dimanche 31 décembre 2017

RESORPTION DU CHÖMAGE

En cette fin d'année 2017 au cours de laquelle en raison des différentes campagnes électorales qu'elle a connues et des événements qui les ont suivies, toutes sortes de propositions ont été émises pour résorber le chômage tels que baisse des charges pour les entreprises, diminution du SMIC, revenu universel etc.,  je ne voudrais pas la laisser se terminer sans y porter ma modeste participation.
Je partirai simplement de faits objectifs chiffrés.                                                                                   La France compte environ 3 millions de chômeurs ce qui correspond sensiblement à 10% de travailleurs potentiels.
L'indemnité mensuelle moyenne d'un chômeur est de 1058€
Le salaire mensuel net moyen est de 2250€
Et si l'on décidait, dans un budget contraint, de partager le travail !
Un rapide calcul, que je vous laisse le soin de vérifier, montre qu'une baisse de la durée du travail de 10% permettrait de donner de l'emploi à tout le monde, et pour ne pas grever le budget des employeurs ou de l'état, il suffirait de baisser les salaires de 5%.
Résultat, il serait possible en perdant 5% de salaire de ne travailler que 31,5 heures par semaine soit, approximativement 4 jours de 8 heures.
Soyons utopistes ! Ne baissons pas les salaires, allons chercher ailleurs, par exemple par une taxe sur les transactions financières les 5% qui nous manquent pour ne pas baisser les salaires.
Bonne année à tous ! Je vous laisse rêver, les chômeurs pour retrouver un emploi, les autres pour des semaines de 4 jours travaillés.

samedi 30 décembre 2017

CHÔMAGE ET CHÔMEURS

En renforçant ses moyens de contrôle et les sanctions vis à vis des chômeurs qui "oublient" de rechercher un emploi ou qui refusent ceux qu'on leur propose, le gouvernement veut nous faire croire qu'il lutte contre le chômage.
C'est certainement logique, et souhaitable, de s'assurer que les indemnités de chômage, ou autres, ne sont attribuées qu'à ceux qui le méritent ne serait-ce que par simple rappel au minimum de civilité que l'on doit exiger de tout citoyen, mais cette mesure n'aura aucune efficacité pour lutter contre le chômage, si ce n'est de recruter des contrôleurs supplémentaires à pôle emploi.
C'est de plus un très mauvais signal adressé aux chômeurs, qui dans leur immense majorité subissent ce fléau plutôt qu'ils n'en profitent, en commençant par les soupçonner de commettre une infraction au lieu de leur donner un espoir de retrouver rapidement une activité.
Pour mesurer l'inefficacité de cette mesure, il suffit de rappeler quelques chiffres.
Il y a en France plus de 3 millions de chômeurs. Il y aurait 300.000 emplois non pourvus. Un récent contrôle a montré que sur un ensemble représentatif de cette population , 14% des chômeurs contrôlés étaient en infraction. Rapporté à l'ensemble des chômeurs, cela fait 420.000 chômeurs dans cette situation.
Si les contrôles et sanctions devaient faire retrouver le chemin de l'emploi, il n'y aurait pas assez d'offres pour satisfaire les demandes de tous ceux que l'on souhaite, contre leur gré, à reprendre le travail.

vendredi 29 décembre 2017

LES PROBLEMES DE LA SNCF

Notre réseau ferré et la ponctualité de ses trains étaient autrefois un exemple mondial de réussite, ce n'est malheureusement plus le cas, preuve en est les nombreux incidents qui ont émaillé l'année qui s's'écoule.
Dans la dernière décennie du xx° siècle, l'état, par pure idéologie, a voulu se désengager de ses services et les a démantelés. Les PTT sont devenus La Poste et Orange, la SNCF s'est séparée de la gestion des voies par la création de RFF (Réseau Ferré de France), les services techniques de l'Etat sont devenus des EPST (Etablissement Public à caractère Scientifique et Technique) ou des EPIC (Etablissement Technique à caractère Industriel et Commercial)
La séparation de la SNCF en deux entités a conduit à ce que RFF, qui n'avait qu'un seul client, la SNCF, accumule les déficits et ne trouve pas les moyens d'entretenir ses lignes ni son réseau. Vingt ans plus tard, devant l'évidence, RFF a réintégré la SNCF en apportant 44 milliards de déficit. Il y a certainement de meilleures solutions pour redynamiser une entreprise. Devant un tel désastre, on voudrait nous faire croire que les régimes spéciaux des employés de la SNCF, dont on peut discuter du point de vue de l'équité, sont à l'origine des problèmes actuels. Vraiment, de qui se moque-t-on ?
La réalité est que la SNCF a non seulement hérité d'un boulet dont elle n'est pas responsable mais qu'on lui demande de régler des problèmes qui lui sont étrangers.
Ces problèmes sont de plusieurs ordres.
-Aménagement du territoire: s'il y a tant de gens qui prennent le train pour aller travailler, notamment en Ile de France, c'est que les zones d'activité, donc d'emploi, sont éloignées des zones d'habitation. Combien de personnes font deux fois par jour le trajet entre la Seine et Marne et l'ouest parisien ? Ne pourrait-on pas planifier le rapprochement des zones d'habitations et d'activités.
-Mauvaise utilisation des outils numériques. Il y a vingt ans on ne parlait que de la nouvelle, ou plutôt future, manière de travailler: télétravail visioconférence etc.. Ce sont des techniques qui sont actuellement largement sous  utilisées, ce qui génère bien des déplacements inutiles. Les outils sont là, par routine ou par incompétence, on ne les utilise pas.
-Priorité des techniques de pointe sur la logistique: la recherche de la performance au niveau de la vitesse a fait que toute l'amélioration de la technologie est allée vers la TGV en oubliant de financer l'entretien du réseau et l'amélioration du TER (Transport Express Régional). Ne parle-t-on pas maintenant de trains dont une partie, sorte de navette, se détacherait en roulant pour desservir les gares de manière à ce que la rame mère ne subisse aucun arrêt entre son départ et le terminus, ou d'envisager de permettre des correspondances sans que les trains ne s'arrêtent en les faisant rouler côte  à côte à très grande vitesse pendant la durée du transfert des passagers. Est-ce bien utile ?
-La répartition et la durée du travail: si le travail était mieux réparti, il n'y aurait plus de chômeurs, la durée du travail serait réduite ce qui permettrait d'étaler la période d'utilisation des moyens de transport en faisant en sorte que les travailleurs aient des horaires différenciés et des périodes de repos hebdomadaires à la fois plus longues et plus variées.
Le problème de la SNCF n'est donc pas simplement un problème de trains qui doivent respecter des horaires, mais un problème d'organisation de la société.

jeudi 28 décembre 2017

FRATERNITE ET ILLEGALITE

Des hommes sont poursuivis parce qu'en faisant preuve de compassion, de solidarité, de charité et de fraternité, ils portent secours, dans le Briançonnais, à des migrants venant chercher refuge en France. Ils sont poursuivis parce que les instances dirigeantes de notre pays ont décidé que ces migrants en devenant des émigrés seraient en situation irrégulière.
D'autres hommes, avide d'accumuler de plus en plus de richesses, placent en toute légalité, leur argent dans certains paradis fiscaux pour échapper à l'impôt, et en fin de compte fuir le minimum de solidarité qu'ils doivent à leur concitoyens.
Dans quel monde vivons-nous où le fait de respecter un des éléments essentiels inscrit au fronton de nos mairies, la fraternité, peut conduire à des poursuites judiciaires, alors que s'extraire au devoir de solidarité, que constitue le paiement de l'impôt, est non seulement légal, mais n'interdit pas d'accéder, honteusement, en toute légalité, à des fonctions, où par voie d'élection, on peut parfois être autorisé à représenter ses concitoyens ?

mardi 26 décembre 2017

CATALOGNE: A MAUVAISE QUESTION, REPONSE INUTILISABLE

Croyant sortir de l'épreuve dans laquelle Carles Puigdemont l'a conduit, Mariano Rajoy, toujours ratiocineur, a voulu a voulu substituer à la question qu'il aurait du poser " Etes-vous pour l'indépendance de la Catalogne", une nouvelle élection du parlement catalan.
Au vu des résultats, le référendum aurait donné une réponse négative par 52,5% des voix. C'en aurait été fini, au moins pour un temps, des revendications indépendantistes.
Mais l'élection d'un nouveau parlement a abouti à un embrouillamini incroyable.
La somme des sièges des indépendantistes est majoritaire, mais lorsqu'ils siègeront au parlement leur entente sera impossible puisque cet ensemble va de la droite à l'extrême gauche. D'autre part, le parti qui sort vainqueur est unioniste, donc contre l'indépendance, ce qui permet à Mariano Rajoy de demander normalement à son leader de constituer un gouvernement qui ne pourra  qu'être renversé.
Dans ces conditions il ne serait pas étonnant qu'à brève échéance les catalans soient de nouveau convoqués devant les urnes. Tout ceci sans compter qu'au moins six élus sont soit en détention soit en exil, et que leur sort est entre les mains de la justice et non entre celles du gouvernement de Madrid, en raison de la séparation des pouvoirs.
Bel exercice démocratique !

LA FRANCE DISTINGUEE

"The Economist" journal britannique ultralibéral vient d'attribuer à la France le titre de "Pays de l'année" pour l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République.
Notre Président se présente tantôt "ni de gauche ni de droite", tantôt "et de gauche et de droite", ceux qui veulent lui attribuer une étiquette, rarement de gauche, bien que son parcours politique laisse croire qu'il est issu de ce courant de pensée, passent souvent pour des gens qui ne cherchent qu'à le critiquer et à le discréditer.
Il me semble pourtant que la question mérite d'être posée, être ainsi distingué par un hebdomadaire qui est le chantre de l'ultralibéralisme me parait peu compatible avec le modèle social auxquels les français étaient, jusqu'à présent, attachés. Les premières mesures prises par le gouvernement et notamment la révision du code du travail sont appréciées par "The Economist", certainement beaucoup plus que par l'ensemble des salariés.
Il parait que les prochaines mesures de protection des salariés devraient inverser cette appréciation. Qu'en dira ce journal ?
Mais pour le moment on a l'impression qu'il vaut mieux être jeune, riche, beau et en bonne santé que vieux, vilain, pauvre et malade.
Vous me direz que ce n'est pas nouveau, mais, au moins jusqu'à maintenant, on avait essayé, par des mesures sociales appropriées de rendre la différence entre ces deux états la moins douloureuse possible, malheureusement sans toujours y parvenir. En sera-t-il toujours ainsi ? Pour ma part, peut-être naïvement je souhaite vivement que les choses s'améliorent.

dimanche 24 décembre 2017

GAIN DE POUVOIR D'ACHAT

Bercy vient de publier un "simulateur de gain de pouvoir d'achat". J'ai du mal à comprendre l'utilité d'un tel outil, car je me rends compte que si je l'utilisais, je n'arriverais qu'à des valeurs négatives.
J'ai pour ma part établi un "simulateur de perte de pouvoir d'achat", qui ne vaut peut-être que pour moi, mais je suis certain de sa fiabilité.
-Augmentation de la CSG: 1,7%
-Augmentation de mes diverses assurances: 5%
-Augmentation de ma complémentaire santé: 5%
-Augmentation de ma garantie dépendance: 5%
Ajoutons à cela l'augmentation des biens de consommation courante et des fluides (eau, gaz, électricité), et la perte de pouvoir d'achat se situe entre 3 et 3,5%
Merci à notre Ministre de l'Economie de vouloir nous aider à apprécier tous les avantages financiers que nous lui devons.
A partir du premier janvier 2018, le tabac et les cigarettes vont augmenter, Bercy qui est devenu le roi de l'enfumage va nous coûter encore plus cher.