lundi 7 juin 2021

 QUE CHERCHE ÉRIC ZEMMOUR ?

En se présentant comme un potentiel candidat en précampagne pour l'élection présidentielle de 2022, on peut se demander ce que cherche Éric Zemmour.

Il doit pourtant bien avoir conscience que ses chances de réussite sont nulles et que la campagne électorale ne lui permettra pas de s'exprimer mieux que via les médias qui l'accueillent pour faire de l'audience.

Alors est-il à la recherche de quelque notoriété supplémentaire ou est-il manipulé par d'autres dont les buts peuvent paraître plus clairs ?

Étant donner que sa candidature ne peut que nuire à Marine Le Pen, que penser de ses soutiens en particulier de Robert Ménard et Patrick Stéphanini ?

Robert Ménard, tout en étant d'extrême droite, n'a jamais vraiment cautionner le fait que Marine Le Pen occupe la présidence du FN puis du RN. En affaiblissant Marine Le Pen ne cherche-t-il pas à ouvrir la voie à sa nièce, Marion Maréchal (autrefois Le Pen) qu'il croit encore plus extrémiste que sa tante ?

Patrick Stéphanini, dont il a peut-être pensé faire son directeur de campagne, a toujours montré son efficacité pour faire gagner la droite, mais jamais l'extrême droite. S'il s'avérait qu'il se mette au service d'Éric Zemmour, en sachant qu'il ne pourrait le faire élire, il aura certainement bien conscience de rendre service à sa famille politique, c'est à dire LR, en permettant par son action d'éliminer Marine Le Pen du second tour de l'élection présidentielle, pour que Xavier Bertrand, par exemple, se trouve opposé à Emmanuel Macron avec quelques chances de succès.

Billard à trois bandes direz-vous mais, peu importe, comme je crains fortement que la gauche ne soit pas présente au second tour de cette élection, j'attends avec gourmandise la candidature d'Éric Zemmour qui ne mettra pas certains électeurs de gauche dans la situation inconfortable de porter, par leur abstention, le RN au pouvoir.

dimanche 6 juin 2021

 CERTAINS "ANTIVAX" SÉVISSENT

Parmi les gens opposés à la vaccination contre le covid-19 il y a ceux qui ont toujours refusé tout vaccin par philosophie et parfois par crainte, ceux qui pensent profiter de l'immunité collective que devrait leur procurer l'importante population de personnes vaccinées et enfin ceux que l'on peut ranger dans les "complotistes", qui pensent que la  pandémie n'est pas accidentelle et qu'elle a été provoquée pour permettre aux laboratoires pharmaceutiques d'engranger d'énormes profits en vendant leurs vaccins. Ce sont ces derniers que l'on appelle "antivax".

Jusqu'à maintenant il semble qu'ils formaient une population homogène refusant le vaccin et essayant de convaincre la population de ne pas se faire vacciner.

Mais actuellement certains passent à l'action en prenant, pour se faire soit disant vacciner, des rendez-vous qu'ils n'honorent pas, afin de perturber le bon déroulement des séances de vaccinations et, par voie de conséquence, conduire à la destruction de doses de vaccins non utilisés et devenus non utilisables.

Il est alors facile de constater que le fameux respect de la liberté individuelle, en n'imposant pas la vaccination obligatoire, fut ce en prenant le risque de mal protéger l'ensemble de la population, a ses limites que quelques "antivax", certainement minoritaires ne connaissent pas.

 BIENTÔT TOUS DÉLATEURS ?

Partout les caméras nous guettent, dans l'espace public, les magasins, les salles de spectacles, les musées, etc. Au nom de notre liberté et du respect de la confidentialité de notre comportement , nous étions contre cette intrusion dans notre vie. Mais l'insécurité aidant nous avons fini par accepter ces dispositifs de surveillance et quelquefois demandé qu'il en soit installé un plus grand nombre.

Maintenant, d'après Robin Rivaton, dans son livre "Tous surveillés, et alors ?", un degré de plus vient d'être franchi, non pas dans les pays totalitaires dont on sait que la reconnaissance faciale permet de surveiller en permanence la population, mais dans l'une des plus grandes démocratie: les États-Unis.

Depuis la fin de l'année dernière, à New York, tout habitant peut signaler des voitures en stationnement interdit et en compensation de son "valeureux devoir de citoyen" recevoir le quart de l'amende de 45 dollars que devra payer le contrevenant.

Soyons certain que l'appât du gain, associé à quelque sentiment de justicier incompris, si cette mesure venait à être appliquée chez nous, transformerait bien des citoyens en "aubergines", nom que l'on attribuait un temps aux auxiliaires de police chargées de sanctionner les stationnement illicites, en raison de la tenue de la couleur de ce légume qu'elles portaient.

samedi 5 juin 2021

 LE MONDE POLITIQUE EN PÉRIODE DE "RÉGRESSION"

J'emprunte ce terme au vocabulaire de la géologie comme c'est le cas lorsqu'on parle de séisme à l'issue d'un scrutin par exemple en France en 2002 avec l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle ou en 2016 avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis.

La régression est un phénomène géologique de retrait des mers laissant découvrir des terres de continents préexistants.

Le monde politique français me revoie l'image ancienne d'un océan constitué des deux partis politiques qui se sont, en France, partagé le pouvoir depuis le début de la V° République, le PS et le RPR puis  LR.

Cet océan s'est peu à peu rétréci laissant les terres du FN puis du RN prendre de l'importance jusqu'à devenir la plus grosse partie, non fragmentée, des terres émergées; puis le retrait des eaux a continué laissant apparaître sur les côtes instables des délaissés occupés, parfois pour une courte durée, par différents partis, mais, avec des hauts et des bas, l'un d'entre eux s'est installé et pris progressivement de plus en plus d'importance, ce sont les écologistes. Puis en 2016, un séisme, ou une éruption, s'est produit, l'apparition de LREM qui a fait un peu plus régresser l'océan PS/LR.

Si bien que le paysage est maintenant le suivant: un océan PS/LR fortement réduit, un continent RN qui ne cesse de croître, et des côtes de plus en plus stabilisées, formant de nouveaux territoires, occupées par les écologistes.

Quelques ilots apparus lors du retrait des eaux résistent plus ou moins bien à la colonisation de ceux qui occupent les terres émergées pendant que quelques forces tectoniques secouent encore fortement cet océan rétréci.

Pendant ce temps, le monde réel est en période de "transgression", la mer monte en raison du réchauffement climatique et toutes les nouvelles forces qui apparaissent ont bien du mal à contenir ce phénomène.

vendredi 4 juin 2021

 SEINE SAINT DENIS ET CALIFORNIE

Ah! il ne manque pas d'audace notre Président en comparant la Seine Saint Denis à la Californie sans la mer. Oser comparer l'état le plus riche des États-Unis au département français le plus pauvre, il fallait le faire.

Pourtant la traversée de Palm Beach éloigné de la mer donne envie de s'arrêter pour flâner dans un environnement paysager soigné écrin de belles demeures alors que la traversée de Sant Denis, souvent par nécessité, donne envie de fuir en voyant la plupart du temps de vieux immeubles délabrés. Se promener dans les rues de Chinatown à San Francisco à la nuit tombée est un exercice fréquemment pratiqué par les touristes alors qu'il ne viendrait à personne l'idée de flâner, même le jour, dans les rues de Saint Denis.

Il est toujours possible de trouver des joyaux architecturaux comme la Basilique ou le Stade de France, mais ces bonnes sensations que l'on y ressent ne sont que ponctuelles.

Mais je dois donner trop d'importance à la vie matérielle et ne pas prêter assez attention à la qualité humaine des habitants puisqu'il paraît que c'est en Seine Saint Denis que l'on trouve un foisonnement d'idées, de talents et d'esprit d'innovation.

Alors, une seule question se pose, lorsqu'un pays est incapable de valoriser les qualités de ses citoyens, la responsabilité n'en reviendrait-elle pas à ses dirigeants ?

Il ne faudrait pas croire que cette question se pose subitement en 2021, mais on est en droit d'attendre un signe de bonne volonté de la part de celui qui a eu l'intelligence de faire le constat de la richesse cachée de ce département.

mercredi 2 juin 2021

 QUEL EST LE COÛT DES "ANTIVAX" POUR LA SOCIÉTÉ ?

La vaccination est une nécessité absolue pour éradiquer la pandémie de covid-19, les épidémiologistes l'avaient annoncé, les faits le prouvent.

Il y a pourtant une partie de la population qui refuse de se faire vacciner. Ne serait-il pas intéressant d'essayer de mesurer le coût financier que cela représente pour la société en faisant le bilan entre les économies faites sur les vaccins et les dépenses générées par les opérations de communication pour les convaincre de se faire vacciner et les dégâts potentiels dus à leur attitude tels que contamination, hospitalisation et éventuellement décès supplémentaires.

Actuellement il est assez impressionnant d'assister chaque jour à des spots publicitaires incitant à se faire vacciner, dont le coût doit être très élevé quand on connait le temps d'occupation des écrans de télévision

La décroissance des contaminations lors de cette troisième vague montre très clairement qu'il y a une relation directe entre cette diminution et le taux de vaccination, de ce fait, si ce taux  estimé à 90% n'est pas atteint, la pandémie continuera à se propager. Il sera alors permis de se poser la question de savoir combien pourrait couter la mort d'un homme dont ceux qui ont refusé  de participer à la lutte contre ce fléau auront endossé une part de responsabilité.

Ainsi, sur le plan purement financier, bien des "antivax" qui ont refusé d'enrichir "big pharma" auront appauvri leur pays.

 COMMUNICATION CIBLÉE

Contrairement à Lionel Jospin qui en 2002 préparait le deuxième tour de l'élection présidentielle, croyant le le premier tour n'était pour lui qu'une formalité, Emmanuel Macron prépare minutieusement le premier tour du scrutin de 2022, pensant que s'il affronte Marine Le Pen au second tour il en sortira vainqueur.

Pour lui le principal problème est de passer avec succès le premier tour car il sait que les français ne veulent pas revivre le duel de 2017 et que Marine Le Pen est bien placée dans les sondages pour ce premier tour.

Il s'agit donc pour lui d'amener aux urnes les français les plus satisfaits de sa politique.

Les sondages récents montrent que parmi les jeunes de 18 à 35 ans, la partie la moins âgée, 18/25 ans lui est favorable. Le problème est que cette tranche d'âge n'est pas la plus facile à mobiliser, notamment pendant les premiers dimanches d'été où l'appel de la plage est souvent plus entendu que celui des urnes.

Il a donc choisi les médias les plus adaptés pour cibler sa communication, c'est à dire les youtubeurs et autres tiktok, suivis par la partie la plus jeune de la population.

Sage précaution car il pense qu'une fois le premier tour passé, bien des gens de gauche préféreront encore subir sa politique que de se jeter dans les bras de l'extrême droite dans un tout dernier réflexe de front républicain.