Un sondage vient d'être publié sur l'appréciation que les français portent sur leurs ministres.
A ma grande surprise, il en ressort que la ministre préférée est la Ministre des Sports, Laura Flessel.
Je ne sais si ceux qui sont si satisfaits de cette ministre sont capables de donner quelques exemples de chantiers qu'elle aurait entrepris et réussis.
Dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques de 2024, on aurait pu craindre qu'elle croule sous la charge de travail, or, il n'en sera rien, la mission d'organisation de cet événement majeur a été confié à Tony Estanguet qui de ce fait donne l'impression d'être le titulaire de ce portefeuille ministériel. Pour information il est peut-être utile de rappeler que son salaire est plus de deux fois supérieur à celui d'un ministre et qu'il percevra ce salaire jusqu'en 2024 alors qu'un ministre ne peut espérer conserver sa rémunération au maximum que jusqu'en 2022.
Lorsqu'on consulte un tel sondage on est en droit de se demander quels sont les critères d'appréciations qui motivent le public pour définir la satisfaction qu'il ressent face aux décisions prises et au travail accompli par un ministre.
Je n'ai évidemment rien a reprocher à Laura Flessel que je ne connais d'ailleurs pas, si ce n'est comme une sportive de très haut niveau qui a permis de faire retentir de nombreuses fois la Marseillaise dans les plus prestigieuses enceintes sportives du monde, ce n'est pas elle que je critique mais, c'est le comportement des sondés, à moins qu'il ne faille se poser la question de la représentativité de l'échantillon consulté, ce qui serait alors une autre histoire.
lundi 30 avril 2018
samedi 28 avril 2018
LA ROUTE AU SECOURS DES EHPAD
Ah, elle ne manque pas d'idées notre député de Savoie Virginie Duby-Muller, elle vient de présenter une nouvelle fois un projet de loi sur la conduite des personnes âgées.
Non seulement elle veut qu'elles passent un examen médical, après tout pourquoi le refuser si tous les conducteurs y sont soumis car l'incompétence ne guette pas que les seniors, mais elle veut aussi prévoir des restrictions d'usage de la voiture pour les personnes de plus de 70 ans.
Et savez-vous quel genre de restriction elle souhaite imposer ? Interdiction de conduire la nuit et sur les autoroutes.
En rapprochant dette idée géniale de celle du Premier Ministre qui veut limiter la vitesse à 80 km./h sur ces routes car elles sont les plus accidentogènes, on se rend compte qu'elle veut réserver l'autorisation de conduire à ces personnes âgées aux routes les plus dangereuses.
Ainsi, en soumettant ces seniors aux risques les plus importants que peut représenter l'utilisation des routes secondaires, souvent en mauvais état, elle rend un fier service à notre Ministre de la Santé, car à brève échéance, la population pour laquelle les EHPAD sont nécessaires devrait considérablement diminuer.
Non seulement elle veut qu'elles passent un examen médical, après tout pourquoi le refuser si tous les conducteurs y sont soumis car l'incompétence ne guette pas que les seniors, mais elle veut aussi prévoir des restrictions d'usage de la voiture pour les personnes de plus de 70 ans.
Et savez-vous quel genre de restriction elle souhaite imposer ? Interdiction de conduire la nuit et sur les autoroutes.
En rapprochant dette idée géniale de celle du Premier Ministre qui veut limiter la vitesse à 80 km./h sur ces routes car elles sont les plus accidentogènes, on se rend compte qu'elle veut réserver l'autorisation de conduire à ces personnes âgées aux routes les plus dangereuses.
Ainsi, en soumettant ces seniors aux risques les plus importants que peut représenter l'utilisation des routes secondaires, souvent en mauvais état, elle rend un fier service à notre Ministre de la Santé, car à brève échéance, la population pour laquelle les EHPAD sont nécessaires devrait considérablement diminuer.
UN MAL POUR UN BIEN
Une tribune publiée par 300 intellectuels sur "Le Parisien" dénonce une "nouvelle épuration ethnique des juifs" en mettant en cause les extrémistes musulmans et en suggérant de modifier ou de supprimer des versets du Coran appelant à l'extermination des juifs et des chrétiens.
Les signataires de cette rubrique ne peuvent ignorer qu'aucune religion n'accepte de toucher aux textes sacrés qui en constituent le fondement.
Mais, fort heureusement, immédiatement des Imams modérés ont publié un texte qui incite à la relecture des textes sacrés en vue de l'interprétation qu'il est nécessaire d'en faire en fonction de l'évolution de la société.
C'est sur eux, et eux seuls, que repose l'espoir de mettre dans le droit chemin les intégristes pour les inciter à la tolérance, comme ce devrait être le but ultime de chaque religion.
Les signataires de cette rubrique ne peuvent ignorer qu'aucune religion n'accepte de toucher aux textes sacrés qui en constituent le fondement.
Mais, fort heureusement, immédiatement des Imams modérés ont publié un texte qui incite à la relecture des textes sacrés en vue de l'interprétation qu'il est nécessaire d'en faire en fonction de l'évolution de la société.
C'est sur eux, et eux seuls, que repose l'espoir de mettre dans le droit chemin les intégristes pour les inciter à la tolérance, comme ce devrait être le but ultime de chaque religion.
jeudi 26 avril 2018
NOUVEAU LANGAGE DIPLOMATIQUE
Les images et les discours relatifs à la rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron me troublent. Une telle complicité affichée cachant de profonds désaccords ne peut être qu’inquiétante.
Sur un plan plus général l'attitude des grands de ce monde me choque. Que signifient ces embrassades, ces tutoiements, ces caresses dans le dos, ces petites claques sur les joues, ce langage de copains en s'appelant par leurs prénoms. On a l'impression d'assister à la réunion d'un club d'oligarques se permettant en riant de décider de l'avenir du monde.
Où sont les images des rencontres entre De Gaulle et Adenauer ou entre Mitterrand et Kohl ? J'attache peut-être trop d'importance aux apparences, mais ces rencontres m'avaient l'air plus sérieuses.
Mais, tout compte fait, cette nouvelle manière de se comporter ne s'apparente-t-elle pas à ce qui se passe actuellement dans certaines entreprises où le tutoiement est souvent de rigueur et où le subordonné se croit de ce fait l'égal du supérieur ? Autrefois un patron devant se séparer de son employé le convoquait et lui disait à peu près ceci :"Monsieur, compte tenu de votre attitude je vais être obligé de me priver de vos services. Vous allez recevoir une lettre de licenciement...", maintenant, compte tenu des bonne relations apparentes l'expression sera différente, du genre: "Bonjour. Assied-toi. Comment vas-tu. J'ai décidé de te virer...".
Ainsi, l'apparente proximité permet d'occulter la rudesse jusqu'à une échéance parfois désagréable.
Je crains fort qu'il en soit de même en politique.
Sur un plan plus général l'attitude des grands de ce monde me choque. Que signifient ces embrassades, ces tutoiements, ces caresses dans le dos, ces petites claques sur les joues, ce langage de copains en s'appelant par leurs prénoms. On a l'impression d'assister à la réunion d'un club d'oligarques se permettant en riant de décider de l'avenir du monde.
Où sont les images des rencontres entre De Gaulle et Adenauer ou entre Mitterrand et Kohl ? J'attache peut-être trop d'importance aux apparences, mais ces rencontres m'avaient l'air plus sérieuses.
Mais, tout compte fait, cette nouvelle manière de se comporter ne s'apparente-t-elle pas à ce qui se passe actuellement dans certaines entreprises où le tutoiement est souvent de rigueur et où le subordonné se croit de ce fait l'égal du supérieur ? Autrefois un patron devant se séparer de son employé le convoquait et lui disait à peu près ceci :"Monsieur, compte tenu de votre attitude je vais être obligé de me priver de vos services. Vous allez recevoir une lettre de licenciement...", maintenant, compte tenu des bonne relations apparentes l'expression sera différente, du genre: "Bonjour. Assied-toi. Comment vas-tu. J'ai décidé de te virer...".
Ainsi, l'apparente proximité permet d'occulter la rudesse jusqu'à une échéance parfois désagréable.
Je crains fort qu'il en soit de même en politique.
mercredi 25 avril 2018
QUE LE RIDICULE NE TUE PAS UNE DEUXiEME FOIS
Julien Coupat et Yidune Levy étaient accusés de terrorisme parce qu'ils étaient suspectés d'avoir voulu détériorer le matériel de la SNCF.
Ces jeunes gens avaient le grand tort d'appartenir à un groupe libertaire qui voulait vivre d'une autre façon que celle que la société leur propose, ce qui a fait d'eux des suspects, lorsqu'ils se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment quand un morceaux de ferraille a été trouvé sur les fils électriques desservant une ligne de chemin de fer.
Les enquêteurs ont fourni, pour les faire condamner des pièces à charge fabriquées de toute pièce et des faux témoignages qu'ils ont sollicités et qui se sont retournés contre eux.
La justice a su déjouer ce simulacre d'instruction objective, les deux prévenus ont été relaxés.
Ce procès a ridiculisé la justice, à tout le moins le personnel chargé de l'enquête.
Heureusement, le parquet a cru bon de ne pas faire appel. Se ridiculiser une fois suffisait largement.
Oublions vite cet épisode pour pouvoir claironner, haut et fort, comme disent notamment les hommes politiques lorsqu'ils sont inculpés "je fais confiance à la justice de mon pays"
Ces jeunes gens avaient le grand tort d'appartenir à un groupe libertaire qui voulait vivre d'une autre façon que celle que la société leur propose, ce qui a fait d'eux des suspects, lorsqu'ils se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment quand un morceaux de ferraille a été trouvé sur les fils électriques desservant une ligne de chemin de fer.
Les enquêteurs ont fourni, pour les faire condamner des pièces à charge fabriquées de toute pièce et des faux témoignages qu'ils ont sollicités et qui se sont retournés contre eux.
La justice a su déjouer ce simulacre d'instruction objective, les deux prévenus ont été relaxés.
Ce procès a ridiculisé la justice, à tout le moins le personnel chargé de l'enquête.
Heureusement, le parquet a cru bon de ne pas faire appel. Se ridiculiser une fois suffisait largement.
Oublions vite cet épisode pour pouvoir claironner, haut et fort, comme disent notamment les hommes politiques lorsqu'ils sont inculpés "je fais confiance à la justice de mon pays"
lundi 23 avril 2018
VERS UNE POLICE PRIVEE
Jusqu'en 2018 lorsqu'un conducteur de véhicule en stationnement dans une commune où celui-ci était payant et qu'il était en infraction faute d'avoir acquitté son dû ou qu'il avait dépassé la durée pour laquelle il avait payé sa contribution, il devait s'acquitter d'une amende. C'était une pénalité infligée par les forces de polices municipales. Maintenant, les choses ont changé, cette amende porte le nom de "forfait post stationnement". Ce n'est plus une infraction, c'est simplement quelque chose qui s'apparente à une location de parking de longue durée sur la voie publique. Associées à cette nouvelle mesure, des sociétés privées sont chargées de s'assurer que chaque véhicule stationné a bien fait l'objet du paiement de la redevance, autrement dit d'un loyer pour une place de parking. De ce fait on ne peut considérer, par ce stratagème, que la société privée chargée de cette mission a un pouvoir de police, elle a simplement pour fonction de récupérer une redevance.
Il en va tout autrement pour le contrôle des automobilistes sur la voie publique. Jusqu'à maintenant seules les forces de polices pouvaient sévir, soit directement par le biais d'agents constatant les infractions, soit par le biais de dispositifs spéciaux comme les radars automatiques. Maintenant ce sont des société privées qui, équipées de radars, peuvent faire la chasse aux contrevenants. Ce sont donc bien des sociétés privées qui ont force de police.
Comme on sait très bien qu'une société privée doit pour survivre équilibrer ses comptes, qui pourra maintenant affirmer que, vis à vis des automobilistes, les pouvoirs publics n'imposent pas la politique du chiffre ?
Cette dérive est particulièrement inquiétante car elle délègue au privé une partie des pouvoirs régaliens de l'état de manière, à la fois, de diminuer le nombre des fonctionnaires et accroitre ses propres recettes.
Il est permis de se demander jusqu'où cette dérive va nous conduire. Va-t-on revoir des fermiers généraux pour collecter l'impôt, et des mercenaires pour remplacer nos forces armées ?
Il en va tout autrement pour le contrôle des automobilistes sur la voie publique. Jusqu'à maintenant seules les forces de polices pouvaient sévir, soit directement par le biais d'agents constatant les infractions, soit par le biais de dispositifs spéciaux comme les radars automatiques. Maintenant ce sont des société privées qui, équipées de radars, peuvent faire la chasse aux contrevenants. Ce sont donc bien des sociétés privées qui ont force de police.
Comme on sait très bien qu'une société privée doit pour survivre équilibrer ses comptes, qui pourra maintenant affirmer que, vis à vis des automobilistes, les pouvoirs publics n'imposent pas la politique du chiffre ?
Cette dérive est particulièrement inquiétante car elle délègue au privé une partie des pouvoirs régaliens de l'état de manière, à la fois, de diminuer le nombre des fonctionnaires et accroitre ses propres recettes.
Il est permis de se demander jusqu'où cette dérive va nous conduire. Va-t-on revoir des fermiers généraux pour collecter l'impôt, et des mercenaires pour remplacer nos forces armées ?
REMBOURSER LA DETTE
La dette de la France est colossale, elle représente 2200 milliards d'euros. Chaque année le budget de l'état est amputé de 40 milliards d’euros pour payer simplement les intérêts de cette dette. Depuis 1979 pour ces intérêts la France a dépensé 1400 milliards d'euros, soit approximativement les 2/3 de son montant.
On constate par ailleurs que si cette dette est de 2200 milliards d'euros, elle correspond au tiers de la somme des patrimoines individuels des français dont les deux tiers sont constitués d'avoirs immobiliers. Ainsi lorsqu'on s'offusque de laisser à nos enfants une dette estimée pour chacun à leur naissance à 34000 euros en moyenne, on oublie de dire qu'on leur laisse aussi 100.000 euros en moyenne en héritage.
Il y aurait un moyen bien simple de rembourser cette dette et de ce fait d'économiser 40 milliards par an qui seraient utilisés pour baisser les impôts, ou mieux pour régler les problèmes financiers qui ne manquent pas comme dans les hôpitaux, les EHPAD, la vétusté des universités, etc ., ce serait de rembourser immédiatement la dette.
Mais comme s'y prendre ?
Nous avons la chance d'avoir en France parmi les députés de la majorité, en la personne de Cédric Vilani, le plus brillant mathématicien mondial, détenteur de la médaille Field. Ne pourrait-on pas lui confier la mission d'établir une formule mathématique qui permettrait de demander à chaque foyer fiscal de participer au remboursement de cette dette. Cette formule devrait évidemment avoir un caractère exponentiel de manière à ce que ceux, qui par l'acquisition de leurs fortune, ont le plus créé le déficit de l'état, soient les plus sollicités.
Mais là, ce n'est qu'un rêve. La crainte d'aborder les vrais problèmes par les hommes politiques fait souvent passer les bonnes idées pour des utopies. En attendant, ils s'arrangent comme ils peuvent, à coup de petites réformettes, j'allais dire de droite et de gauche, mais en réalité de droite, la plupart du temps pour au moins protéger les acquis, si ce n'est les accroitre, de la classe sociale dont ils se croient les représentants.
On constate par ailleurs que si cette dette est de 2200 milliards d'euros, elle correspond au tiers de la somme des patrimoines individuels des français dont les deux tiers sont constitués d'avoirs immobiliers. Ainsi lorsqu'on s'offusque de laisser à nos enfants une dette estimée pour chacun à leur naissance à 34000 euros en moyenne, on oublie de dire qu'on leur laisse aussi 100.000 euros en moyenne en héritage.
Il y aurait un moyen bien simple de rembourser cette dette et de ce fait d'économiser 40 milliards par an qui seraient utilisés pour baisser les impôts, ou mieux pour régler les problèmes financiers qui ne manquent pas comme dans les hôpitaux, les EHPAD, la vétusté des universités, etc ., ce serait de rembourser immédiatement la dette.
Mais comme s'y prendre ?
Nous avons la chance d'avoir en France parmi les députés de la majorité, en la personne de Cédric Vilani, le plus brillant mathématicien mondial, détenteur de la médaille Field. Ne pourrait-on pas lui confier la mission d'établir une formule mathématique qui permettrait de demander à chaque foyer fiscal de participer au remboursement de cette dette. Cette formule devrait évidemment avoir un caractère exponentiel de manière à ce que ceux, qui par l'acquisition de leurs fortune, ont le plus créé le déficit de l'état, soient les plus sollicités.
Mais là, ce n'est qu'un rêve. La crainte d'aborder les vrais problèmes par les hommes politiques fait souvent passer les bonnes idées pour des utopies. En attendant, ils s'arrangent comme ils peuvent, à coup de petites réformettes, j'allais dire de droite et de gauche, mais en réalité de droite, la plupart du temps pour au moins protéger les acquis, si ce n'est les accroitre, de la classe sociale dont ils se croient les représentants.
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