mardi 6 juillet 2021

 OPTIMISME DE CIRCONSTANCE

En écoutant les débats télévisés et en lisant les chroniques de différents spécialistes, c'est fou ce que l'on peut recevoir comme nouvelles inquiétantes concernant l'évolution du climat et de la démographie.

La planète deviendrait de plus en plus difficile à vivre et à brève échéance la dénatalité provoquerait un déséquilibre inquiétant entre le monde du travail et la population vieillissante. Ces deux phénomènes associés deviendraient la cause de migrations importantes de l'Afrique surpeuplée vers des climats plus accueillants.

Et pourtant chaque intervention se termine par des notes optimistes: il est encore temps d'intervenir, faisons confiance à la science et aux chercheurs...

Est-ce un optimisme ce bon aloi visant à ne pas inquiéter les populations ou ces spécialistes sont-ils sincères ?

Vaste question.

lundi 5 juillet 2021

 DES OPPOSANTS SYSTÉMATIQUES PARFOIS RIDICULES

Devant le risque de la quatrième vague de la pandémie du covid-19 le gouvernement veut prendre des mesures incitatives, parfois contraignantes, pour arriver à une couverture vaccinale garantissant l'immunité collective.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a eu la maladresse de parler du coût que représenterait pour la collectivité la gratuité des tests que ne subiraient que ceux qui ont refusé la vaccination.

Là dessus, deux responsables politiques, François-Xavier Bellamy et Alexis Corbière ont vivement réagi. Le premier parlant d'atteinte à la liberté, le deuxième comparant les frais de remboursement des tests à d'autres frais de soins qui pourraient être évités si le comportement de chacun était particulièrement vertueux.

Est-il utile de rappeler que la liberté individuelle ne doit pas compromettre celle des autres et que le non remboursement des tests de détection du Sars CoV 2 n'est qu'une mesure incitative pour atteindre un taux maximal de vaccination

Que de tels propos soient tenus par n'importe qui n'aurait rien de choquant, ce sont parfois des propos de comptoir, mais que ce soit des responsables politiques, car ils traitent d'un sujet qui traverse tous les partis politiques et ne concerne que des prises de positions individuelles, qui s'expriment ainsi, peut être dangereusement compris comme une validation du refus de la vaccination.

Être opposé à la plupart des décisions prises par ce gouvernement et se plaindre de sa dérive droitière, comme c'est mon cas, n'empêche pas d'apprécier certaines de ses décisions, notamment pour la gestion de la pandémie et la ferme volonté de libérer notre pays de ce fléau.

Il n'est pas question de demander à l'opposition d'approuver les décisions du gouvernement, mais il serait quelquefois plus raisonnable et plus habile de se taire.


samedi 3 juillet 2021

 FORTE INCITATION À LA VACCINATION NÉCESSAIRE

Face à la propagation des différents variants du Sars coV 2, les constatations sont les suivantes:

- l'immunité collective ne pourra être atteinte qu'avec une couverture vaccinale d'au moins 80%,

- cette condition ne pourra être remplie en raison du refus de certains de se faire vacciner,

- le gouvernement refuse de rendre la vaccination obligatoire.

Devant ces constatations, il ne reste plus qu'à instaurer une forte incitation à la vaccination.

Par exemple:

- Extension de l'obligation de présenter un PASS sanitaire, indiquant que l'on est immunisé ou présentant un test négatif PCR récent, dans la totalité des lieux de rencontre en milieu clos ou en cas de forte concentration en milieu ouvert.

-Test PCR payant, sauf sous prescription médicale pour des raisons clairement définies (hospitalisation par exemple), non remboursé par la Sécurité Sociale ni par les Mutuelles.

La sacro sainte liberté de choix sera donc respectée, chacun pourra alors, pour accéder à toute manifestation ou distraction, soit de se faire vacciner gratuitement, soit se faire tester à chaque fois en réglant le montant de cette prestation, non remboursable, au laboratoire compétent.

 LES TROIS FRANCES

Du point de vue de la participation aux différentes élections il semble que l'on puisse distinguer trois Frances:

- la première qui participe à tous les scrutins,

- la deuxième qui ne participe qu'aux scrutins nationaux et notamment à l'élection présidentielle,

- la troisième qui s'abstient systématiquement.

La première France est celle des citoyens qui croient en la démocratie, qui souhaitent que la voix des urnes doit être respectée et que la majorité des français s'y rendent. Ce sont en général des gens qui ont un grand sens du devoir civique.

La deuxième France est celle de ceux qui se réveillent tous les cinq ans et dont la plupart des membres qui la constituent sont prêts, en raison de leur mécontentement, à tenter une expérience, celle d'un nouveau venu ou du totalitarisme pour disent-ils "mettre un peut d'ordre" ou "un coup de pied dans la fourmilière"

La troisième France est celle de ceux qui ne croient pas en la démocratie et préfèrent s'exprimer dans la rue, parfois avec violence.

C'est la raison pour laquelle:

- il n'y a eu aucun changement lors des élections régionales car c'est la première France qui s'est exprimée, celle qui croit au débat d'idées et qui pense qu'il existe toujours des politiques de gauche et de droite et qui est en général est satisfaite de la manière dont leur région a été gérée.

- en 2017 le duel Macron/Le Pen s'est installé en étant porté par la deuxième France, face à face que la majorité des français ne souhaite pas voir se reproduire,

- les Gilets Jaunes, constitués pour une bonne part par la troisième France, sont descendus dans la rue, perturbant pendant plus d'un an la marche ce l'État. 

Réconcilier ces trois Frances est le premier travail auquel devront s'atteler tous les responsables politiques quels que soient les idéaux qu'ils défendent...s'ils en ont.

jeudi 1 juillet 2021

 NOUVELLE AQUITAINE: DES VERTS PAS TRÈS  MURS

En se présentant aux élections régionales contre le Président du Conseil Régional, Alain Rousset (PS), son vice Président, Nicolas Thierry (EELV), n'a pas fait preuve d'un grand sens politique.

En 2015, colistier d'Alain Rousset, devenu de  ce fait son vice Président, il avait pu faire entendre la voix des écologistes. Maintenant, sa dissidence n'a pas empêché le Président sortant d'avoir seul la majorité absolue, il sera donc dans l'impossibilité de peser sur la politique régionale et devra simplement espérer  qu'Alain Rousset, par raison et devant l'accélération du dérèglement climatique, veuille bien reverdir sa politique.

Ne pas savoir apprécier sa force et prendre des risques inconsidérés n'est certainement pas la bonne solution lorsque l'on a déjà la possibilité d'être entendu. Cet excès de confiance conduit les Verts en Nouvelle Aquitaine à subir une régression dont notre région très exposée aux impacts du dérèglement climatique n'a vraiment pas besoin.

Cette situation amène à poser une question plus globale et plus fondamentale:  l'écologie peut elle, ou doit elle, constituer un parti politique ou doit elle être prise en compte de manière de plus en plus importante dans chaque parti ?

mercredi 30 juin 2021

 LES ÉCONOMISTES LIBÉRAUX SE FONT PEUR

L'article du  journal Sud-Ouest du samedi 26 juin sur la France des inégalités  rapporte que l'économiste très libéral, Jean Tirole, se rapproche de l'économiste de gauche, Thomas Piketty, en constatant les inégalités croissantes dans notre société et propose l'idée "d'un héritage ou capital pour tous.

Voila un grand économiste revenu à la raison en constatant les inégalités toujours plus importantes provoquées par la dérive incontrôlée du capitalisme.

L'exploitation des plus faibles a ses limites ! Il faut leur laisser de quoi vivre dignement. Encore faut il s'entendre à partir de quel seuil cette dignité peut être respectée, certainement pas quand il y a trois millions de chômeurs et huit millions de gens vivant sous le seuil de pauvreté dans un pays comme la France, bien qu'il ne soit pas le plus mal loti. Regarder derrière soi n'est pas un facteur de progrès.

Mais, la peur peut être bonne conseillère. Un jour peut-être viendra où Jean Tirole et Thomas Piketty travailleront ensemble pour élaborer un projet qui soit le meilleur pour notre pays.

 POUR QUE LES ÉLECTIONS RÉGIONALES ET DÉPARTEMENTALES N'AIENT PAS LIEU LE MÊME JOUR

Actuellement les français sont convoqués aux urnes le même jour pour les élections régionales et départementales.

Une différence importante est que pour les élections régionales on vote pour une liste alors que pour les élections départementales on vote pour un binôme (une femme et un homme).

Pour le premier tour, cela peut parfois se concevoir, mais pour le second tours, les différents accords brouillent souvent les cartes.

En Gironde par exemple, aux élections régionales le PS et EELV restent séparés et ne manquent pas d'insister sur leurs divergences alors que pour le canton de Saint Médard en Jalles, le PS et EELV se regroupent pour les élections départementales et mettent en évidence leur proximité.

Il est concevable que des individus manifestent leur différences ou leur divergences, mais cela reste incompréhensible lorsque leurs partis n'ont pas la même attitude qu'eux.

Si ces élections n'avaient pas lieu le même jour, cela pourrait mieux se comprendre, sans que cela paraisse évident, mais on peut toujours supposer que l'analyse politique d'un moment n'est pas nécessairement éternelle.

Encore une attitude qui pour la gauche s'apparente à une maladresse, comme c'est le cas lorsqu'elle s'unit pour battre Valérie Pécresse en Île de France et reste désunie en Nouvelle Aquitaine où la réélection d'Alain Rousset(PS) paraît très probable.