Le gouvernement a élaboré son budget 2018 avec une prévision de croissance de 2%. Le début de l'année pouvait laisser un certain optimisme s'installer, mais actuellement l'augmentation du prix du pétrole et des intérêts, compte tenu de notre dépendance énergétique et de l'importance de notre dette, font que cette croissance a été revue à la baisse par l'INSEE et ne serait plus que de 1,7%.
Dernièrement la France a réussi a ramener son déficit au dessous de 3%,non sans peine puisque pour ce faire elle a été obligée d'attendre d'avoir présenté et fait valider ses comptes à Bruxelles, avant d'annoncer qu'elle reprendrait une partie de la dette de la SNCF.Des économies nouvelles sont donc à prévoir. Que va-t-il se passer ? Il y a lieu d'être très inquiet quand on sait que les aides aux plus démunis coûtent un "pognon fou", que les régions se serrent la ceinture et acceptent de signer des accords avec l’État en faisant la grimace et que l'on prévoit de mieux rembourser certains actes médicaux, avec bien entendu le secours des mutuelles.
Il y a fort à parier que vu la manière dont les plus aisés ont été traités jusqu'à ce jour, que ce sont encore les prestations sociales qui vont pâtir de la situation, que les assurances et mutuelles vont augmenter leurs tarifs, enfin, qu'en un mot, le pouvoir d'achat des français va continuer de diminuer.
Est-ce ce qui avait été prévu par notre Président qui se flatte de faire ce qu'il avait dit ?
samedi 30 juin 2018
vendredi 29 juin 2018
ECHANGE SYMBOLIQUE DE CADEAUX
Emmanuel Macron vient de rencontrer le Pape François. Comme il se doit cette rencontre a été l'occasion d'échange de cadeaux et bien évidemment cet échange a revêtu un caractère symbolique.
Emmanuel Macron a offert au Pape François une édition de luxe du livre de l'écrivain catholique français Georges Bernanos "Le journal d'un curé de campagne. Le Pape a certainement apprécié ce cadeau qui devrait lui rappeler ses débuts de prêtre dans des régions défavorisées de l'Argentine et qui souligne aussi que notre Président considère que le souverain pontife a su rester proche des plus démunis.
Par contre le symbole véhiculé par le cadeau du Pape François à Emmanuel Macron peut paraître plus ambigu. Il peut être pris, soit pour la formulation d'un souhait, soit comme un rappel au besoin de solidarité au moment où la crise des migrants revêt en Europe une importance capitale. Ce cadeau était un médaillon de Saint Martin, ce militaire qui avec son glaive a partagé son manteau pour en donner la moitié à un pauvre qui grelottait. Le symbole qui rappelle la nécessité de partager et de secourir les plus démunis paraît indiscutable, d'autant plus que Saint Martin a effectué ce geste lorsqu'il était en garnison à Amiens, ville d'origine de notre président.
Il serait peut-être bon également que certains responsables politiques de l'Europe centrale se rappellent que Saint Martin était hongrois, n'est-ce pas Monsieur Victor Orban.
Emmanuel Macron a offert au Pape François une édition de luxe du livre de l'écrivain catholique français Georges Bernanos "Le journal d'un curé de campagne. Le Pape a certainement apprécié ce cadeau qui devrait lui rappeler ses débuts de prêtre dans des régions défavorisées de l'Argentine et qui souligne aussi que notre Président considère que le souverain pontife a su rester proche des plus démunis.
Par contre le symbole véhiculé par le cadeau du Pape François à Emmanuel Macron peut paraître plus ambigu. Il peut être pris, soit pour la formulation d'un souhait, soit comme un rappel au besoin de solidarité au moment où la crise des migrants revêt en Europe une importance capitale. Ce cadeau était un médaillon de Saint Martin, ce militaire qui avec son glaive a partagé son manteau pour en donner la moitié à un pauvre qui grelottait. Le symbole qui rappelle la nécessité de partager et de secourir les plus démunis paraît indiscutable, d'autant plus que Saint Martin a effectué ce geste lorsqu'il était en garnison à Amiens, ville d'origine de notre président.
Il serait peut-être bon également que certains responsables politiques de l'Europe centrale se rappellent que Saint Martin était hongrois, n'est-ce pas Monsieur Victor Orban.
mercredi 27 juin 2018
BON COURAGE PAPE FRANCOIS
Vous qui portez la parole de l’Évangile qui demande d'accueillir l'étranger, vous devez avoir beaucoup de travail pour convaincre vos interlocuteurs.
Vous venez de recevoir le Président de la République Française, ce n'est certes pas le plus mauvais élève, mais ce n'est pas non plus le meilleur. Souhaitons que vous l'ayez convaincu d'être plus accueillant et surtout, même dans le cas où l'étranger ne remplit pas toutes les conditions requises pour être accepté, qu'il soit au moins traité humainement et dignement.
Mais que vous devez être malheureux dans cette partie de Rome, que constitue le Vatican, en vous sentant, depuis peu, entouré de gens si peu accueillants et que dire de pays comme la Pologne, qui revendique être le plus catholique des pays de l'Union Européenne, quand on voit avec quel zèle il cherche à fermer ses frontières.
Vous venez de recevoir le Président de la République Française, ce n'est certes pas le plus mauvais élève, mais ce n'est pas non plus le meilleur. Souhaitons que vous l'ayez convaincu d'être plus accueillant et surtout, même dans le cas où l'étranger ne remplit pas toutes les conditions requises pour être accepté, qu'il soit au moins traité humainement et dignement.
Mais que vous devez être malheureux dans cette partie de Rome, que constitue le Vatican, en vous sentant, depuis peu, entouré de gens si peu accueillants et que dire de pays comme la Pologne, qui revendique être le plus catholique des pays de l'Union Européenne, quand on voit avec quel zèle il cherche à fermer ses frontières.
mardi 26 juin 2018
EXPLOITATION DE LA JALOUSIE
Dans la cadre de la réforme du travail, après avoir révisé le code du même nom, le gouvernement s'attaque aux travailleurs dits "privilégiés".
Il a commencé par les cheminots que bien des salariés envient, il va maintenant s'occuper des fonctionnaires de l'Assemblée Nationale et à ceux du Sénat, dont chacun sait qu'ils font l'objet de nombreuses critiques et sont très jalousés en raison de leurs rémunérations plus élevées que celles de la moyenne des salariés et des avantages qui leurs sont octroyés.
Que ce soient les cheminots ou les fonctionnaires des hautes assemblées de l'état, peu nombreux sont ceux qui se mobiliseraient pour les défendre.
Ainsi, il fut un temps où les travailleurs se battaient pour que leurs conditions de travail soient alignées sur celles des moins exploités d'entre eux. Maintenant ces mêmes travailleurs souhaitent que les mieux lotis perdent leurs avantages.
Autre temps, autres mœurs. Que de dégâts l'individualisme, la désyndicalisation, l'ultralibéralisme et la mondialisation sans contrôles, n'ont-ils pas faits !
Il a commencé par les cheminots que bien des salariés envient, il va maintenant s'occuper des fonctionnaires de l'Assemblée Nationale et à ceux du Sénat, dont chacun sait qu'ils font l'objet de nombreuses critiques et sont très jalousés en raison de leurs rémunérations plus élevées que celles de la moyenne des salariés et des avantages qui leurs sont octroyés.
Que ce soient les cheminots ou les fonctionnaires des hautes assemblées de l'état, peu nombreux sont ceux qui se mobiliseraient pour les défendre.
Ainsi, il fut un temps où les travailleurs se battaient pour que leurs conditions de travail soient alignées sur celles des moins exploités d'entre eux. Maintenant ces mêmes travailleurs souhaitent que les mieux lotis perdent leurs avantages.
Autre temps, autres mœurs. Que de dégâts l'individualisme, la désyndicalisation, l'ultralibéralisme et la mondialisation sans contrôles, n'ont-ils pas faits !
lundi 25 juin 2018
UN AUTRE PONT A BORDEAUX ? POURQUOI PAS
L'annonce de l'important retard pour la livraison du pont Simone Veil à Bordeaux me surprend et m'atterre.
Comment un ouvrage, aussi important pour une grande métropole, peut-il générer lors de sa construction un conflit entre le maitre d'ouvrage et l'entreprise ?
L'étude a-t-elle été mal conduite ? L'entreprise a-t-elle mal étudié le dossier ? Le maitre d’œuvre a-t-il mal contrôle les propositions techniques de l'entreprise?
Il y a de quoi rester pantois lorsqu'on connait l'importance de cet ouvrage pour la circulation dans l'agglomération bordelaise, d'autant plus que la municipalité de Bordeaux a eu l'idée géniale d'interdire la circulation automobile sur le Pont de Pierre qui était l'un des deux seuls ponts urbains de Bordeaux ouvert en permanence à la circulation.
Mais restons positif. Prenons un demi siècle de recul.
Le Pont d’Aquitaine, ouvert en 1967, au cours de sa construction s'appelait le deuxième pont de Bordeaux. Cette construction a accumulé les retards, il a fallu, si je me souviens bien dix ans pour le construire. Face à ce problème le Pont Saint Jean a été construit en deux ans et inauguré en 1965, donc deux ans avant le Pont d'Aquitaine.
A moins que ma mémoire me fasse défaut et que je contrôle mal mon envie de polémiquer, il me semble qu'une élection avait en partie été à l'origine de l'ouverture dans la hâte de ce deuxième pont.
Même si je me trompe, je souhaite que les déboires du Pont Simone Veil et l'échéance de l'élection municipale de 2020 aient les mêmes effets, et que dans deux ans, Bordeaux puisse disposer d'un pont supplémentaire. Je pense que tous ceux qui passent plusieurs heures dans leur voiture pour aller travailler trouveraient que ne n'est pas un luxe.
Comment un ouvrage, aussi important pour une grande métropole, peut-il générer lors de sa construction un conflit entre le maitre d'ouvrage et l'entreprise ?
L'étude a-t-elle été mal conduite ? L'entreprise a-t-elle mal étudié le dossier ? Le maitre d’œuvre a-t-il mal contrôle les propositions techniques de l'entreprise?
Il y a de quoi rester pantois lorsqu'on connait l'importance de cet ouvrage pour la circulation dans l'agglomération bordelaise, d'autant plus que la municipalité de Bordeaux a eu l'idée géniale d'interdire la circulation automobile sur le Pont de Pierre qui était l'un des deux seuls ponts urbains de Bordeaux ouvert en permanence à la circulation.
Mais restons positif. Prenons un demi siècle de recul.
Le Pont d’Aquitaine, ouvert en 1967, au cours de sa construction s'appelait le deuxième pont de Bordeaux. Cette construction a accumulé les retards, il a fallu, si je me souviens bien dix ans pour le construire. Face à ce problème le Pont Saint Jean a été construit en deux ans et inauguré en 1965, donc deux ans avant le Pont d'Aquitaine.
A moins que ma mémoire me fasse défaut et que je contrôle mal mon envie de polémiquer, il me semble qu'une élection avait en partie été à l'origine de l'ouverture dans la hâte de ce deuxième pont.
Même si je me trompe, je souhaite que les déboires du Pont Simone Veil et l'échéance de l'élection municipale de 2020 aient les mêmes effets, et que dans deux ans, Bordeaux puisse disposer d'un pont supplémentaire. Je pense que tous ceux qui passent plusieurs heures dans leur voiture pour aller travailler trouveraient que ne n'est pas un luxe.
ON VEND LES BIJOUX DE FAMILLE
Bien que cela me choque, je ne suis pas surpris qu'Emmanuel Macron désengage l'état d'entreprises dans lesquelles il avait des parts, parfois très importantes, pour essayer d'améliorer l'équilibre du budget de l'état. On assume de mener une politique libérale ou on ne l'assume pas.
Mais il y a quand même dans les choix qui sont faits des choses qui me choquent. Tout en sachant que pour vendre des actions, il faut que celles-ci soient attractives, donc gages de bénéfices à long terme, je trouve fort gênant que le choix se soit porté su ADP, Engie et FDJ.
- ADP : Aéroport de Paris constitue une entrée importante sur notre territoire et bien des enjeux de type sécuritaire sont plus important que les enjeux de type économique pour qu'une telle entreprise passe aux mains du privé. Que dire aussi de la maitrise des tarifs quand on sait ce qui s'est passé avec la privatisation des autoroutes en partie confiées au repreneur le plus probable d'ADP.
- Engie : laisser la fourniture d'énergie électrique intégralement entre les mains du privé au moment où il est à la fois question de gérer la décroissance du nucléaire et la promotion des énergies nouvelles parait être d'une imprudence rare en rendant le contrôle de cette reconversion certainement très difficile.
-FDJ : pour la Française des jeux, les risques ne sont pas du même ordre, mais la question est de savoir si les capitaux, retirés de la vente des actions, vont être investis dans la recherche, par exemple, ou si ce sont les intérêts de leur placement qui seraient utilisés. Si on se trouvait dans cette dernière situation, on ne pourrait pas attendre des rendements du même niveau que si l'état avait gardé ses actifs à la FDJ, d'autant plus qu'il vient de donner à cet organisme un merveilleux cadeau en organisant le loto du patrimoine.
Ainsi, bien que l'on vante le pragmatisme de notre Président, je crains fort que les décisions qu'il prend soient plus empreintes d'idéologie libérale, voire ultralibérale, que de pragmatisme.
Mais il y a quand même dans les choix qui sont faits des choses qui me choquent. Tout en sachant que pour vendre des actions, il faut que celles-ci soient attractives, donc gages de bénéfices à long terme, je trouve fort gênant que le choix se soit porté su ADP, Engie et FDJ.
- ADP : Aéroport de Paris constitue une entrée importante sur notre territoire et bien des enjeux de type sécuritaire sont plus important que les enjeux de type économique pour qu'une telle entreprise passe aux mains du privé. Que dire aussi de la maitrise des tarifs quand on sait ce qui s'est passé avec la privatisation des autoroutes en partie confiées au repreneur le plus probable d'ADP.
- Engie : laisser la fourniture d'énergie électrique intégralement entre les mains du privé au moment où il est à la fois question de gérer la décroissance du nucléaire et la promotion des énergies nouvelles parait être d'une imprudence rare en rendant le contrôle de cette reconversion certainement très difficile.
-FDJ : pour la Française des jeux, les risques ne sont pas du même ordre, mais la question est de savoir si les capitaux, retirés de la vente des actions, vont être investis dans la recherche, par exemple, ou si ce sont les intérêts de leur placement qui seraient utilisés. Si on se trouvait dans cette dernière situation, on ne pourrait pas attendre des rendements du même niveau que si l'état avait gardé ses actifs à la FDJ, d'autant plus qu'il vient de donner à cet organisme un merveilleux cadeau en organisant le loto du patrimoine.
Ainsi, bien que l'on vante le pragmatisme de notre Président, je crains fort que les décisions qu'il prend soient plus empreintes d'idéologie libérale, voire ultralibérale, que de pragmatisme.
dimanche 24 juin 2018
EUROPE, FAIBLE LUEUR D'ESPOIR
Lors de la récente réunion entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, cette dernière a fait preuve de plus de souplesse et de moins d'intransigeance qu'à son habitude. Peut-être prend elle conscience de l'affaiblissement de sa position dans son propre pays.
Toujours est-il que pour la première fois, français et allemands envisagent de s'unir pour, ensemble, équiper l'Europe d'une réelle possibilité de défense et prévoir également la mise en place d'un réel budget européen qui pourrait, le cas échéant, être sollicité pour secourir des pays en difficulté, sans les appauvrir un peu plus, comme ce fut le cas pour la Grèce.
Pour le moment il ne s'agit que de cadres d'action. Tout reste à faire, mais les possibilités existent et la volonté parait indiscutable. Ce serait un premier pas vers une réelle union et une défense commune permettant à l'Europe de s'affranchir de la tutelle des États-Unis pour sa protection.
Il reste à espérer deux choses:
-que France et Allemagne donnent suite par des actes volontaires à ce début de reconstruction européenne, car eux seuls, dont les PIB cumulés représentent 40% du PIB européen, peuvent le faire.
-que ce projet avance rapidement et soit fédérateur, pour que d'autres pays veuillent s'y associer. Espérer la participation des 27 états de l'Union Européenne est certes une ambition irréaliste, mais il ne serait pas impossible que les 19 pays de la zone euro, si la monnaie devenait attractive, se laissent convaincre.
Toujours est-il que pour la première fois, français et allemands envisagent de s'unir pour, ensemble, équiper l'Europe d'une réelle possibilité de défense et prévoir également la mise en place d'un réel budget européen qui pourrait, le cas échéant, être sollicité pour secourir des pays en difficulté, sans les appauvrir un peu plus, comme ce fut le cas pour la Grèce.
Pour le moment il ne s'agit que de cadres d'action. Tout reste à faire, mais les possibilités existent et la volonté parait indiscutable. Ce serait un premier pas vers une réelle union et une défense commune permettant à l'Europe de s'affranchir de la tutelle des États-Unis pour sa protection.
Il reste à espérer deux choses:
-que France et Allemagne donnent suite par des actes volontaires à ce début de reconstruction européenne, car eux seuls, dont les PIB cumulés représentent 40% du PIB européen, peuvent le faire.
-que ce projet avance rapidement et soit fédérateur, pour que d'autres pays veuillent s'y associer. Espérer la participation des 27 états de l'Union Européenne est certes une ambition irréaliste, mais il ne serait pas impossible que les 19 pays de la zone euro, si la monnaie devenait attractive, se laissent convaincre.
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