Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre par la voix de Marion Guillou ancienne Présidente de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), au cours de l'émission "C' dans l'air" diffusée sur France 5 le 27 novembre et présentée par Axel de Tarlé, que la part du prix de vente des produits de détail revenant aux agriculteurs, ne représentait que 6,5%. Sous le terme agriculteur, il faut entendre cultivateurs, éleveurs, pécheurs et viticulteurs.
Dans ces conditions il est difficile de comprendre que le gouvernement ne prenne aucune disposition pour régler le problème du faible revenu des agriculteurs.
Si par exemple on augmentait le prix à la consommation des denrées alimentaires de 2%, somme qui serait totalement reversée aux agriculteurs, leur revenu augmenterait de plus de 30% et l'incidence sur le "panier de la ménagère" serait inférieure à 2%, puisqu'il comprend également les produits d'entretien et de toilette notamment.
Voyons ce que donnerait une telle disposition:
- le filet de bœuf, produit particulièrement cher passerait de 45€ le kilo à 45, 90€
- les fruits, par exemple les pommes, dont les prix sont compris entre 2 et 4€ le kilo passeraient à 2,04 et 4,08€, différence bien inférieure à ce que l'on peut constater entre les différentes variétés.
Pourrait-on penser alors que pour cette raison la consommation de ces produits diminuerait, lorsque sur la balance bien malin est celui qui est capable de prendre le poids exact, à 2% près, du produit dont il a besoin?
Il resterait alors au gouvernement la charge de répartir harmonieusement les produits de cette taxe en prenant en compte les difficultés des agriculteurs suivant les filières de production.
Ce doit être trop simple, et surtout les statistiques relatives à l'accroissement du pouvoir d'achat souffriraient. Pensez-donc, l'inflation progresserait peut-être de quelques millièmes !
samedi 30 novembre 2019
vendredi 29 novembre 2019
LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Le douloureux accident d'hélicoptère, qui s'est produit lorsque les soldats français menaient le combat contre les djihadistes, a éclairé d'une lumière très crue la solitude dans laquelle se trouve la France au Sahel.
N'y a-t-il pas une similitude entre la critique faite par Donald Trump aux européens de ne pas participer suffisamment financièrement à l'OTAN et le fait que la France assure, quasiment seule, la défense de l'Europe face au terrorisme ?
Bien des pays européens ont été touchés, d'autres vont certainement malheureusement l'être un jour. Il ne suffit pas d'essayer de réparer, comme on peut, les dégâts après les attentats en attrapant les terroristes pour les juger, c'est à la racine qu'il faut combattre le mal.
Il se trouve que la racine la plus proche de l'Europe est au Sahel, zone géographique qui constitue une ceinture au sud du Maghreb et dont la partie orientale est si proche des pays instables de la Méditerranée orientale, toujours prêts à accueillir, au moins pour une partie de leurs populations, ces terroristes dangereux.
L'Europe entière doit se mobiliser. Elle participe quelque peu financièrement aux actions engagées par la France, c'est vouloir se défendre par délégation. Tous les pays de l'Union Européenne doivent contribuer par la présence de troupes, au pro rata de leurs populations, à l'effort de défense contre le terrorisme, en envoyant sur le terrains leurs militaires pour aider la France bien esseulée.
Quant aux dirigeants des pays du Sahel, ils faudrait qu'ils prennent conscience que sans l'amélioration des conditions de vie de leurs populations, elles seront toujours tenter d'accueillir, sans trop d'états d'âme, les djihadistes qui les séduisent par leurs moyens financiers, sans prendre conscience des conditions dans lesquelles elles se trouveront dans des temps, certainement pas si lointains.
N'y a-t-il pas une similitude entre la critique faite par Donald Trump aux européens de ne pas participer suffisamment financièrement à l'OTAN et le fait que la France assure, quasiment seule, la défense de l'Europe face au terrorisme ?
Bien des pays européens ont été touchés, d'autres vont certainement malheureusement l'être un jour. Il ne suffit pas d'essayer de réparer, comme on peut, les dégâts après les attentats en attrapant les terroristes pour les juger, c'est à la racine qu'il faut combattre le mal.
Il se trouve que la racine la plus proche de l'Europe est au Sahel, zone géographique qui constitue une ceinture au sud du Maghreb et dont la partie orientale est si proche des pays instables de la Méditerranée orientale, toujours prêts à accueillir, au moins pour une partie de leurs populations, ces terroristes dangereux.
L'Europe entière doit se mobiliser. Elle participe quelque peu financièrement aux actions engagées par la France, c'est vouloir se défendre par délégation. Tous les pays de l'Union Européenne doivent contribuer par la présence de troupes, au pro rata de leurs populations, à l'effort de défense contre le terrorisme, en envoyant sur le terrains leurs militaires pour aider la France bien esseulée.
Quant aux dirigeants des pays du Sahel, ils faudrait qu'ils prennent conscience que sans l'amélioration des conditions de vie de leurs populations, elles seront toujours tenter d'accueillir, sans trop d'états d'âme, les djihadistes qui les séduisent par leurs moyens financiers, sans prendre conscience des conditions dans lesquelles elles se trouveront dans des temps, certainement pas si lointains.
jeudi 28 novembre 2019
RESPONSABLES DE GAUCHE, QU'ATTENDEZ-VOUS ?
Au lieu d'appeler à manifester le 5 décembre en vous joignant à certains syndicats dont c'est la seule manière de se faire entendre, au risque de renverser à terme le pouvoir actuel, que vous n'avez, pour le moment, aucune chance de remplacer, il serait préférable que vous vous entendiez pour mettre au point un programme de gouvernement crédible.
Vous avez la chance de pouvoir avoir recours à des personnalités mondialement reconnues comme l'économiste Thomas Piketty, le philosophe Edgar Morin ou même le syndicaliste Laurent Berger, gens de gauche, compétents, responsables et raisonnables.
Au lieu de cela vous vous réfugiez dans la critique systématique et dans la division.
Depuis 2017 vous nous avez donné à voir:
- ceux qui voudraient bien rejoindre LREM, mais pas à n'importe quel prix, cherchant plus à occuper un poste prestigieux qu'a faire progresser leurs idées,
- ceux qui ont trahi,
- ceux qui s'unissent pour une élection et se séparent dès qu'ils ont perdu,
- ceux qui prennent" la grosse tête" parce qu'ils ont obtenu des résultats meilleurs que ceux qu'ils espéraient
- ceux qui se combattent durement,
- ceux qui passent comme des météores,
- ceux qui ne savent que critiquer et s'opposer
Et personne qui cherche à bâtir un projet fédérateur.
Quelle misère !
Vous avez la chance de pouvoir avoir recours à des personnalités mondialement reconnues comme l'économiste Thomas Piketty, le philosophe Edgar Morin ou même le syndicaliste Laurent Berger, gens de gauche, compétents, responsables et raisonnables.
Au lieu de cela vous vous réfugiez dans la critique systématique et dans la division.
Depuis 2017 vous nous avez donné à voir:
- ceux qui voudraient bien rejoindre LREM, mais pas à n'importe quel prix, cherchant plus à occuper un poste prestigieux qu'a faire progresser leurs idées,
- ceux qui ont trahi,
- ceux qui s'unissent pour une élection et se séparent dès qu'ils ont perdu,
- ceux qui prennent" la grosse tête" parce qu'ils ont obtenu des résultats meilleurs que ceux qu'ils espéraient
- ceux qui se combattent durement,
- ceux qui passent comme des météores,
- ceux qui ne savent que critiquer et s'opposer
Et personne qui cherche à bâtir un projet fédérateur.
Quelle misère !
mercredi 27 novembre 2019
INDEMNITÉS DE RÉSIDENCE
En octroyant une prime annuelle de 800€ à certains fonctionnaires de la région Île de France pour compenser les dépenses de logement, Édouard Philippe a réactualisé l'indemnité de résidence.
Il fut un temps où cette indemnité avait pour but de compenser les variations du coût de la vie entre les différentes zones géographiques où les fonctionnaires étaient affectés. Il y avait alors une variation importante du prix des produits alimentaires. Ce n'est plus le cas, les différences concernent essentiellement actuellement:
- le prix des logements (location et achat)
- la nécessité de se déplacer pour aller de sa zone de résidence à son lieu de travail.
Distinguer uniquement la région Île de France est un peu réducteur. Tout en conservant l'idée de cette indemnité, il serait plus pertinent de prévoir plusieurs zones, comme par exemple:
- Paris
- La région parisienne (Île de France)
- Les grandes métropoles en différenciant:
*la métropole elle même
*la zone métropolitaine
- Les banlieues des métropoles
- Les grandes villes
- Les villes moyennes
Cette indemnité serait accordée au travailleur en fonction du lieu de son poste de travail, elle lui permettrait soit de l'aider à se loger, soit de compenser partiellement ses frais de déplacements.
Il serait aussi certainement opportun de fixer un salaire au dessus duquel elle ne pourrait être perçue (par exemple quatre fois le SMIC) et serait inversement proportionnelle au salaire depuis 100% pour le SMIC jusqu'à 0% au delà de quatre fois le SMIC, ce qui à titre d'exemple donnerait:
- SMIC 100% de l'indemnité
- 2 SMIC 66 % de l'indemnité
- 3 SMIC 33 % de l'indemnité
- 4 SMIC 0 %
avec une variation continue entre ces valeurs.
De ce fait les habitants de zones rurales, devant se déplacer pour aller travailler dans les agglomérations, ne se sentiraient plus lésés comme ce fut le cas dès l'annonce d'Édouard Philippe prononcée.
Il fut un temps où cette indemnité avait pour but de compenser les variations du coût de la vie entre les différentes zones géographiques où les fonctionnaires étaient affectés. Il y avait alors une variation importante du prix des produits alimentaires. Ce n'est plus le cas, les différences concernent essentiellement actuellement:
- le prix des logements (location et achat)
- la nécessité de se déplacer pour aller de sa zone de résidence à son lieu de travail.
Distinguer uniquement la région Île de France est un peu réducteur. Tout en conservant l'idée de cette indemnité, il serait plus pertinent de prévoir plusieurs zones, comme par exemple:
- Paris
- La région parisienne (Île de France)
- Les grandes métropoles en différenciant:
*la métropole elle même
*la zone métropolitaine
- Les banlieues des métropoles
- Les grandes villes
- Les villes moyennes
Cette indemnité serait accordée au travailleur en fonction du lieu de son poste de travail, elle lui permettrait soit de l'aider à se loger, soit de compenser partiellement ses frais de déplacements.
Il serait aussi certainement opportun de fixer un salaire au dessus duquel elle ne pourrait être perçue (par exemple quatre fois le SMIC) et serait inversement proportionnelle au salaire depuis 100% pour le SMIC jusqu'à 0% au delà de quatre fois le SMIC, ce qui à titre d'exemple donnerait:
- SMIC 100% de l'indemnité
- 2 SMIC 66 % de l'indemnité
- 3 SMIC 33 % de l'indemnité
- 4 SMIC 0 %
avec une variation continue entre ces valeurs.
De ce fait les habitants de zones rurales, devant se déplacer pour aller travailler dans les agglomérations, ne se sentiraient plus lésés comme ce fut le cas dès l'annonce d'Édouard Philippe prononcée.
mardi 26 novembre 2019
NÉOLIBÉRALISME OU POPULISME, QUEL CHOIX !!
Avec l'effondrement de la droite et la division de la gauche, phénomènes simultanés et sans précèdent, c'est ce choix douloureux entre néolibéralisme et populisme auquel les français se trouvent confrontés.
Que chaque corporation, chaque métier, chaque classe de la société qui souffre, manifeste, c'est juste et souhaitable. Que ces manifestations menacent le pouvoir en place, l'est-ce également dans l'état actuel du pays.
Imaginons un instant que les manifestations, et les grèves reconductibles qui s'en suivront, finiront par renverser le gouvernement et que de nouvelles élections législatives soient organisées.
Qu'en en ressortira-t-il ? Ou LREM gardera la majorité et le pouvoir actuel sera renforcé, ou se sera le RN qui sera majoritaire et le pays connaîtra une période telle que celle que l'Italie vient de connaître avec Matteo Salvini, ou encore les voix seront dispersées et une majorité introuvable se fera jour et se constituera au gré des problèmes affrontés, nous reviendrons alors au temps de la IV° République.
Que faut-il alors souhaiter ? Que les revendications justifiées arrivent à faire infléchir la politique du gouvernement. Qu'Emmanuel Macron se rappelle que si le pouvoir financier lui a permis de se présenter à l'élection présidentielle, c'est essentiellement les électeurs de gauche qui l'ont porté au pouvoir.
Il se doit de respecter ces électeurs. Son programme réformiste n'a jamais dit qu'il avait pour but d'accroître les inégalités. Il proposait plus de justice sociale et plus d'équité, non pas pour faire des économies, mais pour que personne ne soit laissé sur le bord du chemin.
Qu'il se souvienne de ses promesses, même s'il découvre que la restauration du pays qui a dérivé depuis quarante ans est plus difficile à entreprendre qu'il ne le pensait. Personne ne lui demande de réparer en cinq ans les dégâts de quatre décennies de laisser aller, mais simplement de mener une politique qui va dans le sens de ses promesses et qui n'ait pas comme seule boussole la volonté de faire des économies dans tous les domaines.
Certains domaines le nécessitent, d'autres demandent l'augmentation des dépenses, c'est ce réajustement que l'on attend du pouvoir quel qu'il soit.
L'heure du choix est venu. Tout signe allant dans le bon sens sera significatif d'espoir, à l'opposé toute décision paraissant injuste et accroissant les inégalités accroîtra la colère des plus démunis qui sera rapidement incontrôlable.
Que chaque corporation, chaque métier, chaque classe de la société qui souffre, manifeste, c'est juste et souhaitable. Que ces manifestations menacent le pouvoir en place, l'est-ce également dans l'état actuel du pays.
Imaginons un instant que les manifestations, et les grèves reconductibles qui s'en suivront, finiront par renverser le gouvernement et que de nouvelles élections législatives soient organisées.
Qu'en en ressortira-t-il ? Ou LREM gardera la majorité et le pouvoir actuel sera renforcé, ou se sera le RN qui sera majoritaire et le pays connaîtra une période telle que celle que l'Italie vient de connaître avec Matteo Salvini, ou encore les voix seront dispersées et une majorité introuvable se fera jour et se constituera au gré des problèmes affrontés, nous reviendrons alors au temps de la IV° République.
Que faut-il alors souhaiter ? Que les revendications justifiées arrivent à faire infléchir la politique du gouvernement. Qu'Emmanuel Macron se rappelle que si le pouvoir financier lui a permis de se présenter à l'élection présidentielle, c'est essentiellement les électeurs de gauche qui l'ont porté au pouvoir.
Il se doit de respecter ces électeurs. Son programme réformiste n'a jamais dit qu'il avait pour but d'accroître les inégalités. Il proposait plus de justice sociale et plus d'équité, non pas pour faire des économies, mais pour que personne ne soit laissé sur le bord du chemin.
Qu'il se souvienne de ses promesses, même s'il découvre que la restauration du pays qui a dérivé depuis quarante ans est plus difficile à entreprendre qu'il ne le pensait. Personne ne lui demande de réparer en cinq ans les dégâts de quatre décennies de laisser aller, mais simplement de mener une politique qui va dans le sens de ses promesses et qui n'ait pas comme seule boussole la volonté de faire des économies dans tous les domaines.
Certains domaines le nécessitent, d'autres demandent l'augmentation des dépenses, c'est ce réajustement que l'on attend du pouvoir quel qu'il soit.
L'heure du choix est venu. Tout signe allant dans le bon sens sera significatif d'espoir, à l'opposé toute décision paraissant injuste et accroissant les inégalités accroîtra la colère des plus démunis qui sera rapidement incontrôlable.
lundi 25 novembre 2019
LE MODÈLE SOCIAL FRANÇAIS
Les français sont très attachés à leur modèle social. Ils ont plus confiance en la Sécurité sociale qu'aux assurances privées, ils préfèrent le système de retraite par répartition garanti par l'État au système par capitalisation proposé par les banques. En un mot, ils font confiance à l'État, vers qui ils aiment bien se retourner en cas de problème, ils y trouvent une certaine sécurité, c'est cela la solidarité nationale.
Bien évidemment ce système de garantie, comme tout système, a un coût. Ce coût est directement prélevé par l'État ou les caisses nationalisées, sans que chacun puisse exprimé son choix. C'est une obligation pour la Sécurité Sociale, pour la retraite, y compris pour les caisses complémentaires et pour le chômage.
Ces dépenses peuvent paraître coûteuses car elles sont contraintes et de ce fait on a vite fait de dire que les prélèvements sociaux et les impôts sont, en France, plus élevés que dans la plupart des pays.
C'est un choix assumé par la population, mais celle-ci rechigne souvent à payer ses impôts. Il y a dans cette attitude un manque indiscutable de responsabilité et de sérieux.
Ce qui est plus inquiétant, c'est que tous les gouvernements qui se sont succédés, depuis un demi-siècle, ont toujours affiché, dans un but souvent électoraliste, la volonté de baisser les impôts directs qui pourtant sont les plus justes. Est-ce raisonnable et nécessaire, lorsque depuis quarante ans les budgets de l'État sont toujours en déficit ?
Il faut assumer les conséquences de ses choix. Les français comptent beaucoup sur l'État, ceci a un coût qui doit se traduire par des impôts et des prélèvements sociaux élevés. De là a considérer qu'il ne faut pas rechercher à faire des économies, il y a un pas que je ne voudrai surtout pas franchir, mais ces économies doivent être recherchées dans des domaines, et ils doivent être nombreux, où il y a du gaspillage.
Plus d'équité dans la collecte des impôts direct serait également à rechercher. Augmenter les impôts, si nécessaire, ne veut pas dire les augmenter uniformément d'un pourcentage constant, mais de remettre en question barèmes des revenus les plus élevés.
C'est à ce compte que notre pays ne basculera pas dans le modèle américain où la solidarité nationale n'a jamais pu être prise en exemple et où le système de santé, entre les mains des assurances privées, coûte plus cher qu'en France, pour une espérance de vie moins importante, malgré un plus haut niveau de revenus.
Bien évidemment ce système de garantie, comme tout système, a un coût. Ce coût est directement prélevé par l'État ou les caisses nationalisées, sans que chacun puisse exprimé son choix. C'est une obligation pour la Sécurité Sociale, pour la retraite, y compris pour les caisses complémentaires et pour le chômage.
Ces dépenses peuvent paraître coûteuses car elles sont contraintes et de ce fait on a vite fait de dire que les prélèvements sociaux et les impôts sont, en France, plus élevés que dans la plupart des pays.
C'est un choix assumé par la population, mais celle-ci rechigne souvent à payer ses impôts. Il y a dans cette attitude un manque indiscutable de responsabilité et de sérieux.
Ce qui est plus inquiétant, c'est que tous les gouvernements qui se sont succédés, depuis un demi-siècle, ont toujours affiché, dans un but souvent électoraliste, la volonté de baisser les impôts directs qui pourtant sont les plus justes. Est-ce raisonnable et nécessaire, lorsque depuis quarante ans les budgets de l'État sont toujours en déficit ?
Il faut assumer les conséquences de ses choix. Les français comptent beaucoup sur l'État, ceci a un coût qui doit se traduire par des impôts et des prélèvements sociaux élevés. De là a considérer qu'il ne faut pas rechercher à faire des économies, il y a un pas que je ne voudrai surtout pas franchir, mais ces économies doivent être recherchées dans des domaines, et ils doivent être nombreux, où il y a du gaspillage.
Plus d'équité dans la collecte des impôts direct serait également à rechercher. Augmenter les impôts, si nécessaire, ne veut pas dire les augmenter uniformément d'un pourcentage constant, mais de remettre en question barèmes des revenus les plus élevés.
C'est à ce compte que notre pays ne basculera pas dans le modèle américain où la solidarité nationale n'a jamais pu être prise en exemple et où le système de santé, entre les mains des assurances privées, coûte plus cher qu'en France, pour une espérance de vie moins importante, malgré un plus haut niveau de revenus.
dimanche 24 novembre 2019
LA CONFIANCE
La confiance est un noble sentiment qui demande, sans que ce soit formulé, une certaine réciprocité et qui ne s'accorde en général qu'à quelqu'un que l'on croit connaître, faute de quoi, accorder sa confiance peut d'apparenter à une forme de naïveté.
Sur le plan individuel, c'est une des bases de l'amitié.
Sur le plan des affaires où les relations se concrétisent par des contrats, il arrive dans certains cas que cette confiance se traduise par une poignée de mains ou une parole, mais ces cas sont de plus en plus rares.
Sur le plan les affaires publiques, cette confiance n'a pas lieu d'être et deux exemples récents le prouvent:
- Emmanuel Macron a transformé l'ISF (Impôt sur la fortune) en IFI (Impôt sur la fortune immobilière) et plafonné la Flat tax, en espérant que ceux qui bénéficient de ces largesses placeront leur argent, ainsi économisée, dans des entreprises françaises. Il n'en a rien été et lors de l'émission "Cash Investigation", présentée sur France 2 par Elise Lucet le 19 novembre, un conseiller fiscal a dit que les riches, qui avaient profité de ces mesures, avaient fait plus de dépenses de luxe, de voyages et même parfois "étaient simplement devenus moins radins".
Ces mesures ont constitué en trois ans un cadeau de 14,5 milliards d'euros à ceux qui n'en ont nullement besoin.
-François Hollande a créé le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) qui a été un cadeau de 20 milliards d'euros fait aux entreprises, avec des règles d'utilisation. Un contrôle était possible mais aucune sanction n'était prévue en cas de non respecte de règles fixées. Certaines entreprises ont joué le jeu, elles méritaient donc la confiance du Président, d'autres ne la méritaient pas et n'ont pas respecté les règles établies. Un exemple criant est celui de l'entreprise Carrefour qui a touché 755 millions d'euros et qui, malgré cela, a supprimé plus de 3000 emplois.
Ces deux Présidents sont-ils naïfs ou veulent-ils faire des cadeaux aux plus riches et accorder leur confiance aux entreprises sans contre parti ni contrôle ?
Il y a lieu de s'étonner lorsque l'on voit avec quelle minutie l'un et l'autre font, ou ont fait, la chasse, parfois aux plus démunis, pour veiller à ce qu'ils ne profitent indument des aides sociales comme les indemnités de chômage ou les congés maladie.
Je ne reproche absolument pas ces contrôles et pense que le but de tout contrôle, dans ce domaine, est de contraindre les dépenses inutiles et inappropriées pour accorder plus de prestations sociales, mais de grâce, ne dilapidons pas les milliards pour des cadeaux sans contrôle à ceux qui n'en ont pas besoin et surtout à ceux qui ne les méritent pas et dont le comportement est là pour le prouver.
Sur le plan individuel, c'est une des bases de l'amitié.
Sur le plan des affaires où les relations se concrétisent par des contrats, il arrive dans certains cas que cette confiance se traduise par une poignée de mains ou une parole, mais ces cas sont de plus en plus rares.
Sur le plan les affaires publiques, cette confiance n'a pas lieu d'être et deux exemples récents le prouvent:
- Emmanuel Macron a transformé l'ISF (Impôt sur la fortune) en IFI (Impôt sur la fortune immobilière) et plafonné la Flat tax, en espérant que ceux qui bénéficient de ces largesses placeront leur argent, ainsi économisée, dans des entreprises françaises. Il n'en a rien été et lors de l'émission "Cash Investigation", présentée sur France 2 par Elise Lucet le 19 novembre, un conseiller fiscal a dit que les riches, qui avaient profité de ces mesures, avaient fait plus de dépenses de luxe, de voyages et même parfois "étaient simplement devenus moins radins".
Ces mesures ont constitué en trois ans un cadeau de 14,5 milliards d'euros à ceux qui n'en ont nullement besoin.
-François Hollande a créé le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) qui a été un cadeau de 20 milliards d'euros fait aux entreprises, avec des règles d'utilisation. Un contrôle était possible mais aucune sanction n'était prévue en cas de non respecte de règles fixées. Certaines entreprises ont joué le jeu, elles méritaient donc la confiance du Président, d'autres ne la méritaient pas et n'ont pas respecté les règles établies. Un exemple criant est celui de l'entreprise Carrefour qui a touché 755 millions d'euros et qui, malgré cela, a supprimé plus de 3000 emplois.
Ces deux Présidents sont-ils naïfs ou veulent-ils faire des cadeaux aux plus riches et accorder leur confiance aux entreprises sans contre parti ni contrôle ?
Il y a lieu de s'étonner lorsque l'on voit avec quelle minutie l'un et l'autre font, ou ont fait, la chasse, parfois aux plus démunis, pour veiller à ce qu'ils ne profitent indument des aides sociales comme les indemnités de chômage ou les congés maladie.
Je ne reproche absolument pas ces contrôles et pense que le but de tout contrôle, dans ce domaine, est de contraindre les dépenses inutiles et inappropriées pour accorder plus de prestations sociales, mais de grâce, ne dilapidons pas les milliards pour des cadeaux sans contrôle à ceux qui n'en ont pas besoin et surtout à ceux qui ne les méritent pas et dont le comportement est là pour le prouver.
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