L'année 2015 a pris une allure tellement dramatique que j'éprouve le besoin d'exprimer mon ressenti.
Mes compétences ne me permettant malheureusement pas de me rapprocher de l'exhaustivité, je ne fais qu'exprimer, d'une manière imparfaite et subjective ce que j'ai retenu.
Le fait le plus grave est l'installation de la barbarie au Moyen-Orient qui génère guerres et attentats face auxquels de sombres calculs de certains pays empêchent les plus vives réactions des structures internationales.
Un autre fait d'égale importance, contre lequel l'homme est plus démuni, est le dérèglement climatique qui a provoqué de nombreuses catastrophes un peu partout dans le monde.
Face à ces situations dramatiques la France a payé un lourd tribut.
Mais ces deux événements catastrophiques ne doivent pas en cacher d'autres d'importances moins grandes, ou tout au moins, moins universelles:
- Le chômage ne cesse de croître, après un mois d'embellie la rechute a été encore pire.
- L'inflation est paraît-il maitrisée, et de ce fait les salaires et retraites bloqués depuis plus de deux ans ont honteusement été augmentés de 0,1%. Pourtant , à la lecture de mes feuilles d'impôts locaux, de mes cotisations de mutuelles et d'assurances je n'avais pas l'impression de vivre dans un tel confort.
- En France le Front national prend une importance considérable, un peu partout en Europe les partis d'extrême droite se renforcent.
- La gauche structurée a complètement disparu du paysage politique français. Ceux qui osent encore se présenter en son nom, et qui sont au pouvoir, pratiquent une politique de droite et ne respectent même pas les fondamentaux de la gauche (voir la déchéance de nationalité)
- L'économie prend de plus en plus le pas sur le social. L'important est de baisser la part des prélèvements obligatoires dans le budget de l'Etat, peu importe que le remboursement des dépenses de santé soit de plus en plus aux mains des mutuelles et, si pour trouver des fonds pour la recherche, des associations sont obligées de "faire la quête".
- Les acquis sociaux, face à la pression du chômage, commencent à régresser comme c'est le cas à l'usine Smart.
- Sur le plan sportif, de nombreux pratiquants ont été, de par le monde contrôlés positifs aux produits dopants. L'équipe de France de rugby a été ridiculisée lors de la dernière coupe du Monde. Les espoirs nés en 2014, lors du Tour de France, du comportement de jeunes français n'ont pas été suivis d'effets.Le football français a fait plus parlé de lui par ses affaires que par ses résultats.
Mais essayons de terminer sur un ton plus gai:
- Les espoirs nés de la COP 21 pour lutter contre le réchauffement climatique sont encourageants.
- Les biotechnologies progressent à grands pas, une nouvelle médecine pleine d'espoir s'installe.
- Deux économistes français sont reconnus dans le monde entier comme faisant partie des meilleurs. L'un d'eux a même obtenu le prix Nobel d'économie, il est vrai que c'est celui qui surfait le mieux sur l'air du temps
- Certains pays méditerranéens se réveillent, notamment l'Espagne, en essayant de déboulonner les permanents de la politique.
- En sport, l'équipe de France de natation obtient des résultats exemplaires. C'est aussi le cas des handballeurs, bien que ce sport ait fait l'objet de paris truqués.
Lorsque l'on fait un bilan, il faut bien évidemment conclure, pour moi il est globalement négatif, et ce d'autant plus que les économistes prétendent que les conditions sont favorables à cause de "l'alignement des planètes": baisse du prix du pétrole, taux très bas des banques centrales, cours de l'euro favorable aux exportations.
Pour finir, je dirai que l'éditorial du journal Sud-Ouest d'hier m'a inquiété en laissant à penser que le XXI° siècle pourrait démarrer en 2015 comme le xx° avait débuté en 1914. Faut-il une catastrophe pour initier une séquence historique? Quel constat!
mercredi 30 décembre 2015
LES DEUX FRANCOIS
Jusqu'à maintenant la 5° République a connu deux Présidents présentés par le Parti Socialiste.
Ces deux Présidents ont de nombreux points communs mais depuis quelques jours on peut entrevoir une énorme différence.
Quels sont leurs principaux points communs?
- Ils ont été élu, au moins en partie, par le rejet de leur concurrent, trahison de Jacques CHIRAC pour le premier, lassitude de Nicolas SARKOZY pour le second.
- Pendant deux ans, ils ont, au début de leur mandat donné l'impression de vouloir mener une politique de gauche.
- Après deux ans ils se sont convertis sans problème au libéralisme, voire sur certains points à l'ultralibéralisme.
- Ils ont inclus dans leur gouvernement des ministres de droite, soit clairement affichés comme Michel JOBERT, soit plus discrets et sans étiquette comme Emmanuel MACRON.
- Ils ont tiré tous les deux profit de la présence du Front National sur l'échiquier politique pour diviser la droite en favorisant plus ou moins ouvertement son ascension quitte à le voir prendre une importance dangereuse et, comme c'est arrivé récemment, lors des élection régionales, faire feu de tout bois pour limiter son implantation.
- Enfin ils ont tous les deux mené la guerre au moyen-orient.
Mais alors où est la différence?
Elle est énorme et essentielle:
François MITTERAND contre l'opinion d'une majorité de français a imposé avec courage, et c'est tout à son honneur l'abolition de la peine de mort.
François HOLLANDE pour faire un coup politique et plaire à une majorité de français (94%) veut faire inclure dans la constitution la déchéance de nationalité, ouvrant ainsi une brèche dans le droit du sol.
Il veut ainsi attirer des voix de droite, lors du vote au Congrès, en espérant ne pas trop perdre de voix de gauche. C'est un pari risqué qui se trouve sur la voie de l'espérance d'un second mandat.
Si second mandat il y a, souhaitons qu'il ne soit pas aussi désastreux que celui de son prédécesseur.
En attendant si lors des élections présidentielles il y a une recrudescence d'abstentions et de bulletins blancs il ne faudra pas chercher longtemps d'où elle vient.
Ces deux Présidents ont de nombreux points communs mais depuis quelques jours on peut entrevoir une énorme différence.
Quels sont leurs principaux points communs?
- Ils ont été élu, au moins en partie, par le rejet de leur concurrent, trahison de Jacques CHIRAC pour le premier, lassitude de Nicolas SARKOZY pour le second.
- Pendant deux ans, ils ont, au début de leur mandat donné l'impression de vouloir mener une politique de gauche.
- Après deux ans ils se sont convertis sans problème au libéralisme, voire sur certains points à l'ultralibéralisme.
- Ils ont inclus dans leur gouvernement des ministres de droite, soit clairement affichés comme Michel JOBERT, soit plus discrets et sans étiquette comme Emmanuel MACRON.
- Ils ont tiré tous les deux profit de la présence du Front National sur l'échiquier politique pour diviser la droite en favorisant plus ou moins ouvertement son ascension quitte à le voir prendre une importance dangereuse et, comme c'est arrivé récemment, lors des élection régionales, faire feu de tout bois pour limiter son implantation.
- Enfin ils ont tous les deux mené la guerre au moyen-orient.
Mais alors où est la différence?
Elle est énorme et essentielle:
François MITTERAND contre l'opinion d'une majorité de français a imposé avec courage, et c'est tout à son honneur l'abolition de la peine de mort.
François HOLLANDE pour faire un coup politique et plaire à une majorité de français (94%) veut faire inclure dans la constitution la déchéance de nationalité, ouvrant ainsi une brèche dans le droit du sol.
Il veut ainsi attirer des voix de droite, lors du vote au Congrès, en espérant ne pas trop perdre de voix de gauche. C'est un pari risqué qui se trouve sur la voie de l'espérance d'un second mandat.
Si second mandat il y a, souhaitons qu'il ne soit pas aussi désastreux que celui de son prédécesseur.
En attendant si lors des élections présidentielles il y a une recrudescence d'abstentions et de bulletins blancs il ne faudra pas chercher longtemps d'où elle vient.
mardi 29 décembre 2015
RECONNAISSANCE CALCULEE
En 1986 François MITTERAND imposait la proportionnelle aux élections législatives faisant ainsi entrer au parlement 35 députés du Front National au détriment de la droite qu'il cherchait à affaiblir. Son objectif de division de la droite avait bien marché, peu lui avait importé de donner autant d'importance au F.N.
Actuellement Jean Marie LE PEN conseille de voter Nicolas SARKOZY aux primaires de L.R. pour le choix du candidat à l'élection présidentielle, peu lui importe que cette élection soit en principe réservée aux adhérents et sympathisants du parti, ce que je ne crois pas qu'il soit.
Par contre il sait bien que Nicolas SARKOZY est l'adversaire préféré de François HOLLANDE qui pense le précéder au premier tour de la présidentielle ce qui est beaucoup plus aléatoire et même impossible si c'est Alain JUPPE qui est le candidat des L.R.
Ainsi, ce renvoi d'ascenseur permettra à sa fille d'être toujours dans l'opposition la plus dure, et non pas au pouvoir ou d'y jouer éventuellement quelque rôle, ce dont il la juge incapable.
Si après son conseil, au deuxième tour un duel entre Nicolas SARKOZY et Marine LE PEN a lieu, il peut laisser espérer un rapprochement entre les deux formations que chacun représente, ce serait donc encore une tribune et une avancée pour le F.N.
Donc la principale crainte pour Jean Marie LE PEN est de voir Alain JUPPE accéder à la présidence de la république car il ne pourra rien espérer de ce dernier et les critiques seront plus difficiles à formuler. La prise de position de Jean Marie LE PEN traduit en filigrane la stratégie: "Tout sauf JUPPE"
Actuellement Jean Marie LE PEN conseille de voter Nicolas SARKOZY aux primaires de L.R. pour le choix du candidat à l'élection présidentielle, peu lui importe que cette élection soit en principe réservée aux adhérents et sympathisants du parti, ce que je ne crois pas qu'il soit.
Par contre il sait bien que Nicolas SARKOZY est l'adversaire préféré de François HOLLANDE qui pense le précéder au premier tour de la présidentielle ce qui est beaucoup plus aléatoire et même impossible si c'est Alain JUPPE qui est le candidat des L.R.
Ainsi, ce renvoi d'ascenseur permettra à sa fille d'être toujours dans l'opposition la plus dure, et non pas au pouvoir ou d'y jouer éventuellement quelque rôle, ce dont il la juge incapable.
Si après son conseil, au deuxième tour un duel entre Nicolas SARKOZY et Marine LE PEN a lieu, il peut laisser espérer un rapprochement entre les deux formations que chacun représente, ce serait donc encore une tribune et une avancée pour le F.N.
Donc la principale crainte pour Jean Marie LE PEN est de voir Alain JUPPE accéder à la présidence de la république car il ne pourra rien espérer de ce dernier et les critiques seront plus difficiles à formuler. La prise de position de Jean Marie LE PEN traduit en filigrane la stratégie: "Tout sauf JUPPE"
lundi 28 décembre 2015
CORSE
La lecture du dernier éditorial de Christophe BARBIER dans "L'Express", m'a remis en mémoire mes récentes vacances en Corse.
A la suite de la victoire des indépendantistes aux dernières élections régionales Christophe BARBIER écrit :"la Corse n'est pas l'Ecosse avec son pétrole, ni la Catalogne avec son P.I.B. . Indépendante elle ne pourra devenir qu'un paradis fiscal inondé d'argent sale et doublé d'un vaste écomusée pour hordes de touristes. L'Etat ne menace pas la Corse, mais au contraire la protège et la soutient, pourvu que les lois puissent y être appliquées."
Ce constat a pris pour moi tout son sens, car lors d'une discussion avec l'un de mes hôtes j'ai pu me rendre compte que la première partie du discours de Christophe BARBIER était partagé au moins par une partie de la population.
Mon interlocuteur m'a paru d'une grande lucidité lorsqu'il m'a dit, que sur le plan économique, en dehors du tourisme, la Corse n'avait comme seules ressources que sa charcuterie, ses châtaignes et ses fromages. Sur un ton plaisant, pour me faire toucher du doigt la pauvreté des ressources agricoles, il m'a dit être marié avec une normande qui croyait, lors de son premier séjour en Corse, avoir vu un jeune veau traverser la route alors qu'il s'agissait d'une vache adulte!
A la suite de la victoire des indépendantistes aux dernières élections régionales Christophe BARBIER écrit :"la Corse n'est pas l'Ecosse avec son pétrole, ni la Catalogne avec son P.I.B. . Indépendante elle ne pourra devenir qu'un paradis fiscal inondé d'argent sale et doublé d'un vaste écomusée pour hordes de touristes. L'Etat ne menace pas la Corse, mais au contraire la protège et la soutient, pourvu que les lois puissent y être appliquées."
Ce constat a pris pour moi tout son sens, car lors d'une discussion avec l'un de mes hôtes j'ai pu me rendre compte que la première partie du discours de Christophe BARBIER était partagé au moins par une partie de la population.
Mon interlocuteur m'a paru d'une grande lucidité lorsqu'il m'a dit, que sur le plan économique, en dehors du tourisme, la Corse n'avait comme seules ressources que sa charcuterie, ses châtaignes et ses fromages. Sur un ton plaisant, pour me faire toucher du doigt la pauvreté des ressources agricoles, il m'a dit être marié avec une normande qui croyait, lors de son premier séjour en Corse, avoir vu un jeune veau traverser la route alors qu'il s'agissait d'une vache adulte!
dimanche 27 décembre 2015
MULTICULTURALISME ?
Dans les circonstances actuelles beaucoup d'idées s'affrontent au sujet de l'intégration des migrants.
- Les uns souhaitent leur refuser l'accès de notre territoire
- D'autres leurs demandent de s'intégrer et d'abandonner tout ce qui fait leur identité
- D'autres encore veulent les accueillir à bras ouverts, en respectant toute leur culture, quitte à favoriser leur installation sous forme communautaire
- d'autres enfin considèrent que c'est une chance et un apport culturel sans définir la manière dont peut se faire cet apport.
Prenant en compte que la France est un vieux pays détenteur d'une riche culture, défendant l'humanisme, la liberté et la laïcité il me semble que le premier devoir est d'être un pays d'accueil. Mais cet accueil doit favoriser l'intégration et éviter le communautarisme. Nous ne sommes pas un pays de culture anglo-saxonne où différentes communautés cohabitent, la France est une nation. Elle ne s'est pas faite en un jour, elle a profité des apports culturels de ceux qu'elle a accueillis, en sachant faire le tri, ce sont ces apports qui l'ont enrichie. Tout migrant apporte des choses positives à partager et d'autres qui par contre ne peuvent se fondre dans notre culture avec laquelle elles sont en contradiction. Ces choses là, doivent rester dans le domaine privé, et encore, à la condition qu'elles ne soient pas préjudiciables à la bonne marche de la société et ne contreviennent pas à l'ordre public. C'est notamment le cas des religions, les principes de la laïcité ne sont pas négociables.
C'est ce que nous avons toujours su faire, un peu comme l'Egypte antique, qui intégrait chaque envahisseur (et non des émigrés ce qui rend l'assimilation plus difficile) sans que l'essentiel de sa culture ne soit altérée et même qu'elle s'enrichisse.
Ainsi, la notion de multiculturalisme me fait peur, elle a en germe la notion de communautarisme. Il n'y a qu'une culture dans notre pays, la culture française qui s'est forgée au cours de son histoire et de son passé et qui est toujours prête à s'enrichir, sa qualité est de savoir prendre les aspects positifs des apports étrangers sans se renier. Il en a toujours été ainsi, il ne faut pas que cela change.
Je reconnais bien volontiers que l'assimilation est plus facile lorsque les cultures sont voisines, ce n'est pas une raison pour renoncer dans d'autres circonstances. Que notre pays soit multi ethnique, c'est déjà le cas, mais il ne faut pas qu'il devienne multiculturel, son unité n'y résisterait pas.
Pour cela un seul outil, l'enseignement qui permet d'acquérir la langue, de connaître l'histoire et d'être capable de faire partager notre culture.
- Les uns souhaitent leur refuser l'accès de notre territoire
- D'autres leurs demandent de s'intégrer et d'abandonner tout ce qui fait leur identité
- D'autres encore veulent les accueillir à bras ouverts, en respectant toute leur culture, quitte à favoriser leur installation sous forme communautaire
- d'autres enfin considèrent que c'est une chance et un apport culturel sans définir la manière dont peut se faire cet apport.
Prenant en compte que la France est un vieux pays détenteur d'une riche culture, défendant l'humanisme, la liberté et la laïcité il me semble que le premier devoir est d'être un pays d'accueil. Mais cet accueil doit favoriser l'intégration et éviter le communautarisme. Nous ne sommes pas un pays de culture anglo-saxonne où différentes communautés cohabitent, la France est une nation. Elle ne s'est pas faite en un jour, elle a profité des apports culturels de ceux qu'elle a accueillis, en sachant faire le tri, ce sont ces apports qui l'ont enrichie. Tout migrant apporte des choses positives à partager et d'autres qui par contre ne peuvent se fondre dans notre culture avec laquelle elles sont en contradiction. Ces choses là, doivent rester dans le domaine privé, et encore, à la condition qu'elles ne soient pas préjudiciables à la bonne marche de la société et ne contreviennent pas à l'ordre public. C'est notamment le cas des religions, les principes de la laïcité ne sont pas négociables.
C'est ce que nous avons toujours su faire, un peu comme l'Egypte antique, qui intégrait chaque envahisseur (et non des émigrés ce qui rend l'assimilation plus difficile) sans que l'essentiel de sa culture ne soit altérée et même qu'elle s'enrichisse.
Ainsi, la notion de multiculturalisme me fait peur, elle a en germe la notion de communautarisme. Il n'y a qu'une culture dans notre pays, la culture française qui s'est forgée au cours de son histoire et de son passé et qui est toujours prête à s'enrichir, sa qualité est de savoir prendre les aspects positifs des apports étrangers sans se renier. Il en a toujours été ainsi, il ne faut pas que cela change.
Je reconnais bien volontiers que l'assimilation est plus facile lorsque les cultures sont voisines, ce n'est pas une raison pour renoncer dans d'autres circonstances. Que notre pays soit multi ethnique, c'est déjà le cas, mais il ne faut pas qu'il devienne multiculturel, son unité n'y résisterait pas.
Pour cela un seul outil, l'enseignement qui permet d'acquérir la langue, de connaître l'histoire et d'être capable de faire partager notre culture.
samedi 26 décembre 2015
DICTATURE ET ZOO
Deux événements récents m'ont à la fois marqué et inquiété.
Lors de l'émission "Les Grandes Questions" sur la "5" Boualem SAMSAL, que recevait Frantz Olivier GIESBERT, affirmait que sous les dictatures les gens étaient heureux.
Le lendemain je rencontrais un démographe chargé d'enquêter dans des pays où ce régime avait sévi ou sévit encore, et sans aborder le sujet, lors d'une description de ses interventions, il m'a fait part de la même constatation.
Quel choc! Et puis je me suis rendu compte que si on accepte d'abandonner tout envie de liberté, que l'on fait preuve d'une grande docilité et surtout, mais ce n'est qu'un avis personnel, si on est peu informé, peu instruit, après tout dans ces régimes là on ne meurt pas de faim puisque ceux qui luttent contre ces dictatures, taillables et corvéables à merci, fournissent la main d'œuvre et pérennisent le système.
Deux faits me sont alors revenus en mémoire:
-l'un peu rassurant est le regret exprimé par certaines personnes après la chute du régime communiste de l'empire soviétique qui avait permis de donner du travail à la majorité silencieuse, au détriment d'une minorité rudement soumise.
-l'autre, bien plus ancien, venait du souvenir de la fable de LA FONTAINE "Le loup et le chien", que je conseille de lire ou relire, où le loup, après avoir envié la situation du chien, servile et apparemment heureux, avait préféré garder sa liberté au lieu de se faire domestiquer
C'est pour cela que je me suis permis ce rapprochement audacieux dans le titre de ce papier, car finalement, la dictature consiste, entre autre, à enfermer les hommes dans un zoo, tout au moins ceux dont la docilité le permet.
Pour lutter contre ce risque un seul remède: l'éducation et l'enseignement.
Il faut donner à chacun les outils de base pour accéder à la connaissance, lire, écrire, compter, susciter la curiosité, le goût d'apprendre après quoi, que le métier que l'on choisit soit manuel ou intellectuel, peu importe pourvu que l'on ait appris à réfléchir et à être capable de discernement.
Lors de l'émission "Les Grandes Questions" sur la "5" Boualem SAMSAL, que recevait Frantz Olivier GIESBERT, affirmait que sous les dictatures les gens étaient heureux.
Le lendemain je rencontrais un démographe chargé d'enquêter dans des pays où ce régime avait sévi ou sévit encore, et sans aborder le sujet, lors d'une description de ses interventions, il m'a fait part de la même constatation.
Quel choc! Et puis je me suis rendu compte que si on accepte d'abandonner tout envie de liberté, que l'on fait preuve d'une grande docilité et surtout, mais ce n'est qu'un avis personnel, si on est peu informé, peu instruit, après tout dans ces régimes là on ne meurt pas de faim puisque ceux qui luttent contre ces dictatures, taillables et corvéables à merci, fournissent la main d'œuvre et pérennisent le système.
Deux faits me sont alors revenus en mémoire:
-l'un peu rassurant est le regret exprimé par certaines personnes après la chute du régime communiste de l'empire soviétique qui avait permis de donner du travail à la majorité silencieuse, au détriment d'une minorité rudement soumise.
-l'autre, bien plus ancien, venait du souvenir de la fable de LA FONTAINE "Le loup et le chien", que je conseille de lire ou relire, où le loup, après avoir envié la situation du chien, servile et apparemment heureux, avait préféré garder sa liberté au lieu de se faire domestiquer
C'est pour cela que je me suis permis ce rapprochement audacieux dans le titre de ce papier, car finalement, la dictature consiste, entre autre, à enfermer les hommes dans un zoo, tout au moins ceux dont la docilité le permet.
Pour lutter contre ce risque un seul remède: l'éducation et l'enseignement.
Il faut donner à chacun les outils de base pour accéder à la connaissance, lire, écrire, compter, susciter la curiosité, le goût d'apprendre après quoi, que le métier que l'on choisit soit manuel ou intellectuel, peu importe pourvu que l'on ait appris à réfléchir et à être capable de discernement.
vendredi 25 décembre 2015
PROGRES TECHNIQUE
Il y a encore peu de temps les circuits électriques étaient protégés, en cas de surtension ou de surchauffe, par des fusibles, parties faibles du réseau qui fondaient et qu'il fallait changer.
Le mot fusible était aussi employé pour désigner un homme politique qui "portait le chapeau" pour d'autres. Ce fut le cas pour Alain JUPPE dans l'affaire des HLM de la ville de Paris, de Charles HERNU pour le Rainbow Warrior, d'Edmond HERVE pour le sang contaminé; c'est peut-être aussi le cas actuellement pour Christine LAGARDE. Egalement, de manière générale, après des élections perdues les Premiers Ministres démissionnaient, ce fut encore le cas pour Jean-Marc AYRAULT, ils étaient aussi des sortes de fusibles.
Les progrès techniques ont remplacé les fusibles par des disjoncteurs. Lorsque ceux-ci sautent, il suffit de les réarmer, on ne les remplace plus. J'y vois une certaine analogie avec ce qui se passe actuellement au gouvernement. Après trois élections perdues Manuel VALLS est toujours en place, de même que Christiane TAUBIRA contredite par le Président lui même.
On n'arrête pas le progrès, certains s'adaptent plus vite que d'autres.
Le mot fusible était aussi employé pour désigner un homme politique qui "portait le chapeau" pour d'autres. Ce fut le cas pour Alain JUPPE dans l'affaire des HLM de la ville de Paris, de Charles HERNU pour le Rainbow Warrior, d'Edmond HERVE pour le sang contaminé; c'est peut-être aussi le cas actuellement pour Christine LAGARDE. Egalement, de manière générale, après des élections perdues les Premiers Ministres démissionnaient, ce fut encore le cas pour Jean-Marc AYRAULT, ils étaient aussi des sortes de fusibles.
Les progrès techniques ont remplacé les fusibles par des disjoncteurs. Lorsque ceux-ci sautent, il suffit de les réarmer, on ne les remplace plus. J'y vois une certaine analogie avec ce qui se passe actuellement au gouvernement. Après trois élections perdues Manuel VALLS est toujours en place, de même que Christiane TAUBIRA contredite par le Président lui même.
On n'arrête pas le progrès, certains s'adaptent plus vite que d'autres.
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