dimanche 5 novembre 2017

NOUVEAU TANDEM POUR L'ELYSEE

L'UMP et les LR nous ont habitués à se lancer à l'assaut de l'Elysée en tandem.
Le premier, Sarkozy-Fillon, y est arrivé en présentant un programme de droite qui malgré les apparences "musclées" du leader était quelque peu modéré à tel point que certains ministres, dits de gauche, ont accepté de faire partie du gouvernement.
Le deuxième, Fillon-Baroin, a échoué avec un programme bien construit, fruit d'un travail sérieux, mais résolument plus marqué à droite. L'austérité était programmée, mais peut-être pas pour tout le monde.
Le troisième en cours de formation Wauquiez-Calmels, part de loin, il espère peut-être réussir en 2022 mais doit se voir plus sérieusement gagnant en 2027, la route est longue. Il se présente comme la droite décomplexée, pour ne pas dire l'extrême droite, avec qui on sait très bien qu'il a des affinités sans vouloir les affirmer.
La différence essentielle avec ce nouveau tandem est qu'à la place d'un programme il préfère, notamment en la personne de son leader Laurent Wauquiez, manier l'invective l'outrance en frôlant parfois l'injure, dont il cherche à faire sa marque de fabrique. Et pourtant, d'où viennent-ils ces deux prétendants. L'une de la partie des LR la plus proche du centre représentée par Alain Juppé, l'autre du centre lorsqu'il faisait ses premières armes sous l'aile protectrice de Jacques Barrot. Ils ont bien compris que pour essayer de réussir il est préférable d'occuper un espace que l'on croit libre plutôt que de rester fidèle à ses idées.
Voila donc un équipage formé d'un leader qui pense que la solidarité dans le domaine social est de l'assistanat associé à une adjointe qui ne pense qu'économie quitte à laisser les plus faibles sur le carreau.
A force de rouler de plus en plus à droite, ces tandems finiront peut-être par rouler sur la bande d'arrêt d'urgence, ce qui tout compte fait ne me déplairait pas.

LOI ANTIERRORISTE, QUE DE PRECAUTIONS.

Le gouvernement vient de mettre fin à 23 mois d'état d'urgence et de faire voter une loi antiterroriste.
Cette loi divise profondément le pays. L'extrême droite et une partie de la droite la trouvent trop laxiste pendant qu'une partie de la gauche et les défenseurs des droits de l'homme la trouvent liberticide.
Pour ma part, je sens bien qu'il faut améliorer notre arsenal judiciaire, mais n'étant pas spécialiste dans ce domaine, je ne sais comment on peut en même temps lutter efficacement contre le terrorisme et préserver les libertés individuelles et publiques.
Ce qui m'inquiète, c'est le comportement de notre Président. Pour la première fois un Président de la République va présenter sa loi pour la défendre face à la Cour Européenne des Droits de l'Homme tout en évitant de solliciter l'avis du Conseil Constitutionnel.
Il donne l'impression d'agir comme s'il n'était pas certain d'avoir respecté les libertés individuelles et qu'il comptait sur ces qualités de pédagogue et sa légendaire force de persuasion soutenue par un acharnement sans faille pour faire accepter cette loi.
Voilà ce qui m'inquiète.

samedi 4 novembre 2017

JOYEUX NOËL POUR LES RETRAITES

Les voilà enfin gâtés les retraités depuis six ans qu'ils attendent, en se plaignant, que leurs retraites soient revalorisées, ils ont enfin vu leur pension augmenter à deux mois de Noël. Pensez-vous ! Quel cadeau, 0,8 % soit le centième d'un treizième mois qu'on s'empressera de leur reprendre dès le début de l'année prochaine.
Ce cadeau royal leur sera repris en moins de deux mois avec l'augmentation de la CSG.
Quelle mascarade ! Face à ce gouvernement un groupe social sans pouvoir de nuisance est complètement démuni. Sous des apparences avenantes, ce pouvoir ne connait que l'épreuve de force et encore faut-il qu'elle soit bien organisée. Il suffit de voir pour cela les résultats obtenus par les routiers faisant bloc en comparaison des manifestations ridicules organisées par les syndicats désunis.
Malheur aux faibles !

vendredi 3 novembre 2017

REFORME DE L'ACCES AUX ETUDES SUPERIEURES

La réforme de l'accès aux études après le bac me parait aller dans le bon sens, car rien n'est pire et plus injuste que le tirage au sort, mais la sélection, ou la pseudo sélection, pour entrer à l'université, me gène toujours quelque peu.
La raison en est simple car je connais de très près deux exemples, celui d'une de mes filles et le mien, qui prouvent qu'avec un bac péniblement acquis ou avec un bac technique, on peut mener à bien des études supérieures jusqu'à l'obtention d'un diplôme de 3° cycle, DEA, DESS et Doctorat.
Je suis surpris que la réforme ne fasse pas plus appel aux techniques modernes de communications. Je sais bien que pour certaines disciplines les travaux pratiques ne peuvent se faire devant un écran, mais à l'opposé, bien des cours magistraux peuvent utiliser cet outil de communication qui serait parfois, suivant la qualité de l'enseignant, peut-être plus performant.
Chacun sait qu'un étudiant coûte cher, Est-ce que d'équiper, ceux qui n'en ont pas les moyens, d'un ordinateur serait une dépense plus importante que de construire des amphithéâtres pour essayer d'accueillir tous les étudiants, y compris ceux dont l'horizon se limite, malheureusement, à l'expérience d'une seule première année ?
Je ne le crois pas et, si toutefois cette proposition peut choquer, elle constituerait certainement une bonne méthode de remise à niveau, puisque ce sujet est abordé dans les nouvelles propositions du gouvernement.

jeudi 2 novembre 2017

DEMOCRATIE, EN MARCHE...ARRIERE

Lors de la campagne électorale pour l'élection présidentielle, Emmanuel Macron nous proposait la démocratie participative et la contribution citoyenne pour enfin mettre fin à cette politique des blocs sectaires qui s'opposaient depuis plus de trente ans.
Or, que voit-on ? Les députés LREM ont signé dès leur élection   un engagement à soutenir les propositions du gouvernement, on apprend maintenant par l'hebdomadaire Valeurs Actuelles que dans la nouvelle assemblée le sectarisme règne en maitre et les députés LREM ont l'interdiction de cosigner des projets de loi avec des parlementaires d'autres mouvements.
D'autre par pour l'élection du responsable de LREM, un seul candidat, désigné par le Président de la République, se présente, il ne sera ni président du parti, ni secrétaire général ou national mais simplement Délégué National, ce qui en dit long sur son autonomie vis à vis du pouvoir en place.
On peut difficilement être plus sectaire et moins ouvert aux propositions d'autrui.
Notre Président jupitérien ne reconnait que sa parole, ses idées et ses propositions quitte après des essais malheureux revenir en partie sur ses décisions. On se trouve donc en présence "du pouvoir le plus centralisé, le plus technocratique et le plus jacobin qu'il soit" comme a pu le dire le philosophe François-Xavier Bellamy dans un entretien rapporté par Valeurs Actuelles.

mercredi 1 novembre 2017

PLOERMEL, DEMI MESURE RIDICULE

Bien souvent, à force de prendre des mesures voulant épargner deux parties qui s'opposent on arrive à prendre des décisions ridicules.
C'est ce qui arrive à Ploërmel où une statue du pape Jean-Paul II, de 7,5 m. de haut est installée sur une place du village.
Au nom de la laïcité la Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée a demandé que cette statue soit retirée de l'espace public.
Le Conseil d'Etat s'est prononcé, il n'a pas donné suite à cette demande, mais a demandé que la croix surmontant la statue soit supprimée.
Il me semble que l'on puisse difficilement prendre une décision plus ridicule dans le seul but d'essayer de faire en partie plaisir au maire de Ploërmel et à la Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée, car en effet, qui ignore que la statue de Jean-Paul II a une connotation religieuse, puisque chacun sait qu'il fut pape et donc souverain pontife de l'Eglise Catholique.
Le Conseil d'Etat pouvait, suivant son appréciation, soit débouter le plaignant, soit demander de retirer l'ensemble du monument de l'espace public, mais il est difficile de concevoir qu'au nom de la laïcité on enlève une croix et on garde la statue de celui qui a eu la charge d'être sur terre le représentant d'un dieu.

mardi 31 octobre 2017

ECONOMIE DE SANTE

Dans un souci de faire des économies dans un domaine déjà malheureusement sinistré, l'hôpital, notre Ministre de la Santé veut supprimer des lits et favoriser, et même imposer, la chirurgie ambulatoire, c'est à dire de faire en sorte que le patient reste un minimum de temps à l'hôpital.
Que l'on regarde de près les dépenses de santé et que l'on essaye de faire des économies me parait être une bonne chose, mais peut être faudrait-il que cette économie se fasse sur certains postes en permettant à d'autres de fonctionner correctement, c'est à dire de faire en sorte que le personnel soignant, à l'hôpital, ne croule pas sous le travail et les heures supplémentaires non récupérées et que les urgences ne soient sollicitées qu'à bon escient.
En ce qui concerne la durée du séjour à l'hôpital, bien que non spécialiste, je crains qu'un souci d'économie un peu trop drastique, ne risque de faire renvoyer chez eux des patients qui pourraient avoir encore besoin de surveillance médicale.
A l'hôpital il existe des services de soins intensifs qui mobilisent un personnel important pour la sécurité des malades, et c'est très bien. Pourquoi parallèlement à cela n'existe-t-il pas un service de soins extensifs nécessitant moins de vigilance qu'un service normal et qui garantirait pour le malade convalescent un risque moins important que de rentrer directement chez lui après une opération , et qui serait pour l'hôpital, du point de vue financier, une charge moins importante que s'il était resté dans un service normal ? Lorsqu'un ministre par souci d'économie prend de telles décisions, il me semblerait normal qu'un audit sur les risques encourus par les patients serait le bienvenu en comparant les résultats actuels à ceux qui seraient obtenus après l'application de la réforme proposée. Que le ministre ait éventuellement à rendre des comptes en cas de décision faisant courir des risques pour la santé des patients ne me choquerait pas.
Dans le même souci d'économie , ne serait-il pas possible de mettre en place des sortes de dispensaires pour orienter vers eux des patients qui, pour une cause bénigne se rendent aux urgences  afin simplement de ne pas avancer les dépenses de frais de santé?
Cette réforme incitant à donner la priorité à la chirurgie ambulatoire m'inquiète beaucoup car, quelle que soit l'habileté des chirurgiens, une intervention chirurgicale est traumatisante et le renvoi des patients à leur domicile fait que certains, éloignés des centres médicaux seront plus que d'autres exposés aux risques de complications postopératoires.