Après "les Economistes atterrés", groupe qui s'est créé pour manifester son inquiétude vis à vis des dérives de l'ultralibéralisme, il semble que maintenant, face au développement des nouvelles techniques permis par la puissance de l'outil numérique, on puisse voir se créer celui des "Economistes béats".
En effet, bien des économistes chantres du libéralisme exacerbé, comme Nicolas Bouzou, croient, dur comme fer, que la nouvelle économie va créer des emplois. Leur seule inquiétude est que ces emplois seront de plus en plus spécialisés, et donc valorisants, mais que de ce fait ils ne seront pas à la portée de tous.
Ainsi, ils pensent que dans le hypermarchés, les caissières, pardon les hôtesses de caisse, vont être supprimées mais qu'elles seront remplacées par des conseillers techniques se promenant dans les rayons pour venir en aide aux consommateurs.
Quelle naïveté quand on sait qu'Amazon vient de créer aux Etats-Unis un magasin où le simple fait d'y entrer vous identifie et qu'ensuite vous pouvez vous servir dans n'importe quel rayon, pendant qu'une caméra enregistre vos achats pour que votre compte soit débité directement sans autre opération.
Croient-ils qu'un tel procédé n'est pas fait pour supprimer de la main d'œuvre ?
Chacun sait que la recherche du profit par les grosses structures passe par la diminution du coût de la main d'œuvre, et que pour cela il n'y a que deux possibilités, soit on la supprime, soit on la rémunère moins. Dans le premier cas on crée du chômage et dans le second des travailleurs pauvres. Dans les deux cas cela revient à transférer la charge des salaires qui doit être assurée par l'entreprise, à l'état, sous la forme de charge sociale et qui pour ce faire n'aura d'autre moyen que de faire appel à l'impôt. Comme dans le monde actuel c'est une option que les états refusent, il n'y a d'autre aboutissement à espérer que l'accroissement de la pauvreté et des inégalités.
Messieurs les économistes, la vraie vie et le bonheur de l'homme ne sont pas des terrains de jeu pour que vous y pratiquiez des travaux pratiques que certains de vos maitres, sans éthique et sans humanité, ont dû vous enseigner pour que vous fassiez preuve d'un tel manque de prudence et de discernement.
mardi 30 janvier 2018
ECOLOGIE ET ELEVAGE INDUSTRIEL
J'ai entendu récemment Bruno Parmentier spécialiste de l'agriculture et de l'alimentation et ancien Directeur de l'Ecole d'Agriculture d'Angers interviewé par Axel De Tarlé au cours de l'émission "C'à dire" sur France 5.
L'écologie face à l'élevage industriel était à l'ordre du jour.
La question pertinente qui était posée était sensiblement la suivante: Comment se fait-il qu'en Allemagne où les mouvements écologistes sont plus présents qu'en France, l'élevage industriel dans des fermes de 3000 vaches soit si bien toléré alors qu'en France un élevage de 1000 vaches n'a pu se concrétiser et que déjà 500 animaux semblent être quelque chose d'énorme ?
La réponse de Bruno Parmentier a été surprenante, mais particulièrement intéressant et subtile. elle peut se résumer ainsi: En Allemagne on mange, le midi en 10 minutes, un sandwich carré au pain de mie dans lequel se trouve une tranche de jambon , également carrée, et préalablement conservée sous vide. Ce type de production ne choque alors personne.
Ce spécialiste a ensuite insisté sur la différence de culture au niveau de l'alimentation entre les pays de l'Europe du sud et ceux de l'Europe du nord. En France, Espagne, Italie, Grèce bien manger , de bons produits sains est important ce qui n'est pas le cas dans les pays scandinaves et anglo saxons.
J'en tire la conclusion suivante, dans ce domaine comme dans bien d'autres. Il est absolument nécessaire que la France prenne la tête des pays de l'Europe du sud pour que celle-ci fasse respecter son identité, notamment dans le domaine de la normalisation des produits alimentaires, pour améliore sensiblement la qualité des produits que nous consommons.
Si cet ensemble de pays ne peut faire respecter ses exigences, il pourra , au moins dans le cas des votes à la majorité qualifiée, constituer une minorité de blocage qui imposera de revoir des mesures trop laxistes, imposées par d'autres, pour les améliorer dans le sens d'une meilleure prise en compte de la qualité des produits.
Cela demandera pour certains pays, pour lesquels la qualité alimentaire est importante, de revoir les systèmes productivistes auxquels ils se sont, peut-être un peu trop hâtivement convertis, alors que le climat qu'ils ont la chance de connaitre aurait du leur permettre de faire des choix plus pertinents.
L'écologie face à l'élevage industriel était à l'ordre du jour.
La question pertinente qui était posée était sensiblement la suivante: Comment se fait-il qu'en Allemagne où les mouvements écologistes sont plus présents qu'en France, l'élevage industriel dans des fermes de 3000 vaches soit si bien toléré alors qu'en France un élevage de 1000 vaches n'a pu se concrétiser et que déjà 500 animaux semblent être quelque chose d'énorme ?
La réponse de Bruno Parmentier a été surprenante, mais particulièrement intéressant et subtile. elle peut se résumer ainsi: En Allemagne on mange, le midi en 10 minutes, un sandwich carré au pain de mie dans lequel se trouve une tranche de jambon , également carrée, et préalablement conservée sous vide. Ce type de production ne choque alors personne.
Ce spécialiste a ensuite insisté sur la différence de culture au niveau de l'alimentation entre les pays de l'Europe du sud et ceux de l'Europe du nord. En France, Espagne, Italie, Grèce bien manger , de bons produits sains est important ce qui n'est pas le cas dans les pays scandinaves et anglo saxons.
J'en tire la conclusion suivante, dans ce domaine comme dans bien d'autres. Il est absolument nécessaire que la France prenne la tête des pays de l'Europe du sud pour que celle-ci fasse respecter son identité, notamment dans le domaine de la normalisation des produits alimentaires, pour améliore sensiblement la qualité des produits que nous consommons.
Si cet ensemble de pays ne peut faire respecter ses exigences, il pourra , au moins dans le cas des votes à la majorité qualifiée, constituer une minorité de blocage qui imposera de revoir des mesures trop laxistes, imposées par d'autres, pour les améliorer dans le sens d'une meilleure prise en compte de la qualité des produits.
Cela demandera pour certains pays, pour lesquels la qualité alimentaire est importante, de revoir les systèmes productivistes auxquels ils se sont, peut-être un peu trop hâtivement convertis, alors que le climat qu'ils ont la chance de connaitre aurait du leur permettre de faire des choix plus pertinents.
lundi 29 janvier 2018
LAURENT WWAUQUIEZ SUR FRANCE 2
Dans le cadre de "l'Emission Politique" Léa Salamé recevait Laurent Wauquiez.
Je n'avais jamais eu l'occasion de l'entendre interviewer, et j'ai été impressionné par sa vivacité d'esprit, son agilité, sa culture, son calme et son impassibilité.
Les attaques venant de toute part n'ont pas manquées, seule celle d'Alain Minc est arrivée à le déstabilisé quelque peu, avec beaucoup de malice et de finesse il lui a fait remarquer que le vocabulaire qu'il employait lui rappelait celui de Maurice Barrès et de Charles Mauras, figures emblématiques d'extrême droite de triste mémoire. Il ne s'en est tiré que par sa grande culture en rappelant que ce vocabulaire avait été aussi celui de Stendhal.
Un autre moment a été pour lui un peu difficile lorsqu'il s'est agi d'expliquer qu'il ne voulait plus revenir sur la loi Taubira ni sur l'adoption pour les couples homosexuels, mais qu'il refuserait l'adoption plénière.
Mais en dehors de ces deux moments il s'est présenté comme un homme politique redoutable et sûr de lui, ce dont Benjamin Griveaux, un peu tendre a fait les frais. Même sur le sujet de l'immigration, point particulièrement faible et critiquable de sa politique, son interlocutrice franco-marocaine professeur de grande école, n'a réussi a être convaincante.
Tout cela est pourtant anecdotique à coté de ce qu'il faut retenir de ses ambitions, du message qu'il porte et du paysage politique nouveau qui risque en découler.
Il est clair que Laurent Wauquiez envisage d'être le principal opposant au pouvoir actuel et de se trouver face à Emmanuel Macron en 2022. Pour cela il a décidé d'aller chercher les voix au sein de l'électorat du Front National en profitant de la faiblesse de Marine Le Pen, pour tenter de faire avec ce parti ce que François Mitterrand avait réussi à faire avec le Parti Communiste en 1981.
Il veut représenter, à lui seul, la droite forte qu'il qualifie de décomplexée et que j'appellerais plutôt extrême, voyant bien qu'Emmanuel Macron occupe de plus en plus le terrain de la droite traditionnelle, comme les récentes mesures qu'il a prises le prouvent.
Mais dans ce nouveau paysage politique, où les choses paraissent incroyables, c'est qu'un important espace se dégage à gauche et que personne n'est là pour l'occuper, à tel point que lors de cette émission de France 2, seules deux droites s'affrontaient.
Cette gauche est plus que malade, elle est presque mourante. Celui qui se présente comme le sauveur et comme le principal opposant au pouvoir actuel, ne se rend pas compte que par son comportement et ses foucades il dessert les idées qu'il défend parmi lesquelles certaines sont pourtant très intéressantes. Tant que Jean-Luc Mélenchon apôtre du "dégagisme" ne sera pas "dégagé", il en sera ainsi.
La gauche s'autodétruit, a tel point que Benoît Hamon, qui a été le seul a proposer des idées nouvelles a été rapidement et malhonnêtement marginalisé.
Vont-ils encore laisser longtemps la droite et l'extrême droite ferrailler en ne restant que spectateurs impuissants.
Je n'avais jamais eu l'occasion de l'entendre interviewer, et j'ai été impressionné par sa vivacité d'esprit, son agilité, sa culture, son calme et son impassibilité.
Les attaques venant de toute part n'ont pas manquées, seule celle d'Alain Minc est arrivée à le déstabilisé quelque peu, avec beaucoup de malice et de finesse il lui a fait remarquer que le vocabulaire qu'il employait lui rappelait celui de Maurice Barrès et de Charles Mauras, figures emblématiques d'extrême droite de triste mémoire. Il ne s'en est tiré que par sa grande culture en rappelant que ce vocabulaire avait été aussi celui de Stendhal.
Un autre moment a été pour lui un peu difficile lorsqu'il s'est agi d'expliquer qu'il ne voulait plus revenir sur la loi Taubira ni sur l'adoption pour les couples homosexuels, mais qu'il refuserait l'adoption plénière.
Mais en dehors de ces deux moments il s'est présenté comme un homme politique redoutable et sûr de lui, ce dont Benjamin Griveaux, un peu tendre a fait les frais. Même sur le sujet de l'immigration, point particulièrement faible et critiquable de sa politique, son interlocutrice franco-marocaine professeur de grande école, n'a réussi a être convaincante.
Tout cela est pourtant anecdotique à coté de ce qu'il faut retenir de ses ambitions, du message qu'il porte et du paysage politique nouveau qui risque en découler.
Il est clair que Laurent Wauquiez envisage d'être le principal opposant au pouvoir actuel et de se trouver face à Emmanuel Macron en 2022. Pour cela il a décidé d'aller chercher les voix au sein de l'électorat du Front National en profitant de la faiblesse de Marine Le Pen, pour tenter de faire avec ce parti ce que François Mitterrand avait réussi à faire avec le Parti Communiste en 1981.
Il veut représenter, à lui seul, la droite forte qu'il qualifie de décomplexée et que j'appellerais plutôt extrême, voyant bien qu'Emmanuel Macron occupe de plus en plus le terrain de la droite traditionnelle, comme les récentes mesures qu'il a prises le prouvent.
Mais dans ce nouveau paysage politique, où les choses paraissent incroyables, c'est qu'un important espace se dégage à gauche et que personne n'est là pour l'occuper, à tel point que lors de cette émission de France 2, seules deux droites s'affrontaient.
Cette gauche est plus que malade, elle est presque mourante. Celui qui se présente comme le sauveur et comme le principal opposant au pouvoir actuel, ne se rend pas compte que par son comportement et ses foucades il dessert les idées qu'il défend parmi lesquelles certaines sont pourtant très intéressantes. Tant que Jean-Luc Mélenchon apôtre du "dégagisme" ne sera pas "dégagé", il en sera ainsi.
La gauche s'autodétruit, a tel point que Benoît Hamon, qui a été le seul a proposer des idées nouvelles a été rapidement et malhonnêtement marginalisé.
Vont-ils encore laisser longtemps la droite et l'extrême droite ferrailler en ne restant que spectateurs impuissants.
dimanche 28 janvier 2018
QUE FAUT-IL ATTENDRE DES INVESTISSEURS ETRANGERS
L'émission "C'dans l'air" du mardi 23 janvier avait pour objet de revenir sur la réception que notre Président a donné à Versailles à 140 chefs d'entreprises étrangères pour les inviter à investir en France.
Parmi les invités il y avait Thomas Porcher, économiste de gauche (oui ça existe !) qui comme d'habitude se débattait avec calme, comme un beau diable, au sein d'un environnement de commentateurs politiques ayant en général une orientation politique assez différente de la sienne.
Il régnait, somme toute, un léger sentiment d'euphorie car la veille il y avait eu parait-il la promesse de la création de 2000 emplois. C'est une bonne chose quand le même jour l'entreprise Carrefour annonçait 2400 licenciements, appelés départs volontaires. Mais dans ce climat détendu, Thomas Porcher a apporté quelques précisions que personne n'a contredites. En voici quelques exemples:
- Toyota va créer 700 emplois. Pourra-t-on trouver cette main d'œuvre chez nous car il parait que lorsque l'entreprise PSA a voulu créer 1000 emplois elle a été obligée d'aller chercher des ouvriers en Espagne pour les faire travailler le weekend
- Bosch à Rodez fabrique des injecteurs pour moteurs diésel. La commande est en chute libre en raison du diesel-gate. Depuis plus de quatre ans que l'on sait qu'il va falloir évoluer (fabrication d'injecteurs pour moteur à essence par exemple), la direction de cette entreprise n'a rien fait pour réorienter sa production et envisage de créer de nouvelles usines en Roumanie après s'être séparée de la main d'œuvre française.
- Google va recruter en France des chercheurs de haut niveau, mais au bout du compte ils ne feront que participer à l'accroissement de la puissance de cette entreprise et à étendre son hégémonie qui porte préjudice à nos emplois dans bien des secteurs.
- Le fait que des entreprises étrangères investissent en France, quand on connait les montages financiers qu'elles sont capables de mettre en place par le biais ne leur filiales, ne garantit en rien que les retombées fiscales se fassentt dans notre pays.
- Nous dépensons parfois beaucoup d'argent pour inciter les entreprises étrangères à s'installer sur notre territoire, en général sans contre partie et garanties sérieuses de pérennité et de reconversion si nécessaire.
Voilà qui m'inquiète beaucoup et qui a largement participé en fin d'émission à calmer l'impression d'euphorie que l'on pouvait sentir poindre à son début.
Parmi les invités il y avait Thomas Porcher, économiste de gauche (oui ça existe !) qui comme d'habitude se débattait avec calme, comme un beau diable, au sein d'un environnement de commentateurs politiques ayant en général une orientation politique assez différente de la sienne.
Il régnait, somme toute, un léger sentiment d'euphorie car la veille il y avait eu parait-il la promesse de la création de 2000 emplois. C'est une bonne chose quand le même jour l'entreprise Carrefour annonçait 2400 licenciements, appelés départs volontaires. Mais dans ce climat détendu, Thomas Porcher a apporté quelques précisions que personne n'a contredites. En voici quelques exemples:
- Toyota va créer 700 emplois. Pourra-t-on trouver cette main d'œuvre chez nous car il parait que lorsque l'entreprise PSA a voulu créer 1000 emplois elle a été obligée d'aller chercher des ouvriers en Espagne pour les faire travailler le weekend
- Bosch à Rodez fabrique des injecteurs pour moteurs diésel. La commande est en chute libre en raison du diesel-gate. Depuis plus de quatre ans que l'on sait qu'il va falloir évoluer (fabrication d'injecteurs pour moteur à essence par exemple), la direction de cette entreprise n'a rien fait pour réorienter sa production et envisage de créer de nouvelles usines en Roumanie après s'être séparée de la main d'œuvre française.
- Google va recruter en France des chercheurs de haut niveau, mais au bout du compte ils ne feront que participer à l'accroissement de la puissance de cette entreprise et à étendre son hégémonie qui porte préjudice à nos emplois dans bien des secteurs.
- Le fait que des entreprises étrangères investissent en France, quand on connait les montages financiers qu'elles sont capables de mettre en place par le biais ne leur filiales, ne garantit en rien que les retombées fiscales se fassentt dans notre pays.
- Nous dépensons parfois beaucoup d'argent pour inciter les entreprises étrangères à s'installer sur notre territoire, en général sans contre partie et garanties sérieuses de pérennité et de reconversion si nécessaire.
Voilà qui m'inquiète beaucoup et qui a largement participé en fin d'émission à calmer l'impression d'euphorie que l'on pouvait sentir poindre à son début.
samedi 27 janvier 2018
LA FRANCE RAYONNE, MAIS POURQUOI ?
Notre Président a reçu 140 chefs d'entreprises étrangères parmi les plus importantes à Versailles. Il fallait bien ce décor.
D'ores et déjà, Toyota a une usine en France qu'il va agrandir et Google veut installer un centre de recherche en Ile de France.
Mais que se passe-t-il? Comment expliquer un tel revirement en si peu de temps alors que Pimkie veut pratiquer les ruptures conventionnelles collectifs de contrats, que PSA le fait et que Carrefour va supprimer de 2400 employés et de séparer de filiales représentant 2100 emplois.
Serions nous devenus les maitres de la recherche dans le numérique, nos ouvriers seraient-ils les meilleurs sans que le coût de la main d'œuvre soit un handicap? Quelle évolution !
Chacun peut avoir son sentiment sur le sujet.
Les optimistes sont comblés et, malgré tout, surpris de voir qu'en si peu de temps une telle transformation ait pu avoir lieu grâce à un jeune homme dynamique qui a pris la direction du pays.
Les moins enjoués pensent qu'il se passe peut-être quelque chose. Que ce changement de cap est un signe qui inspire confiance et que les premières mesures qui ont été prises vont dans le sens que les investisseurs étrangers souhaitent.
Les pessimistes pensent que les mesures d'austérité prises à l'encontre des travailleurs et contenues dans le nouveau Code du Travail, en facilitant les licenciements, associées au fait que les mesures visant à sécuriser les emplois tardent à se mettre en place, sont de vrais signes qui permettent aux entreprises étrangères de croire que la main d'œuvre française , réputée très qualifiée, sera facilement utilisable et jetable sans autre forme de procès.
Enfin les mauvaises langues disent que l'arrivée de ce nouveau Président n'a rien d'aléatoire et que les puissances financières ultralibérales, avec le poids qu'elles représentent dans le monde actuel, ne sont pas étrangères à cette nouvelle situation, une grande réception venant de leur être offerte à Versailles.
Serait-ce une forme de remerciement ?
D'ores et déjà, Toyota a une usine en France qu'il va agrandir et Google veut installer un centre de recherche en Ile de France.
Mais que se passe-t-il? Comment expliquer un tel revirement en si peu de temps alors que Pimkie veut pratiquer les ruptures conventionnelles collectifs de contrats, que PSA le fait et que Carrefour va supprimer de 2400 employés et de séparer de filiales représentant 2100 emplois.
Serions nous devenus les maitres de la recherche dans le numérique, nos ouvriers seraient-ils les meilleurs sans que le coût de la main d'œuvre soit un handicap? Quelle évolution !
Chacun peut avoir son sentiment sur le sujet.
Les optimistes sont comblés et, malgré tout, surpris de voir qu'en si peu de temps une telle transformation ait pu avoir lieu grâce à un jeune homme dynamique qui a pris la direction du pays.
Les moins enjoués pensent qu'il se passe peut-être quelque chose. Que ce changement de cap est un signe qui inspire confiance et que les premières mesures qui ont été prises vont dans le sens que les investisseurs étrangers souhaitent.
Les pessimistes pensent que les mesures d'austérité prises à l'encontre des travailleurs et contenues dans le nouveau Code du Travail, en facilitant les licenciements, associées au fait que les mesures visant à sécuriser les emplois tardent à se mettre en place, sont de vrais signes qui permettent aux entreprises étrangères de croire que la main d'œuvre française , réputée très qualifiée, sera facilement utilisable et jetable sans autre forme de procès.
Enfin les mauvaises langues disent que l'arrivée de ce nouveau Président n'a rien d'aléatoire et que les puissances financières ultralibérales, avec le poids qu'elles représentent dans le monde actuel, ne sont pas étrangères à cette nouvelle situation, une grande réception venant de leur être offerte à Versailles.
Serait-ce une forme de remerciement ?
vendredi 26 janvier 2018
PONT DE PIERRE, NOUVEL EPISODE
D'été en automne, d'automne en hiver le Pont de Pierre reste fermé à la circulation automobile. Pour le printemps c'est, cette fois, déjà fait. Pour la troisième fois, la fermeture du Pont de Pierre est prolongée et ce, jusqu'à l'été prochain.
Ainsi il est certain que ce pont aura été fermé au moins pendant un an, pour comme on peut le craindre, l'être très probablement, définitivement.
On a connu Alain Juppé plus courageux pour prendre des décisions définitives. Que de précautions, de tergiversations, de fausses expérimentations confirmées par des mesures non significatives, pour arriver, très certainement, en fin de compte à la fermeture définitive du Pont de Pierre, dont on peut penser qu'elle était programmée depuis longtemps.
Ainsi il est certain que ce pont aura été fermé au moins pendant un an, pour comme on peut le craindre, l'être très probablement, définitivement.
On a connu Alain Juppé plus courageux pour prendre des décisions définitives. Que de précautions, de tergiversations, de fausses expérimentations confirmées par des mesures non significatives, pour arriver, très certainement, en fin de compte à la fermeture définitive du Pont de Pierre, dont on peut penser qu'elle était programmée depuis longtemps.
jeudi 25 janvier 2018
PAS D'EXPO UNIVERSELLE EN 2025
Le projet de l'Exposition universelle de 2025 a été enterré en catimini par le Premier Ministre sans consultation officielle apparente.
Lorsqu'un pays organise une telle manifestation, il fait bien évidemment le bilan entre les dépenses prévues et les retombées espérées. C'est souvent, au moins à court terme, un équilibre difficile à réaliser. L'Espagne doit certainement encore se rappeler de l'année 1992 où elle avait en même temps abrité les Jeux Olympiques à Barcelone et l'Expo Universelle à Séville.
Mais cette fois, pour la France, il s'emblait qu'il en aille tout autrement. En effet, les Jeux Olympiques de Paris qui se tiendront en 2024 vont nécessairement amener notre pays à créer des infrastructures importante en région parisienne. Ainsi, pour le projet initial de l'Expo 2025 on aurait pu penser qu'une bonne partie du travail aurait déjà été faite. On pouvait de ce fait espérer un bilan positif.
Pourquoi donc avoir si hâtivement pris une telle décision ?
Parallèlement à cet évènement , il se murmure que la mairie de Paris serait convoitée par LREM en 2020 et que l'ambitieux postulant, pour en devenir maire, serait le porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
Aurait-il peur, si par hasard son projet venait à se réaliser en 2022, d'avoir à la fois à gérer l'organisation des jeux Olympiques et celle de l'Expo universelle.
Ce doit être un dur métier qui doit demander plus de deux ans d'apprentissage.
Lorsqu'un pays organise une telle manifestation, il fait bien évidemment le bilan entre les dépenses prévues et les retombées espérées. C'est souvent, au moins à court terme, un équilibre difficile à réaliser. L'Espagne doit certainement encore se rappeler de l'année 1992 où elle avait en même temps abrité les Jeux Olympiques à Barcelone et l'Expo Universelle à Séville.
Mais cette fois, pour la France, il s'emblait qu'il en aille tout autrement. En effet, les Jeux Olympiques de Paris qui se tiendront en 2024 vont nécessairement amener notre pays à créer des infrastructures importante en région parisienne. Ainsi, pour le projet initial de l'Expo 2025 on aurait pu penser qu'une bonne partie du travail aurait déjà été faite. On pouvait de ce fait espérer un bilan positif.
Pourquoi donc avoir si hâtivement pris une telle décision ?
Parallèlement à cet évènement , il se murmure que la mairie de Paris serait convoitée par LREM en 2020 et que l'ambitieux postulant, pour en devenir maire, serait le porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
Aurait-il peur, si par hasard son projet venait à se réaliser en 2022, d'avoir à la fois à gérer l'organisation des jeux Olympiques et celle de l'Expo universelle.
Ce doit être un dur métier qui doit demander plus de deux ans d'apprentissage.
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