samedi 2 novembre 2019

L'IMPORTANCE DES SYNDICATS

Tous ceux qui ont critiqué et condamné les actions syndicales du temps des trente glorieuses peuvent se rendre compte, actuellement, des désordres engendrés par des revendications non encadrées par des centrales syndicales.
Ah! qu'il était beau le temps du plein emploi, lorsque l'on négociait avec le patron, quand les cadres se croyaient invulnérables et prenaient fait et cause contre les ouvriers qui, eux mêmes, déchiraient leur carte syndicale quand ils prenaient des galons. Les syndicats paraissaient inutiles, leurs délégués passaient pour des privilégiés qui se déplaçaient pour aller en réunion comme pour partir en congé.
Qu'en est-il résulté ? Une dégradation de la représentativité syndicale avec moins de 8% de syndiqués et des patrons, que j'ose appeler bienveillants, car il leur arrivait de faire semblant de craindre que ces 8% de syndiqués puissent imposer leurs revendications.Ce n'était pas encore le temps du néolibéralisme.
Mais maintenant que l'ère de ce néolibéralisme est arrivé, plus de faux semblants, plus de sentiments et face à cela des syndicats affaiblis, désunis, qui ne savent comment s'y prendre : être très exigeant et se ridiculiser ou essayer de coopérer et ne pas se faire respecter.
Pour tous ceux qui ont prêché l'individualisme, et aussi pour leur descendance, la facture est lourde, aucune prise sur le gouvernement et le patronat et, pour réagir, des mouvements spontané de travailleurs qui considèrent qu'ils "se font avoir" par les syndicats alors qu'ils n'y ont jamais adhéré, et participé ainsi à leur affaiblissement.
Il s'ensuit un désordre social, une perte de revenu pour les travailleurs, une précarité de l'emploi, un accroissement de la pauvreté, même chez ceux qui ont un emploi.
Joli bilan! c'est le prix payé de trente ans d'égoïsme et d'individualisme par trente cinq ans de régression sociale.

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