MAC KINSEY: UNE AFFAIRE ET TROIS QUESTIONS
Durant le quinquennat d'Emmanuel Macron, l'État français a sous traité pour environ un milliard d'euros d'études au cabinet de conseil Mac Kinsey. Parmi ces études on trouve notamment l'organisation du plan de vaccination et la réforme des APL.
Ces commandes massives d'études posent trois questions.
- L'État français n'a t-il pas les moyens de réaliser lui même ces études alors que les qualités de nos hauts fonctionnaires sont reconnues dans le monde entier. De plus, la plupart de ces hauts fonctionnaires sont formés dans de très grandes Écoles dans lesquelles leur scolarité, en les rémunérant, est prise en charge par l'État pour qu'ils occupent les postes dont il a besoin. Accessoirement, notons qu'une journée d'un intervenant du bureau de conseil Mac Kinsey est facturée plus de 2700 €.
- Certains journalistes et commentateurs politiques soulèvent le risque de conflit d'intérêts (voir émission C'dans l'air du 29 mars), car ce cabinet Mac Kinsey aurait, parait-il, participé au financement de la campagne électorale du Président de la République en 2017.
- Ce cabinet de conseil a une agence en France, sur les Champs Élysées mais ne paierait pas ses impôts en France en ayant une adresse d'hébergement dans le Delaware, paradis fiscal bien connu aux États-Unis.
En résumé, bien des zones d'ombre méritent d'être éclairées, mais, en tout état de cause, la manière dont l'État gère des études concernant des décisions importantes est fortement critiquable sur le plan de la dépense publique et, parfois même certainement, sur celui de la confidentialité.
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