jeudi 30 septembre 2021

 PAR QUI LES SAINT MÉDARDAIS SONT-ILS "ENFUMÉS" ?

Ah! il ne manque pas d'aplomb Jacques Mangon ancien maire de Saint Médard en Jalles en prétendant que son successeur fait de "l'enfumage" parce qu'il laisse croire que le projet de l'arrivée du tramway à Saint-Médard n'est pas enterré.

Il a oublié, un peu vite qu'en 2015, lors des élections qui l'on porté à la mairie de Saint-Médard en Jalles il a été le premier défenseur de la desserte de cette commune par le tramway en faisant croire, pour se faire élire, que sa desservie se ferait par le prolongement de la ligne A. Il a tout simplement cautionné le projet d'Alain Juppé de faire franchir la rocade à la sortie 9, par la construction d'un pont d'un coût exorbitant, pour un prolongement de la ligne A de quelques centaines de mètres.

Ce projet a été vite abandonné pour être remplacé par un hypothétique prolongement de la ligne D, qui n'était pas encore en construction, et n'a servi essentiellement qu'à desservir les locaux de la CUB, devenue depuis Bordeaux -Métropole, en oubliant l'Aéroparc et toute la zone d'activité autour de l'industrie aérospatiale.

À chaque Saint Médardais de choisir son "enfumeur". 

mercredi 29 septembre 2021

 LES ÉLECTIONS ALLEMANDES ET LA IV° RÉPUBLIQUE

En Allemagne les élections pour accéder à la Chancellerie se font en un tour. La majorité absolue est donc quasi impossible à atteindre. Des négociations ont alors lieu pour que les partis politiques passent des accords de gouvernement, qu'en général ils respectent pendant la durée de la mandature, mais les négociations peuvent durer pendant plusieurs mois pendant lesquels le pays est en partie paralysé, et par la suite, la voie tracée est suivie souvent avec rigueur.

En France sous la IV° République, le Président du Conseil, dont le parti avait rarement la majorité absolue, formait rapidement un gouvernement  en s'appuyant sur des accords de partis, vite signés et parfois aussi vite oubliés. Le temps qu'il faut en Allemagne pour former un gouvernement est parfois supérieur au temps qu'il fallait en France pour en changer.

Depuis 1958 et la nouvelle Constitution de la V° République, le Président de la République est nécessairement élu à la majorité absolue. Il n'est pourtant pas certain qu'il ait cette majorité à l'Assemblée Nationale, ni qu'aucun parti ne l'obtienne.

Ce scénario n'est pas improbable en 2022.

Si Emmanuel Macron était élu Président de la République pour la seconde fois, compte tenu des piètres résultats de son parti LREM aux différentes élections, il n'est pas impossible, pour ne pas dire fort probable, que LREM perde la majorité absolue et peut-être même la majorité relative.

Il y aurait alors accord entre les différents partis d'opposition dont aucun d'entre eux ne devrait avoir la majorité absolue. pour former un gouvernement.

Quelles seront la durée et la solidité de cet accord ? Nos élus auront-ils le sens des responsabilités et du respect de leur engagement comme leurs homologues allemands ou revivrons nous les épisodes calamiteux de la IV° République ?

Je ne prendrais aucun pari.

lundi 27 septembre 2021

 DÉSIGNATION DU CANDIDAT L.R. À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Christian Jacob Président des LR est arrivé à ses fins. Par le biais d'un sondage il évite la primaire dont il craignait qu'elle donne lieu à un affrontement dangereux entre les candidats, et impose la désignation de ce candidat par le Congrès, beaucoup plus favorable à Xavier Bertrand et qui permet à ce dernier de ne pas revenir sur sa parole qui était de refuser de participer à une primaire.

Mais puisque les sondages sont utilisés pour procéder à la manière de désigner leur candidat, pourquoi les  LR ne poussent-ils pas leur logique jusqu'au bout en évitant le congrès et en utilisant ce procédé pour désigner leur candidat?

En se remémorant les événements de 2017, Christian Jacob aurait pu se rappeler que dans les sondages Alain Juppé était largement en tête, et c'est la primaire qui a permis de désigner François Fillon, qui outre les affaires qui l'ont concerné, était beaucoup moins consensuel qu'Alain Juppé en dehors de son parti.

Il y a fort à parier que si la voix des sondages avait été écoutée, Emmanuel Macron n'aurait pas accédé au poste suprême de Président de la République et qu'Alain Juppé serait en fin de mandat au lieu de profiter d'une retraite dorée au Conseil Constitutionnel. Peut-être même que le même procédé n'aurait pas permis en 2012 à Nicolas Sarkozy de tenter d'accomplir un second mandat et de lui éviter ainsi l'humiliation d'un échec.

ÉRIC ZEMMOUR SOUS LES SUNLIGHTS

Par le jeu d'une concurrence fort discutable, BFM TV avait programmé le duel    Zemmour/Mélenchon au moment où Léa Salamé et Thomas Sotto recevaient Valérie Pécresse le 23 septembre 2021 sur France 2, privant ainsi les téléspectateurs que la politique intéresse d'une partie de l'information en direct.

Il fallait faire un choix.

J'ai commencé par regarder le duel Zemmour/Mélenchon, pour voir ce que des personnalité aussi cultivées, porteuses de politiques aussi extrêmes, pouvaient bien se raconter. Sur le plan de la culture et des références à l'histoire, je n'ai pas été déçu. Pour le reste, et quels que soient les sujets proposés par les animateurs, les deux protagonistes n'abordaient que le sujet de l'immigration. Un peu court !

Au bout d'une heure, j'ai rejoint France 2 où commençait, après l'intervention de Valérie Pécresse, l'analyse des propositions de cette dernière par huit chroniqueurs politiques. Et là, nouvelle déception. Après quelques minutes consacrées à dire, à la quasi unanimité, que Valérie Pécresse était une femme politique compétente, tout en doutant des ses capacité à entraîner une majorité capable de redresser notre pays, les intervenants n'ont plus parlé que...d'Éric Zemmour.

Il serait peut-être temps que les chaines d'information cherchent à informer plutôt qu'à faire de l'audience avec un professionnel de la provocation dont seul le refus de l'émigré musulman est à la base de ses propositions.

dimanche 26 septembre 2021

 PIERRE LARROUTUROU, L'INTERMITTENT DE LA POLITIQUE

À chaque élection on entend Pierre Larrouturou faire des propositions intelligentes pour essayer d'unir les forces de gauche. Il pourrait être considéré comme le porte parole des gens de gauche qui mettent un certain idéal au dessus des querelles de partis.

Il a créé le parti "Nouvelle donne" qui est resté on ne peut plus discret, lui permettant simplement d'avoir une position éligible dans la liste ce gauche pour les élections européennes. Liste dirigée par Raphaël Glucksmann, autre intermittent de la politique. Ces deux hommes, qui cherchent à faire des propositions intéressantes, paraissent marginalisés par les partis de gauche qui leurs donnent une prime en leur permettant de siéger au Parlement européen pour éviter qu'ils viennent troubler le débat entre "gens sérieux" au sein des différents partis politiques dont ils veulent garder précieusement les clés.

Cette fois Pierre Larrouturou, sans chercher à en prendre la tête, ce qui est fort rare pour un homme politique, est candidat pour une "primaire populaire de la gauche". Vœux pieux car cette primaire ne peut avoir lieu entre des candidats qui ne rêvent d'union de la gauche qu'à condition d'en assurer la direction, pour récupérer, sur leur nom, des suffrages qu'ils sont incapables de fédérer. 

On a l'habitude .de dire que la droite a besoin d'un chef, mais la gauche croit pouvoir s'en passer et veut croire à l'accession au pouvoir avec simplement une abondance de sous-chefs.

Douce illusion

vendredi 24 septembre 2021

 LE PREMIER TOUR DE LA PRIMAIRE DES ÉCOLOGISTES

Parmi les cinq candidats à la primaire des écologiste en vue de l'élection présidentielle, quatre se situent à moins de cinq points d'intervalle. Les deux premiers, Yannick Jadot et Sandrine Rousseau représentent les deux positions les plus extrêmes, autant dire que l'électorat vert est à peu près équitablement réparti entre une écologie recherchant le consensus et une écologie de combat pure et dure, les battus ne voulant pas donner de consignes de vote pour le second tour.

Que ressortira-t-il de ce second tour ?

- Si Yannick Jadot l'emporte, fort de son succès aux élections européennes, il n'acceptera l'union de la gauche que s'il en prend la tête.

-Si Sandrine Rousseau l'emporte et qu'elle veut s'allier avec un autre candidat, nul doute qu'elle choisisse Jean-Luc Mélenchon.

Ces deux scenarii ne conduiront qu'à la disparition de la gauche pour le second tourde l'élection présidentielle, car bien des socialiste refuseront de s'effacer derrière Yannick Jadot dans le premier cas et dans le second, Jean-Luc Mélenchon ne recueillera plus autant de suffrage qu'en 2017 pour espérer aller au second tour avec les voix de Sandrine Rousseau.

Donc la Gauche disparaîtra de cette dernière phase de l'élection présidentielle, mais existe-t-il un  LE PREMIER TOUR DE LA PRIMAIRE DES ÉCOLOGISTES

 scénario où elle puisse espérer y être présente ?



jeudi 23 septembre 2021

 L'EUROPE À L'HEURE DU CHOIX

L'affaire des sous-marins australiens, où l'Australie a rompu le contrat d'achat qu'elle avait passé avec la France  au profit des États-Unis, ne touche pas que notre pays, c'est toute l'Europe qui est concernée. Ce contrat entre l'Australie et les États-Unis a été l'occasion de la signature d'un pacte entre ces deux pays et la Grande Bretagne. 

Dans ces conditions, les États-Unis ont clairement montré leur désintérêt pout l'Europe  qui ne peut plus compter sur leur protection militaire. D'autre part, la Grande Bretagne, seul pays européen avec la France à posséder l'arme nucléaire, a pris, comme l'on pouvait s'y attendre après le brexit, ses distances avec l'Union Européenne en se rapprochant des États-Unis.

Ainsi l'Europe, qui n'a toujours pas de défense militaire organisée et conséquente, ne peut compter dans ce domaine que sur la France. C'est bien peu pour une union de 27 pays.

L'Europe Unie est donc obligée de s'organiser, notamment sur le plan de la défense, sinon elle est condamnée à disparaître de l'échiquier politique mondial. Elle ne sera plus qu'un ensemble de 500 millions de consommateurs qui seront de plus en plus dépendants de la Chine et des États-Unis. 

Cette situation conduira chaque pays à mener sa propre politique commerciale, des accords particuliers naitront, l'Union Européenne disparaîtra, les nationaliste de chaque pays auront gagné et leur satisfaction provisoire conduira à leur affaiblissement progressif en raison du faible poids qu'ils représenteront au niveau international.