Le journal Sud-Ouest du lundi 30 juillet rapporte les propos de Nicolas Hulot parus dans le J.D.D en ces termes: "La confrontation politique est nécessaire, mais sur ce point, faisons la paix. J'appelle à une union sacrée sur le climat".
Le Ministre de la Transition Écologique et solidaire montre ainsi qu'il a toujours voulu mettre l'écologie au centre de ses préoccupations. Il a souvent refusé d'appartenir à un gouvernement, pensant qu'il n'y aurait aucune utilité. Lorsqu'Emmanuel Macron, arrivant de nulle part, lui a proposé un poste de Ministre d’État, il a cru pouvoir être utile.
Bien des écologistes, purs et durs, lui reprochent d'avoir avalé des couleuvres, avait-il le choix ? Il pouvait démissionner, mais il s'est cru plus utile en restant en place. Son appel est très important, il montre don détachement de l'engagement politique, au sens où il défendrait un parti. Son poste de Ministre d’État lui offre une tribune qu'il n'aurait jamais eu autrement, il a raison d'en profiter et, quoiqu'en pensent certains extrémistes de l'écologie, il a obtenu, à la place où il se trouve, certains succès.
Qu'il continue inlassablement à prêcher pour l'écologie, qu'il arrive à convaincre la majorité des hommes qu'elle est transpartisane. La Terre n'est pas en péril, mais l'humanité l'est. Elle est sur le bateau "Terre", qui lui, ne coulera pas, mais il continuera sa progression jonché de cadavres humains.
Les hommes doivent s'unir pour sauver l'essentiel, personne ne le fera pour eux. Mais que ceux qui détiennent le pouvoir défendent l'humanité, et non pas une certaine partie de celle-ci, car cela reviendrait à choisir les cadavres ceux qu'on laissera en priorité dans les cales du bateau.
mardi 31 juillet 2018
UN PREMIER MINISTRE COMME LES AUTRES
Sous la V°République, la plupart des premiers ministres n'ont eu qu'une idée en tête: devenir président de la République. Deux seuls y sont arrivés : Georges Pompidou et Jacques Chirac, mais bien d'autres sont allés jusqu'à se présenter à l'élection suprême, souvent contre le président qu'ils avaient servi.
Lorsqu'Emmanuel Macron a choisi Édouard Philippe, tous les hommes politiques, les commentateurs et les politologues ont dit que ce devait être pour lui une bonne surprise car, gravitant dans l'ombre d'Alain Juppé, il a toujours été dit, qu'en cas d'élection de ce dernier Édouard Philippe n'aurait pas été son premier choix comme premier ministre. Dans ces conditions tout ce beau monde s'est accordé pour dire qu’Édouard Philippe, dévoué bec et ongles à Emmanuel Macron ne viendrait jamais le concurrencer et, jusqu'à présent, on pouvait penser qu'il n'existait qu'en raison du choix de l'actuel Président.
Mais, l'affaire Benalla a révélé un nouveau personnage. Face aux questions des Députés, Édouard Philippe s'est montré habile, assez convaincant, calme, posé et a révélé une maitrise des dossiers et de l'expression orale qu'on ne lui connaissait pas. Quel contraste avec le Président qui lui s'est montré provocateur, avec une attitude que l'on peut qualifier soit de gamin dans une cour de récréation, soit de shérif, soit encore de chef de bande.
Sur cet événement quelle différence a-t-on pu constater au niveau du respect de l'auditoire, de la qualité des arguments avancés et de la maitrise de l'intervention alors qu’Édouard Philippe se trouvait face à l'opposition et qu'Emmanuel Macron se donnait en spectacle parmi les siens tout acquis à sa cause.
A ce moment là, même si l'on n'apprécie pas le pouvoir en place, comme c'est mon cas, on se sentirait plus rassuré si c'était le Premier Ministre qui était à la tête du pays.
Lorsqu'Emmanuel Macron a choisi Édouard Philippe, tous les hommes politiques, les commentateurs et les politologues ont dit que ce devait être pour lui une bonne surprise car, gravitant dans l'ombre d'Alain Juppé, il a toujours été dit, qu'en cas d'élection de ce dernier Édouard Philippe n'aurait pas été son premier choix comme premier ministre. Dans ces conditions tout ce beau monde s'est accordé pour dire qu’Édouard Philippe, dévoué bec et ongles à Emmanuel Macron ne viendrait jamais le concurrencer et, jusqu'à présent, on pouvait penser qu'il n'existait qu'en raison du choix de l'actuel Président.
Mais, l'affaire Benalla a révélé un nouveau personnage. Face aux questions des Députés, Édouard Philippe s'est montré habile, assez convaincant, calme, posé et a révélé une maitrise des dossiers et de l'expression orale qu'on ne lui connaissait pas. Quel contraste avec le Président qui lui s'est montré provocateur, avec une attitude que l'on peut qualifier soit de gamin dans une cour de récréation, soit de shérif, soit encore de chef de bande.
Sur cet événement quelle différence a-t-on pu constater au niveau du respect de l'auditoire, de la qualité des arguments avancés et de la maitrise de l'intervention alors qu’Édouard Philippe se trouvait face à l'opposition et qu'Emmanuel Macron se donnait en spectacle parmi les siens tout acquis à sa cause.
A ce moment là, même si l'on n'apprécie pas le pouvoir en place, comme c'est mon cas, on se sentirait plus rassuré si c'était le Premier Ministre qui était à la tête du pays.
dimanche 29 juillet 2018
LE PLUS ANCIEN DANS LE GRADE LE PLUS ELEVE
Bien souvent lorsqu'on veut distinguer quelqu'un d'une manière positive on choisit le plus ancien dans le grade le plus élevé.
C'est ce qu'il vient de se passer dans l'affaire Benalla qui ébranle l’Élysée. Mais au lieu d'une distinction flatteuse, c'est une responsabilité peu glorieuse qu'on vient d'attribuer à Patrick Strzoda, il serait à lui seul responsable de tous les dysfonctionnements que l'on reproche dans cette affaire, et notamment d'avoir pris des sanctions peu sévères à l'encontre d'un individu, qui était coupable d'actes de violence, dans des conditions douteuses, en étant intervenu à la place du service d'ordre dans une manifestation au cours de laquelle il disposait d'attributs laissant supposer qu'il appartenait aux forces de police alors qu'il n'était qu'observateur.
Après une longue carrière sans histoire, Patrick Strzoda pouvait, sans autre préjudice que le fait d'avoir pour une seul fois mal accompli la tâche qui lui était confiée, constituer le coupable idéal, puisqu'à 66 ans il est à deux mois de la retraite.
C'est ce qu'il vient de se passer dans l'affaire Benalla qui ébranle l’Élysée. Mais au lieu d'une distinction flatteuse, c'est une responsabilité peu glorieuse qu'on vient d'attribuer à Patrick Strzoda, il serait à lui seul responsable de tous les dysfonctionnements que l'on reproche dans cette affaire, et notamment d'avoir pris des sanctions peu sévères à l'encontre d'un individu, qui était coupable d'actes de violence, dans des conditions douteuses, en étant intervenu à la place du service d'ordre dans une manifestation au cours de laquelle il disposait d'attributs laissant supposer qu'il appartenait aux forces de police alors qu'il n'était qu'observateur.
Après une longue carrière sans histoire, Patrick Strzoda pouvait, sans autre préjudice que le fait d'avoir pour une seul fois mal accompli la tâche qui lui était confiée, constituer le coupable idéal, puisqu'à 66 ans il est à deux mois de la retraite.
samedi 28 juillet 2018
BAGAGISTE, UN BON METIER
Benjamin Griveaux, Porte Parole du gouvernement, a expliqué la présence d'Alexandre Benalla dans le car des bleus, lorsqu’ils sont revenus de Moscou avec le titre de champions de monde, par le fait qu'il s'occupait des bagages.
De deux choses l'une, ou le métier de bagagiste est un excellent métier, car, d'après "Le Parisien", Alexandre Benalla disposait d'un salaire de 10000 euros, d'un logement luxueux et d'une grosse voiture de fonction, ou alors, tous ces avantages lui étaient accordés pour d'autres tâches plus importantes, ou peut-être plus risquées, et jugeait que cela ne suffisait pas et l'amenait à faire des extras en se rendant utile auprès de footballeurs, largement mieux payés que lui, pour porter leurs bagages.
De deux choses l'une, ou le métier de bagagiste est un excellent métier, car, d'après "Le Parisien", Alexandre Benalla disposait d'un salaire de 10000 euros, d'un logement luxueux et d'une grosse voiture de fonction, ou alors, tous ces avantages lui étaient accordés pour d'autres tâches plus importantes, ou peut-être plus risquées, et jugeait que cela ne suffisait pas et l'amenait à faire des extras en se rendant utile auprès de footballeurs, largement mieux payés que lui, pour porter leurs bagages.
vendredi 27 juillet 2018
MANUEL VALLS : TOUJOURS ? PRÊT !
Que c'est beau l'abnégation !
Que c'est beau de n'être pas rancunier !
Face à l'épreuve à laquelle est confronté Emmanuel Macron dans le cadre de l'affaire Benalla, Manuel Valls lui apporte son soutien inconditionnel.
Certaines mauvaises langues, mais alors, très mauvaises langues, y verront une proposition d'offre de service pour remplacer Gérard Collomb dont les jours, place Beauveau, sont peut-être comptés.
C'est vraiment mal connaître Manuel Valls qui ne pense qu'à mettre sa personne au service de l’État, ou même si celui-ci devait se passer de lui, au service de la grande ville espagnole qu'est Barcelone, car là aussi il veut être utile.
Que c'est beau de n'être pas rancunier !
Face à l'épreuve à laquelle est confronté Emmanuel Macron dans le cadre de l'affaire Benalla, Manuel Valls lui apporte son soutien inconditionnel.
Certaines mauvaises langues, mais alors, très mauvaises langues, y verront une proposition d'offre de service pour remplacer Gérard Collomb dont les jours, place Beauveau, sont peut-être comptés.
C'est vraiment mal connaître Manuel Valls qui ne pense qu'à mettre sa personne au service de l’État, ou même si celui-ci devait se passer de lui, au service de la grande ville espagnole qu'est Barcelone, car là aussi il veut être utile.
jeudi 26 juillet 2018
LE TOUR DE CACHE-CACHE
Ah qu'il est bienvenu ce Tour de France pour le pouvoir pressé de s'exprimer sur l'affaire Benalla !
Le jour où ce sujet était en débat à l'Assemblée Nationale, Emmanuel Macron devait se rendre sur une étape du Tour de France, empêché qu'il était, il a demandé à son Premier Ministre Édouard Philippe de s'y rendre pour le remplacer, évitant ainsi à celui-ci de subir trop longtemps les questions des députés.
Le 27 juillet, Emmanuel Macron devait de nouveau se rendre dans les Hautes-Pyrénées sur une autre étape du Tour de France. Il ira bien dans ce département, mais pour inaugurer une passerelle au Pic du Midi de Bigorre. Sûr que ce jour là, il y aura moins de spectateur à cet endroit que sur la route du Tour.
Ainsi, faute de mieux, pour le moment au tour de passe-passe, apparemment réservé à Gérard Colomb, c'est à un Tour de cache-cache que l'on assiste sur le Tour de France.
Le jour où ce sujet était en débat à l'Assemblée Nationale, Emmanuel Macron devait se rendre sur une étape du Tour de France, empêché qu'il était, il a demandé à son Premier Ministre Édouard Philippe de s'y rendre pour le remplacer, évitant ainsi à celui-ci de subir trop longtemps les questions des députés.
Le 27 juillet, Emmanuel Macron devait de nouveau se rendre dans les Hautes-Pyrénées sur une autre étape du Tour de France. Il ira bien dans ce département, mais pour inaugurer une passerelle au Pic du Midi de Bigorre. Sûr que ce jour là, il y aura moins de spectateur à cet endroit que sur la route du Tour.
Ainsi, faute de mieux, pour le moment au tour de passe-passe, apparemment réservé à Gérard Colomb, c'est à un Tour de cache-cache que l'on assiste sur le Tour de France.
mercredi 25 juillet 2018
DESORDRE SUR LE TQUR, A QUI LA FAUTE ?
Au fil des étapes on retrouve, sur le Tour de France, des comportements inadmissibles de certains spectateurs qui agressent les coureurs de l'équipe Sky, dont les leaders sont soupçonnés de se doper et de verrouiller la course.
Mais, à qui la faute ?
Chris Froome a subi un contrôle antidopage sur la Vuelta. celui-ci a été considéré comme douteux. cet événement s'est passé en septembre 2017.
L'UCI (Union Cycliste Internationale), via ses instances chargées de la lutte contre le dopage, n'a pas été capable de se prononcer avant le Giro. Chris Froome a gagné cette épreuve dans des conditions assez particulières puisque, après un début difficile, il a lâché tous ses concurrents pour reprendre le maillot rose de leader après une échappée solitaire exceptionnelle de 80 km. que personne n'attendait.
Compte tenu de ces événements, le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, a jugé la présence de ce champion indésirable sur cette épreuve. Il n'en fallait pas plus pour que l'UCI se réveille et, en blanchissant Chris Froome, impose sa participation au Tour de France, 48 heures avant le départ.
Tous ces éléments troublants ont fait qu'une partie des spectateurs, prompte à s'enflammer, manifeste son mécontentement en agressant les coureurs de l'équipe Sky, alors qu'en réalité c'est à l'UCI qu'ils en veulent.
Celle-ci n'aurait pas pu mieux s'y prendre si elle avait souhaité ajouter à la qualité du spectacle sportif, proposé par le Tour de France, un certain comportement malsain qui permet de fournir aux gazettes des sujets sulfureux.
Mais, à qui la faute ?
Chris Froome a subi un contrôle antidopage sur la Vuelta. celui-ci a été considéré comme douteux. cet événement s'est passé en septembre 2017.
L'UCI (Union Cycliste Internationale), via ses instances chargées de la lutte contre le dopage, n'a pas été capable de se prononcer avant le Giro. Chris Froome a gagné cette épreuve dans des conditions assez particulières puisque, après un début difficile, il a lâché tous ses concurrents pour reprendre le maillot rose de leader après une échappée solitaire exceptionnelle de 80 km. que personne n'attendait.
Compte tenu de ces événements, le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, a jugé la présence de ce champion indésirable sur cette épreuve. Il n'en fallait pas plus pour que l'UCI se réveille et, en blanchissant Chris Froome, impose sa participation au Tour de France, 48 heures avant le départ.
Tous ces éléments troublants ont fait qu'une partie des spectateurs, prompte à s'enflammer, manifeste son mécontentement en agressant les coureurs de l'équipe Sky, alors qu'en réalité c'est à l'UCI qu'ils en veulent.
Celle-ci n'aurait pas pu mieux s'y prendre si elle avait souhaité ajouter à la qualité du spectacle sportif, proposé par le Tour de France, un certain comportement malsain qui permet de fournir aux gazettes des sujets sulfureux.
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