lundi 10 juin 2024

 DÉSASTRE ANNONCÉ

Les sondages en vue de l'élection européenne ne laissent aucun doute, le RN remportera ces élections. La majorité présidentielle, talonnée par la gauche modérée, n'est même pas certaine d'arriver en deuxième position.

Nous entrons dans ne période de grande instabilité. Que va faire le Président ? au minimum changer de gouvernement ? Appeler d'autres partis à se joindre à lui ? Et pourquoi pas dissoudre l'Assemblée Nationale en espérant que le RN, s'il arrive au pouvoir, fasse preuve pendant trois ans de cohabitation, de son incompétence et n'arrive pas à mettre en application son projet utopique ?

 COMMÉMORATION DU 6 JUIN, L'URSS BIEN REPRÉSENTÉE

Le 80° anniversaire du débarquement du 6 juin 1944 s'est déroulé en l'absence de Vladimir Poutine, car on ne peut commémorer un jour qui a initié 75 ans de paix en Europe en présence d'un Chef d'État qui veut soumettre par la force les pays qui entourent le sien.

Par contre, l'Ukraine, par la présence de son Président, Volodymyr Zelensky, était conviée. L'Ukraine qui a fait partie de l'URSS, sous la botte de Staline et qui en a tant souffert avait vraiment sa place à la commémoration de la victoire contre le nazisme.

Reconnaissons qu'un pays qui se bat contre un envahisseur est plus habilité à commémorer le 6 juin 1944 que le pays qui par sa volonté d'hégémonie a mis fin à 75 ans de paix sur le sol européen

 DÉLOCALISATION ? RELOCALISATION ?

En 2020 la pandémie de Covid-19 nous a montré à quel point nous étions dépendants de bien d'autres pays pour la fourniture de matériel médical de protection et en particulier de médicaments. De ce point de vue, l'Inde était notre principal fournisseur.

Face à ce constat alarmant, Emmanuel Macron a décidé de relocaliser le plus possible cette industrie et de créer de nouveaux laboratoires.

Quelle n'a pas été ma surprise, quatre ans plus tard, en 2024, d'apprendre que Biogaran, l'un de nos principaux laboratoires pharmaceutiques, allait être racheté par un industriel indien.

Peut on alors considérer qu'un laboratoire situé sur notre sol et dépendant d'un industriel étranger présente suffisamment de garanties pour que nos approvisionnements soient assurés ? il est légitime d'en douter.

 ENTERREMENT DU TRAMWAY BORDELAIS

La première ligne du Bus Express reliant Saint Aubin de Médoc à la gare Saint Jean de Bordeaux vient d'être inaugurée.

C'est un tournant dans l'aménagement de la circulation dans la métropole bordelaise et surtout dans l'évolution des transports en commun. Avec un projet de sept nouvelles lignes, c'est aussi l'enterrement du tramway.

Quoique l'on pense de la qualité esthétique et des services rendus par les quatre lignes existantes, l'équipement de cette métropole de lignes de tramway s'apparente à une sorte de scandale ou tout au moins à un manque criant d'anticipation, car ce tramway, fort coûteux, inauguré en 2003 par le Président de la République, a été abandonné en 2023. Un tel projet abandonné au bout de 20 ans est loin de faire preuve d'études prospectives sérieuses.

Qu'en sera t-il du métro et des téléphériques ?

 PARI RISQUÉ, MAIS RISQUE MESURÉ

À la suite des élections européennes où le parti du Président n'a même pas recueilli la moitié des voix de celles qui se sont portées sur le RN, Emmanuel Macron a décidé de dissoudre l'Assemblée Nationale et de prévoir le premier tour des élections législatives pour dans trois semaines.

Certains leaders politiques, très attachés à la démocratie, s'en sont émus et ont formulé de vifs reproches à Emmanuel Macron. Pourtant quoi de plus normal que d'appeler aux urnes après un tel désaveu ?

Mais l'inquiétude de voir le RN accéder au pouvoir est-elle justifiée ? Que peut-il se passer?

Tout d'abord la réalisation des élections dans un délai aussi bref peut gêner le RN qui devra trouver 577 candidats. Ensuite être majoritaire, même avec 40 % des suffrages, l'extrême droite n'est pas certaine d'être majoritaire après deux tours d'élections, et à peu près certaine de ne pas avoir la majorité absolue. Même si le RN est majoritaire au premier tour, il aura peu d'élus et le second tour permettra des alliances qui peuvent lui être fort préjudiciables.

Même en supposant que le RN devienne majoritaire au Palais Bourbon, comme il n'aura pas la majorité absolue, il sera obligé, comme le gouvernement actuel, de gouverner avec une majorité relative. Il lui restera trois ans pour faire la preuve de sa compétence et de son efficacité pour donner un avant-goût de ce qu'il sait faire, puisqu'il espère prendre le pouvoir en 2027.

Même dans ce cas, le plus  favorable pour le RN, ce n'est pas gagné, ce qui ne signifie malheureusement pas que nous sortions de ces désordres politiques que nous connaissons actuellement. 

samedi 1 juin 2024

 TOUT A UNE FIN

On ne peut pas être éternellement le dernier de la classe et inspirer confiance. C'est la raison pour laquelle l'agence de notation S et P vient d'abaisser la note de la France qui passe de "AA" à "AA-".

Bien évidemment, l'éternel faux optimiste Bruno Le Maire rassure les français en essayant de faire croire que les impôts n'augmenteront pas.

Soyons un peu sérieux. Si la note baisse, la confiance des marchés s'érode et les taux d'emprunts croissent. Ce taux qui coûte actuellement plus de 50 millions de remboursement de frais d'intérêts aux français va nécessairement augmenter et le déséquilibre du budget va croître..

Quelle solution alors proposer? Continuer à diminuer le budget affecté aux aides sociales, comme d'habitude, continuer à creuser le déficit et augmenter la dette ou augmenter les impôts? 

Le gouvernement est pris à ses propres pièges qui sont devenus des sujets tabous: ne pas aller chercher l'argent chez les détenteurs de patrimoines importants ou de très gros revenus, ne pas augmenter les impôts en rendant la contribution à l'impôt plus équitable et plus progressive.

 RÉGRESSION SOCIALE

Après la réduction des APL, l'augmentation de 100 % du reste à charge pour les médicaments et les actes médicaux, la réduction des indemnisations des chômeurs, le gouvernement, ouvertement anti social, ne veut plus prendre en charge les arrêts maladie de moins de huit jours.

Cette mesure est la plus perverse de toutes car ce gouvernement avance masqué en demandant aux entreprise de prendre en charge ce qui depuis bientôt 80 ans est à la charge de la collectivité par le biais de la Sécurité Sociale que les citoyens des autres pays nous envient tant. Cette mesure fragilisera un peu plus les petites entreprises, qui souvent ont beaucoup de mal à vivre, est-ce un effet collatéral involontaire ou recherché ?

Quand on pense que ce Président, par conséquent de gouvernement qui est à sa botte, ont été porté au pouvoir en majorité par des électeurs de gauche, on assiste à une trahison que l'on aurait jamais cru possible.