lundi 19 juillet 2021

 DOPAGE ET ENVIRONNEMENT

A priori on peut se demander quel est le rapport entre ces deux termes, pourtant je vois une certaine similitude entre la lutte contre le dopage et celle contre le réchauffement climatique. Il semble dans les deux cas que les bons élèves ne soient pas les plus nombreux et les plus puissants. 

Au niveau du dopage, la France est certainement un des pays les plus impliqués pour l'éradiquer, de ce fait, simplement en regardant les résultats des Tours de France il est facile de constater que la dernière victoire française est vieille de 35 ans, que les français récupèrent actuellement quelques récompenses secondaires, et cette bonne volonté trouve son apothéose cette année en se satisfaisant du titre du coureur le plus combatif attribué à Franck Bonnamour. Bonne volonté récompensée mais où sont les résultats ?

Pour la lutte contre le réchauffement climatique, bien des petits pays font des efforts louables, la France n'est pas le meilleur élève bien qu'il soit indéniable que de nombreux efforts sont faits.

Mais que comptent ces efforts faits pour lutter contre la dopage face aux puissants groupes sponsorisant les équipes et des pays peu scrupuleux, et ceux faits pour lutter contre le réchauffement climatique face aux deux pays, la Chine et l'Inde, qui représentent un tiers de l'humanité et qui continuent à polluer allègrement.

Dans les deux cas, dopage et environnement, si les plus puissants ne se mobilisent pas, il y a peu d'espoir que les choses changent.

 MALAISE

Je n'ai pas les moyens de connaître toutes les pièces du dossier qui ont conduit notre Ministre de la Justice a être mis en examen par la Cour de Justice de la République  ni même la compétence pour les analyser si j'avais le pouvoir de les consulter, mais cette affaire provoque chez moi un profond malaise.

Il est fort possible que je me méprenne, mais j'ai l'impression d'assister à un règlement de compte dont la crédibilité des institutions paie les frais.

Un ancien avocat devenu Ministre, des juges auxquels il était quotidiennement confronté, un syndicat qui avant toute décision judiciaire annonce ses intentions et un Ministre soupçonné de conflit d'intérêt, tout cela est fort dérangeant.

N'oublions pas qu'un précédent Garde des Sceaux a déjà été traduit devant la justice, alors qu'il n'était plus en charge du ministère, pour divulgation d'informations concernant un dossier relatif à un homme politique qui était l'un de ses opposants.

Cela conforte l'idée de l'existence d'un microcosme qui lave son linge sale en famille tout en se partageant le pouvoir.

On ne peut mieux s'y prendre pour accréditer l'idée selon laquelle la collusion et les différents entre les partis politique associés aux dérives des institutions mettent en péril notre démocratie

Y  mettre de l'ordre en poursuivant les délinquants, s'ils existent, mais surtout ne pas remettre en cause le régime démocratique auquel nous sommes majoritairement attachés et qui sans être exempt de toute critique est certainement le meilleur. J'éviterai de citer une nouvelle fois Winston Churchill pour conforter cette affirmation.  

dimanche 18 juillet 2021

 DE L'INSOUCIANCE À LA CRIMINALITÉ

Les gens qui jusqu'à ce jour ne se sont pas faits vacciner contre le covid-19 représentent une population beaucoup plus variée que l'on aurait pu le croire.

L'intervention d'Emmanuel Macron visant à presque imposer, sans la rendre obligatoire,  la vaccination a permis d'y voir plus clair sur les raisons qui ont poussé certaines personnes à ne pas être encore vaccinées.

Globalement ont peut considérer qu'il y a deux groupes, ceux qui n'ont pas mené une réflexion suffisante et les irréductibles.

Le premier groupe, dès le lendemain de l'intervention du Président s'est précipité vers les vaccinodromes pour recevoir sa première dose de vaccin. Il y a parmi eux les insouciants qui en général se tiennent peu informés et prennent la vie comme elle vient et les inconscients qui connaissent les risques qu'ils encourent mais ont pensé qu'ils étaient mineurs et que leur bon état de santé les mettait a l'abri de la pandémie.

Le second groupe est constitué de gens dangereux. Certains écoutant les théories complotistes, niant les progrès scientifiques, se sont mobilisés pour manifester dans la rue dès le lendemain de l'intervention du Président. Ils se distinguent par leur égoïsme, espérant bénéficier de l'immunité collective sans se faire vacciner. Ce sont des gens dont le sens civique n'est pas leur qualité première. Mais il y a bien pire qu'eux, ceux qui par tous les moyens essaient d'obtenir un passe sanitaire sans se faire vacciner ni tester. Ce sont des irréductibles qui, par le biais d'internet, en falsifiant des certificats ou en soudoyant du personnel médical peu scrupuleux, essaient d'obtenir le passe sanitaire, moyennant une redevance récompensant la vénalité de ceux qui ont accès aux données officielles. Je n'hésite pas à les qualifier de criminels, car ils sont prêts à véhiculer, dans l'anonymat, un virus qui a tué plus de 100.000 de leurs concitoyens et plus de trois millions d'hommes dans le monde. À ce titre, s'ils sont démasqués, ils doivent subir, notamment sur le plan pénal, une punition exemplaire.    

samedi 17 juillet 2021

 NE PAS CONFONDRE VITESSE ET PRÉCIPITATION

Emmanuel Macron a mis une forte pression sur ceux qui refusent la vaccination ou hésitent à se faire vacciner. Son intervention télévisée a immédiatement été suivie d'effet puisque le lendemain des files d'attente se formaient devant les vaccinodromes. Parallèlement à cela les "antivax" manifestaient dans la rue, mais bien que cette attitude me paraisse fort critiquable, elle ne fera pas l'objet de mon propos du jour.

En exigeant pour bien des manifestations la présentation d'un certificat de vaccination et parfois en exigeant certains professionnels à se faire vacciner, Emmanuel Macron a choisi d'essayer d'atteindre le plus rapidement possible l'immunité collective, mais, pour rendre ces exigences moins contraignantes, le Ministre de la Santé, Olivier Véran, a décidé que la validation du certificat de vaccination se ferait 7 jours après la dernière injection au lieu de 14 jours comme le recommande le corps médical. C'est une précipitation inappropriée et même dangereuse si après seulement 7 jours l'immunité n'est pas acquise.

D'après le Docteur Benjamin Davido, immunologiste, il aurait été possible de raccourcir les délais, non pas en diminuant le temps nécessaire pour atteindre l'immunité après la deuxième injection, mais en rapprochant, ce que le vaccin Pfizer BioNtech notamment permet, les deux injections, car l'intervalle conseillé est de 21 jours + ou - 4. comme actuellement le délai de 21 jours est respecté, en le ramenant à 17 jours, on aurait donc pu, sans risque gagner 4 jours au lieu de 7 comme Olivier Véran le permet en prenant quelques risques.  

jeudi 15 juillet 2021

 SAUVER L'ÉCOLE

Dans son allocution du lundi 12 juillet à la télévision, Emmanuel Macron a semblé tirer une certaine fierté d'avoir été à la tête du pays qui a laissé le plus longtemps les écoles ouvertes en période de pandémie. Fierté légitime puisque le fléau a été aussi bien maîtrisé dans notre pays que dans d'autres où les écoles ont été fermées pendant de longues semaines.

J'aimerais voir là le signe de la priorité que notre gouvernement donne à l'enseignement. Il ne lui reste plus qu'à réformer en profondeur notre système éducatif pour que nous ne soyons plus l'un des pays dont l'enseignement obtient les plus mauvais résultats lorsque l'on teste les élèves de CM2 et de 4°.

Écoles, collèges, lycées, accès aux études supérieures, tout est à revoir. Le chantier est immense. Il ne suffit pas de former de brillantes élites, c'est toute la population qu'il faut éduquer, car là se trouve la seule garantie que la démocratie, qui nous est si chère, puisse perdurer. 

 ÉVITER LA PUNITION COLLECTIVE

Devant la progression de la pandémie due au variant Delta plus agressif et plus contagieux, certains pays ont choisi le confinement, d'autres le couvre-feu. Emmanuel Macron n'a pas fait ce choix, c'est courageux et raisonnable.

Il a choisi d'inciter fortement la population à se faire vacciner par des contraintes imposant aux non vaccinés de se priver de certaines manifestations ou de se faire tester à leur frais pour y accéder. Il a aussi imposé à tous les professionnels, dont le métier les amène à être régulièrement en contact avec des personnes vulnérables, de se faire vacciner.

Il a décidé de ne pas pénaliser outrageusement les personnes raisonnables et responsables, simplement pour respecter le choix de quelques inconscients qui refusent les progrès scientifiques et préfèrent écouter les voix des complotistes de tous ordres.

Notre Président aurait pu aller plus loin en rendant la vaccination obligatoire. Rien ne prouve qu'il ne le fasse pas si les mesures prises actuellement s'avèrent insuffisantes. S'il était amené à prendre une telle décision, il regretterait certainement de ne pas l'avoir fait plus tôt, ce qui aurait été plus efficace et aurait permis au personnel soignant, lui qui a tant donne pour nous secourir, de ne pas se sentir stigmatisé.

mercredi 14 juillet 2021

 ON NE PEUT PAS PLAIRE À TOUT LE MONDE

Renaud Muselier était Président du Conseil Régional de PACA. Pour augmenter ses chances d'être reconduit il a, lors des récentes élections régionales, en tant que membre des LR, passé un accord avec LREM pour barrer la route au RN, ce qui a provoqué de nombreux remous dans sa famille politique.

Il était aussi Président de l'association des Présidents de Région. S'il a conservé son siège en PACA, il a perdu celui de Président de l'association des Présidents au profit de Carole Delga (PS). Si bien que de ces élections régionales dont on dit qu'elles n'ont rien changé, puisque en Métropole tous les Présidents ont été reconduits, la Présidence de l'association des Présidents est passé de la droite (LR) à la gauche (PS).

Faut-il y voir uniquement le fait qu'une région d'Outre Mer a changé de majorité, ou que certains Présidents de droite ou du centre ont fait défaut pour soutenir Renaud Muselier, lui reprochant, lui qui était clairement dans l'opposition, une alliance avec la majorité présidentielle ?

Certaines acrobaties en politique obligent parfois à sauvegarder l'essentiel tout en baissant le niveau de ses exigences.