parlait qu'à son électorat, avec beaucoup d'aplomb, ne s'adressant qu'à des convaincus, alors qu'un tant soit peu d'esprit critique ne permettait pas à ses propositions de recevoir un écho favorable.
On a pu constater que les deux candidats de gauche ont des propositions qui tentent de se rapprocher, Benoît HAMON en amendant son revenu universel et Jean-Luc MELENCHON en précisant ses positions sur l'Europe, ce qui fait d'autant plus regretter à leurs électeurs potentiels qu'ils ne veuillent s'entendre.
Quant aux deux autres candidats, Emmanuel MACRON et François FILLON, à qui l'on prévoit de se battre pour être présents au second tour, leur prestation ne devrait pas avoir, pour le moment, une incidence sur leurs positions respectives qui sont plutôt dues à des événements extérieurs qu'à la comparaison de leur programme.
Ce n'était peut-être pas un débat pour rien, mais il n'est pas certain que les moins avertis aient le courage de rester trois heures devant leur écran de télévision.

mardi 21 mars 2017

LA GAUCHE EPARPILLEE

A l'approche du débat télévisé du 20 mars chaque candidat à l'élection présidentielle a rassemblé ses troupes pour tenter de faire une démonstration de force.
Ce fut notamment le cas de Jean-Luc MELENCHON le samedi 18 et de Benoît HAMON le dimanche 19. Ce dernier a réussi l'exploit de remplir Bercy et d'être obligé de faire installer un écran à l'extérieur pour ses électeurs qui n'ont pu entrer. Le meeting d'Emmanuel MACRON avec 12000 personnes avait impressionné, Benoît HAMON a fait beaucoup mieux.
Il a su avoir les accents de la vraie gauche, celle qui a conduit depuis le XIXème siècle aux principaux acquis sociaux. Pourtant, malgré ces bons résultats et ces rappels historiques importants, la gauche, tant que ceux qui prétendent la représenter ne s'entendront pas, n'aura aucune chance d'accéder au pouvoir.
Même, dans les conditions actuelles où les énormes erreurs de la droite permettent de penser qu'elle se sera elle-même disqualifiée, alors qu'elle était en position de force, cette gauche est incapable de s'unir, c'est scandaleux, lamentable et inadmissible, surtout lorsqu'on se bat pour une idéologie et non pas, théoriquement, pour le pouvoir personnel.
Une occasion historique et tout à fait inattendue se présente, des combats individuels empêchent d'en saisir l'opportunité.
A force de chipoter sur des détails, de chercher à savoir si la gauche est sociale, sociale démocrate, socio libérale , libérale socialiste , extrême ou modérée, on finit par cacher derrière des adjectifs l'idéologie entièrement contenue dans le substantif "gauche".
Je dirai pour la gauche comme Alain BAUER le dit pour la laïcité, dès qu'on y ajoute un qualificatif, on la dénature.

lundi 20 mars 2017

LE PARI IMPOSSIBLE DE BENOIT HAMON

Benoît HAMON vient de présenter son programme. Il a perdu beaucoup de ses idées innovantes pour essayer de se rapprocher de ce qui un temps fut le cœur du Parti Socialiste.
Ce faisant il s'éloigne de son électorat sans convaincre ceux qu'il souhaite attirer et qui attendent les derniers sondages pour savoir s'ils doivent rejoindre Emmanuel MACRON avant le premier tour de l'élection présidentielle, en cas de risque d'élimination de ce dernier, ou s'ils peuvent attendre sereinement le second tour pour qu'on ne puisse mettre en doute leur honnêteté intellectuelle.
Ainsi, l'électorat de base de Benoît HAMON qui représentait 15 à 16 % des électeurs va s'effriter. Certains voyant la cause perdue vont rejoindre Jean-Luc MELENCHON s'ils n'ont pas peur de ses positions très critiques sur l'Europe, d'autres, par réalisme pour éviter l'absence d'une pseudo gauche au deuxième tour s'apprêteront à rejoindre Emmanuel MACRON, d'autres enfin s'abstiendront ou voteront blanc.
La conséquence en sera une piètre performance du représentant Parti Socialiste, qui sera après le  mois de mai en position de faiblesse, et quand viendra l'heure de la recomposition, les mêmes reprendront la direction du parti bien qu'ils aient été désavoués lors de la primaire.

dimanche 19 mars 2017

RESPECTER UNE CHARTE

Que n'a-t-on entendu les hommes et femmes politiques critiquer les électeurs qui sont allés voter aux deux primaires, celle de la droite et celle de la gauche. Pourtant la charte qu'il fallait signer n'empêchait en rien de participer à ces deux scrutins.
- Respecter les valeurs républicaines qu'elles soient de gauche ou de droite sont des attitudes compatibles puisque, à chaque fois que le Front National est en passe de remporter une élection, ces deux forces politiques s'unissent pour lui faire barrage.
- Etre pour l'alternance est le minimum de ce que l'on peut attendre de la part d'un démocrate.
Par contre lorsqu'on signe une charte et que l'on s'engage, au cours d'une primaire, à soutenir le vainqueur quel qu'il soit, ne pas respecter son engagement est une trahison, n'est-ce pas Messieurs François de RUGY et Manuel VALLS.
Ainsi les électeurs de Benoît HAMON à la primaire de la gauche sont trahis, leur candidat, bien que vainqueur, n'est pas soutenu par son parti. On lui reproche de ne pas se couler dans le moule de ce que les hiérarques prennent encore pour la majorité au sein de leur formation.
De ce fait, ces électeurs naïfs font maintenant parti d'un club que l'on pourrait qualifier de C.O.C.U. (Ceux qui Ont Cru à l'Unité) du  Parti Socialiste

samedi 18 mars 2017

JAMAIS DEUX SANS TROIS ?

Après que la Hongrie s'y soit reprise à deux fois pour éviter que l'extrême droite arrive au pouvoir et que le représentant des écologistes soit élu, c'est maintenant au tour des Pays Bas de refuser de se réfugier dans les bras de cette opposition extrême, parfois néofasciste.
 Souhaitons, puisque notre tour, à nous français, va bientôt venir, que nous ne fassions pas mentir le proverbe "Jamais deux sans trois" et qu'enfin, pour les cinq années qui viennent, ce sombre spectre s'éloigne de notre horizon.
Dans ces conditions, celui qui sera élu aura la lourde responsabilité de redonner espoir aux français et éventuellement de les faire rêver. Quels que soient les moyens et les méthodes qu'il emploiera, cette tâche devra être pour lui toute prioritaire.

vendredi 17 mars 2017

IMMUNITE

Parmi les trois principaux prétendants au poste prestigieux de Président de la République, l'un François FILLON est mis en examen, l'autre Marine LE PEN est convoquée devant la justice et refuse de s'y rendre. Pour le troisième, Emmanuel MACRON, rien ne lui est encore arrivé, mais on cherche dans son passé le moyen de l'abaisser au niveau des deux autres. Il se trouve que s'il était, un tant soit peu inquiété, il ne pourrait pas se dérober car il n'a aucun mandat électif qui lui permette d'échapper, ne serait-ce que provisoirement à la justice.
Décidément en France, quoiqu'on en dise la justice n'est pas la même pour tout le monde. Pour obliger un député, qu'il soit national ou européen, à répondre favorablement à la convocation des juges, il faut que le bureau de l'assemblée à laquelle il appartient lève son immunité parlementaire. De plus, celui ou celle qui sera élu président  sera à l'abri de toute poursuite pendant son mandat.
Il est grand temps que l'on en finisse avec ces privilèges, mais le problème réside dans le fait que pour cela il faut une loi ou une modification de la constitution, et pour ce faire, l'aval de ceux qui sont protégés est indispensable. On peut donc s'attendre, malgré certaines déclarations, que le moment est loin d'être venu où ces élus seront traités comme n'importe quel justiciable.

jeudi 16 mars 2017

HISTOIRE D'UN QUINQUENNAT

Ce lundi 13 mars, France 3 présentait au cours de son émission "Notre histoire est politique" un sujet sur le quinquennat qui s'achève intitulé: "François HOLLANDE le mal aimé"
Qu'avons nous appris de ceux qui l'on rencontré, suivi ou conseillé?
Que c'est un homme ambigu à deux facettes, difficile à connaitre, capable d'indécision et de grande fermeté, de procrastination et de réactions vives et immédiates et surtout que personne ne se flatte de vraiment connaitre.
Sur le plan politique, il est ressorti que sa politique étrangère est en général plus appréciée que sa politique intérieure, mais ce qui à priori peut paraitre le plus surprenant est qu'un journaliste qui l'a suivi pendant tout son quinquennat a déclaré: Il a fait en cinq ans plus de réformes que Jacques CHIRAC ou François MITTERAND en deux mandats.
C'est certainement là que réside le problème et le fait qu'il soit mal aimé. Certes il a fait des réformes, mais ce n'est pas pour ces réformes là qu'il avait été élu et toute l'ambiguïté du personnage se transfère sur l'ambiguïté  de ce quinquennat.
Les deux questions essentielles que l'on peut alors se poser sont les suivantes:
-S'il avait présenté le programme qu'il a appliqué aurait-il été élu?
-S'il avait essayé d'appliquer son programme, aurait-il pu le réaliser dans le contexte mondial actuel?
Dans les deux cas il aurait endossé une lourde responsabilité, soit d'avoir trahi ceux qui l'ont élu, soit de ne pas être arrivé à mener la politique qu'on attendait de lui. Pour ma part j'aurais préféré cette deuxième hypothèse.
Quoiqu'il en soit, d'ici deux mois nous aurons peut-être la possibilité d'avoir un début de réponse. Ainsi, s'il advenait qu'Emmanuel MACRON soit le futur Président de la République, on devrait avoir à la tête de l'Etat un président qui essayerait de faire ce que son prédécesseur, avec son aide, aurait voulu faire, mais lui l'aurait annoncé.
Mais alors, pourquoi arriverait-il à mener à bien son action? Certainement pour la raison essentielle qu'il aurait su faire éclater les cloisonnements auxquels les partis politiques tiennent tant, bien qu'ils ne constituent plus que de ensembles hétéroclites.
Mais quels que soient les résultats obtenus à la fin de cet hypothétique nouveau quinquennat, le problème de l'acceptation ou du refus de l'ultralibéralisme restera, de même que la date à laquelle la France s'engagera dans la nouvelle société du numérique qui nous attend restera à fixer.