dimanche 7 novembre 2021

 COVID-19: VA-T-ON VERS L'OBLIGATION VACCINALE ?

85 % de la population française adulte est vaccinée contre le covid-19 et pourtant l'épidémie redémarre pour la cinquième fois, 20 mois après le premier confinement.

Le gouvernement espère que les témoignages de personnes non vaccinées, gravement touchées par la maladie, vont arriver à convaincre une partie de la population qui n'est pas encore vaccinée, mais il sait bien qu'un pourcentage non négligeable de cette population est constitué d'irréductibles "antivax".

Au début de la pandémie le corps médical pensait que 65 à 70 % de couverture vaccinale était suffisant pour atteindre l'immunité collective, ce qui ne justifiait pas à priori d'imposer cette vaccination. En raison de la forte agressivité du sars-coV 2 il n'en a rien été. L'expérience prouve qu'il est nécessaire d'atteindre un taux de couverture vaccinale proche de 100 %.

Si l'on ne veut pas subir ce fléau pendant des années, il est assez probable que le gouvernement, dans les six mois qui viennent, se verra dans l'obligation de rendre la vaccination obligatoire. Nous serons alors en France collectivement protégés, mais comme le virus circulera encore dans bien d'autres endroits du monde et que le brassage des populations continuera, il est à craindre que des rappels périodiques soient nécessaires.

Horizon peut-être inquiétant, mais précautions indispensables.

samedi 6 novembre 2021

 LE COÛT ÉLEVÉ DES MUTUELLES SANTÉ POUR LES SENIORS

Le gouvernement se penche actuellement sur l'accroissement constant du coût des mutuelles santé pour les séniors.

Cette augmentation pour une partie de la population est inadmissible et peut-être pas si justifiée qu'on pourrait le penser.

Inadmissible, car différencier la population en raison du risque qu'elle court involontairement est en contradiction complète avec l'esprit mutualiste.

Peut-être pas justifiable, car bon nombre de seniors souffrent de maladies chroniques prises totalement en charge par la Sécurité Sociale, ce qui correspond à une diminution des charges pour les mutuelles dont les seniors ne bénéficient jamais en espérant constater une diminution de leurs primes.

Bien que la santé se dégrade avec l'âge, il y a aussi des risques que les retraités ne courent pas comme le burn-out du au stress généré par le travail.

D'autre part, mais ceci concerne surtout la Sécurité Sociale, le retraité, par définition, ne perçoit pas d'indemnités journalières pour arrêt de travail.

Le gouvernement a donc parfaitement raison d'essayer d'apporter quelques améliorations à cette situation. S'il voulait pousser la logique réformatrice a son terme:

- il supprimerait tout simplement les mutuelles santé

- il ferait prendre en charge la totalité des remboursement par la Sécurité Sociale.

Ceci n'aurait aucun effet sur les dépenses des assurés, car que l'on paye une prime à une mutuelle ou des charges sociales, la dépense reste constante; éviterait de faire en deux endroits le même travail pour assurer des remboursements de frais; diminuerait le coût salarial de l'ensemble des personnels chargés des remboursements des frais médicaux; libérerait de l'emploi que l'on pourrait progressivement convertir en recrutement de personnel de santé dont on a tant besoin, tout en augmentant leurs  salaires.

Chiche !

jeudi 4 novembre 2021

 CHAUFFAGE AU BOIS

Le chauffage au bois occupe une bonne partie des articles de la presse écrite et du temps d'antenne des journaux télévisés.

En raison de la forte augmentation des prix du gaz et de l'électricité, bien des français, par souci d'économie, se tournent vers le chauffage au bois ou aux granulés, conversion pour laquelle ils reçoivent des aides de l'état.

C'est oublier un peu vite que lors de sa combustion le bois restitue à l'atmosphère tout le gaz carbonique qu'il avait piégé lors de sa vie d'arbre de forêt. Du point de vue écologique, l'intérêt de l'utilisation du bois est essentiellement d'être employé comme bois d'œuvre ou pour la construction.

Ainsi, au moins pour le chauffage électrique, dans un pays comme le notre où l'électricité est essentiellement d'origine nucléaire, donc à faible émission de carbone, on assiste au remplacement d'une énergie non polluante par une autre qui émet des gaz à effet de serre.

Comprenne qui pourra !

 LE PROCÈS DU PROFESSEUR DIDIER RAOULT

Bien que j'aie toujours condamné les théories complotistes du professeur Didier Raoult, qui ont conduit bon nombre de nos concitoyens à prendre des risques inconsidérés en ne se faisant pas vacciner contre le covid-19, son procès qui s'ouvre à Bordeaux me met mal à l'aise, et ce pour deux raisons.

- La première est que ce procès s'apparente à une chasse aux sorcières en voulant lui faire payer son attitude dangereuse et irresponsable lorsqu'il a  fait croire qu'il avait la solution pour combattre le coronavirus SARS-cov-2. Ses confrères et la Justice ont trouvé un autre moyen de le traduire devant les tribunaux en recherchant d'autres fautes qu'il aurait pu commettre au cours de sa carrière. Cette pratique peut faire de lui une victime du système qui l'accuse.

- La deuxième est que je me pose la question de savoir, s'il n'avait pas eu l'attitude qu'i a eue en prétendant avoir le secret de la guérison de la pandémie, si la Justice et le Conseil de l'Ordre des Médecins aurait fait leur travail en vérifiant les essais qu'il aurait pu faire sur des êtres humains en ne respectant pas les règles déontologiques de sa discipline.

Tout cela n'est pas très joli et n'honore ni le Professeur Didier Raoult, ni ses censeurs. 

mercredi 3 novembre 2021

 "ANTIVAX" ET R.S.A.

Dans certaines professions et en particulier celles de la santé, la vaccination contre le covid-19 est obligatoire, de ce fait, bien des "antivax" ont perdu leur emploi.

L'État les considérant comme des gens sans emploi, et non comme des chômeurs, veut les indemniser en leur faisant verser, par les départements, le RSA.

Certains Présidents de Conseils Départementaux s'y opposent en fournissant des arguments apparemment recevables en prétendant que cette solution s'apparente à un détournement d'une allocation de soutien à ceux dont le revenu est insuffisant pour subsister.

Ces Présidents de Conseils Départementaux ont certainement raison, mais on croit percevoir à travers leur attitude une volonté de ne pas participer à l'indemnisation de ceux qui ont délibérément choisi de prendre un risque pour eux et pour leurs concitoyens.

mardi 2 novembre 2021

 TAXE D'HABITATION

Pour  respecter une proposition purement électoraliste, Emmanuel Macron a supprimé la taxe d'habitation alors qu'il aurait fallu réformer cet impôt qui se justifie par la participation des habitants au budget de leur commune.

Depuis bientôt cinq ans, cette décision a transformé la suppression de cet impôt en véritable usine à gaz.

Tout d'abord, remarquons, une fois encore, que supprimer la taxe d'habitation est pour l'état faire un cadeau payé par les collectivités locales.

Mais pour mener à bien cette réforme que de tergiversations.

Par souci d'équité les plus hauts revenus n'en sont pas encore exonérés, mais comme en général ils habitent dans les communes les plus riches, ces communes se trouvent privilégiées alors que leurs situations financières sont souvent les meilleures.

Toujours par souci d'équité, les résidences secondaires continuent à être soumises à cette taxe ce qui donne un avantage certain aux communes les plus touristiques. Or, bien souvent dans ces communes, au moins sur notre littoral, la plupart des résidences secondaires sont regroupées en lotissements  dont la voirie est à la charge des copropriétaires et non de la commune.

La recherche d'équité entre les propriétaires devient une source d'inégalité pour les communes.

Faire une proposition alléchante, qui attire les bulletins de vote, n'est pas nécessairement une décision juste, équitable et pertinente, qui de plus exige des adaptations de ces mesures, plus que discutables, pour que le cadeau que l'état veut donner l'impression de faire ne soit pas trop douloureux pour son budget.

lundi 1 novembre 2021

 G.20, UN LIEU DE RENCONTRE MAL CHOISI

Les responsables des vingt pays les plus riches du monde (le G.20) se réunissent à Rome.

Le gouvernement italien, qui organise cette rencontre, a choisi le quartier de l'EUR, construit pour sa gloire par Mussolini au sud de Rome, quartier que les guides touristiques italiens évitent soigneusement de proposer à la visite.

À l'époque où il est de plus en plus souvent question de mémoire, lieu mémoriel, hommage, il est choquant de voir qu'un tel lieu va être, pendant quelques jours, sous les feux des projecteurs en servant de toile de fond aux rencontres des grands de ce monde.

Il est certain qu'il ne faut pas occulter le passé, certains lieux méritent d'être exposés, d'autres méritent la discrétion. Le fait de savoir qu'ils existent est largement suffisant.

Ce choix est d'autant plus critiquable que, dans les conditions actuelles, bien des pays voient monter des mouvements d'extrême droite, parfois fascisants, qui se tiennent prêts à prendre le pouvoir.

Les italiens ont choisi ce lieu car il est paraît-il facile à sécuriser, une explication qui serait presque une forme d'hommage à ces dictateurs dont la prudence et  leur sécurité est en général l'une de leur préoccupation principale