dimanche 31 janvier 2021

 LE SCANDALE DES LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES

Les plus naïfs auraient pu croire que l'acharnement des laboratoires pharmaceutiques à mettre au point un vaccin contre le covid-19 aient pour but de sauver l'humanité en la libérant de ce satané virus. La preuve est faite maintenant qu'il n'en était rien, seul l'appât du gain a motivé ces laboratoires, il suffit de regarder l'état dans lequel nous nous trouvons pour éradiquer la pandémie.

- BioNtech Pfizzer , le premier sur le marché occidental ne respecte pas les délais de livraison prévus. Il va d'autre part diminuer le contenu de ses flacons de vaccin ou en réduire le nombre livré pour qu'il n'y ait pas la possibilité d'en extraire une dose supplémentaire. Le prix restera le même ce qui augmentera son chiffre d'affaire de 20% soit environ trois milliards d'euros.

- Moderna fait monter les enchères en servant en priorité les pays ayant accepté de payer les prix les plus élevés.

- Astra Zénéca produit un vaccin mis au point par l'Université d'Oxford qui s'est engagée à ne pas faire de bénéfices, mais ne livrera que le quart de ce qui était prévu.

- Sanofi qui a pris du retard dans sa recherche, va mettre en flacon le vaccin d'un concurrent, ce qui lui garantit de substantielles rentrées d'argent sans prendre aucun risque. 

- L'Institut Pasteur, grand spécialiste des vaccins, abandonne ses recherches en cours de route.

Parallèlement à cela, que constate-t-on ?

- Les vaccins russes paraissent ne pas poser de problèmes, un pays de l'Union Européenne, la Hongrie, est prêt à acheter ce vaccin, enfreignant ainsi les règles européennes.

- Les chinois ont mis au point et utilisent déjà depuis un certain temps de nouveaux vaccins qu'ils ont eux-mêmes mis au point.

- Israël dont on vante les performances ne doit son succès qu'au fait d'être allé "faire son marché" en acceptant de payer le prix fort.

Dans ces conditions les résultats sont catastrophiques pour les états démocratiques qui montrent leur incapacité à agir sur les entreprises privées à qui ils ont confié d'assurer un service public, car existe-t-il un service plus public que celui de la santé ?

En fin de compte on s'expose à revoir surgir de vieux démons.

- Les dictatures ou pseudo dictatures se flatteront d'avoir un modèle politique plus performant que les démocraties

- L'avidité des laboratoires pharmaceutiques fera revivre les théories complotistes qui ne manqueront pas de stigmatiser le pouvoir de "Big Pharma"

Joli bilan !

 

samedi 30 janvier 2021

 DES SAGES PAS TOUJOURS RAISONNABLES

Le journal Sud-Ouest du lundi 25 janvier consacre un important article à la rémunération des "Sages". C'est ainsi que l'on appelle les membres du Conseil Constitutionnel qui, comme son nom l'indique, est chargé de veiller scrupuleusement au respect de la Constitution, ce qui demande une grande rigueur.

Or, l'article cité ci-dessus, montre que depuis la date de sa création en 1958, la rémunération de ces Sages est l'objet d'une grande opacité malgré, et peut-être aussi à cause, des modifications successives apportées par les différents gouvernements au pouvoir depuis cette date.

C'est fort regrettable que les gens, dont on attend une grande rigueur de comportement et d'analyse, puissent accepter qu'une certaine opacité obscurcisse les règles de leur rémunération. Ceci est d'autant plus choquant que ces postes enviables sont attribués à des personnalités, en général retraitées, disposant déjà, en raison de leurs fonctions antérieures, de revenus plus que confortables.

Pour finir, qu'il me soit permis de faire remarquer que certains de ces Sages, et non des moindres, ont défrayé la chronique dans des affaires peu glorieuses telles que "Rainbow  Varrior", sang contaminé, favoritisme familial, emplois fictifs. L'âge avançant et la retraite arrivant, ils ont certainement du "s'assagir".  

vendredi 29 janvier 2021

 VACCINATION: ESPACEMENT DES INJECTIONS

Les vaccins actuellement appliqués en France doivent l'être en deux injections dont l'espacement optimum est de 21 jours.

Des études ont montré qu'ils restaient efficaces avec un espacement de 42 jours.

Devant la pénurie de vaccins due à des difficultés d'approvisionnement et au manque de production, le Conseil Scientifique propose d'espacer les injections pour que le plus grand nombre puisse en profiter. C'est une bonne chose qui fait passer la protection de tous devant la protection individuelle de ceux qui auraient la chance d'être les premiers servis.

Mais où le risque est grand, c'est quand le Conseil Scientifique propose un espacement de 42 jours entre les deux injections, soit l'espacement maximum garantissant une efficacité du traitement.

Quand on connait les problèmes actuels d'approvisionnement il y a lieu d'être inquiet, car si la deuxième injection devait être différée on peut craindre que la première injection ait été inutile et que la protection contre la pandémie ne soit plus garantie. 


jeudi 28 janvier 2021

 VACCIN: RECHERCHE, PRODUCTION, LOGISTIQUE

Les équipes de recherche pour la mise au point du vaccin anti covid ont été remarquables.

Les laboratoires, très surs d'eux, ont reproché à certains pays, dont l'Europe, d'avoir manqué de confiance en ne passant pas suffisamment de précommandes pour les aider financièrement.

On est en droit de penser, quand on voit les difficultés de production auxquelles nous sommes confrontés actuellement, si les chaînes d'élaboration des nouveaux vaccins avaient elles assez confiance dans les futurs vaccins pour être ainsi débordées dès le début de la période de vaccination.

La même constatation peut être faite pour la logistique de distribution des produits aussi bien par les fabricants que par les acheteurs quand il s'est agi pour ces derniers de répartir les produits de leurs achats.

Ainsi, depuis la recherche jusqu'à l'injection du produit il semble que l'on puisse constater progressivement un manque d'efficacité, donnant ainsi l'impression de voir de brillants scientifiques à la pointe du progrès, mal soutenus par l'intendance qui a beaucoup de mal à suivre, soit par routine, soit par manque de confiance.

mercredi 27 janvier 2021

 QUERELLE DE RUE

La Rue Bordelaise est un projet de l'ancienne municipalité de Bordeaux, dirigée par Alain Juppé, qui doit relier la gare Saint Jean aux quais de Garonne. C'est une rue qui doit faire la part belle aux commerces, notamment aux grandes enseignes.

Le nouveau Maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, écologiste élu à la tête d'une liste de gauche, vient de retoquer ce projet. Lors de la campagne électorale il avait déjà promis de prendre une telle décision.

La dessus, l'opposition n'a pas été avare de critiques.

Thomas Cazenave à la tête des conseillers LREM reproche à Pierre Hurmic de ne pas avoir tenu sa parole en ne "reverdissant" pas assez le projet initial qu'il trouve beaucoup trop porté sur l'aspect commercial.

Nicolas Florian, ancien Maire après la démission d'Alain Juppé, à la tête des conseillers LR, reproche également à Pierre Hurmic de ne pas tenir sa parole, mais par contre en est très satisfait car ce projet, qui est celui présenté par l'ancienne majorité dont il faisait partie, est à peine amendé.

La situation est de ce fait assez cocasse car Nicolas Florian (LR) et Thomas Cazenave (LREM) se sont unis au second tour de l'élection municipale pour faire échec à Pierre Hurmic.

Que se passerait-il si un tel attelage était à la tête de la municipalité bordelaise, l'un voulant toujours plus de verdure et l'autre toujours plus de commerces, il y a fort à parier que ce "malentendu" ne soit pas le seul point de désaccord.

mardi 26 janvier 2021

 

QUE FAIRE FACE À LA TROISIÈME VAGUE DU COVID-19 ?

Le corps médical et le gouvernement arrivent à stabiliser la contagion du covid-19 sans pouvoir la faire reculer. L'arrivée de nouveaux variants plus agressifs font naître les plus vives inquiétudes.

Le corps médical pousse au reconfinement, c'est son rôle de conseiller.

Les représentants du monde économique demandent des mesures moins contraignantes, c'est leur devoir.

Le gouvernement doit trancher et trouver l'équilibre le plus juste possible. Pas facile!

Quel est l'état des lieux ?

- Les français sont las des confinements successifs. Bon nombre d'entre eux et particulièrement les étudiants dépriment. 

- L'enseignement devient de moins en moins performant en raison de la suppression des cours en présentiel.

- Le taux de contamination R0 n'arrive pas à baisser.

- Les nouveaux variants du covid paraissent ne plus épargner les enfants.

- Ces nouveaux variants ne seraient pas plus dangereux  mais plus contagieux

- L'économie marche au ralenti

Face à cela les vaccins ont commencé à être appliqués, de nouvelles doses arrivent malgré certains aléas. Les vacances scolaires d'hiver sont proches.

Une course contre la montre est engagée entre, d'une part l'agressivité du virus et d'autre part la vaccination et la nécessité de faire baisser le taux de contamination.

Il faut accélérer la vaccination, c'est ce que fait le gouvernement, mais cela ne suffit pas, d'autres dispositions sont à prendre. Le gouvernement hésite à confiner la population. On le comprend tant cette disposition crée des dégâts économiques et agit sur le moral de la population

D'autre mesures pourraient, tout en étant moins contraignantes être très efficaces, parmi lesquelles:

- Avancer d'une semaine la date des vacances scolaires d'hiver.

- Mettre tous les élèves en vacance en même temps pour toute la durée de ces vacances, soit quatre semaines. Les station de sport d'hiver n'en souffriraient pas car elles sont loin de la saturation puisque les remontées mécaniques, les restaurants et les bars sont fermés. Les deux semaines de cours manquants pourraient être rattrapées au début des vacances d'été.

- Reprendre les cours en Université en divisant les groupes en deux, chaque demi groupe assistant aux cours pendant une semaine sur deux et se retrouvant devant leur écran l'autre semaine.

- Les restaurants universitaires pourraient assurer deux services, un pour les étudiants en présentiel, un pour les autres. Les places seraient disposées autour des tables de sorte qu'il n'y ait pas de face à face.

- Lorsque l'école reprendra on pourrait diviser les classes en deux parties, une allant en cours le matin, l'autre l'après midi.

- Les cantines assureraient deux services, l'un à la fin des cours du matin, l'autre avant les cours de l'après midi en évitant la disposition en face à face autour des tables.

- Ramener l'heure du couvre-feu à 19 heures ce qui empêcherait les invitations à domicile tout en évitant une trop grande concentration de clients dans les magasins.

- Équiper les salles de cours et de réunion de dispositifs de mesure de la teneur en gaz carbonique qui est un bon indicateur de l'aération des locaux.

-Inciter fortement les personnes âgées de plus de 65 ans à s'autoconfiner. Elles qui ont été très critiques envers les jeunes pendant l'été 2020, pourraient alors montrer que le sens des responsabilités croit avec l'âge.

Ces dispositions pourraient avoir un caractère local.

Toutes ces suggestions ne relèvent que du bon sens, ne sont pas celles d'un spécialiste, comment pourraient l'être car de nombreuses spécialités sont nécessaires pour éclairer les décideurs. Elles ne sont que celles d'un citoyen ordinaire qui essaie de s'informer et de comprendre en ayant comme souci principal  d'essayer de voir quelles pourraient être les meilleures voies pour faire baisser le taux de contamination au dessous de l'unité, sans trop pénaliser la marche du pays tant sur le plan économique que sur celui de la formation de la jeunesse.




lundi 25 janvier 2021

 SANOFI: PRIORITÉ AUX ACTIONNAIRES

SANOFI fleuron de l'industrie pharmaceutique française à capitaux majoritairement étrangers, qui a versé deux milliards de dividendes à ses actionnaires, ne s'est pas particulièrement distingué par son efficacité ni son innovation pour la mise au point du vaccin contre le covid-19 et licencie maintenant 400 chercheurs.

Pour la mise au point du vaccin, SANOFI a voulu prendre le minimum de risque en ne cherchant pas à innover mais en essayant simplement d'accélérer et d'améliorer la méthode traditionnelle de production d'un nouveau vaccin. Des laboratoires plus dynamiques ont fait mieux, notamment en faisant appel à des start up, véritables viviers d'innovation.

Dans ces conditions, les énormes bénéfices réalisés par la vente de médicaments traditionnels ne pouvaient pas être très fortement impactés par un éventuel échec. 

Devant ce constat, il est probable que SANOFI ait eu l'idée, et des accord sont en cours de discussion avec d'autres laboratoires, de s'associer à des start up pour aller trouver ailleurs des gens dont le métier est d'innover en prenant parfois d'énormes risques. C'est une forme de sous-traitance du risque.

De ce fait on peut penser que les laboratoires de recherche de SANOFI seront déchargés des tâches les plus nobles, mais aussi les plus exigeantes, ce qui pourrait conduire à en réduire la voilure, donc à licencier des chercheurs.

Les conséquences pourraient être dramatiques et SANOFI perdre sa deuxième place mondiale et, d'ores et déjà se profile une opération qui n'a rien de glorieuse. Des pourparlers seraient en cours pour que SANOFI mette en flacon les vaccins actuellement commercialisés.

C'est certainement une action utile, mais on s'attendait à ce qu'un tel laboratoire soit l'un des premiers à livrer son propre vaccin après l'avoir lui-même conditionné.