A la suite de l'emploi de Pénélope FILLON par son mari François la justice enquête pour savoir si cet emploi était fictif. François Fillon a fait savoir qu'en cas de mise en examen, après s'être défendu de tout comportement répréhensible, il ne serait pas candidat à la présidence de la République.
C'est certainement en raison de la confiance absolue qu'il a envers celui qui l'a battu lors de la primaire de la droite qu'Alain JUPPE s'est empressé de dire qu'il ne serait pas le candidat du repêchage et que cette décision était définitive.
C'est un soutien important et une confiance très forte en l'honnêteté de François FILLON, car il est difficile de croire qu'Alain JUPPE, qui depuis longtemps ambitionne d'être Président de la République et qui en a été empêché par plusieurs événements inopportuns, puisse envisager de ne pas profiter de la situation qui lui serait offerte.
S'il s'avérait que les affaires se passent mal pour François FILLON, il serait surprenant qu'Alain JUPPE, pourtant homme de parole, se souvienne de ses hâtives déclarations. Peut-être que la pression extérieure de ses proches et de ceux qui le soutiennent favoriseraient son amnésie.
Pour le moment, nous n'en sommes pas là, la justice donne l'impression de se hâter, mais le premier tour de l'élection présidentielle est dans moins de trois mois, et une seule personne peut décider de la mise en examen ou non de François FILLON. Quelle responsabilité !
mardi 31 janvier 2017
HOMME POLITIQUE: UN METIER
L'affaire de Pénélope FILLON permet d'avoir des informations sur les pratiques de l'Assemblée Nationale et sur l'existence de "pépinières de députés"
Au cours de l'émission "C'dans l'air" du jeudi 26 janvier, le député René DOSIERE a expliqué que les attachés parlementaires qu'il employait étaient rémunérés 2000€ par mois avec bac+6 ou +7. La moyenne des rémunérations pour de tels postes est 2340€ mensuels.
Ce n'est pas un bien gros salaire pour une telle responsabilité, de tels diplômes, une telle charge de travail et une insécurité d'emploi puisque soumise à la réélection du député qu'ils assistent.
Oui, mais là n'est pas le but recherché. Lorsque l'on sollicite un tel emploi ce serait pour entrer de plein pied dans la vie politique dès la fin des études et ainsi envisager une "carrière" d'élu.
Ainsi, l'Assemblée Nationale , par le biais du recrutement d'assistants parlementaires serait une pépinière de futurs maires, députés, etc..., voire plus.
Etonnons-nous après cela que nos élus soient complètement déconnectés de la vie des citoyens. Que reste-t-il comme possibilité pour prétendre exercer un mandat électoral, entre ceux qui sortent de l'ENA et ceux qui ont fait leur apprentissage dans les bureaux et les couloirs de l'Assemblée Nationale
Au cours de l'émission "C'dans l'air" du jeudi 26 janvier, le député René DOSIERE a expliqué que les attachés parlementaires qu'il employait étaient rémunérés 2000€ par mois avec bac+6 ou +7. La moyenne des rémunérations pour de tels postes est 2340€ mensuels.
Ce n'est pas un bien gros salaire pour une telle responsabilité, de tels diplômes, une telle charge de travail et une insécurité d'emploi puisque soumise à la réélection du député qu'ils assistent.
Oui, mais là n'est pas le but recherché. Lorsque l'on sollicite un tel emploi ce serait pour entrer de plein pied dans la vie politique dès la fin des études et ainsi envisager une "carrière" d'élu.
Ainsi, l'Assemblée Nationale , par le biais du recrutement d'assistants parlementaires serait une pépinière de futurs maires, députés, etc..., voire plus.
Etonnons-nous après cela que nos élus soient complètement déconnectés de la vie des citoyens. Que reste-t-il comme possibilité pour prétendre exercer un mandat électoral, entre ceux qui sortent de l'ENA et ceux qui ont fait leur apprentissage dans les bureaux et les couloirs de l'Assemblée Nationale
lundi 30 janvier 2017
PAYS BASQUE
Cent cinquante huit communes du Pays Basque se sont regroupées en communauté. C'est certainement en France la communauté qui comprendra le plus grand nombre de communes.
N'est-ce pas le moyen de créer en toute légalité un pseudo département basque, ce qui n'a jusqu'alors jamais été autorisé ? Cette entité correspond à la moitié du département des Pyrénées Atlantiques, ce qui fait que le Béarn réfléchi à la possibilité de se regrouper également en communauté.
La chose est assez inquiétante au moment où l'on se pose la question, mais du bout des lèvres, de la nécessité de l'existence des départements.
Je me souviens avoir lu un ouvrage de Frédéric ZEGIERMAN intitulé "Le guide des Pays de France" où chaque petite entité géographique ou culturelle est répertoriée. Avec de telles démarches ne va-t-on pas voir renaître ce découpage qui consiste à regrouper les habitants "qui ne veulent pas perdre leur identité"
Lorsque l'on veut qu'un pays, un peu perdu comme c'est le cas de la France actuellement, arrive à se regrouper et s'unifier, en un mot à former une nation, est-ce la bonne voie à prendre?
N'est-ce pas le moyen de créer en toute légalité un pseudo département basque, ce qui n'a jusqu'alors jamais été autorisé ? Cette entité correspond à la moitié du département des Pyrénées Atlantiques, ce qui fait que le Béarn réfléchi à la possibilité de se regrouper également en communauté.
La chose est assez inquiétante au moment où l'on se pose la question, mais du bout des lèvres, de la nécessité de l'existence des départements.
Je me souviens avoir lu un ouvrage de Frédéric ZEGIERMAN intitulé "Le guide des Pays de France" où chaque petite entité géographique ou culturelle est répertoriée. Avec de telles démarches ne va-t-on pas voir renaître ce découpage qui consiste à regrouper les habitants "qui ne veulent pas perdre leur identité"
Lorsque l'on veut qu'un pays, un peu perdu comme c'est le cas de la France actuellement, arrive à se regrouper et s'unifier, en un mot à former une nation, est-ce la bonne voie à prendre?
dimanche 29 janvier 2017
A LA SOUPE
Il parait qu'une cinquantaine de députés socialistes feraient valoir leur "droit de réserve" en cas de victoire de Benoît HAMON à la primaire de la gauche.
Comme c'est bien dit, on n'est jamais trop prévoyant, ainsi, pensant que cette victoire est assurée ils se dépêchent d'annoncer qu'ils vont quitter le bateau avant le naufrage pour rejoindre Emmanuel MACRON, sans se poser la question de savoir si ce dernier sera sensible à leur sens de l'opportunité et sauver éventuellement leur place à l'Assemblée Nationale au mois de juin prochain.
Ce qui pourrait leur arriver de pire est que leur champion Manuel VALLS sorte vainqueur de cette primaire, sans grande chance pour le scrutin final. Ils n'auraient plus la possibilité d'invoquer leur "droit de réserve" et sombreraient avec leur leader, à moins qu'ils n'espèrent qu'en cas de victoire, Emmanuel MACRON , sans rancune, fasse appel à Manuel VALLS. Pourquoi pas après tout comme Ministre de l'intérieur, poste qu'il n'aurait jamais du quitter.
Les grandes manœuvres ont commencées, comment se recycler en quittant l'Assemblée Nationale en cette période de chômage? On pleurerait presque en oubliant que leurs mandats en cours ont permis à ces parlementaires de nouer des relations auxquelles peu de chômeurs actuels peuvent prétendre.
Comme c'est bien dit, on n'est jamais trop prévoyant, ainsi, pensant que cette victoire est assurée ils se dépêchent d'annoncer qu'ils vont quitter le bateau avant le naufrage pour rejoindre Emmanuel MACRON, sans se poser la question de savoir si ce dernier sera sensible à leur sens de l'opportunité et sauver éventuellement leur place à l'Assemblée Nationale au mois de juin prochain.
Ce qui pourrait leur arriver de pire est que leur champion Manuel VALLS sorte vainqueur de cette primaire, sans grande chance pour le scrutin final. Ils n'auraient plus la possibilité d'invoquer leur "droit de réserve" et sombreraient avec leur leader, à moins qu'ils n'espèrent qu'en cas de victoire, Emmanuel MACRON , sans rancune, fasse appel à Manuel VALLS. Pourquoi pas après tout comme Ministre de l'intérieur, poste qu'il n'aurait jamais du quitter.
Les grandes manœuvres ont commencées, comment se recycler en quittant l'Assemblée Nationale en cette période de chômage? On pleurerait presque en oubliant que leurs mandats en cours ont permis à ces parlementaires de nouer des relations auxquelles peu de chômeurs actuels peuvent prétendre.
samedi 28 janvier 2017
PENELOPE
Le Canard Enchaîné a révélé que François Fillon avait recruté son épouse Pénélope pour lui confier la tâche d'attachée parlementaire.
Deux questions se posent:
-Est-ce un emploi fictif ?
-Si cet emploi est réel, les sommes perçues par cette auxiliaire parlementaire font rêver bien des personnes occupant le même poste. Est-ce justifié?
Etant donné la position actuelle de François FILLON candidat élu de la droite pour participer à la prochaine élection présidentielle, l'affaire est si importante que le parquet a diligenté immédiatement une enquête avec beaucoup de célérité.
Mais, rappelons nous la mythologie grecque, Pénélope n'était est-ce pas elle qui détruisait la nuit son travail de la journée? Comment retrouver alors la trace des travaux de cette travailleuse acharnée? Je souhaite beaucoup de courage aux enquêteurs
Deux questions se posent:
-Est-ce un emploi fictif ?
-Si cet emploi est réel, les sommes perçues par cette auxiliaire parlementaire font rêver bien des personnes occupant le même poste. Est-ce justifié?
Etant donné la position actuelle de François FILLON candidat élu de la droite pour participer à la prochaine élection présidentielle, l'affaire est si importante que le parquet a diligenté immédiatement une enquête avec beaucoup de célérité.
Mais, rappelons nous la mythologie grecque, Pénélope n'était est-ce pas elle qui détruisait la nuit son travail de la journée? Comment retrouver alors la trace des travaux de cette travailleuse acharnée? Je souhaite beaucoup de courage aux enquêteurs
vendredi 27 janvier 2017
L'AGNEAU OU LE LOUP ?
On ne le reconnaissait pas Manuel VALLS lors des débats pour le premier tour de la primaire de la gauche lorsqu'ils étaient sept candidats. Il savait bien que Benoît HAMON et Arnaud MONTEBOURG allaient se partager les voix des électeurs les plus à gauche et que Vincent PEILLON mal préparé ne serait pas un réel danger. Se croyant certain d'arriver en tête au premier tour il adoptait un profil bas plein d'humilité. Méconnaissable il était! Pas de mouvements de menton, s'excusant d'avoir utilisé le 49/3 en expliquant qu'il y avait été obligé, souriant, détendu, aucun signe de crispation. On aurait pu croire qu'il avait réellement changé, qu'il pouvait se dominer, que sa main ne tremblerait plus, on lui prêtait même la carrure d'un homme d'état comparativement aux autres candidats, car on le croyait présentable sur le plan international.
Las, les choses ont bien changé, au soir du 22 janvier le voilà distancé par Benoît HAMON qui de plus bénéficie du soutien d'Arnaud MONTEBOURG, alors que pour lui, Sylvia PINEL a été la seule à accepter de proposer les 2% de voix qu'elle avait recueilli.
Alors il fait feu de tout bois, il devient de plus en plus agressif, laisse supposer qu'en cas de défaite il ne respectera peut-être pas la charte d'union qui lui demande de soutenir son vainqueur, il envoie ses lieutenants, pas les plus malins, accuser son concurrent de compromission avec l'islamisme en le traitant "d'islamo gauchiste" (d'après l'Obs), pendant que lui ne se prive pas d'y faire des allusions. Cet homme se croit indispensable à la marche du pays en voulant appliquer à son petit niveau (moins de 400000 voix en 2016 et 6% des voix en 2012) la politique de la terre brulée pour le parti qu'il devrait représenter, croyant que le déluge arriverait après ses piètres prestations.
Lors du débat entre les deux tours, il a repris son attitude initiale, souriant et courtois. Mais qui est-il donc?
Il semble que sa vraie personnalité soit réapparue entre les deux débats, pourra-t-on compter sur lui pour être le rassembleur, lui qui est le plus clivant des hommes politiques, après avoir dit qu'il y avait deux gauches irréconciliables? Sera-t-il capable de renouer le dialogue avec Emmanuel MACRON et Jean-Luc MELENCHON alors qu'il ne sera pas en position de force, lui qui ne rêve que d'être numéro un? Si par le plus extrême des hasards, il accédait à la fonction suprême serait-il assez diplomate pour aborder les rudes débats avec les autres chefs d'Etat? Il ne suffit pas de dire par exemple à Angela MERKEL qu'on l'aime comme on a su le faire face aux entrepreneurs.
Non, vraiment ce costume que l'on a voulu lui faire porter lors de premiers débats me parait bien trop grand pour lui.
Las, les choses ont bien changé, au soir du 22 janvier le voilà distancé par Benoît HAMON qui de plus bénéficie du soutien d'Arnaud MONTEBOURG, alors que pour lui, Sylvia PINEL a été la seule à accepter de proposer les 2% de voix qu'elle avait recueilli.
Alors il fait feu de tout bois, il devient de plus en plus agressif, laisse supposer qu'en cas de défaite il ne respectera peut-être pas la charte d'union qui lui demande de soutenir son vainqueur, il envoie ses lieutenants, pas les plus malins, accuser son concurrent de compromission avec l'islamisme en le traitant "d'islamo gauchiste" (d'après l'Obs), pendant que lui ne se prive pas d'y faire des allusions. Cet homme se croit indispensable à la marche du pays en voulant appliquer à son petit niveau (moins de 400000 voix en 2016 et 6% des voix en 2012) la politique de la terre brulée pour le parti qu'il devrait représenter, croyant que le déluge arriverait après ses piètres prestations.
Lors du débat entre les deux tours, il a repris son attitude initiale, souriant et courtois. Mais qui est-il donc?
Il semble que sa vraie personnalité soit réapparue entre les deux débats, pourra-t-on compter sur lui pour être le rassembleur, lui qui est le plus clivant des hommes politiques, après avoir dit qu'il y avait deux gauches irréconciliables? Sera-t-il capable de renouer le dialogue avec Emmanuel MACRON et Jean-Luc MELENCHON alors qu'il ne sera pas en position de force, lui qui ne rêve que d'être numéro un? Si par le plus extrême des hasards, il accédait à la fonction suprême serait-il assez diplomate pour aborder les rudes débats avec les autres chefs d'Etat? Il ne suffit pas de dire par exemple à Angela MERKEL qu'on l'aime comme on a su le faire face aux entrepreneurs.
Non, vraiment ce costume que l'on a voulu lui faire porter lors de premiers débats me parait bien trop grand pour lui.
jeudi 26 janvier 2017
BORDEAUX- ROCADE, GRAND CONTOURNEMENT, POLLUTION
Lorsqu'un flux doit être évacué, que ce soit de l'eau d'une rivière ou la circulation automobile, il faut que l'exutoire soit suffisamment dimensionné pour éviter, soit les inondations, soit la saturation du
réseau.
Quels sont les moyens utilisables pour lutter contre ces fléaux?
-On peut retenir l'eau dans des bassins de rétention comme c'est le cas autour de Bordeaux ou en amont de Paris par la création de lacs artificiels accueillant les débordements de la Seine. Pour l'automobile il resterait, dans la périphérie bordelaise, à limiter les postes de péages à Virsac ou à Labrède pour stocker les véhicules. Je ne crois pas que ce soit la solution.
-On peut augmenter la taille du chenal en recalibrant la rivière ou comme ce fut le cas à Bordeaux en créant en sous-sol un tunnel correctement dimensionné. Pour la circulation automobile, on peut augmenter le nombre de voies, comme cela a été fait sur le pont d'Aquitaine qui est passé de 4 à 5 puis à 6 voies, et comme c'est laborieusement en cours de réalisation sur la rocade, mais on sait que cela ne suffira pas surtout quand on sait que les autorités envisagent de faire passer la population de l'agglomération bordelaise de 700000 à 1 million d'habitants.
-Pour les rivières il est possible de créer de nouveaux chenaux comme cela a été réalisé pour la Somme à Amiens, à moins que la nature ne s'en charge elle même en profitant des variations de relief pour que la rivière y trouve un cours secondaire.
Cette solution appliquée à l'automobile conduirait donc à ajouter un autre moyen de contourner l'agglomération bordelaise plutôt que de surcharger la rocade. C'est là qu'apparait le projet si controversé de grand contournement de Bordeaux, qui en dehors du fait qu'il déchargerait la rocade d'une partie de la circulation permettrait également de séparer les flux locaux de ceux en transit.
Les écologistes, à la tête desquels se trouve Gérard CHAUSSET, y sont fermement opposés , je n'en comprend absolument pas la raison.
-Sursaturée, la rocade augmente la pollution de la zone la plus urbanisée de la Gironde pour deux raisons: le grand nombre de véhicules y circulant et le fait que les véhicules, souvent à l'arrêt aux heures de pointe, polluent sans progresser et de ce fait consomment inutilement du carburant.
-Ce grand contournement de Bordeaux ferait diminuer la pollution sur la rocade où la circulation serait moins dense et plus fluide, et la répartirait en en évacuant une partie en campagne, dans des zones moins urbanisées et donc moins sensibles pour la population.
-Puisque gérer c'est prévoir, ne faudrait-il pas prendre en compte le fait qu'à l'horizon 2025 le parc automobile aura complètement changé et que le développement des véhicules électriques diminuera énormément la pollution avant de la faire disparaitre à une échéance plus lointaine. Pour ceux qui pensent que la voiture électrique est une solution qui ne fait que déplacer géographiquement les risques de pollution parce que pour le moment l'électricité est produite par des centrales soit nucléaires soit thermiques, je répondrais qu'il font certainement parti des écologistes pessimistes en n'ayant pas confiance dans le développement de énergies renouvelables.
J'allais oublier un dernier point, en continuant l'analogie entre la voiture et l'eau, il est un fait certain, on ne peut ni empêcher la neige de fondre, ni la pluie de tomber, mais on peut arrêter de produire des voitures. Est-cela que l'on veut? Dans l'état actuel des choses, cette question n'est peut-être pas si ridicule qu'il y paraît.
réseau.
Quels sont les moyens utilisables pour lutter contre ces fléaux?
-On peut retenir l'eau dans des bassins de rétention comme c'est le cas autour de Bordeaux ou en amont de Paris par la création de lacs artificiels accueillant les débordements de la Seine. Pour l'automobile il resterait, dans la périphérie bordelaise, à limiter les postes de péages à Virsac ou à Labrède pour stocker les véhicules. Je ne crois pas que ce soit la solution.
-On peut augmenter la taille du chenal en recalibrant la rivière ou comme ce fut le cas à Bordeaux en créant en sous-sol un tunnel correctement dimensionné. Pour la circulation automobile, on peut augmenter le nombre de voies, comme cela a été fait sur le pont d'Aquitaine qui est passé de 4 à 5 puis à 6 voies, et comme c'est laborieusement en cours de réalisation sur la rocade, mais on sait que cela ne suffira pas surtout quand on sait que les autorités envisagent de faire passer la population de l'agglomération bordelaise de 700000 à 1 million d'habitants.
-Pour les rivières il est possible de créer de nouveaux chenaux comme cela a été réalisé pour la Somme à Amiens, à moins que la nature ne s'en charge elle même en profitant des variations de relief pour que la rivière y trouve un cours secondaire.
Cette solution appliquée à l'automobile conduirait donc à ajouter un autre moyen de contourner l'agglomération bordelaise plutôt que de surcharger la rocade. C'est là qu'apparait le projet si controversé de grand contournement de Bordeaux, qui en dehors du fait qu'il déchargerait la rocade d'une partie de la circulation permettrait également de séparer les flux locaux de ceux en transit.
Les écologistes, à la tête desquels se trouve Gérard CHAUSSET, y sont fermement opposés , je n'en comprend absolument pas la raison.
-Sursaturée, la rocade augmente la pollution de la zone la plus urbanisée de la Gironde pour deux raisons: le grand nombre de véhicules y circulant et le fait que les véhicules, souvent à l'arrêt aux heures de pointe, polluent sans progresser et de ce fait consomment inutilement du carburant.
-Ce grand contournement de Bordeaux ferait diminuer la pollution sur la rocade où la circulation serait moins dense et plus fluide, et la répartirait en en évacuant une partie en campagne, dans des zones moins urbanisées et donc moins sensibles pour la population.
-Puisque gérer c'est prévoir, ne faudrait-il pas prendre en compte le fait qu'à l'horizon 2025 le parc automobile aura complètement changé et que le développement des véhicules électriques diminuera énormément la pollution avant de la faire disparaitre à une échéance plus lointaine. Pour ceux qui pensent que la voiture électrique est une solution qui ne fait que déplacer géographiquement les risques de pollution parce que pour le moment l'électricité est produite par des centrales soit nucléaires soit thermiques, je répondrais qu'il font certainement parti des écologistes pessimistes en n'ayant pas confiance dans le développement de énergies renouvelables.
J'allais oublier un dernier point, en continuant l'analogie entre la voiture et l'eau, il est un fait certain, on ne peut ni empêcher la neige de fondre, ni la pluie de tomber, mais on peut arrêter de produire des voitures. Est-cela que l'on veut? Dans l'état actuel des choses, cette question n'est peut-être pas si ridicule qu'il y paraît.
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