mercredi 14 avril 2021

 LANGUES RÉGIONALES

Contre toute attente un grand pas vient d'être fait pour la reconnaissance des langues régionales. Cela va dans le sens de la préservation du patrimoine culturel et de la reconnaissance de l'importance du respect des "racines" de chaque individu.

Mais faut-il permettre l'enseignement des matières essentielles en langues régionales, à l'école de la république, à la place du français qui est de plus en plus assailli par le vocabulaire anglosaxon et des pratique plus qu'approximatives de notre langue ? Ne faudrait-il pas mieux prévoir des cours particuliers, peut-être optionnels, comme pour les langues étrangères mais en commençant dès l'école primaire et pourquoi pas la maternelle ?

Enseigner à titre de respect des origines de chacun une langue  et une culture régionale est certainement important, mais il ne faudrait pas que cette liberté retrouvée, et non critiquable, conduise à une fissuration de l'édifice républicain, car la langue est l'un des principaux lien entre les individus d'un même pays.

Prenons garde à ce que le particularisme régional ne se transforme pas en communautarisme.

mardi 13 avril 2021

 SUPPRESSION DE L'E.N.A.

Pour tenir sa promesse qu'il avait formulée face aux Gilets Jaunes et aussi pour tenir compte des nombreux disfonctionnements intervenus pendant la pandémie montrant la nécessité de réformer notre administration, Emmanuel Macron a décidé de fermer l'ENA et de la remplacer par l'ISP.

C'est honorable de tenir une promesse, mais cela va t-il résoudre les problèmes de l'administration ? Certainement as.

La réforme doit être profonde pour que le but de l'administration soit de dynamiser notre pays et non de le paralyser par une profusion de textes dont le respect est plus que problématique et correspond à autant de pièges tendus à ceux qui sont obligés de les respecter.

L'autre souci affiché, en supprimant l'ENA, est d'éviter l'entre soi de cette grande école qui, par son esprit de corps, permet à ceux qui en sont issus de se partager les plus hautes responsabilités. Ce n'est pas une originalité de cette grande école. Toutes ces écoles cultivent  cet esprit de corps, ce qui se traduit par des parrainages de nouvelles promotions par des plus anciennes, et qui fait leur force contrairement aux Universités plus ouvertes  comme leur nom l'indique.

L'Université incite à l'universalisme, les grandes écoles au corporatisme. N'est-ce pas ce contre quoi nous cherchons à lutter pour offrir à nos enfants un monde plus ouvert et plus accueillant.

   


lundi 12 avril 2021

 Y AURA-T-IL UNE COHABITATION EN 2022 ?

Une majorité de français pense que le deuxième tour de l'élection présidentielle en 2022 reverra s'affronter Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Une majorité de français ne souhaite pas voir ce duel de 2017 se reproduire.

Si ce que la majorité des français pense se réalise et ne correspond pas à ce qu'elle souhaite, il est alors certain que le choix du vainqueur ne se fera que par le refus du vaincu, en un mot, il n'y aura pas une adhésion réelle à la victoire de "l'heureux " élu. Dans ces conditions il ne serait pas surprenant que ni LREM ni le RN n'ait la majorité, surtout pas absolue, à l'Assemblée Nationale à l'issue des élections législatives qui suivront l'élection présidentielle.

Nos risquons ainsi de vivre une troisième cohabitation, mais pour la première fois cette cohabitation aurait lieu en début du mandat présidentiel, empêchant ainsi le nouveau locataire de l'Élysée de mener facilement la politique qu'il avait envisagé.

Assisterons nous alors à des remaniements incessants de gouvernement tels que ceux que nous avons connus sous la IV° République, ou à un renouveau de la démocratique  en évitant que l'Assemblée Nationale ne soit qu'une chambre d'enregistrement, à moins que ce ne soit le plus court chemin pour accéder à la VI° République avec révision de la Constitution 


dimanche 11 avril 2021

 GROUPE ET INDIVIDU FACE À LA NOTION DE BÉNÉFICE/RISQUE

Le débat actuel sur le risque de se faire vacciner avec le produit Astra Zénéca  met en lumière la différence de la notion de risque qu'il y  a entre un individu et le groupe auquel il appartient.

Pour le groupe le vaccin Astra Zénéca ne présente que des avantages: réduction de la mortalité, des dépenses d'hospitalisation, de paralysie du pays. Pour l'individu qui se fait vacciner il y a un risque, certes extrêmement mineur, de faire un accident de santé que l'on ne peut ignorer.

Il en est toujours ainsi, aussi bien en médecine que dans d'autres domaines.

En médecine, l'hémoculte permet de détecter le risque de cancer colorectal naissant, mais sa fiabilité est discutable. Ce test protège le groupe en évitant que des tumeurs ne se développent après traitement approprié, mais il peut rassurer faussement l'individu qui évitera de passer une coloscopie dont il aurait besoin.. Il en est de même pour les tests salivaires utilisés pour détecter la présomption de covid-19 car leur fiabilité n'est pas absolue et moins grande que les tests PCR.

En élargissant ce raisonnement à d'autres domaines, on peut citer des actions syndicales de revendications. Le groupe ne peut tirer que des avantages en cas de victoire, ceux qui font grève ou qui manifestent risquent une perte de salaire et parfois d'être atteints dans leur chair. En cas de victoire, tout le groupe en profite, même ceux qui ont évité scrupuleusement de revendiquer. En allant encore plus loin, c'est le cas d'une guerre lorsqu'un pays agressé mobilise une partie de sa population. Le pays ne peut qu'y gagner en se défendant, les hommes mobilisés risquent leur vie.

Ainsi un risque de ce genre est toujours acceptable pour le groupe, mais suivant son degré, il peut ne pas l'être pour l'individu. À chacun de prendre position à condition de ne pas avoir en arrière pensée l'intention de profiter des risques pris par les autres pour en tirer bénéfice.

samedi 10 avril 2021

 FERMETURE DES ÉCOLES DANS LA PRÉCIPITATION

L'importance de la contamination, dans cette troisième vague de covid-19, a rendu indispensable la fermeture des écoles. Ce n'est pas parce qu'il fallait fermer rapidement les écoles qu'il fallait le faire dans la précipitation.

Le gouvernement a décidé de fermer les écoles pendant trois ou quatre semaines suivant leurs niveaux en commençant par une semaine de cours à la maison d'une durée de seulement trois jours en raison du lundi de Pâques.

Une telle précipitation s'est traduite dès le premier jour par une belle pagaille empêchant bien des élèves de se connecter à internet pour les cours à distance.

Il aurait certainement été bien préférable de commencer cette interruption scolaire par deux semaines de vraies vacances suivies de cours à la maison, ce qui aurait donné le temps aux responsables de la mise en place de cet enseignement à distance de bien préparer cette opération pendant les quinze jours où le enfants n'auraient suivi aucun enseignement.

Avoir hésité si longtemps à fermer les écoles pour arriver à un tel résultat fait preuve d'un manque de préparation difficilement admissible.

vendredi 9 avril 2021

EFFICACITÉ DU CONFINEMENT ET DE LA VACCINATION

Cédric Villani explique dans l' Express l'efficacité du confinement par ce qu'il nomme "Le dilemme du prisonnier".

Ce dilemme est le suivant: "si chacun coopère sous un mode de restriction douce, tout le monde s'en sort....si la majorité coopère mais que quelques uns font défection, ces derniers sont avantagés... au delà d'un certain seuil (la situation se dégrade et) on est obligé de prendre des mesures plus fortes".

Dans le cas du confinement si tout le monde respecte la règle, tout le monde s'en sort. Si une petite minorité ne la respecte pas, elle en profite sans mettre en péril l'ensemble de la population. Au delà d'un certain seuil la règle commune du confinement perd son efficacité, il faut alors imposer des mesures plus contraignantes.

Le même raisonnement peut être tenu pour la vaccination. Une vaccination de masse crée une immunité collective, les quelques personnes qui ne se font pas vacciner sont quand même protégées. Au delà d'un certain seuil il n'y a plus d'immunité collective et l'importante minorité qui n'a pas respecté la règle fait perdre son efficacité à la campagne de vaccination.

Cette présentation mériterait d'être plus largement diffusée pour mettre chacun face à ses responsabilités et éviter que ceux que l'on peut qualifier de "profiteurs" ne deviennent pas trop nombreux pour mettre en péril l'efficacité du confinement et de la vaccination.

jeudi 8 avril 2021

 ÉCOLOGIE DE SALON; SÉPARATISME DE COMBAT

Par les décisions prises durant leurs premiers mois de mandat, certains maires écologistes de grandes villes ne donnent pas très envie de les voir accéder à des responsabilités plus importantes.

Certaines décisions sont puériles, d'autres dangereuses

Vouloir couper un arbre de Noël ou supprimer les subventions d'un aéroclub pour ne pas faire rêver les enfants de vouloir un jour devenir pilote et participer ainsi à la pollution de l'atmosphère sont des mesurettes d'une puérilité absolue.

Subventionner une mosquée ou imposer les repas sans viande dans les cantines scolaires est certainement beaucoup plus dangereux et alimente les conditions du séparatisme au moment où le gouvernement lutte, avec raison, contre ce fléau.

Certes l'écologie doit être prise en compte dans toute décision politique, et c'est encore plus vrai maintenant que le réchauffement climatique est un phénomène scientifiquement avéré. Mais l'écologie seule ne peut constituer un programme politique.

Au même titre que l'écologie, l'économie, la santé , l'éducation, etc. ont leur importance.

Existe-t-il un parti économiste, un parti de la santé, un parti de l'enseignement ? Non. On peut alors se demander s'il est souhaitable qu'il existe un parti de l'écologie. Comme tous les autres éléments qui doivent être pris en compte pour la bonne marche de humanité, l'écologie doit transcender tous les partis.

La direction d'un pays requiert un art subtil de l'équilibre entre les valeurs qu'il est nécessaire de défendre et de respecter. L'écologie en est une mais ne peut à elle seule tenir lieu de politique.