mardi 16 novembre 2021

 DE COP EN COP ...

Quand on voit dans quelles difficultés se trouvent les deux cents dirigeants des pays de ce monde pour établir un document de synthèse des débats de la COP, on sent bien que l'enthousiasme n'y est pas et que c'est contrains et forcés qu'ils s'engagent à prendre des décisions qu'ils ne respecteront pas.

Les faits sont là pour le prouver. Chaque COP est une avancée, mais jamais les efforts attendus ne sont totalement réalisés. Chaque année l'horizon, qui consiste à espérer un accroissement de la température de 1,5° au maximum à la fin du siècle, s'éloigne  et avec lui l'espoir de maintenir, autant que faire se peut, les dégâts causés par le réchauffement climatique.

Chaque État est souverain dans son territoire, pourtant certains biens devraient être considérés comme appartenant à l'humanité tout entière et être gérés par elle.

On ne peut interdire de la même façon la déforestation au Brésil en Indonésie ou en Malaisie alors que l'on attend leur production de soja ou d'huile de palme, que l'exploitation pour les États-Unis ou le Canada des gaz de schistes alors que leurs économies restent florissantes sans elle.

Pour gérer convenablement les ressources de notre planète il serait nécessaire de créer une instance supra nationale puissant qui s'apparenterait en quelque sorte à l'ONU, mais qui serait un acteur pour sauver notre planète et non un spectateur pour essayer d'apaiser les conflits.

Cela demanderait de gros transferts de capitaux, car montrer du doigt les pays qui polluent le plus alors que, parfois économiquement, ils ne peuvent faire autrement est une forme d'hypocrisies et d'irresponsabilité.

Pour éclairer le débat, ne pourrait-on pas ajouter au classement des pays suivant la pollution qu'ils génèrent  ajouter celui du citoyen moyen de chaque pays. On s'apercevrait alors que certains petits pays qui polluent peu hébergent parfois les habitants qui polluent le plus en toute bonne conscience. S'il s'agit de grands pays, les choses deviennent catastrophiques.

lundi 15 novembre 2021

 LE DILEMME DES ÉLECTEURS L.R.

Les électeurs LR qui vont participer au choix de leur candidat pour l'élection présidentielle vont, si l'on en juge par le premier débat de la primaire de leur parti, se trouver face à un dilemme.

Oublions Philippe Juvin qui, bien que très brillant lors du débat, est apparu "trop à gauche" pour plaire à cet électorat, alors qu'il semble le plus capable en cas d'accès au deuxième tour, d'attirer justement les électeurs de gauche si leur candidat y est absent.

Éric Ciotti semble pour le moment représenter le cœur de l'électorat de son parti. Il présente, de plus, l'avantage de plaire à la partie la plus droitière des LR lui évitant ainsi de se compromettre en rejoignant Éric Zemmour. Mais, au delà, s'il accédait au second tour, il aurait bien du mal à élargir son électorat.

Valérie Pécresse et Xavier Bertrand paraissent les plus susceptibles, s'ils atteignent le second tour, d'avoir quelques chances de l'emporter, mais leurs programmes sont tellement proches qu'ils risquent, en se partageant les voix, ne pas franchir le cap de la primaire.

Michel Barnier, un temps proche d'Emmanuel Macron, sera certainement incapable d'attirer la frange la plus à droite des LR qui risquent de réfugier chez Éric Zemmour ou Marine Le Pen.

Choix  cornélien pour les électeurs du parti qui semble peut-être le seul capable d'affronter, avec quelques chances de succès, le Président sortant. 

dimanche 14 novembre 2021

 LE MAÎTRE DES HORLOGES

Emmanuel Macron n'aime pas se faire dicter son emploi du temps. Ses interventions ou décisions interviennent toujours avec à propos, pour, souvent par leur importance, faire passer pour secondaires d'autres informations qu'il peut trouver gênantes.

Ce fut le cas ce mardi 9 novembre 2021où, sous prétexte d'intervenir au sujet de la reprise épidémique du covid-19, il a, tout en traitant ce sujet, tiré le bilan de sa mandature en affichant une certaine fierté et esquissé le programme de sa prochaine campagne, qu'il n'a en principe pas encore engagée, reléguant ainsi à la rubrique des faits divers le premier débat de la primaire des LR et les abondants pèlerinages des hommes et femmes politiques sur la tombe du Général De Gaulle à Colombey les deux Églises.

Les français avaient cru en  2017 élire à la tête de l'État un chef d'entreprise voulant gérer notre pays comme "une start up nation", en réalité ils ont découvert qu'ils avaient confié leur destin à un redoutable animal politique.

samedi 13 novembre 2021

 LE TRANSPORT DE L'ÉNERGIE ET DES SOURCES D'ÉNERGIE

Suivant le type de production d'énergie, on différencie les énergies fossiles des énergies renouvelables.

Les énergies renouvelables sont en général intermittentes, leur production est difficile à stocker et de ce fait leur consommation se fait sur place ou à courte distance.

Les énergies fossiles sont issues de l'exploitation des ressources terrestres accumulées au cours des temps géologiques. Ces ressources peuvent être fluides comme le pétrole ou le gaz ou solides comme le charbon, le lignite ou l'uranium. Pour le transport de ces ressources, deux solutions existent, soit, d'une part le fer ou la mer, ce qui convient à toutes les sources d'énergie, soit les canalisations appelées pipe-line (oléoduc ou gazoduc) uniquement pour les fluides. De ce fait ces sources d'énergie peuvent irradiées la planète et être utilisées n'importe où et n'importe quand, pour produire de l'électricité, ce qui leur donne un avantage indiscutable sur les énergies renouvelables.

Dans ces conditions, si les énergies renouvelables étaient également disponibles en tout lieu et en tout temps ce sont elles qui deviendraient prioritaires en raison du fait qu'elles ne  polluent pas en ne rejetant pas de carbone dans l'atmosphère.

Pourquoi alors ne lancerait on pas un projet ambitieux de transport, non pas des sources d'énergie, mais de l'énergie électrique elle même.

Guy Béart chantait "Il fait toujours beau quelque part...". Effectivement quand le soleil brille dans un hémisphère il est discret dans l'autre, quand le jour s'installe en occident, c'est la nuit qui sévit en orient. Ne pourrait-on pas imaginer un maillage de transport d'électricité par voie souterraine suivant les parallèles et les méridiens ?

Je sais bien que pour le moment ce n'est certainement pas possible, mais la science et la recherche sont faites pour essayer d'apporter des solutions à ces problèmes. De l'utopie naissent de grandes découvertes à condition que l'on veuille s'y intéresser.

vendredi 12 novembre 2021

 LA PRIMAIRE DE LA DROITE

Les électeurs de gauche, dont je suis, se font manifestement peu d'illusion sur les chance de présence au second tour de l'élection présidentielle du candidat pour lequel ils auront voté au premier tour.

Pour eux, le second tour de l'élection présidentielle devrait être l'occasion d'un choix difficile, devront ils s'abstenir, voter blanc ou choisir le candidat qu'ils jugeront le moins dangereux ? Pour ma part j'exclurai la première solution et mon choix dépendra alors des candidats en présence. C'est la raison pour laquelle je m'intéresse aux débats entre les candidats pour lesquels je n'ai pas l'intention de voter dès le premier tour.

J'ai donc assisté ce lundi 8 novembre 2021 au premier débat pour la primaire de la droite sur LCI.

Ce débat m'a fort surpris. Je n'ai rien appris sur la dérive d'extrême droite d'Éric Ciotti, sur les projets maintes fois présentés par Valérie Pécresse et Xavier Bertrand qui ne sont que des édulcorations de celui de François Fillon de 2017 ou les explications alambiquées de Michel Barnier. Par contre celui que je n'attendais pas, Philippe Juvin, m'a surpris par son sérieux, sa précision et ses idées parfois originales. Il met l'enseignement et l'éducation au centre de la résolution de bien des problèmes :délinquance, recherche, immigration; apporte des idées nouvelles sur les sanctions pénales qu'il souhaite courte, efficaces et immédiates et, surprise pour un homme de droite, il ne veut pas diminuer le nombre de fonctionnaires, évitant ainsi les enchères négatives pour affaiblir dans notre pays le rôle de l'État.

J'ai cru voir ainsi se confirmer que le sectarisme peut empêcher certains de s'informer et les conduire à porter des œillères.

mercredi 10 novembre 2021

 MISE EN PERSPECTIVE

Comparons, dans notre pays, les accidents de la route et les dégâts provoqués par le covid-19.

En un an la route tue, en moyenne, environ 3000 personnes. Les responsables de ces accidents sont sanctionnés, parfois lourdement. Existe-t-il un remède ? Oui, interdire l'utilisation de la voiture. Est-ce possible ? Non.

En un an le covid-19 a tué plus de 1000.000 personnes. La circulation du virus est freinée par les gestes barrières et particulièrement la vaccination. Est-on sanctionné lorsque l'on ne prend pas ces précautions élémentaires ? Non. Existe-t-il un remède ? oui, la vaccination. Est-ce possible de l'imposer? Oui.

Je laisse à chacun le soin de tirer la conclusion de cette constatation que je crois objective.

 LES MANIFESTATIONS POUR LECLIMAT

Un peu partout dans le monde des manifestations se sont déroulées pour faire pression sur le dirigeants qui siègent à la COP 26.

Ces manifestants ne se trompent pas, le dérèglement climatique est bien le principal danger que nous devons affronter, loin devant le terrorisme, les risques nucléaires et autres fléaux. C'est de l'extinction de la race humaine dont il s'agit.

Mais faire pression sur ceux qui ont au moins pris la décision d'agir est certes utile, mais il faut surtout demander à ces chefs d'états de mettre au banc des accusés ceux qui ne veulent pas participer à ces réunions, car dans ces régimes dictatoriaux, souvent concernés, ce ne sont pas les populations qui vont les contraindre. Avez vous entendu parler des manifestations pour le climat à Pékin, Moscou ou Ryad ?

C'est donc la pression internationale sur ces pays qu'il faut exiger pour que leur économie souffre de leur inaction pour lutter contre le réchauffement climatique car ils représentent plus du quart de la population mondiale.