Dans son éditorial du journal "Sud-Ouest" du lundi 31 octobre intitulé " Une frite dans le sirop d'érable", Bruno DIVE fait fort justement remarquer que ce n'est que grâce à une région, la Wallonie, que le CETA devrait être amputé de sa clause léonine qui consiste "à tolérer qu'à travers des tribunaux d'arbitrage, les multinationales puissent poursuivre les Etats".
Il fait remarquer par ailleurs que le vote à l'unanimité des 27 pays membres est une clause peu acceptable et met en évidence les positions souverainistes favorables à cette clause et les positions fédéralistes proposant des votes à la majorité, celle-ci restant à définir.
Mais, au regard de récents événements, on peut se rendre compte que parfois le vote à l'unanimité est inacceptable, comme c'est le cas pour le rétablissement des frontières et la libre circulation des personnes et des biens, et par contre, parfois souhaitable comme pour le CETA.
Ne faudrait-il pas prévoir plusieurs types de scrutin suivant les thèmes abordés?
Ainsi par exemple: -le vote à l'unanimité pourrait être exigé pour les nouveaux traités internationaux, c'est à dire entre l'Europe et ses partenaires.
-le vote à la majorité qualifiée pour tout ce qui concerne le fonctionnement interne à l'Europe Unie
-le droit de veto pour les pays fondateurs de l'Europe lorsque les clauses régissant le Traité de Rome sont remises en cause.
De ce fait:
-TAFTA et CETA imposeraient un vote à l'unanimité
-La libre circulation des personnes et des biens ne pourrait être remise en cause qu'avec l'accord de la totalité des pays créateurs de l'Europe
-D'autres sujets relatifs au fonctionnement interne, comme par exemple les heures d'été et d'hiver, seraient soumis à la majorité qualifiée.
Le problème serait alors que pour changer les modes de scrutin il faudrait suivant les règles actuelles un vote à l'unanimité. Peut-on alors espérer un changement?
mercredi 2 novembre 2016
mardi 1 novembre 2016
ET FRANCOIS FILLON.....
Depuis le début de la campagne pour la primaire de la droite les sondages prévoient invariablement un duel au second tour entre Nicolas SARKOZY et Alain JUPPE. Ils sont plus indécis pour la troisième place du premier tour entre François FILLON et Bruno LE MAIRE, mais souvent avec l'espoir de voir la jeunesse prévaloir.
Les derniers événements pourraient bien donner tort aux sondeurs. En effet Bruno LE MAIRE donne souvent l'impression de jouer à contre-emploi alors que François FILLON reste fidèle à la ligne qu'il s'est tracé. Il serait surprenant que, au moins, la troisième place ne lui soit acquise. Mais ira-t-il plus loin?
Il faut bien reconnaitre que la semaine qui vient de s'écouler lui a été plutôt favorable. Lors de "L'émission politique" sur l'A2 il a présenté très clairement son projet, n'a jamais été déstabilisé, a su garder son sang-froid face à des propos injurieux. Il semble que celui qui a toujours été pris pour un second rôle se soit émancipé de cette position , et qu'à force de travail et de conviction il suive rigoureusement la ligne qu'il s'est fixé. Il affiche très clairement son libéralisme en osant faire référence à Margareth THATCHER, ce qui peut plaire à l'électorat le plus à droite de son camp, et se permet d'affirmer des positions très conservatrices sur les problèmes de société, qui par contre pourraient peut-être le handicaper.
Pendant ce temps où François s'affirme, Nicolas SARKOZY navigue entre extrême droite et recentrage en disant préférer François HOLLANDE à Marine LE PEN, et entre populisme et provocation en prétendant représenter les ploucs.
S'il s'agissait de navigation on dirait que l'un sait tenir son cap alors que l'autre godille. Le cap peut plaire ou ne pas plaire, mais ne pas savoir où va le bateau n'a rien de rassurant.
Les derniers événements pourraient bien donner tort aux sondeurs. En effet Bruno LE MAIRE donne souvent l'impression de jouer à contre-emploi alors que François FILLON reste fidèle à la ligne qu'il s'est tracé. Il serait surprenant que, au moins, la troisième place ne lui soit acquise. Mais ira-t-il plus loin?
Il faut bien reconnaitre que la semaine qui vient de s'écouler lui a été plutôt favorable. Lors de "L'émission politique" sur l'A2 il a présenté très clairement son projet, n'a jamais été déstabilisé, a su garder son sang-froid face à des propos injurieux. Il semble que celui qui a toujours été pris pour un second rôle se soit émancipé de cette position , et qu'à force de travail et de conviction il suive rigoureusement la ligne qu'il s'est fixé. Il affiche très clairement son libéralisme en osant faire référence à Margareth THATCHER, ce qui peut plaire à l'électorat le plus à droite de son camp, et se permet d'affirmer des positions très conservatrices sur les problèmes de société, qui par contre pourraient peut-être le handicaper.
Pendant ce temps où François s'affirme, Nicolas SARKOZY navigue entre extrême droite et recentrage en disant préférer François HOLLANDE à Marine LE PEN, et entre populisme et provocation en prétendant représenter les ploucs.
S'il s'agissait de navigation on dirait que l'un sait tenir son cap alors que l'autre godille. Le cap peut plaire ou ne pas plaire, mais ne pas savoir où va le bateau n'a rien de rassurant.
lundi 31 octobre 2016
BORDEAUX, VILLE DE TOUS LES HONNEURS.
Les distinctions n'arrêtent pas de pleuvoir sur Bordeaux. Après avoir été inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, que son nouveau stade ait été distingué à deux reprises, qu'elle ait été élue en 2015 destination touristique de l'année, voilà que le guide Lonely Planet lui octroie le titre de "La ville la plus attractive dans le monde" devant Los Angeles et Le Cap.
Etant né à Bordeaux, j'en tire une certaine fierté mais je ne peux pas dire qu'elle soit légitime, je n'y paye même plus mes impôts.
En effet, pendant les "trente glorieuses", profitant du boom économique et des facilités de crédits pour accéder à la propriété, je me suis "exilé" en banlieue, car ces avantages, dont je suis heureux d'avoir profité, étaient réserves à la construction et non à l'achat d'immobilier ancien.
Ainsi, bordelais pendant près de 40 ans, je me suis retrouvé "banlieusard", puis par décision récente "bordelais métropolitain", mais en ce qui concerne Bordeaux, je n'y suis maintenant qu'un touriste qui apprécie de flâner sur les quais, de prendre un pot en terrasse près de la Garonne, fréquenter quelques petits restaurants agréables et, pour ce faire j'avoue utiliser ma voiture car je ne me sens toujours pas suffisamment étranger pour passer une heure dans les transports en commun auxquels j'accède quand même en utilisant mon véhicule personnel.
Je le regrette profondément, mais je ne suis pas prêt à diviser par trois ou quatre la surface habitable dont je dispose pour me retrouver propriétaire dans l'un des quartiers les plus agréables de Bordeaux.
Etant né à Bordeaux, j'en tire une certaine fierté mais je ne peux pas dire qu'elle soit légitime, je n'y paye même plus mes impôts.
En effet, pendant les "trente glorieuses", profitant du boom économique et des facilités de crédits pour accéder à la propriété, je me suis "exilé" en banlieue, car ces avantages, dont je suis heureux d'avoir profité, étaient réserves à la construction et non à l'achat d'immobilier ancien.
Ainsi, bordelais pendant près de 40 ans, je me suis retrouvé "banlieusard", puis par décision récente "bordelais métropolitain", mais en ce qui concerne Bordeaux, je n'y suis maintenant qu'un touriste qui apprécie de flâner sur les quais, de prendre un pot en terrasse près de la Garonne, fréquenter quelques petits restaurants agréables et, pour ce faire j'avoue utiliser ma voiture car je ne me sens toujours pas suffisamment étranger pour passer une heure dans les transports en commun auxquels j'accède quand même en utilisant mon véhicule personnel.
Je le regrette profondément, mais je ne suis pas prêt à diviser par trois ou quatre la surface habitable dont je dispose pour me retrouver propriétaire dans l'un des quartiers les plus agréables de Bordeaux.
dimanche 30 octobre 2016
ECOLE MATERNELLE
L'évolution de l'école maternelle me parait être le symbole de celle de la société.
Dans le années 1940 la France était rurale, les divorces relativement rares, les familles monoparentales quasi inexistantes et les femmes ne travaillaient pas. Villes et campagnes se mélangeaient peu en dehors des périodes de vacances.
De ce fait l'école maternelle ne servait qu'à préparer l'enfant à vivre en société, en dehors de sa famille, dans le milieu scolaire. L'enseignant n'était pas spécialisé et bien souvent l'enfant ne passait dans cette école que quelques mois, il s'agissait plutôt d'une garderie ou d'un jardin d'enfant.
Les parents, et notamment les mères, se chargeaient de l'éducation et reproduisaient le modèle de leur milieu social. L'école maternelle ne jouait pas un rôle essentiel.
Actuellement tout a changé le rôle de l'école maternelle est essentiel. Elle doit amener un enfant de six ans en capacité de suivre le cours préparatoire et notamment de disposer du vocabulaire nécessaire à la compréhension de ce qui lui sera enseigné. C'est une mission égalitaire particulièrement noble, difficile et importante.
Dans la vie professionnelle, tous les milieux se mélangent. Tous les enfants doivent être prêts à affronter les mêmes défis qu'ils soient issus de familles riches ou pauvres, traditionnelles ou monoparentales. Les mères sont trop occupées par leur travail pour passer autant de temps qu'autrefois à s'occuper de leurs enfants. L'enseignant en maternelle est obligé d'avoir un rôle d'éducateur. C'est une lourde tâche que d'armer pour l'entrée dans la vie scolaire un enfant de six ans.
La Gironde a été un département privilégié, car dès les années 1960, Madame DELAUNAY, épouse du Préfet Gabriel DELAUNAY et mère de l'ancienne Ministre, avait anticipé cette évolution, elle avait même, dans certaines classes expérimentales, commencé à faire apprendre une langue étrangère. Mais, bien souvent, en d'autres endroits, l'accueil des tout petits ne pouvait se faire, faute de place,que dans des écoles libres.
De nombreuses voix s'élèvent actuellement, comme celle de Jacques ATTALI, pour défendre l'école maternelle, montrer son caractère indispensable, demander que l'on en fasse une priorité nationale et montrer que c'est par elle que passe l'égalité des chances dans la vie scolaire et plus tard dans la vie active.
Dans le années 1940 la France était rurale, les divorces relativement rares, les familles monoparentales quasi inexistantes et les femmes ne travaillaient pas. Villes et campagnes se mélangeaient peu en dehors des périodes de vacances.
De ce fait l'école maternelle ne servait qu'à préparer l'enfant à vivre en société, en dehors de sa famille, dans le milieu scolaire. L'enseignant n'était pas spécialisé et bien souvent l'enfant ne passait dans cette école que quelques mois, il s'agissait plutôt d'une garderie ou d'un jardin d'enfant.
Les parents, et notamment les mères, se chargeaient de l'éducation et reproduisaient le modèle de leur milieu social. L'école maternelle ne jouait pas un rôle essentiel.
Actuellement tout a changé le rôle de l'école maternelle est essentiel. Elle doit amener un enfant de six ans en capacité de suivre le cours préparatoire et notamment de disposer du vocabulaire nécessaire à la compréhension de ce qui lui sera enseigné. C'est une mission égalitaire particulièrement noble, difficile et importante.
Dans la vie professionnelle, tous les milieux se mélangent. Tous les enfants doivent être prêts à affronter les mêmes défis qu'ils soient issus de familles riches ou pauvres, traditionnelles ou monoparentales. Les mères sont trop occupées par leur travail pour passer autant de temps qu'autrefois à s'occuper de leurs enfants. L'enseignant en maternelle est obligé d'avoir un rôle d'éducateur. C'est une lourde tâche que d'armer pour l'entrée dans la vie scolaire un enfant de six ans.
La Gironde a été un département privilégié, car dès les années 1960, Madame DELAUNAY, épouse du Préfet Gabriel DELAUNAY et mère de l'ancienne Ministre, avait anticipé cette évolution, elle avait même, dans certaines classes expérimentales, commencé à faire apprendre une langue étrangère. Mais, bien souvent, en d'autres endroits, l'accueil des tout petits ne pouvait se faire, faute de place,que dans des écoles libres.
De nombreuses voix s'élèvent actuellement, comme celle de Jacques ATTALI, pour défendre l'école maternelle, montrer son caractère indispensable, demander que l'on en fasse une priorité nationale et montrer que c'est par elle que passe l'égalité des chances dans la vie scolaire et plus tard dans la vie active.
vendredi 28 octobre 2016
THEATRE D'OMBRES
Les coulisses de la préparation de la primaire de la gauche me font penser au théâtre d'ombres où chacun joue sa partition sans vraiment se démasquer.
Tout à gauche, Gérard FILOCHE et Marie-Noëlle LIENEMANN veulent affronter François HOLLANDE sans grande chance de succès. Ils essaieront surtout d'éviter la fuite des voix vers Jean Luc MELANCHON.
Arnaud MONTEBOURG et Benoît HAMON sont persuadés, l'un comme l'autre, qu'ils sont les plus capables de fédérer le mécontentement de la gauche du Parti Socialiste, mais, n'arrivant pas à s'entendre ils risquent de se partager les voix des frondeurs, alors que leur union leur garantirait probablement leur présence au second tour.
Arrivées tout fréquemment dans la course, Ségolène ROYAL et Christiane TAUBIRA, avancent sur la pointe des pieds, en prenant soin de s'afficher avec le Président sortant. Dans le domaine de la chasse, je tenterai de les qualifier de rabatteuses (je ne sais si ce féminin existe) pour François HOLLANDE, l'une concurrençant le duo MONTEBOURG-HAMON, l'autre le duo FILOCHE-LIENEMANN.
Cet ensemble parait ressembler à deux cercles concentriques, le plus grand chargé d'éviter les fuites des voix à l'extérieur du Parti Socialiste, l'autre d'essayer de concentrer les voix en direction du Président sortant.
Et Manuel VALLS dans tout cela me direz-vous? Pour moi, c'est la "roue de secours" qui ne sera utilisée qu'en cas de défection du Président, tout en étant, malgré sa fidélité, celui qui a le plus de chance de représenter le mieux son parti.
Tout à gauche, Gérard FILOCHE et Marie-Noëlle LIENEMANN veulent affronter François HOLLANDE sans grande chance de succès. Ils essaieront surtout d'éviter la fuite des voix vers Jean Luc MELANCHON.
Arnaud MONTEBOURG et Benoît HAMON sont persuadés, l'un comme l'autre, qu'ils sont les plus capables de fédérer le mécontentement de la gauche du Parti Socialiste, mais, n'arrivant pas à s'entendre ils risquent de se partager les voix des frondeurs, alors que leur union leur garantirait probablement leur présence au second tour.
Arrivées tout fréquemment dans la course, Ségolène ROYAL et Christiane TAUBIRA, avancent sur la pointe des pieds, en prenant soin de s'afficher avec le Président sortant. Dans le domaine de la chasse, je tenterai de les qualifier de rabatteuses (je ne sais si ce féminin existe) pour François HOLLANDE, l'une concurrençant le duo MONTEBOURG-HAMON, l'autre le duo FILOCHE-LIENEMANN.
Cet ensemble parait ressembler à deux cercles concentriques, le plus grand chargé d'éviter les fuites des voix à l'extérieur du Parti Socialiste, l'autre d'essayer de concentrer les voix en direction du Président sortant.
Et Manuel VALLS dans tout cela me direz-vous? Pour moi, c'est la "roue de secours" qui ne sera utilisée qu'en cas de défection du Président, tout en étant, malgré sa fidélité, celui qui a le plus de chance de représenter le mieux son parti.
CALAIS
La jungle de Calais, quel mot affreux pour un centre d'accueil où la loi du même nom ne devrait pas être appliquée, est en cours de démantèlement.
Les plus optimistes disent que 85% des français sont favorables à l'accueil des migrants, mais quand on voit le comportement de certains, on peut penser que cette position est parfois simplement théorique, pourvu que cet accueil ne souffre pas pour eux de trop de proximité.
Quoiqu'il en soit, je pense que ceux qui ont fui la guerre et la misère, ont connu le froid et la fatigue de la route, sont bien heureux d'être accueillis dignement, autrement que dans des bidonvilles. Je crois qu'il faut leur faire confiance, et que ceux qui pourront retourner chez eux retrouver leur famille, quand la paix sera revenue, le feront pendant que les autres, désirant rester en France, chercheront à s'intégrer.
Le problème ne me parait pas être l'accueil de la première génération mais celui de l'insertion de sa descendance. Je pense qu'il faut porter la plus grande attention à leur suivi et s'assurer que les ghettos, souvent de misère, ne puissent se créer et risquer de voir apparaitre en France un nouveau communautarisme. Nous en connaissons assez déjà.
Les plus optimistes disent que 85% des français sont favorables à l'accueil des migrants, mais quand on voit le comportement de certains, on peut penser que cette position est parfois simplement théorique, pourvu que cet accueil ne souffre pas pour eux de trop de proximité.
Quoiqu'il en soit, je pense que ceux qui ont fui la guerre et la misère, ont connu le froid et la fatigue de la route, sont bien heureux d'être accueillis dignement, autrement que dans des bidonvilles. Je crois qu'il faut leur faire confiance, et que ceux qui pourront retourner chez eux retrouver leur famille, quand la paix sera revenue, le feront pendant que les autres, désirant rester en France, chercheront à s'intégrer.
Le problème ne me parait pas être l'accueil de la première génération mais celui de l'insertion de sa descendance. Je pense qu'il faut porter la plus grande attention à leur suivi et s'assurer que les ghettos, souvent de misère, ne puissent se créer et risquer de voir apparaitre en France un nouveau communautarisme. Nous en connaissons assez déjà.
jeudi 27 octobre 2016
PEUR DU FLIC OU PEUR DES FLICS
L'augmentation du nombre de crimes, l'accroissement des actes d'incivilité, l'agression des policiers montrent clairement, que pour une bonne partie de la population, "la peur du flic" n'existe plus.
Par contre, lorsqu'ils manifestent, fusse pour des raisons justifiées, en défilant masqués et armés, alors, cette attitude crée chez moi "la peur des flics".
Plusieurs raisons à cela. Lorsqu'une manifestation se développe spontanément il y a immédiatement une tentative de récupération, ce peut être par un syndicat, ce peut être par un parti politique. Sachant, d'après une enquête récente, que 56% des policiers sont prêts à voter Front National et que ce corps de fonctionnaires et l'un des plus syndiqués, avec les enseignants, on voit de suite qui peut tirer profit de ces manifestations puisqu'ils refusent d'accorder leur confiance à ceux qu'ils ont élus. Il y a d'autre part un contraste saisissant entre les représentants syndicaux qui s'expriment dignement et calmement tout en revendiquant ce pour quoi les policiers manifestent et quelques uns des manifestants interviewés pleins de hargne et de colère et dont l'attitude pouvait faire craindre plus l'agressivité que la protection.
C'est toujours inquiétant de voir les forces chargés , soit de la défense, soit du maintien de l'ordre manifester contre le gouvernement. Chacun sait que c'est le chemin le plus souvent pratiqué pour créer un putsch qui débouche souvent sur une dictature.
C'est pour cette raison, qu'ayant fait mon service militaire dont j'ai pu apprécier l'inutilité, je lui ai reconnu, après réflexion, deux vertus: permettre la mixité sociale et empêcher la professionnalisation totale de l'armée, qui en temps de crise, peut s'avérer dangereuse, s'il venait à son autorité supérieure d'être en désaccord manifeste avec le pouvoir.
Ceci étant dit, je comprends l'exaspération des policiers et j'ai été plus sensible à la manifestation de leurs familles qu'à la leur et, qu'ils demandent que les règles appliquées à la gendarmerie leur soit étendue, me parait justifié; ne font-ils pas après tout le même métier?
A ce sujet, il est surprenant que la gendarmerie, plus protégée vis à vis des agressions, intervienne en zone rurale, alors que les cités les plus dangereuses sont réservées aux forces de police.
Par contre, lorsqu'ils manifestent, fusse pour des raisons justifiées, en défilant masqués et armés, alors, cette attitude crée chez moi "la peur des flics".
Plusieurs raisons à cela. Lorsqu'une manifestation se développe spontanément il y a immédiatement une tentative de récupération, ce peut être par un syndicat, ce peut être par un parti politique. Sachant, d'après une enquête récente, que 56% des policiers sont prêts à voter Front National et que ce corps de fonctionnaires et l'un des plus syndiqués, avec les enseignants, on voit de suite qui peut tirer profit de ces manifestations puisqu'ils refusent d'accorder leur confiance à ceux qu'ils ont élus. Il y a d'autre part un contraste saisissant entre les représentants syndicaux qui s'expriment dignement et calmement tout en revendiquant ce pour quoi les policiers manifestent et quelques uns des manifestants interviewés pleins de hargne et de colère et dont l'attitude pouvait faire craindre plus l'agressivité que la protection.
C'est toujours inquiétant de voir les forces chargés , soit de la défense, soit du maintien de l'ordre manifester contre le gouvernement. Chacun sait que c'est le chemin le plus souvent pratiqué pour créer un putsch qui débouche souvent sur une dictature.
C'est pour cette raison, qu'ayant fait mon service militaire dont j'ai pu apprécier l'inutilité, je lui ai reconnu, après réflexion, deux vertus: permettre la mixité sociale et empêcher la professionnalisation totale de l'armée, qui en temps de crise, peut s'avérer dangereuse, s'il venait à son autorité supérieure d'être en désaccord manifeste avec le pouvoir.
Ceci étant dit, je comprends l'exaspération des policiers et j'ai été plus sensible à la manifestation de leurs familles qu'à la leur et, qu'ils demandent que les règles appliquées à la gendarmerie leur soit étendue, me parait justifié; ne font-ils pas après tout le même métier?
A ce sujet, il est surprenant que la gendarmerie, plus protégée vis à vis des agressions, intervienne en zone rurale, alors que les cités les plus dangereuses sont réservées aux forces de police.
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