Il est de notoriété publique que le français aime bien le bas de laine. Cet argent bloqué inquiète fort les gouvernants qui voudraient bien le voir circuler pour augmenter le PIB.
Mais posons nous deux questions:
- Pourquoi le français notamment actuellement, quand il le peut, épargne-t-il?
réponse:parce qu'il a peur de l'avenir.
- Pourquoi a-t-il peur de l'avenir?
parce que les gouvernants, par leurs résultats, n'inspirent pas confiance.
Alors la solution la plus simple, puisque les français ne veulent pas vider leur bas de laine on va les y aider.
- Première action: l'épargne sécurisée ne rapporte plus que 0,75%.
- Deuxième action: on les incite à investir en bourse, ça marche puisque les dépôts à la Caisse d'Epargne ont baissés, mais pour les rapports ça ne marche pas fort (voir le CAC 40)
- Troisième action on augmente les prélèvements obligatoires.
En consultant l'accroissement de mes dépenses au cours de l'année dernière, je me suis rendu compte que mes dépenses obligatoires (hors dépenses de biens de consommation) avaient augmentées de 3 à 13% entre la complémentaire maladie et la taxe d'habitation, pour une moyenne de 7%.
Compte tenu du faible rapport des placements sûrs, 0,75% à la Caisse d'Epargne, il faut pour que je ne m'appauvrisse pas que mon compte soit supérieur de plus de neuf fois à la somme de mes dépenses incompressibles, et de plus, dans ce cas mon capital s'érode
Notons en passant que les dépôts à la Caisse d'Epargne sont plafonnés et qu'un couple, qui aurait même rempli ses deux livrets, ne disposerait que de moins de 350 € pour compenser l'augmentation de ses charges incompressibles.
Bien évidemment, dans tout ce qui précède je n'ai pas pris en compte l'Impôt sur le Revenu qui lui est une contribution normale et indispensable du citoyen aux dépenses de l'Etat.
Etant retraité, j'avais expliqué, dans un article publié sur mon blog le 1° mai 2015, comment les gouvernements BALLADUR en désindexant les retraites des salaires et AYRAULT en faisant décrocher les retraites par rapport à l'inflation, avaient procédé au pillage des retraites, maintenant c'est à celui de l'épargne que l'on assiste.
dimanche 21 février 2016
samedi 20 février 2016
REVENU DE BASE UNIVERSEL
Il est beaucoup question en ce moment du revenu de base universel. Ce serait une somme mensuelle attribuée à chacun à sa naissance et pendant toute son existence.
Cette idée qui peut paraître saugrenue est pourtant considérée comme très sérieuse dans certains pays tels que l'Islande ou la Suisse où le sujet va être soumis à une votation.
Des penseurs de tous bords politiques y réfléchissent sérieusement. Le montant de ce revenu, son mode d'attribution ainsi que les mesures d'accompagnement différent sensiblement suivant la couleur politique de celui qui travaille sur ce concept. Les ultra libéraux envisagent des sommes de l'ordre de 400 à 500 €, les libéraux iraient jusqu'à 800 €, les propositions les plus à gauche verraient l'attribution d'une somme de 1000€; Mais c'est au niveau des mesures d'accompagnement que les différences se font le plus sentir. Pour la droite, l'envie de supprimer toute prestation sociale semble poindre alors qu'à gauche la question est de savoir s'il ne serait pas judicieux de prendre en compte le niveau social de la famille du nouveau-né.
Cette suggestion n'est qu'à ses balbutiements, mais si, comme le prévoit par ailleurs l'arrivée progressive de l'intelligence artificielle, le chômage serait susceptible d'atteindre 50% des travailleurs, il faudra bien aider les plus démunis à vivre dignement.
Que de luttes en perspective avant que, si l'idée est retenue, on arrive à trouver une mesure socialement acceptable pour éviter les luttes de classes et l'oisiveté, souvent génératrice de délinquance et de troubles sociaux.
Bien des signes montrent que nous sommes à l'origine d'une nouvelle société qui aura du mal à trouver ses marques et, je crains malheureusement, que cela ne puisse se faire sans dégâts importants.
Je lance une interpellation qui pourrait être à la fois un cri d'alarme et d'espoir "HEP" pour Humanisme, Ethique et Progrès.
Cette idée qui peut paraître saugrenue est pourtant considérée comme très sérieuse dans certains pays tels que l'Islande ou la Suisse où le sujet va être soumis à une votation.
Des penseurs de tous bords politiques y réfléchissent sérieusement. Le montant de ce revenu, son mode d'attribution ainsi que les mesures d'accompagnement différent sensiblement suivant la couleur politique de celui qui travaille sur ce concept. Les ultra libéraux envisagent des sommes de l'ordre de 400 à 500 €, les libéraux iraient jusqu'à 800 €, les propositions les plus à gauche verraient l'attribution d'une somme de 1000€; Mais c'est au niveau des mesures d'accompagnement que les différences se font le plus sentir. Pour la droite, l'envie de supprimer toute prestation sociale semble poindre alors qu'à gauche la question est de savoir s'il ne serait pas judicieux de prendre en compte le niveau social de la famille du nouveau-né.
Cette suggestion n'est qu'à ses balbutiements, mais si, comme le prévoit par ailleurs l'arrivée progressive de l'intelligence artificielle, le chômage serait susceptible d'atteindre 50% des travailleurs, il faudra bien aider les plus démunis à vivre dignement.
Que de luttes en perspective avant que, si l'idée est retenue, on arrive à trouver une mesure socialement acceptable pour éviter les luttes de classes et l'oisiveté, souvent génératrice de délinquance et de troubles sociaux.
Bien des signes montrent que nous sommes à l'origine d'une nouvelle société qui aura du mal à trouver ses marques et, je crains malheureusement, que cela ne puisse se faire sans dégâts importants.
Je lance une interpellation qui pourrait être à la fois un cri d'alarme et d'espoir "HEP" pour Humanisme, Ethique et Progrès.
vendredi 19 février 2016
MILITARISME
Les événements douloureux de l'année dernière ont suscité des vocations parmi les jeunes qui se sont présentés comme candidats à la Défense Nationale.
Ceci est à la fois encourageant, désolant et inquiétant.
- Rassurant, car voir que des jeunes sont prêts à s'engager pour défendre leur pays lorsqu'il est confronté à de graves problèmes est encourageant et fait voir, pour certains, la jeunesse sous un angle inattendu.
- Désolant car vu l'abondance des candidatures, on ne peut exclure que le chômage soit pour certains à l'origine de cette attitude qui rappelle celle que l'on a connu après guerre, lorsque des jeunes sans spécialité s'engageaient dans l'armée où on ne refusait personne , et pas nécessairement comme on disait alors pour "défendre la patrie".
- Inquiétant car on ne peut exclure que certains candidats voient par cet engagement le moyen d'exprimer leur violence. C'est certainement mieux que de l'exprimer dans la vie civile, mais il ne faudrait pas que ce caractère belliqueux soit récupéré par certains recruteurs, très habiles pour proposer à ces jeunes de défendre des idéaux qui n'en sont pas.
Ceci est à la fois encourageant, désolant et inquiétant.
- Rassurant, car voir que des jeunes sont prêts à s'engager pour défendre leur pays lorsqu'il est confronté à de graves problèmes est encourageant et fait voir, pour certains, la jeunesse sous un angle inattendu.
- Désolant car vu l'abondance des candidatures, on ne peut exclure que le chômage soit pour certains à l'origine de cette attitude qui rappelle celle que l'on a connu après guerre, lorsque des jeunes sans spécialité s'engageaient dans l'armée où on ne refusait personne , et pas nécessairement comme on disait alors pour "défendre la patrie".
- Inquiétant car on ne peut exclure que certains candidats voient par cet engagement le moyen d'exprimer leur violence. C'est certainement mieux que de l'exprimer dans la vie civile, mais il ne faudrait pas que ce caractère belliqueux soit récupéré par certains recruteurs, très habiles pour proposer à ces jeunes de défendre des idéaux qui n'en sont pas.
jeudi 18 février 2016
LE SENS DES VALEURS
Il est bon quelquefois de ne pas se laisser aller à des appréciations subjectives. Il en va ainsi du licenciement d'un célèbre présentateur de jeux télévisés qui vient de se faire licencier et pour lequel certains, ou plutôt certaines, étaient presque prêts à verser une larme.
Cette figure du PAF, en âge de la retraite, part avec une indemnité de licenciement de 1.300.000 €.
Faisons un rapide calcul:
A 60 ans l'espérance de vie est de l'ordre de 25 ans, ce pactole représente donc 52.000 € par an, ce qui correspond à plus de 4.300 € par mois.
Rapportons cela à ce que la plupart des gens de la classe moyenne pensent; selon l'expression consacrée "il a une bonne retraite", ceci, je le reconnais sans échelle de valeurs, car le français a horreur de parler de ses revenus.
Petite précision complémentaire, bien sûr la personne dont il est question ci dessus percevra une retraite, je pense, bien supérieure à la moyenne que je viens de calculer.
Ames sensibles, un peu de retenue, rangez vos mouchoirs!
Nota: j'ai pris cet exemple car il est d'actualité, mais il n'est pas le plus emblématique. Regardons vers les grands clubs sportifs ou le grand patronat.
Cette figure du PAF, en âge de la retraite, part avec une indemnité de licenciement de 1.300.000 €.
Faisons un rapide calcul:
A 60 ans l'espérance de vie est de l'ordre de 25 ans, ce pactole représente donc 52.000 € par an, ce qui correspond à plus de 4.300 € par mois.
Rapportons cela à ce que la plupart des gens de la classe moyenne pensent; selon l'expression consacrée "il a une bonne retraite", ceci, je le reconnais sans échelle de valeurs, car le français a horreur de parler de ses revenus.
Petite précision complémentaire, bien sûr la personne dont il est question ci dessus percevra une retraite, je pense, bien supérieure à la moyenne que je viens de calculer.
Ames sensibles, un peu de retenue, rangez vos mouchoirs!
Nota: j'ai pris cet exemple car il est d'actualité, mais il n'est pas le plus emblématique. Regardons vers les grands clubs sportifs ou le grand patronat.
mercredi 17 février 2016
NUMERIQUE ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Pour Moshe VARDI chercheur américain en informatique, le développement du numérique créera à terme 50% de chômeurs et creusera les inégalités. Les principales victimes appartiendront à la classe moyenne.
Pour Stephen HAWKIN, célèbre astrophysicien presque entièrement paralysé, l'intelligence artificielle sera la plus grande découverte de l'humanité et peut-être même la dernière.
Même Bill GATES pense que c'est une menace pour l'humanité et il ne comprend pas que les gens ne soient pas plus inquiets.
Si, après les avis de tels penseurs, le monde ne comprend pas enfin qu'humanisme, altruisme, éthique et solidarité doivent prendre le pas sur toutes les nouvelles techniques pour les maitriser et canaliser leur développement, il y a lieu d'être très inquiets et même pessimiste. Seulement voilà, pour disposer de ces informations il faut aller les chercher ailleurs que sur les écrans dans des émissions de téléréalité, ou dans quelques romans à l'eau de rose, ou même dans des magazines peoples et parfois dans certains autres qui pourtant ne se présentent pas comme tels.
Au début du siècle les hommes travaillaient 70 heures par semaine, dimanche compris et n'avaient pas de congés payés.
En 1936 la semaine de 40 heures est votée ainsi que 15 jours de congés payés.
En 1981 on atteint 5 semaines de congés payés et la semaine de 39 heures.
Tout ceci grâce à quoi? A l'amélioration de la performance des outils et à la force des travailleurs regroupés en syndicats, au moins jusqu'à l'après-guerre et maintenus en survie après, pour lutter contre les banques, les sociétés multinationales et tout ce que permet l'apparition de l'ultralibéralisme.
Cette réduction du temps de travail, au début de ce siècle, les 35 heure tant décriées, ont quand même permis de créer 600000 emplois. Les congés ont été augmentés avec ce que l'on a appelé les RTT, pour, par ce sigle stigmatiser cette mesure favorable aux travailleurs.
Depuis on assiste à un accroissement, quasi exponentiel, de la performance des outils, sans réduire le temps de travail en préférant créer du chômage. Oui, la France a choisi le chômage alors que d'autres comme l'Allemagne ou l'Angleterre ont choisi l'emploi. Mais cet emploi là qui crée des travailleurs pauvres, nous n'en voulons pas.
Nous voulons que la performance des outils améliore la vie de tout un chacun, que les richesses crées soient mieux réparties, que les politiques prennent le pouvoir sur la finance et qu'ils ne soient pas à son service afin qu'ils puissent prélever sur les gains de productivité les moyens nécessaires pour, qu'au moins les tâches régaliennes qui leur incombent, soient accomplies dans des conditions dignes d'un état moderne avec des moyens suffisants pour l'éducation, la culture, la justice, la solidarité et la défense, et, pourquoi pas pour des ministères dont la charge serait de contrôler intelligemment la production pour éviter qu'une concurrence délétère ne tire les produits et les services vers le bas.
Pour Stephen HAWKIN, célèbre astrophysicien presque entièrement paralysé, l'intelligence artificielle sera la plus grande découverte de l'humanité et peut-être même la dernière.
Même Bill GATES pense que c'est une menace pour l'humanité et il ne comprend pas que les gens ne soient pas plus inquiets.
Si, après les avis de tels penseurs, le monde ne comprend pas enfin qu'humanisme, altruisme, éthique et solidarité doivent prendre le pas sur toutes les nouvelles techniques pour les maitriser et canaliser leur développement, il y a lieu d'être très inquiets et même pessimiste. Seulement voilà, pour disposer de ces informations il faut aller les chercher ailleurs que sur les écrans dans des émissions de téléréalité, ou dans quelques romans à l'eau de rose, ou même dans des magazines peoples et parfois dans certains autres qui pourtant ne se présentent pas comme tels.
Au début du siècle les hommes travaillaient 70 heures par semaine, dimanche compris et n'avaient pas de congés payés.
En 1936 la semaine de 40 heures est votée ainsi que 15 jours de congés payés.
En 1981 on atteint 5 semaines de congés payés et la semaine de 39 heures.
Tout ceci grâce à quoi? A l'amélioration de la performance des outils et à la force des travailleurs regroupés en syndicats, au moins jusqu'à l'après-guerre et maintenus en survie après, pour lutter contre les banques, les sociétés multinationales et tout ce que permet l'apparition de l'ultralibéralisme.
Cette réduction du temps de travail, au début de ce siècle, les 35 heure tant décriées, ont quand même permis de créer 600000 emplois. Les congés ont été augmentés avec ce que l'on a appelé les RTT, pour, par ce sigle stigmatiser cette mesure favorable aux travailleurs.
Depuis on assiste à un accroissement, quasi exponentiel, de la performance des outils, sans réduire le temps de travail en préférant créer du chômage. Oui, la France a choisi le chômage alors que d'autres comme l'Allemagne ou l'Angleterre ont choisi l'emploi. Mais cet emploi là qui crée des travailleurs pauvres, nous n'en voulons pas.
Nous voulons que la performance des outils améliore la vie de tout un chacun, que les richesses crées soient mieux réparties, que les politiques prennent le pouvoir sur la finance et qu'ils ne soient pas à son service afin qu'ils puissent prélever sur les gains de productivité les moyens nécessaires pour, qu'au moins les tâches régaliennes qui leur incombent, soient accomplies dans des conditions dignes d'un état moderne avec des moyens suffisants pour l'éducation, la culture, la justice, la solidarité et la défense, et, pourquoi pas pour des ministères dont la charge serait de contrôler intelligemment la production pour éviter qu'une concurrence délétère ne tire les produits et les services vers le bas.
mardi 16 février 2016
LE PIEGE
On a beaucoup dit, au sujet de la déchéance de nationalité et de l'inscription de l'état d'urgence dans la constitution que François HOLLANDE s'était tendu son propre piège. C'était mal connaître notre Président.
Dans l'état actuel des choses et quelle que soit l'issue des débats il a une sortie honorable assurée.
Si le Congrès, dans la mesure où il aura lieu, entérine ses propositions, il aura gagné. Si ce n'est pas le cas, ce sera la droite qui se sera déjugée en ne votant pas des propositions qu'elle avait elle même formulées.
Bravo l'artiste!!
Mais quelle qu'en soit l'issue, et elle est encore loin, ce vain débat aura occupé la politique française pendant de longs mois, au moins six je pense, pendant lesquels le chômage et les déficits auront continué de croitre.
On aura encore réussi à occuper le peuple français à des futilités inutiles sur lesquelles il se déchire au lieu de lui proposer des combats pour lesquels il doit pouvoir se fédérer.
Dans l'état actuel des choses et quelle que soit l'issue des débats il a une sortie honorable assurée.
Si le Congrès, dans la mesure où il aura lieu, entérine ses propositions, il aura gagné. Si ce n'est pas le cas, ce sera la droite qui se sera déjugée en ne votant pas des propositions qu'elle avait elle même formulées.
Bravo l'artiste!!
Mais quelle qu'en soit l'issue, et elle est encore loin, ce vain débat aura occupé la politique française pendant de longs mois, au moins six je pense, pendant lesquels le chômage et les déficits auront continué de croitre.
On aura encore réussi à occuper le peuple français à des futilités inutiles sur lesquelles il se déchire au lieu de lui proposer des combats pour lesquels il doit pouvoir se fédérer.
dimanche 14 février 2016
TRISTE ET PAUVRE EUROPE
Le traité de Rome en 1957, 12 ans après la fin de la guerre m'avait rempli d'espoir et fait voir l'avenir avec un optimisme certain.
Ma priorité était de croire que la notion de guerre n'appartenait plus qu'au passé, et qu'une grande idée d'association des pays européens était en train de naitre.
Pour la guerre, je ne me rendais pas compte que la paix n'était due qu'à un équilibre fragile, mais réel entre les deux grandes puissances, les Etats Unis et l'Union Soviétique, sans trop me poser la question
que la puissance de l'une d'elles reposait sur de véritables charniers et sur la privation de liberté de 300 millions de personnes.
Pour l'association de ces pays dans une Europe Unie les débuts étaient prometteurs. Les niveaux de vie des six pays constituant alors cette Europe étaient assez homogènes, et bien des décisions se prenaient à la majorité qualifiée.
Mais, cette Europe s'est agrandie avant de se structurer. Au lieu de profiter d'une possibilité d'une réelle entente entre les six pays membres pour mettre au point une constitution solide que chaque nouvel entrant devrait respecter, elle a préféré, dans la précipitation ouvrir la porte à de nouveaux candidats, sans trop se rendre compte du décalage économique et politique des postulants par rapport aux pays constituant le noyau initial de l'Europe.
Comble d'imprévoyance, les grandes décisions se sont prises à l'unanimité, si bien que le dernier arrivé, pourvu qu'il soit accepté, peut bloquer la marche en avant de la "machine européenne"
Voilà comment partant d'une bonne et noble idée on aboutit au fiasco que l'on connait actuellement.
- Au niveau de la défense, l'Europe s'est endormie, croyant, comme moi, mais je crois être excusable, que les guerres étaient, tout au moins en Europe, des aléas d'un autre temps.
- L'Europe a accueilli des pays qui avant leur entrée n'avaient fait aucun effort et pour qui la nouvelle Europe était un eldorado qui allait leur permettre d'accéder au bonheur.
- On a laissé s'installer plusieurs europes, l'Europe de Schengen et celle de l'Euro, si bien que certains pays n'ont qu'un pied dans l'Europe et, dans cette situation, ne se privent pas pour formuler des exigences nationalistes inacceptables.
- L'Europe est incapable de défendre ses frontières extérieures en demandant aux pays périphériques, souvent les plus pauvres d'assurer la sécurité de son territoire. Elle négocie, moyennant finance, avec un pays aussi peu fiable que la Turquie pour assurer sa protection orientale.
- L'Europe est incapable d'avoir une politique face aux flux migratoires.
- Il n'y a aucune harmonie entre les régimes fiscaux, les salaires minima et les couvertures sociales au sein de l'Europe en raison de la rapidité aveugle de son expansion.
En un mot, constatant que l'Europe constituait un grand marché, on s'est contenté de créer une Europe libérale, tendant de plus en plus vers l'ultralibéralisme, sans se préoccuper de l'Europe sociale qui aurait pu fédérer et satisfaire ses citoyens.
L'Europe est en panne, cette panne fait que certains pays ne voient leur salut que dans l'ultralibéralisme venant d'autres horizons, alors qu'en même temps l'extrême droite qui cherche à détruire l'Europe creuse son sillon
Comment réparer un tel gâchis après avoir avancé une idée si prometteuse? Où est la solution? Quand on voit que son actuel président fut Premier Ministre du principal paradis fiscal européen, on peut s'inquiéter.
Georges CLEMENCEAU disait que la guerre était une affaire trop sérieuse pour la confier à des militaires, mais si les hommes politiques ne sont pas capables d'éclairer de leur savoir la création d'un espace politique nouveau, malgré les nombreux atouts dont il dispose, vers qui se retourner?
Ma priorité était de croire que la notion de guerre n'appartenait plus qu'au passé, et qu'une grande idée d'association des pays européens était en train de naitre.
Pour la guerre, je ne me rendais pas compte que la paix n'était due qu'à un équilibre fragile, mais réel entre les deux grandes puissances, les Etats Unis et l'Union Soviétique, sans trop me poser la question
que la puissance de l'une d'elles reposait sur de véritables charniers et sur la privation de liberté de 300 millions de personnes.
Pour l'association de ces pays dans une Europe Unie les débuts étaient prometteurs. Les niveaux de vie des six pays constituant alors cette Europe étaient assez homogènes, et bien des décisions se prenaient à la majorité qualifiée.
Mais, cette Europe s'est agrandie avant de se structurer. Au lieu de profiter d'une possibilité d'une réelle entente entre les six pays membres pour mettre au point une constitution solide que chaque nouvel entrant devrait respecter, elle a préféré, dans la précipitation ouvrir la porte à de nouveaux candidats, sans trop se rendre compte du décalage économique et politique des postulants par rapport aux pays constituant le noyau initial de l'Europe.
Comble d'imprévoyance, les grandes décisions se sont prises à l'unanimité, si bien que le dernier arrivé, pourvu qu'il soit accepté, peut bloquer la marche en avant de la "machine européenne"
Voilà comment partant d'une bonne et noble idée on aboutit au fiasco que l'on connait actuellement.
- Au niveau de la défense, l'Europe s'est endormie, croyant, comme moi, mais je crois être excusable, que les guerres étaient, tout au moins en Europe, des aléas d'un autre temps.
- L'Europe a accueilli des pays qui avant leur entrée n'avaient fait aucun effort et pour qui la nouvelle Europe était un eldorado qui allait leur permettre d'accéder au bonheur.
- On a laissé s'installer plusieurs europes, l'Europe de Schengen et celle de l'Euro, si bien que certains pays n'ont qu'un pied dans l'Europe et, dans cette situation, ne se privent pas pour formuler des exigences nationalistes inacceptables.
- L'Europe est incapable de défendre ses frontières extérieures en demandant aux pays périphériques, souvent les plus pauvres d'assurer la sécurité de son territoire. Elle négocie, moyennant finance, avec un pays aussi peu fiable que la Turquie pour assurer sa protection orientale.
- L'Europe est incapable d'avoir une politique face aux flux migratoires.
- Il n'y a aucune harmonie entre les régimes fiscaux, les salaires minima et les couvertures sociales au sein de l'Europe en raison de la rapidité aveugle de son expansion.
En un mot, constatant que l'Europe constituait un grand marché, on s'est contenté de créer une Europe libérale, tendant de plus en plus vers l'ultralibéralisme, sans se préoccuper de l'Europe sociale qui aurait pu fédérer et satisfaire ses citoyens.
L'Europe est en panne, cette panne fait que certains pays ne voient leur salut que dans l'ultralibéralisme venant d'autres horizons, alors qu'en même temps l'extrême droite qui cherche à détruire l'Europe creuse son sillon
Comment réparer un tel gâchis après avoir avancé une idée si prometteuse? Où est la solution? Quand on voit que son actuel président fut Premier Ministre du principal paradis fiscal européen, on peut s'inquiéter.
Georges CLEMENCEAU disait que la guerre était une affaire trop sérieuse pour la confier à des militaires, mais si les hommes politiques ne sont pas capables d'éclairer de leur savoir la création d'un espace politique nouveau, malgré les nombreux atouts dont il dispose, vers qui se retourner?
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