mardi 8 novembre 2022

 UN MOMENT D'ÉGAREMENT

Le député du Médoc Grégoire de Fournas vient de se distinguer en tenant des propos racistes et insultants au sein même de l'hémicycle.

Marine Le Pen avait certainement  du lui dire, comme à toutes ses troupes, qu'il fallait soigner son image de marque, arborer costume et cravate; Se fondre dans la foule des gens présentables n'est peut-être pas si facile que cela pour tout un chacun. Comme dit le proverbe: "chassez le naturel il revient au galop"

Quand on pense que ce député doit certainement son élection au mauvais choix de la NUPES qui lui a opposé un illustre inconnu alors que l'ancienne députée Pascale Got aurait eu toutes ses chances.

Le choix des appareils politiques et les quotas qu'ils définissent dans leurs bureaux parisiens leur font facilement oublier les conditions locales

lundi 7 novembre 2022

 ÉMIGRATION CHOISIE

Gérald Darmanin veut accorder exceptionnellement des titres de séjour aux émigrés qui occupent des emplois dans des métiers en tension qui ne trouvent pas de candidats parmi les chômeurs de l'hexagone.

C'est peut être une idée intéressante à condition de savoir gérer la suite. Rappelons nous l'arrivée massive d'émigrés sous Georges Pompidou que Valéry Giscard d'Estaing renvoyait chez eux cinq ans plus tard avec un chèque de 10.000 francs, qu'ils prenaient bien volontiers avant de revenir au bout de quelques mois.

Ces émigrés qui vont occuper ces emplois seront certainement très satisfaits dès le début de leurs contrats car leurs revenus seront bien supérieurs à ceux qu'ils pouvaient espérer en restant dans leur pays, mais une fois installés en France ils se rendront le plus souvent compte que leur salaire ne leur permet que de vivre difficilement. Ils rejoindront, sans que l'on puisse leur reprocher, les travailleurs mécontents et les logements de mauvaises qualités où ils se retrouveront entre eux. Le contraire d'une intégration réussie potentiellement génératrice de troubles.

Il n'y a pas d'autre solution que d'augmenter les salaires, mais alors là, peut-être que les employeurs n'auront pas besoin d'eux pour faire fonctionner leurs entreprises.

Dans les deux cas, le problème de l'immigration ne sera pas réglé.

dimanche 6 novembre 2022


DES NÉGLIGENCES QUI COÛTENT CHER

 Le Stade Nautique Métropolitain de Mérignac devait ouvrir dans deux mois. La justice a ordonné l'arrêt des travaux en raison d'une étude d'impact insuffisante qui n'avait pas pris en compte les nuisances sonores  générées par certains accessoires ludiques comme des tobogans. De ce fait l'ouverture de l'ouvrage est repoussée de plusieurs mois, sans compter les travaux supplémentaires qu'un tel oubli peut occasionner. N'aurait-il pas été possible d'ouvrir la piscine en traitant ce sujet après son ouverture, sans ces tobogans la piscine est-elle inutilisable ?

Il y a quelques années, on a connu pire pour la déviation de Beynac en Dordogne dont les piles de l'ouvrage de franchissement de la rivière avaient été construites lorsque le projet a du être abandonné sur décision de Justice. De recours en recours, de manifestations en manifestations , on ne connaît pas encore la fin de l'histoire, mais il est fort probable que ces piles devront être détruites.

Voila deux exemples inadmissibles d'une étude et d'une enquête mal faites et mal contrôlées qui conduisent à des dépenses inutiles ou à des pertes de jouissance au détriment à la fois des finances publiques et des utilisateurs particuliers.

samedi 5 novembre 2022

 LA VERTE SANDRINE PASSE AU ROUGE

Sandrine Rousseau a bien compris les leçons de Jean-Luc Mélenchon. Pour se faire remarquer, peu importe que ce soit en bien ou en mal, il faut occuper le terrain médiatique par des outrances.

Elle a bien compris aussi qu'il fallait éliminer ceux qui prennent un peu trop d'importance et l'époque est favorable à l'utilisation de la défense des femmes pour disqualifier les concurrents masculins, exercice dans lequel elle excelle.

Elle sait bien aussi qu'en 2027, Jean-Luc Mélenchon aura 76 ans alors qu'elle n'en aura que 55. Quelle belle opportunité pour être le porte parole de tous les mécontents en s'appuyant sur le triptyque: écologie, féminisme et radicalité

vendredi 4 novembre 2022

 LA NOUVELLE UNION DÉSUNIE

Les partis de gauche qui se sont regroupés au sein de la NUPES ont certainement, sur le plan électoral, faits une bonne opération permettant à chacun de faire élire plus de députés qu'il ne l'espérait.

Comme il fallait s'y attendre, s'unir pour s'opposer ne veut pas dire que l'on soit capable de s'unir pour gouverner. Le vote de la motion de censure vient de le prouver. Les députés les plus modérés de la NUPES n'ont pas suivi les consignes de Jean-Luc Mélenchon.

La question qui se pose est de savoir ce qu'il pourrait bien se passer si l'Assemblée Nationale était dissoute après le renversement du gouvernement.

NUPES et RN  ne peuvent gouverner ensemble. LR ne peut seul être majoritaire. De ce fait certains électeurs de LR pourraient rejoindre Renaissance, car une partie de LR est favorable à cette association quant aux plus modérés des électeurs de gauche il n'est pas certain qu'ils apportent leurs voix à LFI si dans leur circonscription ni le PS, ni le PCF, ni EELV ne présentaient des candidats.

Il ne serait alors pas impossible qu'un futur scrutin renforce la majorité actuelle  et peut-être bien le RN dont les propositions pourraient attirer certains électeurs votant habituellement LR.

Pour la gauche la voie de la raison est de travailler d'arrache pied pour bâtir un programme crédible, car les français sont en attente de résorption des inégalités, et non pas de mettre toute leur ardeur pour élaborer des stratégies dont le seul but est de faire trébucher le pouvoir en place, qui n'est là que parce qu'elle n'a pas fait son travail.

Travailler dans un but positif est plus intelligent, plus enrichissant et surtout plus utile que de le faire dans un but négatif, mais c'est bien plus difficile. 

jeudi 3 novembre 2022

 LES SUJETS QUI FÂCHENT

Le gouvernement va certainement être obligé de légiférer sur des sujets dont il se serait bien passé. Il s'agit en particulier de la chasse et de la corrida.

Ces activités concernent une minorité de personnes, pratiquants ou aficionados, mais intéressent énormément de monde.

Les positions prises par chacun n'ont rien à voir avec leur appartenance politique, si ce n'est que sur ces sujets les écologistes et les animalistes ont une sensibilité toute particulière.

Ainsi, au sein de la majorité à l'Assemblée Nationale, pour chaque sujet, il y aura des "pour" et des "contre". On peut penser que la limitation de la pratique de la chasse et l'interdiction de la corrida, si elles sont votées, le seront avec des voix des oppositions, ce qui ne veut absolument pas dire que lors de prochains scrutins  les électeurs des partis d'opposition apporteront pour cela leurs voix à la majorité, loin de là.

En fin de compte le gouvernement n'a rien à gagner. Il n'attirera pas à lui les électeurs de l'opposition et risquera de voir sa majorité se fracturer sur des sujets, somme toute importants, mais non essentiels dans les conditions économiques et sociales actuelles.

mercredi 2 novembre 2022

 LES BASSINES

Dans les Deux Sèvres les agriculteurs veulent créer d'énormes réserves d'eau, appelées bassines, pour récupérer pendant l'hiver l'eau dont ils auront besoin pendant la période estivale pour arroser leurs cultures. Les écologistes prétendent que cette atteinte à la nature aura des conséquences graves sur le Marais Poitevin et demandent aux agriculteurs d'adapter leurs productions au changement climatique en cultivant des plantes moins gourmandes en eau.

Cette adaptation sera, tôt ou tard, une nécessité, il faut s'y préparer, mais faut il dès maintenant, en période transitoire, empêcher la création de ces bassines ?

L'arbitrage doit se faire sur des bases techniques et scientifiques sérieuses. Est-il certain, en dehors du fait qu'il faut économiser l'eau, que ces bassines auront un impact négatif sur l'environnement ? Pour répondre à cette question il existe en France un organisme scientifique indépendant et réputé :  le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière).

Si cette étude montre qu'il y a urgence à intervenir, alors il faut interdire la création de ces bassines. S'il n'y a pas urgence, il faut fixer un calendrier raisonnable pour permettre aux agriculteurs de s'adapter en leur permettant, peut-être à titre provisoire, de créer ces réserves d'eau, certainement moins importantes que ce qu'ils désirent.

Une telle approche du problème permettrait peut-être d'éviter les affrontements actuels qui se soldent par un nombre important de blessés, aussi bien parmi les manifestants que parmi les forces de l'ordre.