dimanche 28 novembre 2021

 LGV: L'INCOHÉRENCE DES PARTIS POLITIQUES

En Nouvelle Aquitaine le PS est majoritaire au sein du Conseil Régional. Les Verts, antérieurement associés au PS, se sont présentés indépendamment aux élections de 2021, ce qui n'a pas empêché le PS de garder la majorité absolue. Le Conseil Régional a décidé de financer le prolongement de la LGV vers le sud.

À Bordeaux-Métropole le PS et les Verts sont associés, mais cette alliance a éclatée lors du vote sur le prolongement de la LGV. La Droite a rejoint le PS, le projet a été adopté.

Cet exemple est caricatural des accords d'opportunité passés entre les partis politiques. Accords très justement critiqués au moment des élections municipales, au niveau national, ou LREM s'associait tantôt à la droite, tantôt à la gauche pour avoir quelques chances d'avoir des élus dans les Conseils Municipaux.

Toutes ces "magouilles" sont la traduction du fait que les partis politiques n'ont plus de colonne vertébrale solide ce qui a provoqué le manque d'engagement politique des électeurs qui vagabondent d'un parti à l'autre , allant parfois de l'extrême gauche à l'extrême droite.

C'est ce paysage politique qui a permis en 2017 à Emmanuel Macron, sans passé ni expérience politique, de devenir Président de la République. 

samedi 27 novembre 2021

 DONNER DU SOUFFLE À LA DÉMOCRATIE

En 1958, le Général De Gaulle, par la Constitution de la V° République, a créé en France un régime présidentiel.

En 2002 Jacques Chirac et Lionel Jospin se sont entendus pour faire coïncider, à un mois près, l'élection présidentielle avec les élections législatives. Les durées des mandats étant les mêmes, le Président de la République peut alors espérer avoir cinq ans de tranquillité avec un Assemblée Nationale à sa botte.

Antérieurement, les élections législatives de 1986 et de 1995 avaient montré que le pouvoir en place pouvait être sanctionné, depuis 2002, ce n'est plus le cas. Les cohabitations que nous avons connus sont maintenant fort improbables, le régime est devenu hyper présidentiel.

J'attends des candidats à la prochaine élection présidentielle la proposition d'élections législatives de mi-mandat, s'il est à craindre qu'une mandature de députation de deux ans et demi paraissent trop courte, pourquoi alors ne pas allongé le mandat du Président ?

Une espérance que je crains de ne voir se réaliser tant le régime actuel paraît confortable pour le Président.

vendredi 26 novembre 2021

 LES CATASTROPHES FAVORABLES AUX PRÉSIDENTS

En 2008 lorsque Nicolas Sarkozy était Président de la République et que la France présidait l'Union Européenne, une majorité de français, gauche comprise, a trouvé qu'il avait bien géré la crise financière mondiale.

En 2015, l'attitude et les décisions prises par François Hollande, alors Président de la République, face aux attentats ont été saluées par l'ensemble des français, droite comprise.

Mais la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012 n'a pas eu lieu et en 2017, François Hollande n'a pas osé se représenter.

Deux "bons Présidents" pour un instant, mais vite oubliés par la suite.

Le covid-19, qui est une véritable calamité, a été affronté avec une certaine difficulté et beaucoup d'hésitation par Emmanuel Macron qui par la suite s'est bien repris. Sa forte incitation à la vaccination a été suivie d'effet indiscutable et le pass sanitaire semble avoir été une mesure efficace pour atténuer les dégâts causés par cette pandémie.

Les sondages montrent actuellement qu'il est jugé comme un bon Président. Il y a tout lieu de supposer que dans six mois le covid-19 occupera une bonne partie de nos pensées et que l'élection présidentielle, si elle ne se déroule pas en pleine crise sanitaire, se fera au moins lorsque celle-ci sera encore toute fraiche dans notre mémoire.

En avril 2022 une majorité de français devrait encore penser qu'Emmanuel Macron a été un bon Président pour avoir plutôt bien géré la crise sanitaire.

La question sera alors de savoir, si devant l'urne, ils voudront montrer leur reconnaissance à ce "bon Président" ou s'ils se prononceront sur son programme électoral que chacun pourra découvrir. Mais, dans tous les cas de figure, Emmanuel Macron abordera ce scrutin présidentiel en situation plus favorable que ses prédécesseurs.

jeudi 25 novembre 2021

 COVID-19 DANS LES DOM-TOM: ATTENTION À LA CONTAMINATION

La Guadeloupe est le siège de manifestations et d'émeutes violentes.

À l'origine les manifestations viennent du refus de l'obligation vaccinale pour les soignants et de la mise en place du Pass sanitaire. Les départements et territoires d'outre-mer se méfient en général des décisions métropolitaines et ont, pour certains de leurs habitants, l'habitude de se réfugier dans diverses sectes et religions et de faire plus confiance à l'herboristerie qu'à la médecine. Ceci peut expliquer le refus de la vaccination mais en aucun cas les violences.

Comme souvent le mécontentement s'exprime d'une manière violente en profitant des rassemblements de masse. Ces violences sont dues essentiellement au chômage, à la pauvreté, à l'augmentation du coût de la vie et donc à la baisse du pouvoir d'achat.

Ceci est un constat, une explication mais en aucun cas une excuse.

Ces incidents sont très graves et comme ce que l'on peut constater en Guadeloupe est également vrai pour la plupart des DOM-TOM, il ne faudrait pas que cet embrasement se généralise. Il faut penser en particulier à la Nouvelle Calédonie qui, dans deux semaines, va s'exprimer par référendum, pour savoir si elle veut rester française ou prendre son indépendance. Il est souhaitable qu'un tel scrutin ne se fasse pas en période de désordre social.

L'enjeu est énorme, cette île du Pacifique Sud permet à la France d'avoir un pied dans cette région du monde fortement convoitée par la Chine qui ne rêve que d'y accroître son hégémonie.

Les néocalédonien voudront-ils rester français ou s'ils prennent leur indépendance, sauront ils résister longtemps aux chants des sirènes chinoises ?

mercredi 24 novembre 2021

 LA LIGNE DE RUPTURE

Bien que la grande majorité des élus du grand Sud-Ouest soient de gauche, le projet d'extension de la LGV vers Toulouse et l'Espagne leur fait prendre des positions souvent opposées, surtout en ce qui concerne les principaux décideurs.

L'État qui veut irriguer le territoire national de grandes lignes ferroviaires est pour le projet. Les Présidents des Conseils Régionaux, Alain Rousset (PS) et Carole Delga (PS) sont également pour. Si l'on passe au niveau du département, notamment en Gironde, les choses se compliquent. Alain Anziani (PS), Président de Bordeaux Métropole, est pour alors que Jean-Luc Gleyze (PS), Président du Conseil Départemental et Pierre Hurmic (EELV), Maire de Bordeaux, sont contre.

Ainsi, à part Alain Anziani, il semble que plus l'entité représentée s'éloigne du pouvoir central, plus l'opposition au projet d'exprime.

Il paraît évident que Carole Delga veuille que la LGV desserve Toulouse la capitale de sa Région a l'abri du Massif Central qui ne sera jamais traversée par une LGV et qu'Alain Rousset veuille favoriser les liaisons entre les grandes villes de sa Région.

Pierre Hurmic est Maire d'une grande ville déjà desservie par la LGV et Jean Luc Gleyze ne peut espérer qu'une autre ville de son département bénéficie de la desserte par la nouvelle ligne. S'ils acceptaient l'un et l'autre de financer ce projet, ce serait pour le bien public dont ils ne tireraient aucun bénéfice. Alain Anziani, dans la même situation, a le courage de prendre une position plus altruiste et moins égoïste, car Bordeaux Métropole est évidemment bien desservie.

Ainsi, on peut de demander si le choix de soutenir ou non la construction de cette LGV est politique, philosophique ou simplement opportuniste.

mardi 23 novembre 2021

 ÉRIC ZEMMOUR: UN FIN LINGUISTE...AVEC QUELQUES LACUNES

Éric Zemmour est allé en Angleterre tenir une conférence pour récupérer des fonds pour payer sa campagne électorale en sollicitant les expatriés français pour lutter contre les émigrés en France.

Il a montré ainsi toute sa subtilité de fin linguiste en ne confondant pas l'émigré qui quitte son pays avec l'expatrié qui quitte sa patrie.

Mais où le bat blesse, c'est lorsque cette subtilité ne lui permet pas de faire la différence entre l'islam et l'islamisme.

Nul n'est parfait !

lundi 22 novembre 2021

 SAUVER L'HÔPITAL

L'hôpital souffre de bien des maux, mais les deux principaux paraissent être l'encombrement des urgences et le manque de moyens, notamment en personnel.

- L'encombrement des urgences:

Les plus défavorisés ou ceux qui ne veulent pas avancer les frais médicaux se rendent à l'hôpital, pour un oui ou pour un non, afin de se faire soigner gratuitement, sans avancer le montant de la consultation car les soins y sont gratuits. Il serait très facile de régler ce problème en ne demandant pas au patient de faire l'avance du coût de la consultation lorsqu'il se rend dans un cabinet médical, comme c'est le cas pour ceux qui sont pris en charge à 100 %par la Sécurité Sociale. Cette solution imposerait donc une avance financière de très courte durée certainement supportable par le praticien.

- Le manque de moyens en personnel:

Il suffirait pour trouver une source de main d'œuvre de supprimer les mutuelles, de faire assurer la totalité du remboursement des frais médicaux par la Sécurité Sociale en accroissant le montant des cotisations, qui seraient de ce fait prélevées sur les salaires au lieu d'être payées en partie aux mutuelles.

Le personnel de ces mutuelles serait, à sa demande, formé pour devenir soignant s'il le désire et les retraités qui ne seraient pas remplacés dans l'emploi qu'ils quittent permettraient de recruter progressivement du personnel soignant affecté aux hôpitaux.

L'économie ainsi réalisée permettrait non seulement de disposer d'un vivier de main d'œuvre, mais encore, de mieux rémunérer les soignants en rendant le métier plus attractif à la fois parce que la charge qui leur incombe serait moins lourde et leur importante responsabilité financièrement mieux reconnue. 

Trop simple ? Manque de courage politique ? Idéologiquement incompatible avec la notion de privatisation si chère à ceux qui tirent bénéfices de la couverture sociale de leurs concitoyens?

La question reste posée.