S'il y a un élément significatif de la mésentente des pays constituant l'Europe dite unie, c'est bien le problème des frontières.
Il a fallu malheureusement les douloureux actes terroristes pour mettre en évidence la fragilité de la libre circulation.
Il ne faut pourtant pas être bien fort en géométrie pour comprendre que si chaque pays doit assurer le contrôle de toutes ses frontières, il faudra occuper beaucoup plus de douaniers que si tous les pays s'entendent pour créer une force de contrôle des frontières de l'Europe, où chacun pourrait participer au prorata ou de son PIB ou de sa population ou de tout autre critère caractérisant la richesse des pays membres, modalité qui serait à négocier au Conseil de l'Europe .
Prenons l'exemple de la France, si avec la même logique qui préconise le contrôle des frontières à l'intérieur de l'espace Schengen, on concevait d'établir un octroi entre les régions. L'Etat serait chargé de la surveillance des frontière du pays, et de plus chaque région serait obligée de lever un impôt pour contrôler ses propres frontières. Chaque français serait donc assujetti à un impôt supplémentaire, ce qui doublerait pour lui le montant de ses charges pour assurer sa sécurité extérieure.
On se trouve par ailleurs, dans la même situation que si dans un immeuble en copropriété, les habitants du rez-de-chaussée ne participaient pas au frais d'ascenseur et ceux du dernier étage supportaient la totalité des frais de réfection de la toiture.
Ainsi les pays européens paraissent moins solidaires que les copropriétaires d'un immeuble, qui malgré qu'ils ne s'entendent pas forcément, sont bien obligés d'assurer les charges communes.
Il doit manquer un syndic à l'Europe, pour le moment on a l'impression que seul le conseil syndical sans pouvoir existe.
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