lundi 12 juillet 2021

 LA DANGEREUSE PÉNINSULE IBÉRIQUE

La pandémie du covid-19 semble loin d'être terminée. Le variant Delta cause de plus en plus de ravages. En France le département des Landes est particulièrement touché. L'Espagne et le Portugal le sont encore plus.

Notre gouvernement conseille d'éviter de se rendre dans ces pays, qui sont d'autre part deux grands pays touristiques concurrents directs de la France qui a bien besoin de cette industrie en sortie de crise sanitaire.

Il est permis de se demander si cette grande prudence vis à vis de la péninsule ibérique est totalement objective.

- Le Ministre de la Santé a raison d'inciter la population à la prudence.

- Le Secrétaire d'État au Tourisme a certainement très envie de conserver les touristes français dans l'hexagone.

- Le Ministre de l'Économie en l'absence de touristes étrangers, particulièrement en provenance des pays asiatiques, a tout intérêt à garder les touristes français sur notre territoire.

Ce sont trois voix qui comptent et qui trouvent certainement au sein du gouvernement peu de contradicteurs.

Alors le variant Delta est-il l'unique cause d'une telle prudence ? 

VERS LA SUPPRESSION DU BACCALAURÉAT

Le covid-19 aidant, notre Ministre de l'Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, poursuit son projet qui consiste à donner de plus en plus d'importance à la notation continue dans la décision d'attribuer le baccalauréat aux élèves de terminale.

Mettre entre les mains des enseignants, qui ont eu la charge des élèves pendant une année, la possibilité d'attribuer un diplôme me paraît peu compatible avec le besoin d'objectivité que requiert l'appréciation de la compétence d'un lycéen en fin de cycle d'études.

Si petit à petit le baccalauréat vient à être supprimé, ce n'est peut-être pas une si mauvaise idée, surtout quand on voit que 90%des élèves l'obtiennent, mais alors l'accès aux études supérieures demande la mise en place d'un autre filtre de manière à n'y donner accès qu' aux étudiants qui ont quelques chances de conclure leurs études par un diplôme.

Il serait alors important que l'accès à l'Université soit, comme l'accès aux différentes Écoles, soumis à examen si ce n'est à concours et que ces études comprennent des paliers successifs validés chacun par un diplôme de manière à ce qu'aucun étudiant ne cesse ses études sans qu'elles ne soient validées par un diplôme. 

dimanche 11 juillet 2021

 QUAND LA POPULATION EST PLUS CRÉDIBLE QUE CERTAINS EXPERTS

À Bordeaux des immeubles se sont effondrés dans le centre-ville. Un premier expert dépêché sur les lieux a expliqué que le calcaire très poreux utilisé pour la construction de nombreuses maisons bordelaises avait du se fragilisé sous l'action de la pluie. Explication pour le moins discutable notamment en centre ville où la densité des constructions rend ce calcaire moins exposé que lorsqu'il est utilisé pour la construction de magnifiques demeures indépendantes comme on en trouve tant en périphérie bordelaise.

J'avais lors de ces effondrements écrit un article en émettant une hypothèse qui me paraissait plausible, celle de la perte de résistance de ce calcaire par remonté capillaire des eaux à partir des fondation des immeubles. L'eau serait toujours la cause du sinistre mais la pluie n'aurait que peu d'influence alors que se serait par capillarité que la solidité de la base des édifices serait altérée.

Là dessus le journal Sud-Ouest du jeudi 8 juillet publie la photographie d'une cave inondée et rapporte le fait que les habitants mettent plus souvent en cause la fragilisation de la base des constructions gorgées d'eau que les épisodes climatiques. 

Que l'on soit expert ou simplement attentif à l'événement sans être un spécialiste, il semble que le bon sens soit une qualité indispensable à la formulation d'hypothèses pour essayer d'expliquer quel que phénomène que ce soit.

samedi 10 juillet 2021

 REPOUSSER L'ÂGE DE DÉPART À LA RETRAITE

Une réunion préparatoire s'est tenue entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour envisager la reprise des négociations sur la réforme des retraites.

Repousser l'âge de départ de 62 à 64 ans était au menu.

Il semble que tous les syndicats y soient opposés. Ceux représentant les travailleurs étaient ainsi attendus, le Medef l'était moins.

Mais en réalité l'opposition du Medef n'est que provisoire, il n'est pas contre cette mesure mais la trouve prématurée et inopportune car il pense que les manifestations consécutives à cette prise de décision risquent de freiner la reprise économique.

Cela peut s'entendre. Mais n'y aurait il pas une arrière pensée en voulant éviter que ce gouvernement se trouve en mauvaise posture et que de ce fait notre Président ne soit pas reconduit en 2022, car après tout Emmanuel Macron est pour le Medef un président "tout à fait compatible".


vendredi 9 juillet 2021

 VACCINATION OBLIGATOIRE POUR LES SOIGNANTS

Bien que cela soit fortement souhaitable, il est parfaitement compréhensible que les soignants soient contre l'obligation de se faire vacciner, non parce que leur vaccination n'est pas nécessaire mais parce qu'ils sont traités d'une manière différente du reste de la population.

En cas d'obligation de se faire vacciner, les soignants sanctionnés, qui peuvent être amenés à perdre leur emploi, risquent de rendre encore plus difficile la résolution des problèmes posés par le manque de personnel dans les établissements de soins.

Si comme la grande majorité du corps médical, médecins et chercheurs confondus, le pensent, la seule possibilité pour éradiquer la pandémie est d'obtenir une couverture vaccinale maximale, il n'y a pas d'autres solutions que de rendre la vaccination obligatoire.

Dans ces conditions les soignants seraient comme les autres obligatoirement vaccinés et n'auraient aucune raison de quitter l'hôpital car il ne seraient victimes d'aucune mesure discriminatoire.

C'est cela aussi la solidarité. Il est certainement plus utile de soutenir ainsi les soignants et de faciliter leur tâche en luttant tous ensemble contre la pandémie, que d'applaudir chaque soir à 20 heures en hommage à ceux  qui se dévouent pour nous soigner.

Les démonstrations spectaculaires sont souvent plus faciles à formuler que la prise de décisions, parfois difficiles mais efficaces.

 "HUMANICIDE" OU "MASCULINICIDE"

Lorsqu'un être humain est victime d'un attentat, il s'agit d'un homicide. Lorsqu'une femme est assassinée par son conjoint, c'est un féminicide, mais dans le cas contraire de l'homme tué par sa conjointe, c'est toujours un homicide.

À l'époque où l'on essaie d'imposer un vocabulaire genré "un auteur-une auteure, un professeur-une professeure) et où l'écriture inclusive a de nombreux défenseurs (ou défenseures), il semble que dans le domaine des atteintes à la personne le vocabulaire manque de précision.

Pourquoi ne pas parler "d'hominicide" quand il s'agit du genre humain tout sexe confondu et d'homicide  dès qu'il est question d'un homme tué par sa femme et de féminicide dans le cas contraire.

On pourrait aussi garder le terme d'homicide tel qu'il est employé actuellement, pour ne pas confondre homme et hominidés, et d'ajouter au mot féminicide celui de "masculinicide".

Tout ceci peut paraître ridicule, mais l'est-ce plus que l'écriture inclusive ou le vocabulaire genré?

mardi 6 juillet 2021

 LA LOURDE RESPONSABILITÉ DES SOIGNANTS "ANTIVAX"

Un problème important se pose actuellement: celui de la vaccination obligatoire pour le personnel médical et les soignants.

Il se trouve que pour les soignants, la vaccination n'a pas un franc succès malgré leur proximité avec une population souvent fragilisée par la maladie. La raison est difficile à identifier, mais les personnes hésitantes à se faire vacciner peuvent penser que les personnels de santé ont de bonnes raisons de se méfier de la vaccination et de ce fait l'attitude des soignants a un effet très négatif sur la vaccination, bien au delà de leur propre personne.

Cela est très inquiétant et rappelle la prise de position de chercheurs, parfois célèbres, et éventuellement responsable politique, niant le réchauffement climatique.

Les uns comme les autres, réputés spécialiste dans leur domaine ont une audience importante qui peut, pour les uns retarder la couverture vaccinale nécessaire pour éradiquer la pandémie et pour les autres retarder la prise de conscience du risque climatique dont maintenant tous les signes prouvent qu'il existe réellement.