mardi 31 décembre 2019

VŒUX 2020

Le temps n'est plus de formuler des vœux égoïstes pour sa petite personne, sa famille ou son entourage, ni même pour son propre pays.
Avec la mondialisation et la folie des hommes, les vœux doivent être mondiaux.
Pour ma part, je n'en formulerais que deux, tellement il me paraît évident que le malheur du Monde a deux causes principales : le dérèglement climatique
                                         le néolibéralisme.
Pour que ce dernier devienne raisonnable (est-ce possible ?) les hommes ont entre leurs mains un bulletin de vote. Comme ceux qui souffrent de ce néolibéralisme (ou ultralibéralisme) sont plus nombreux que ceux qui en profitent, il est assez incroyable que cette gestion de la société progresse aussi rapidement qu'elle le fait en creusant de plus en plus les inégalités entre les hommes.
Donc, mon premier vœu est que les peuples se ressaisissent, croient en eux, ne se mettent pas entre les mains de ceux qui ne rêvent que de les exploiter car c'est le chemin qui mène tout droit à la dictature avec pour première étape le populisme, déjà malheureusement bien engagé.
Pour la lutte contre le dérèglement climatique, il faut avoir confiance en la sagesse humaine, qui peut être largement aidée, si mon premier vœu venait à se réaliser. Après cela, il faut faire confiance aux chercheurs, notamment à ceux du domaine public, qui préfèrent orienter leurs recherches vers la conservation de notre qualité de vie, en évitant que le respect de la nature ne soit synonyme de décroissance et de régression sociale, que de rechercher le maximum de profit que l'on puisse tirer d'une découverte.
Deux exemples sont très significatifs:
- l'industrie pharmaceutique qui rechigne à mettre au point des médicaments dont une seule prise serait susceptible de guérir une maladie et qui de ce fait serait difficilement rentable,
- la recherche de sources d'énergies nouvelles, où l'on se focalise plus sur la construction d'éoliennes et de panneaux solaires, que sur l'accélération du programme ITER permettant de mettre au point la production d'énergie propre par la fusion nucléaire.
Si l'on avait la chance que ces deux vœux puissent se réaliser, tout le reste serait anecdotique et l'humanité pourrait envisager d'être sauvée et plus équitable.

lundi 30 décembre 2019

QUELLE ANNÉE 2019 !

Quelle année ! Elle a commencé dans la violence et s'est terminée dans le chaos.
Entre ces deux périodes des Gilets Jaunes et des grèves, notamment de la SNCF et de la RATP, relatives à la réforme des retraites, Emmanuel Macron avait un temps repris la main avec son "Grand Débat" et avait réussi à retrouver la calme.
Arrivé à mi-mandat, on a eu l'impression d'assister à la mi-temps d'un match. Le pouvoir en place avait, au début de la première mi-temps, écrasé ses opposants en imposant les réformes du Code du Travail, de la SNCF, du Chômage et commençait à s'épuiser depuis le 17 novembre 2018, date du début des manifestations des Gilets Jaunes.
Cette mi-temps matérialisée par l'annonce d'un nouveau cycle permettait en réalité au Président de reprendre son souffle pour se lancer dans la réforme des retraites.
Après deux ans de préparation et nomination d'un Haut Commissaire, suffisamment aguerri aux relations avec les syndicats, les choses paraissaient faciles à notre Président et, peut-être encore plus à son Premier Ministre qui a voulu rééditer les passages en force du début de quinquennat et profiter d'un projet de réforme, utile et en majorité apprécié, pour faire des économies sur le dos des retraités.
C'était sans compter sur la vigilance des syndicats trop contents de profiter de cette aubaine pour se refaire une santé.
Nous sommes maintenant au milieu de la mi-temps. Ce n'est pas le temps de couper les citrons mais d'affûter les armes pour préparer une bataille qui se profile à l'horizon.
Il y a lieu d'être inquiet, car il semblerait que chaque adversaire ait envie de gagner le match sans trop respecter son concurrent. C'est une lourde erreur, et si c'était le cas on pourrait s'attendre à au moins deux ans de désordres, à moins que le match ne se conclue par un abandon définitif, ce qui ne présagerait rien de bon dans un pays guetté par le désordre consécutif à l'attitude d'une classe politique qui pendant quarante ans n'a cessé de se discréditer.

dimanche 29 décembre 2019

TRANSPORT ET ÉCOLOGIE, DIFFICILE COHABITATION

Il se trouve qu'après la démission de Nicolas Hulot, Élisabeth Borne Ministre des Transports, a récupéré aussi le Ministère de l'Écologie. C'est une situation assez cocasse car les déplacements sont bien souvent montrés du doigt en raison de la pollution qu'ils génèrent suivant les moyens de transport utilisés, mais on aurait pu penser que cette association aurait permis d'essayer de mettre au point des moyens de transport plus vertueux.
C'est un fait que des efforts ont été faits, mais ils ne sont pas particulièrement récents.
Mais  ce qui me conduit à cette réflexion est le procès que certains font à Élisabeth Borne pour avoir pris quelques jours de congé pendant la grève de la SNCF et de la RATP pour se rendre à Marrakech. Est-ce choquant lorsque l'on sait que l'on peut se rendre plus rapidement à Paris depuis Marrakech que depuis Guéret ou Mazamet ?
Par contre sur le plan du respect de la nature, notre Ministre de l'Écologie aurait pu prendre des vacances sans utiliser le transport aérien si polluant.
Alors, associer la disponibilité et le respect de la nature lorsque l'on est ministre, en période critique, devrait-il se traduire par l'obligation de se situer à moins de deux heures de Paris en liaison ferrée ?
C'est peut-être idiot en période de grève de la SNCF.
Une seule solution pendant ces périodes critiques: maintenir les ministres en astreinte dans leur ministère.
Pas très moderne à l'époque du numérique et du télétravail.
N'en finira-t-on jamais avec ces inutiles procès d'intention. 

samedi 28 décembre 2019

IL Y A BÉNÉVOLAT ET BÉNÉVOLAT

Il y a énormément de personnes, et en particulier des retraités, qui accomplissent quasi quotidiennement des tâches de bénévolat en n'étant, bien évidemment, pas rémunérées et en général en engageant des frais pour se déplacer et occuper les fonctions qu'ils se sont engagés  à remplir, parfois avec passion et toujours avec abnégation.
Les événements récents montrent, à travers les cas des anciens ministres Jean-Paul Delevoye et Ségolène Royal, que le bénévolat leur permettait d'être dédommagés de leurs frais, ce qui n'est en soi pas particulièrement choquant, mais à une condition, que les fonds qu'ils perçoivent soient en totalité affectés au remboursement des frais qu'ils engagent pour les missions qu'ils ont choisies d'occuper.
Il semble qu'il y ait quelques doutes à ce sujet puisque la justice et leurs pairs leur demande des comptes.
Le problème s'est déjà posé au moins pour deux anciens ministres qui ont été arrêtes à la suite d'infractions au code de la route au volant de somptueuses voitures appartenant aux associations pour lesquelles ils s'étaient engagés, et dont ils profitaient, au moins en partie, à titre personnel.
Il semble donc que la manière dont les plus humbles considèrent le bénévolat ne soit pas la même que celles dont d'anciens hauts responsables souhaitent accomplir une mission qui sur le plan humain leur permet de faire preuve d'un comportement qu'ils considèrent certainement comme exemplaire.
Il serait fort regrettable que les citoyens qui admirent ceux d'entre eux qui pratiquent le bénévolat deviennent, parfois, des "benêts volés"

vendredi 27 décembre 2019

UN GESTE, DE LA COM, UNE MALADRESSE.

En plein débat sur la réforme des retraites Emmanuel Macron a cru bon de faire un signe aux retraités des régimes spéciaux en renonçant à sa retraite de Président de la République qui s'élèvera à 6000€ par mois, à vie, dès qu'il aura atteint l'âge de 44 ans en 2022.
C'est une manière de communiquer qui veut laisser apparaître un certain souci d'équité et d'exemplarité. Ce n'est en rien une largesse de sa part et s'apparente plutôt à une maladresse.
Que représentent 6000€ par mois, soit 72000€ par an, quand on sait qu'un Président de la République retraité coûte au contribuable de l'ordre de 1 million d'euros par an pour sa sécurité, son secrétariat, son bureau et son personnel de service ?
Qu'il garde ses 6000€ par mois ne me choquerait pas outre mesure, car sans se prononcer sur la qualité du travail accompli par un Président de la République pendant son mandat, il est indiscutable que c'est un poste qui impose une grande responsabilité et qui demande d'être disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Mais passé cette période pendant laquelle le Président effectue son mandat, il est assez difficile de justifier que l'État lui accorde toutes les prérogatives qu'il lui attribue pour éventuellement ne rendre aucun service à la Nation.
Un vrai geste serait de revenir sur tous ces avantages, en conservant peut-être, pendant un certain temps, les moyens d'assurer la sécurité d'un ancien Président car on peut craindre que les rancœurs soient tenaces pour certains de ses adversaires.

jeudi 26 décembre 2019

PEUT-ON LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

La question peut paraître incongrue, faire preuve pour son auteur de pessimisme et pourquoi pas de laxisme et de ne vouloir rien changer à son mode de vie, mais il me semble qu'elle mérite d'être posée si l'on regarde les conditions dans lesquelles se trouve le monde actuellement.
Au moins six pays (Chine, Inde, États-Unis, Brésil, Russie et Australie) qui représentent 3,5 milliards d'habitants, soit presque 50% de la population mondiale, ne veulent pas lutter actuellement contre les gaz à effet de serre.
Bien d'autres ne veulent pas mettre en péril leur économie. Certains par manque de moyens, comme la Pologne, d'autres parce que leur pouvoir et leur richesse sont assis sur l'exploitation de ressources fossiles, comme l'Arabie Saoudite ou les Pays du Golfe, d'autres enfin ont des attitudes particulièrement ambigües comme l'Allemagne qui a relance l'exploitation du lignite pour fermer ses centrales nucléaires.
Ajoutons à ce tableau inquiétant les pays d'Afrique qui polluent peu en raison de leurs retards économiques et à qui les autres pays ne peuvent interdire d'évoluer pour que leurs populations aient accès à un  minimum de confort, ce qui pour le moment reste encore synonyme de pollution.
Alors, avec plus de la moitié de la planète qui veut continuer à polluer l'atmosphère ou qui ne peut pas faire autrement, peut-on espérer, même si tous les autres pays ont des attitudes exemplaires, ce qui est rarement le cas, rester au dessous des fameux 2°d'augmentation maximum de la température terrestre à l'horizon de la fin du siècle ?

mercredi 25 décembre 2019

ILS AVANCERONT MASQUÉS AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES

D'après le N° 3572 de l'Express, Christophe Castaner a enjoint les préfets, pour les élections municipales, "de ne plus attribuer de nuance politique aux listes et candidats dans les communes de moins de 9000 habitants".
Les listes investies par LR et d'autres formations de droite devront s'appeler Liste d'Union des Droites (LUD), celles investies ou soutenues par LREM et Modem deviendront Liste DiVers Centre (LDVC).
Cette disposition permettra aux candidats LREM et Modem, qui pourront se trouver suivant les cas investis sous l'appellation LUD ou LDVD de se présenter masqués dans des communes qui représentent 50% de la population et 96% des communes françaises.
Il fut un temps où les leaders politiques étaient fiers de provoquer des rassemblements sous la banière de leur parti, il semble que ce ne soit plus le cas puisque un membre du gouvernement abuse de son pouvoir pour imposer la discrétion au parti dont il est membre.