samedi 8 janvier 2022

 LE DÉCÈS DES FRÈRES BOGDANOFF

Les frères jumeaux Grichka et Igor Bogdanoff sont décédés du covid-19 à six jours d'intervalle. C'est une bien triste nouvelle. C'est un drame terrible pour leur famille et leurs amis qui perdent à la fois, en peu de temps, deux des  leurs.

Ils étaient l'un et l'autre de brillants scientifiques qui avaient participé à la vulgarisation de la science par le canal de l'audiovisuel, tout en ayant parfois été à l'origine de controverses.

Il est surprenant que de tels esprits aient refusés le secours du vaccin. Leur conviction l'a peut-être emporté sur l'objectivité dont en général fait preuve tout scientifique vis à vis des résultats indiscutables que la recherche met à sa disposition.

C'est triste et regrettable et doit faire réfléchir chacun d'entre nous lorsqu'il se trouve confronté à une décision importante ou parfois objectivité et subjectivité sont cause de conflits intimes. 

vendredi 7 janvier 2022

 OPPOSITION SYSTÈMATIQUE ET OPPOSANTS SYSTÈMIQUES

Jacques Chirac avait dit: "un chef doit cheffer". Dans le droit fil de cette pensée profonde, certains leaders politiques pensent qu'un opposant doit toujours s'opposer.

Autant un chef doit toujours garder le commandement de ceux qui sont sous ses ordres, autant un opposant ne doit s'opposer qu'à bon escient, sous peine de perdre sa crédibilité.

C'est ce qu'ont l'air d'oublier Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au sujet du pass vaccinal auquel ils s'opposent, parfois violemment, tout en ne dépassant pas les limites que l'expression orale permet, alors que certains "antivax" vont jusqu'à menacer de mort des élus favorables à la vaccination. 

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont tellement persuadés du bien fondé de leur argumentation que, face au virus, ils viennent de prendre de nouvelles dispositions pour l'organisation de leurs meetings. L'une le reporte, espérant peut-être pouvoir attendre la fin de la pandémie, l'autre veut distribuer des masques FF P2.

Que c'est difficile de rester crédible en voulant récupérer les voix des "antivax" !

jeudi 6 janvier 2022

 CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE: PREMIÈRE POLÉMIQUE

En ce  premier janvier commence le décompte des temps d'antenne pour la campagne de l'élection présidentielle.   

Ah! il n'a pas fallu attendre bien longtemps pour que la première polémique se  lance. Les oppositions d'extrême gauche, d'extrême droite et de droite se sont ruées sur le drapeau européen suspendu à l'Arc de Triomphe, à l'occasion du premier jour de la présidence française de l'Union Européenne, comme des alouettes sur un miroir.

On ne pouvait s'attendre à rien de mieux de ceux qui confondent patriotisme et nationalisme comme Éric Zemmour, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, c'est leur carburant. Mais, de Valérie Pécresse on attendait mieux.

Que c'est difficile de plaire à l'extrême droite et de faire plaisir à Éric Ciotti pour arriver à le conserver dans son équipe.

Allez! Courage, il ne reste qu'un peu moins de cent jours avant le premier tour de l'élection. 

mercredi 5 janvier 2022

 AGNÈS BUZYN DÉCORÉE DE LA LÉGION D'HONNEUR

Agnès Buzyn est une brillante hématologue française impliquée dans de nombreuses recherches et membre de nombreux instituts de grandes renommées.

Ses compétences indiscutables ont fait qu'Emmanuel Macron l'a nommée Ministre des Solidarités et de la Santé en 2017. Elle a fait partie de ces femmes Ministres dont on a dit qu'elles étaient des Ministres techniques mais peu portées et peu habiles en politique.

En 2020, une nouvelle mission lui a été confiée par le Président de la République: abandonner son ministère et se lancer à la conquête de la Mairie de Paris. Ce fut un échec.

Mais, au moment de  quitter son ministère, les armes aux yeux, son brillant passé a été entaché d'une maladresse rare. Face à la pandémie de covid-19, tout en étant Ministre de la Santé, elle a réagi en médecin pour dénoncer la grande dangerosité de cette maladie avant de se reprendre, réagissant mal en femme politique, pour minimiser la gravité de la pandémie.

Cela lui a valu d'être l'objet d'une plainte qui l'a conduite devant le tribunal.

Maintenant, à l'occasion de la nouvelle année, Agnès Buzyn a été promue au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur. Il ne m'appartient pas de dire si cette distinction est méritée, mais il me semble que, ni la pandémie, ni son procès n'étant venus à leur terme, cette nomination me parait actuellement pour le moins inopportune.

mardi 4 janvier 2022

 LES VŒUX DU PRÉSIDENT

Après avoir fait le point sur la pandémie et la vaccination, Emmanuel Macron n'a pas caché les difficultés qui nous guettent. Il a rappelé son bilan dont il parait satisfait, n'a bien sur pas déclaré sa candidature à l'élection présidentielle, mais a ciblé à la fois ses adversaires irréductibles et les électeurs qu'il croit pouvoir convaincre.

Un long plaidoyer pour l'Europe, et le drapeau européens ostensiblement affiché, veut renvoyer les nationalistes vers les partis les plus extrêmes car leur division fait qu'il ne craint pas leurs candidats.

Il lui appartient de séduire les électeurs de droite et de conserver ceux de gauche qui l'on porté au pouvoir en 2017.

Pour cela il a affiché un bel optimisme pour la relance économique, la création d'emplois et surtout d'entreprises, montrant ainsi que la droite peut compter sur lui.

Pour séduire la gauche il a rappelé l'augmentation des bas salaires de la fonction publique, l'indemnité inflation, le chèque énergie en cachant pudiquement le "quoi qu'il en coute" tout en espérant faire oublier la révision du Code du Travail, plus favorable aux patrons qu'aux salariés, la perte régulière du pouvoir d'achat des retraités et la diminution des indemnités chômage.

En quelques mots: nationalistes allez où vous voulez, électeurs de droite vous pouvez compter sur moi, électeurs de gauche, je ne vous ai pas oubliés...surtout en fin de mandat.

Bel exercice d'équilibriste qui, compte tenu du paysage politique actuel, a de bonnes chances de marcher.

lundi 3 janvier 2022

 LA MÉDECINE FACE À UN PROBLÈME  D'ÉTHIQUE

Un médecin doit soigner tous les malades, qui se présentent à lui, quels qu'ils soient. Mais il arrive, comme ce fut le cas lors des premières vagues du covid-19, que la saturation des hôpitaux conduisent les médecins à repousser des interventions chirurgicales pour soigner des patients atteints par la pandémie. Les vaccins n'existaient pas.

Devant la flambée des contaminations par le variant omicron, la saturation, et peut être même la sursaturation, des hôpitaux est à craindre. Il y a toutefois une lueur d'espoir car en Afrique du Sud où ce variant est apparu, la décroissance des contaminations parait aussi rapide que la croissance le fut. Si ce n'était pas le cas, le choix entre les malades auxquels les médecins pourraient apporter leur assistance deviendrait plus douloureux. Un problème d'éthique se poserait alors: faut-il privilégier une personne contaminée par le covid-19 non vaccinée, qui a fait le choix de prendre un risque pour elle et pour la société ou un autre patient atteint par le covid-19 ou une autre pathologie ? Il n'appartient pas au médecin de porter un jugement de valeur sur le comportement de ses patients, c'est alors aux pouvoirs publics de fixer une ligne de conduite. Est-ce possible ? Est-ce acceptable ?

Je n'ai ni les moyens, ni les compétences, ni le droit d'apporter une réponse à ces questions. Alors je dirai simplement que si le problème qui se pose n'existe qu'en raison de la saturation des hôpitaux, il est indispensable que les pouvoirs publics prennent en compte la situation actuelle et fassent en sorte que le système hospitalier soit réformé et que les établissements de soins disposent de plus de moyens, tant au niveau du matériel que du personnel.

dimanche 2 janvier 2022

 PLAIDOYER POUR UNE QUATRIÈME DOSE

Lors de l'émission "C'dans l'air" du mercredi 28 décembre, le Professeur Benjamin Davido a dit que la troisième dose de vaccin, pour ceux qui avaient reçu trois doses du vaccin Pfizer, perdait très sensiblement de son efficacité au bout de dix semaines.

Cela veut dire que les personnes vulnérables qui ont eu un parcours vaccinal complet avant le 15 octobre, et elles sont nombreuses puisque l'injection de la troisième dose a commencé dès le mois d'août, sont en danger et leur nombre ne va faire que croitre.

Il n'est pourtant pas question de quatrième dose de peur que les vaccins tels qu'ils sont ne soient pas suffisamment efficaces pour lutter contre le variant omicron.

Alors de deux choses l'une: ou le variant omicron est aussi dangereux que le variant delta il il faut vacciner d'urgence avec une quatrième injection, même si le vaccin actuel n'est pas parfaitement adapté, ou l'on juge que le variant omicron, très contagieux, est moins dangereux que le variant delta et on attend un vaccin spécifique en diminuant les contraintes que l'on impose actuellement comme la durée d'isolement des personnes contaminées et en particulier des cas contacts.

Il me semble, mais je ne suis pas un spécialiste, que le sacrosaint principe de précaution, appliqué pour des raisons beaucoup moins sérieuses dans d'autres domaines, devrait imposer l'injection d'une quatrième dose  deux mois après la troisième.