jeudi 1 novembre 2018

POUVOIR D'ACHAT ET METEO

Ce lundi 29 octobre 2018 Bruno Dive, dans son éditorial du journal Sud-Ouest, compare le pouvoir d'achat à la météo en expliquant que ce qui compte ce ne sont pas les chiffres publiés par l'INSEE, mais le ressenti.
Son texte laisse à penser que le ressenti serait trompeur et que les français se plaindraient certainement à tort car le pouvoir d'achat, mesuré par l'INSEE augmenterait alors qu'ils auraient la sensation qu'il diminue.
Il site simplement les retraités comme ne profitant pas de ce pouvoir d'achat, il me semble pourtant  qu'il aurait certainement pu insister un peu plus sur ce point, car pour les retraités aussi le ressenti n'est pas à la mesure du froid auquel ils vont être soumis. Le pire est à venir.
Pour le moment la plupart ont vu leur pouvoir d'achat diminuer à cause de l'augmentation de la CSG. Nombreux sont ceux qui ne bénéficient pas de l'exonération de la taxe d'habitation. Comme tout le monde ils subissent l'augmentation des taxes due à la protection de l'environnement même si parfois cette cause n'est qu'un prétexte. Mais ils ne ressentent pas encore la mesure peut-être la plus douloureuse qui les attend c'est à dire la désindexation des retraites de l'inflation qui leur fera perdre plus de 1,5% de pouvoir d'achat par an et qui de ce fait aura un effet négatif cumulatif.
Ainsi, ce qu'ils subissent maintenant est mois important que ce qu'ils subiront dans les années à venir et là, ce ne sera pas simplement un ressenti.

mercredi 31 octobre 2018

LA SOUS-SOUS-TRAITANCE

J'ai toujours pensé que l'ubérisation du travail et le statut d'autoentrepreneur allaient, pour la plupart de ceux qui avaient recours à ces procédés pour avoir un emploi, les conduire à devenir des tâcherons ou des sous traitants de plus grosses entreprises, et qui seraient de ce fait, dans les deux cas, exploités et en situation inconfortable et précaire.
Mais, je ne pensais pas que parmi eux certains feraient appel à la sous-traitance.
Quelle n'a pas été ma surprise de lire dans l'Express du 24 au 30 octobre 2018 que des livreurs de repas à domicile sous-traitaient leur travail à des émigrés en situation irrégulière. Ils leurs reversent un salaire modique, leur louent parfois un vélo et le sac de livraison, et empochent, sans rien faire, la différence entre de qu'ils perçoivent et ce qu'ils reversent à leurs malheureux sous-traitants.
Ces émigrés travaillent en toute insécurité, sans assurances et, pire que cela, ils deviennent avec leur accoutrement, des cibles facilement repérables par les forces de l'ordre.
Certains hommes sont ainsi faits qu'ils ne voient d'autres moyens de gagner leur vie qu'en exploitant plus malheureux qu'eux. Il faut reconnaître, malheureusement, que les conditions actuelles sont favorables.

lundi 29 octobre 2018

QUELLE TAXE APRES LE DIESEL ?

Le gouvernement utilise sans retenue le prétexte de la conversion énergétique pour taxer le gas-oil.
Si ses intentions affichées sont suivies d'effet, à plus ou moins brève échéance le gas-oil devrait disparaitre de nos stations service. Ce serait alors un énorme manque à gagner pour l'état, d'autant plus que l'on ne voit pas pourquoi on ne lutterait pas également contre la consommation d'essence dont on nous a dit, il y a vingt ans, en nous incitant à acheter des véhicules diesel, tous les maux, en raison de l'émission de gaz carbonique par les pots d'échappement, responsable du fameux effet de serre que l'on a peut-être un peu trop vite oublié.
Alors que faire pour compenser les pseudo cadeaux que nous a fait notre Président pour être élu?
Trouver d'autres taxes, bien sûr.
Lorsque le parc automobile sera converti à l'électrique, n'y aurait-il pas un petit compteur intelligent du nom de Linky qui saurait distinguer la consommation électrique pour recharger les batteries des voitures du reste des utilisations domestiques ?
J'aurais plus tendance à craindre cela que les ondes maléfiques que pourrait dispenser  ce compteur, Il y en a tant qui nous environnent.

dimanche 28 octobre 2018

MISE EN PERSPECTIVE

Lorsque le nouveau dictateur barbare de l'Arabie Saoudite, le Prince Mohammed ben Salmane, a fait éliminer dans des conditions ignobles le journaliste Jamal Khashoggi, Angela Merkel a suspendu immédiatement les échanges commerciaux avec ce pays. Bien évidemment, immédiatement, la question a été posée à Emmanuel Macron de savoir s'il envisageait d'avoir la même attitude. Il a paru particulièrement irrité par cette question venue, d'après ce qu'il semble, fort mal à propos, alors qu'il était très occupé à visiter le Salon Euronaval.
Sur le coup on peut penser que remettre en cause un marché annuel moyen de un milliard d'euros demande réflexion. Vu de la place du français moyen, et même de celle d'un Président de la République, compte tenu de leur revenu respectif, c'est une somme énorme. Mais à y regarder de plus près, cela peut prendre une importance toute relative.
Que représente ce marché de niveau national face aux salaires des patrons du CAC 40 dont la rémunération annuelle moyenne est de  5 millions d'euros, soit en tout 200 millions d'euros, ce qui correspond au 1/5 du marché des armes avec l'Arabie Saoudite. Pire encore, mais là on n'est plus en France, ce marché représente a peine plus du millième de la valeur d'une entreprise des GAFA comme Apple.
Ces observations ont pour seul but de mettre en perspective des choses qui nous paraissent être d'un autre monde.

INTOLERANCE ET EXCES DE ZELE

La destruction de la bibliothèque de rue du SDF Neneuil, près du Palais des Sports de Bordeaux a fait beaucoup parler, couler beaucoup d'encre et alimenté les réseaux sociaux.
Il faut dire que c'est peu banal de voir un SDF tenir une bibliothèque en accès libre en pleine rue et, bien que l'espace public soit occupé illégalement, il est difficile de comprendre la gène que cette activité peut procurer.
Il parait que certains attroupements étaient parfois cause de nuisances, mais il appartient à la police municipale de savoir distinguer ce qui est du ressort de l'incivilité de ce qui s'apparente à un service rendu gracieusement.
Il semblerait qu'au lieu de cela, cette police ait préféré protéger ceux qui, par excès de zèle, voulant nettoyer l'espace public, aient envoyé dans les décharges municipales des ouvrages qu'ils auraient peut-être mieux fait de consulter.
C'est tout de même fort regrettable qu'en l'espace d'un instant on mette un terme à une bonne action commise par un marginal quand on voit qu'en d'autres lieux les communes mettent plusieurs semaines pour expulser des gens du voyage qui occupent illégalement, et souvent en les souillant, des espaces publics qui ne leurs sont en aucun cas destinés.

vendredi 26 octobre 2018

NOURRITURE BIO

Il y a peu de temps certains prévoyaient la décroissance, et parfois la disparition,des grandes surfaces car les consommateurs se rapprochaient de plus en plus des petits producteurs, pour se fournir en produits alimentaires.
C'était vraiment sans compter sur la force de réaction et les moyens financiers de ces grandes surfaces. Dès qu'il y a quelqu'argent à gagner, elles savent mettre en place les circuits nécessaires pour attirer les futurs clients.
J'ai bien peur qu'à échéance on ait le choix entre un produit bio vendu en grande surface, comme des haricots verts du Kenya ou d'Egypte, et des produits du maraîcher du coin dont on ne pourra peut-être jamais affirmer que tous les produits utilisés pour la culture de ses légumes ne sont que d'origine organique.
Ce serait fort gênant, pour des questions environnementales, qu'en consommant des produits bio d'origines lointaines on dégrade notre atmosphère, simplement pour les acheminer, car il est difficile de croire que les grandes surfaces se fourniront uniquement chez des petits producteurs "travaillant à l'ancienne".
Je crois que les grandes surfaces ont plus à craindre de l'ambition des GAFAM, et notamment d'Amazon, que des petits producteurs locaux.

LE LOTO DU PATRIMOINE

Emmanuel Macron a confié à Stéphane Bern la mission de lui faire des propositions pour aider à sauver le patrimoine français. Celui-ci a eu l'idée de faire appel à la loterie en proposant des jeux de grattage et un loto, dit du patrimoine.
Il paraît que ce loto a relativement bien marché, suffisamment pour que son promoteur paraisse satisfait et que les personnes impliquées dans la restauration de monuments dégradés puissent espérer une aide substantielle.
On apprend maintenant par la voix de Gérard Darmanin, Ministre des Comptes Publics qu'une partie des recettes de ce loto ira dans le budget de l’État et, comme la Française des Jeux va être privatisée, on est en droit de se poser la question de l'importance de la part qu'il reviendra pour sauver le patrimoine lorsque, à l'issue de cette opération, les comptes seront faits.