vendredi 31 décembre 2021

 MES VŒUX POUR 2022

Il est illusoire de penser que des vœux puissent se réaliser, sauf à en appeler à une puissance surnaturelle, sans que des attitudes et comportements changent. Il me parait donc indispensable de souhaiter simplement que des actions dépendantes de la volonté des hommes se réalisent. Pour que les conditions de vie des hommes sur terre s'améliorent et que notre horizon, qui parfois nous parait sombre semble s'éclaircir, il faut lutter, chercher, enseigner.

Lutter contre le réchauffement climatique, les inégalités, les pandémies qui nous guettent et toute sorte d'intégrisme.

Chercher, car la recherche scientifique est le seul moyen de nous permettre d'accomplir toutes les tâches que ces luttes nous imposent.

Enseigner et éduquer. Enseigner pour augmenter notre niveau moyen de connaissance et créer le terrain favorable à l'apparition de chercheurs de haut niveau dont nous avons tant besoin. Éduquer pour éviter les dérives sectaires, les croyances irrationnelles, la naïveté qui mène souvent au complotisme et à la négation d'évidences scientifiques. En un mot donner à chacun par l'enseignement et l'éducation les moyens de développer son esprit critique.

Tout cela est bien ambitieux, mais j'y crois profondément, si bien que ces actions me paraissent indispensables et devraient être considérées comme élémentaires. 

jeudi 30 décembre 2021

 GILETS JAUNES, ANTIVAX ET RÉFÉRENDUM D'INITIATIVE POPULAIRE

Lorsque le Gilets Jaunes ont occupé les ronds points, les partis d'extrême droite et d'extrême gauche ont voulu porter leur parole. Ils ont refusé, ne sont pas arrivés à s'unir et, tout compte fait, sont devenus une part non négligeable des électeurs de ces partis politiques.

Lorsque le covid-19 a sévi et qu'une année plus tard la vaccination est devenue possible, certains l'ont refusée pour différentes raisons et les irréductibles ont constitué l'ensemble que l'on appelle les Antivax. Là encore, par clientélisme, ces partis politiques ne cessent de critiquer les mesures prises par le gouvernement qui cherchent à rendre la vaccination obligatoire. Ces antivax y sont donc accueillis à bras ouverts, mettant ainsi les leaders de ces partis dans des situations difficiles lorsqu'ils doivent se prononcer sur la vaccination.

Rappelons nous maintenant des revendications des Gilets Jaunes dont l'une, la plus importante peut-être, était la demande de référendum d'initiative populaire.

Comme actuellement les populations d'Antivax et de Gilets Jaunes sont des ensembles qui se recoupent en partie, j'aimerais savoir si un référendum d'initiative populaire, pour savoir si la vaccination contre le covid-19 devrait être rendue obligatoire, leur conviendrait. Ce serait un bel exemple de démocratie directe qu'ils réclament afin de connaitre enfin la véritable position de la majorité des français sur la question.  

C'ÉTAIT  2021

C'était 2021. Ce n'était pas une bonne année comme on souhaite qu'elle le soit chaque premier janvier en présentant ses vœux.

Le Covid-19 a semé la mort par vagues successives en obligeant les Chefs d'États à prendre des mesures liberticides. L'économie a été désorganisée, les hommes ont très  mal vécu cette période.

Les dictateurs et autres autocrates n'ont cessé d'essayer d'avancer leurs pions. Le nouvel empereur de Chine est toujours prêt à régner sur le monde en essayant de tisser sa toile éponyme, il veut inonder la zone indopacifique et l'Afrique de vaccins de piètre qualité pour lutter contre la pandémie, que son pays a créé et rependue, en voulant se faire passer pour le sauveur de l'humanité. En Russie le tsar-rêveur ne pense qu'aux ors de la grande Russie mais veut recréer l'Union Soviétique de triste mémoire en essayant petit à petit de repousser ses frontières occidentales. En Turquie, le sultan insultant, nostalgique de l'Empire ottoman, ruine son pays pour sa propre gloire afin de rester au pouvoir pour fêter en 2023 le centenaire de la Turquie moderne, alors qu'elle ne l'est plus. Au Brésil, El Gringo du soja détruit la nature et laisse mourir ses concitoyens en ne voulant pas reconnaître la dangerosité du Sars CoV 2.

Certaines démocraties mènent des politiques discutables. Aux États-Unis, l'oncle Sam ne reconnait plus ses "neveux" et les abandonne progressivement pendant qu'en Angleterre, l'échevelé blond d'Albion se débat comme il peut au milieu de ses contradictions et mensonges.

Presque tous les pays se sont réunis à l'occasion de la COP 26 pour essayer de sauver le monde du réchauffement climatique. Les décisions prises ont été tellement insuffisantes que le Président avait les larmes aux yeux en présentant les conclusions des travaux pendant que la fréquence des catastrophes naturelles s'accélère.

Pendant ce temps là, les émigrés qui fuient la pauvreté, les guerres et les sévices  se noient en Méditerranée et dans la Manche ou sont récupérés pour être hébergés, dans des conditions indignes, par les pays qui les accueillent à contre cœur.

Mais enfin, y a-t-il eu quelque chose de positif ?

La principale satisfaction a été la mise au point de vaccins permettant de limiter l'influence néfaste de la pandémie. Pour le reste cela s'est passé dans le domaine de l'espace. Les liaisons avec la station spatiale internationale sont de plus en plus faciles, confortables et sures et, en toute fin d'année, le super télescope James Webb qui a été lancé devrait permettre de satisfaire notre curiosité sur la connaissance approfondie de l'Univers.

À part cela, les choses avancent cahin-caha dans le domaine de la médecine, des énergies renouvelables, de l'électrification des moyens de transport et en particulier de l'intelligence artificielle.

Un peu juste tout cela, et pour paraphraser Georges Marchais, "Bilan globalement négatif".

mercredi 29 décembre 2021

 QUARANTAINE: LUXE, OBLIGATION OU IMPOSSIBILITÉ ?

Très tôt, dès que la contagiosité du covid-19 a été reconnue, la quarantaine a été décrétée. D'abord pour les gens contaminés, puis pour les cas contacts.

L'activité économique s'en est ressentie, mais le nombre de personnes touchées, tout compte fait, n'était pas très important

Le variant omicron et surtout son dépistage, quasi systématique en période de fêtes de fin d'année, ont fait exploser les chiffres de la contamination, et par voie de conséquence, encore plus celui des cas contacts.

L'économie, et surtout les services hospitaliers, ne peuvent plus se payer ce luxe d'interdire aux cas contacts de travailler. Les  soins aux personnes atteintes par la pandémie en souffriraient, de même que les conditions d'éradication de la maladie.

Il est alors permis de se demander si les décisions prises pour isoler immédiatement les cas contacts n'étaient pas trop drastiques et n'ont pas mis certains services, notamment hospitaliers, dans des conditions de fonctionnement préjudiciables à leur efficacité.

Ce n'est pas  une critique, simplement une réflexion facile à faire à postériori.

mardi 28 décembre 2021

 ON NE TROUVE QUE CE QU'ON CHERCHE

La manière dont on mesure l'évolution de la pandémie de covid-19 me paraît fort discutable.

Le taux d'incidence mesure le rapport entre les personnes contaminées et la totalité de la population. Le nombre de personnes détectées portant le virus dépend en grande partie du nombre de personnes testées, ce chiffre sera d'autant plus élevé qu'il y aura plus de tests réalisés. Actuellement on teste "à tour de bras", ce taux d'incidence ne peut qu'augmenter.

Le nombre de personnes contaminées journellement dépend donc du nombre de personnes testées, si bien que ce chiffre ne peut que croître au fur et à mesure que le nombre de tests réalisés augmente.

Il manque dans toutes ces informations un chiffre qui serait intéressant, c'est celui du rapport entre le nombre de tests positifs par rapport au nombre de tests réalisés. Pour que ce chiffre ne soit pas critiquable il faudrait même que les tests soient aléatoires et que ce chiffre soit présenté avec sa marge d'incertitude.

Le chiffre qui actuellement parait le plus fiable est celui du rapport entre les infections par le variant omicron et celui relatif au variant delta. Ce chiffre sera d'autant plus fiable que le séquençage du virus sera plus fréquemment réalisé.

Il serait bon que les statisticiens apportent leur éclairage pour que les chiffre que l'on nous communique soient interprétés par des spécialistes.

Enfin, pour rassurer le lecteur, je tiens à préciser que je n'ai aucune intention de minimiser la dangerosité de la pandémie que nous subissons. Je ne fais pas parti des "antivax", suis vacciné, ai reçu trois doses de vaccin, me suis fait testé pour les réunions familiales de fin d'année et suis équipé d'un épurateur d'air, mais je n'aime pas que l'on donne en pâture des chiffres qui peuvent permettre toutes les interprétations, crédibilisant à la fois des présentations contradictoires.

On ne trouve que ce que l'on cherche. C'est certainement la raison pour laquelle certains pays d'Afrique paraissent peu touchés par la pandémie 

dimanche 26 décembre 2021

 LE PARI DU PRÉSIDENT

Il aime les défis, il aime prendre des risques Emmanuel Macron, et jusque là, ça na lui a pas trop mal réussi. Lorsque les experts lui conseillaient de confiner la population, de fermer les écoles ou de décréter le couvre-feu, il est passé outre et les enfants ont continué d' aller à l'école et l'économie a été moins impactée que prévu.

Actuellement le variant omicron déferle sur le monde et en particulier sur l'Europe occidentale. Nos voisins confinent la population ou décrètent le couvre-feu ou encore rallongent la durée des vacances scolaires. Il ne veut pas, à quatre mois de l'élection présidentielle, ralentir l'économie en empêchant les parents de travailler pour garder leurs enfants privés d'école. Il veut que l'enseignement continue et que les enfants des familles les plus démunies continuent d'avoir au moins un bon repas par jour et ne vagabondent pas, désœuvrés, dans les rues.

C'est tout à son honneur, mais est-ce raisonnable ? L'avenir nous le dira.

Ce qui est certain, c'est qu'une nouvelle fois notre Président prend un énorme risque.

L'élection présidentielle est peut-être en train de se jouer. 

 BOYCOTTER LES J.O. D'HIVER EN CHINE

Après la disparition inquiétante de la joueuse de tennis chinoise de niveau international, Peng Shuai, qui s'était plainte d'avoir été violée par un haut dignitaire du Parti Communiste chinois, les États-Unis ont envisagé un boycott des Jeux Olympiques d'hiver, mais, après réflexion, ils se sont contenter d'un boycott d'opérette en refusant de faire participer leurs dirigeants aux cérémonies protocolaires.

Depuis Peng Shuai est réapparue, visiblement sous contrôle, puis après une longue éclipse, est revenu sur ses accusations, suivant la tradition chinoise, après une "cure de réadaptation".

Maintenant c'est une journaliste, Zhang Zhana, qui est emprisonnée, dans des conditions paraît il épouvantable, pour avoir publié des images des conditions de confinement à Wuhan.

Rappelons nous, il y a maintenant bientôt deux ans, ce chercheur qui avait à Wuhan dénoncé le Sars Cov 2, qui a été obligé de se rétracter publiquement et est décédé de la contamination de ce virus qui paraît il n'existait pas. N'oublions pas non plus l'impossibilité pour les experts de l'OMS de mener à bien leur mission pour essayer de connaître l'origine de la pandémie qui balaie le monde depuis deux ans.

C'en est assez, ces mesures de rétorsion ne sont pas à la hauteur de la réponse que de tels faits méritent. Arrêtons de nous mettre à genoux devant la Chine. Laissons les organiser les J.O. entre bons amis dictateurs et que les pays démocratiques se retirent de ces jeux qui ne deviennent que des mascarades  à la gloire des dictatures qui, en dépensant des milliards, ne cherchent qu'à éblouir le monde afin d'imposer leur modèle de société par les performances qu'ils accomplissent au détriment du respect de la dignité humaine.

Oui ! Les démocratie doivent boycotter les Jeux Olympiques en Chine et le CIO comprendra peut-être qu'il ne doit pas être un organisme à la botte des puissants pour leur permettre de faire leur propagande.