mardi 9 novembre 2021

 EMPLOI ET CHÔMAGE PARTIEL

L'INSEE publie les chiffres du chômage qui veulent montrer une légère reprise de l'emploi. Ce serait une bonne nouvelle si parallèlement, faute de matières premières et à cause de la diminution des ventes comme dans l'automobile, le chômage partiel ne venait pas tempérer cet optimisme.

Des employés payés au SMIC qui sont au chômage un jour par semaine perdent 16 % de salaire. Est-ce un progrès sur le plan de l'activité économique et sur celui du revenu des ménages et de leur pouvoir d'achat ?

Nous sommes actuellement encore dans une phase où les aides importantes de l'État, pour compenser les dégâts du covid-19, permettent aux entreprises les plus en difficulté de survivre. Pour combien de temps ?

Pourvu que cala dure jusqu'à l'élection présidentielle ! (vœu probable et non exprimé du Président) 

dimanche 7 novembre 2021

 HIJAB ET LIBERTÉ

Il est possible de discuter et de disserter sans fin sur le hijab et la liberté pour une femme de porter ce foulard.

Certains défendent le droit de le porter au nom de la liberté pour la femme de choisir les accessoires vestimentaires qu'elle désire, certains autres voient dans le port de ce voile islamique l'obéissance et la soumission de la femme à son mari, sa famille, sa religion ou son ethnie.

Liberté pour les uns, asservissement pour les autres, sujet sensible.

Il est donc particulièrement mal venu de voir le Conseil de l'Europe symboliser, sur une affiche la liberté, par la possibilité de porter ou non le hijab.

Mais, ce qui est surprenant, et peut-être inquiétant, est de constater que des instances européennes aient pu entreprendre cette campagne publicitaire sans se poser de questions.

On sait que la majorité des pays de l'Union Européenne est peu sensible au risque que peut représenter un excès de communautarisme, alors que la France, seul pays laïc de l'Union Européenne, d'après sa Constitution, se méfie des comportements communautaires, souvent d'origine religieuse.

Au moment où la France va assurer la présidence de l'Europe, pendant que l'Allemagne , autre pays le plus important de l'Union, va changer de gouvernement, n'y aurait-il pas là les prémices d'une action visant à affaiblir notre Président, dont chacun sait qu'il se rêve et se voit comme le leader de cette Europe, en créant une polémique mettant le doigt sur l'originalité de notre Constitution, non représentative de celles des autres pays, lorsqu'ils en ont une.

En quelque sorte une manière d'isoler le pays qui voudrait prendre un peu trop d'importance.  

 COVID-19: VA-T-ON VERS L'OBLIGATION VACCINALE ?

85 % de la population française adulte est vaccinée contre le covid-19 et pourtant l'épidémie redémarre pour la cinquième fois, 20 mois après le premier confinement.

Le gouvernement espère que les témoignages de personnes non vaccinées, gravement touchées par la maladie, vont arriver à convaincre une partie de la population qui n'est pas encore vaccinée, mais il sait bien qu'un pourcentage non négligeable de cette population est constitué d'irréductibles "antivax".

Au début de la pandémie le corps médical pensait que 65 à 70 % de couverture vaccinale était suffisant pour atteindre l'immunité collective, ce qui ne justifiait pas à priori d'imposer cette vaccination. En raison de la forte agressivité du sars-coV 2 il n'en a rien été. L'expérience prouve qu'il est nécessaire d'atteindre un taux de couverture vaccinale proche de 100 %.

Si l'on ne veut pas subir ce fléau pendant des années, il est assez probable que le gouvernement, dans les six mois qui viennent, se verra dans l'obligation de rendre la vaccination obligatoire. Nous serons alors en France collectivement protégés, mais comme le virus circulera encore dans bien d'autres endroits du monde et que le brassage des populations continuera, il est à craindre que des rappels périodiques soient nécessaires.

Horizon peut-être inquiétant, mais précautions indispensables.

samedi 6 novembre 2021

 LE COÛT ÉLEVÉ DES MUTUELLES SANTÉ POUR LES SENIORS

Le gouvernement se penche actuellement sur l'accroissement constant du coût des mutuelles santé pour les séniors.

Cette augmentation pour une partie de la population est inadmissible et peut-être pas si justifiée qu'on pourrait le penser.

Inadmissible, car différencier la population en raison du risque qu'elle court involontairement est en contradiction complète avec l'esprit mutualiste.

Peut-être pas justifiable, car bon nombre de seniors souffrent de maladies chroniques prises totalement en charge par la Sécurité Sociale, ce qui correspond à une diminution des charges pour les mutuelles dont les seniors ne bénéficient jamais en espérant constater une diminution de leurs primes.

Bien que la santé se dégrade avec l'âge, il y a aussi des risques que les retraités ne courent pas comme le burn-out du au stress généré par le travail.

D'autre part, mais ceci concerne surtout la Sécurité Sociale, le retraité, par définition, ne perçoit pas d'indemnités journalières pour arrêt de travail.

Le gouvernement a donc parfaitement raison d'essayer d'apporter quelques améliorations à cette situation. S'il voulait pousser la logique réformatrice a son terme:

- il supprimerait tout simplement les mutuelles santé

- il ferait prendre en charge la totalité des remboursement par la Sécurité Sociale.

Ceci n'aurait aucun effet sur les dépenses des assurés, car que l'on paye une prime à une mutuelle ou des charges sociales, la dépense reste constante; éviterait de faire en deux endroits le même travail pour assurer des remboursements de frais; diminuerait le coût salarial de l'ensemble des personnels chargés des remboursements des frais médicaux; libérerait de l'emploi que l'on pourrait progressivement convertir en recrutement de personnel de santé dont on a tant besoin, tout en augmentant leurs  salaires.

Chiche !

jeudi 4 novembre 2021

 CHAUFFAGE AU BOIS

Le chauffage au bois occupe une bonne partie des articles de la presse écrite et du temps d'antenne des journaux télévisés.

En raison de la forte augmentation des prix du gaz et de l'électricité, bien des français, par souci d'économie, se tournent vers le chauffage au bois ou aux granulés, conversion pour laquelle ils reçoivent des aides de l'état.

C'est oublier un peu vite que lors de sa combustion le bois restitue à l'atmosphère tout le gaz carbonique qu'il avait piégé lors de sa vie d'arbre de forêt. Du point de vue écologique, l'intérêt de l'utilisation du bois est essentiellement d'être employé comme bois d'œuvre ou pour la construction.

Ainsi, au moins pour le chauffage électrique, dans un pays comme le notre où l'électricité est essentiellement d'origine nucléaire, donc à faible émission de carbone, on assiste au remplacement d'une énergie non polluante par une autre qui émet des gaz à effet de serre.

Comprenne qui pourra !

 LE PROCÈS DU PROFESSEUR DIDIER RAOULT

Bien que j'aie toujours condamné les théories complotistes du professeur Didier Raoult, qui ont conduit bon nombre de nos concitoyens à prendre des risques inconsidérés en ne se faisant pas vacciner contre le covid-19, son procès qui s'ouvre à Bordeaux me met mal à l'aise, et ce pour deux raisons.

- La première est que ce procès s'apparente à une chasse aux sorcières en voulant lui faire payer son attitude dangereuse et irresponsable lorsqu'il a  fait croire qu'il avait la solution pour combattre le coronavirus SARS-cov-2. Ses confrères et la Justice ont trouvé un autre moyen de le traduire devant les tribunaux en recherchant d'autres fautes qu'il aurait pu commettre au cours de sa carrière. Cette pratique peut faire de lui une victime du système qui l'accuse.

- La deuxième est que je me pose la question de savoir, s'il n'avait pas eu l'attitude qu'i a eue en prétendant avoir le secret de la guérison de la pandémie, si la Justice et le Conseil de l'Ordre des Médecins aurait fait leur travail en vérifiant les essais qu'il aurait pu faire sur des êtres humains en ne respectant pas les règles déontologiques de sa discipline.

Tout cela n'est pas très joli et n'honore ni le Professeur Didier Raoult, ni ses censeurs. 

mercredi 3 novembre 2021

 "ANTIVAX" ET R.S.A.

Dans certaines professions et en particulier celles de la santé, la vaccination contre le covid-19 est obligatoire, de ce fait, bien des "antivax" ont perdu leur emploi.

L'État les considérant comme des gens sans emploi, et non comme des chômeurs, veut les indemniser en leur faisant verser, par les départements, le RSA.

Certains Présidents de Conseils Départementaux s'y opposent en fournissant des arguments apparemment recevables en prétendant que cette solution s'apparente à un détournement d'une allocation de soutien à ceux dont le revenu est insuffisant pour subsister.

Ces Présidents de Conseils Départementaux ont certainement raison, mais on croit percevoir à travers leur attitude une volonté de ne pas participer à l'indemnisation de ceux qui ont délibérément choisi de prendre un risque pour eux et pour leurs concitoyens.