mercredi 7 avril 2021

 ÉDOUARD PHILIPPE, HOMME POLITIQUE PRÉFÉRÉ DES FRANÇAIS

Édouard Philippe serait l'homme politique préféré des français.

Édouard Philippe homme politique de droite, choisi pour être Premier Ministre par Emmanuel Macron, qui se disait et de droite de gauche avant d'être porté au pouvoir par les électeurs de gauche. Ce doit être cela un homme de synthèse qui après une éclipse d'un an est devenu un homme de consensus.

Que les français ont la mémoire courte! C'est Édouard Philippe qui a mis les Gilets Jaunes dans la rue avec la limitation de vitesse à 80 km/h et avec la taxe carbone. C'est aussi lui qui n'a voulu aborder la réforme des retraites qu'en imposant l'âge pivot à 64 ans.

On a l'impression que les français veulent le macronisme sans Emmanuel Macron. Pour ce faire ils seraient prêts à choisir l'élève d'Alain Juppé. Pourquoi alors ne pas préférer le maître, après tout, en 2022 il ne sera pas plus âgé que Joe Biden lorsqu'il a été élu à la présidence des États-Unis.

Un fauteuil est à prendre, ceux des spectateurs seront encore une fois réservés à la gauche

mardi 6 avril 2021

 EMMANUEL MACRON ÉPIDÉMIOLOGISTE !

Jean-Michel Blanquer, voulant exprimer son admiration pour les capacités intellectuelles de son ami Président, a considéré qu'en lisant les publications médicales il devenait un épidémiologiste compétent. On ne peut faire un plus mauvais compliment à un décideur politique.

La priorité d'un homme politique devant prendre des décisions importantes est de savoir s'entourer de spécialistes plus compétents que lui pour pouvoir faire la synthèse de leurs propositions et ainsi orienter la politique du pays dont il a la charge.

Ainsi, si le Président n'était qu'un épidémiologiste nous serions confinés depuis un an, s'il n'était qu'un enseignant, les écoles n'auraient pas fermé, s'il n'était qu'un psychosociologue la priorité aurait été donnée aux salles de spectacle, de sport et aux stades, s'il n'était qu'économiste seuls les commerces l'auraient intéressé.

Il n'est donc nul besoin pour un personnage politique d'être spécialisé dans le domaine dont il a la responsabilité. René Monory garagistes et Pierre Bérégovoy cheminot anciens Ministres des Finance, Simone Veil avocate ancienne Ministre de la Santé et plusieurs femmes Ministres des Armées ne se sont pas particulièrement distingués par leur incompétence.

Pour un décideur politique, plus que pour tout autre individu, bien que cette qualité soit essentielle pour qui veut comprendre la marche du monde, s'y adapter ou l'influencer, l'esprit de synthèse est une qualité essentielle, ce qui n'interdit pas, bien au contraire d'être spécialisé dans un domaine, à condition de savoir ne pas privilégier outrageusement sa discipline d'origine.

 COVID-19: ET LES MÉDICAMENTS ?

Autant il est surprenant et satisfaisant de constater que les laboratoires ont pu arriver, en moins d'un an, à mettre au point des vaccins contre le covid-19, autant il est étonnant de voir qu'aucun progrès n'a été fait au niveau de la création de nouveaux médicaments.

Tout se passe comme si la confiance dans les vaccins, pour assurer convenablement la prévention de la maladie, faisait que la phase curative n'intéressait pas les laboratoires qui n'y percevaient aucun intérêt financier.

Cet état de fait est fort regrettable car il est très peu probable, pour ne pas dire impossible, que cette maladie soit éradiquée rapidement, ce qui aura pour conséquence de voir apparaître de nouveaux foyers d'infection qu'il faudra rapidement maîtriser pour ne pas que l'épidémie se propage de nouveau.

Nous assistons encore une fois au fameux débat bénéfice/risque, mais cette fois il ne s'agit pas de la santé mais des profits des laboratoires pharmaceutiques.

lundi 5 avril 2021

 SPECTACLE LAMENTABLE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

Le jeudi 1° avril, le Premier Ministre Jean Castex venait présenter à l'Assemblée Nationale les nouvelles mesures de confinement prises par le Président de la République pour lutter contre le covid-19. Il s'en est suivi une bataille et des altercations dignes de l'ancienne émission "Droit de réponse" de Michel Polac. Ne manquait que les nuages de fumée.

Quel spectacle désolant que de voir s'affronter une majorité arrogante et des oppositions virulentes sur un sujet dont personne ne connait la meilleure manière de le traiter.

Visiblement les hommes politiques français ne sont pas pour l'union nationale ou au minimum pour accepter d'unir leurs efforts et propositions en temps de crise. Il faut dire aussi que l'approche de l'élection présidentielle échauffe les esprits, ce qui empêche évidemment à chacun de garder un minimum de sang froid.

Lorsque des élections ont un tel impact sur notre vie politique, peut-être serait-il bon d'en revoir le calendrier et leur fréquence, en sachant que les français tiennent absolument à élire leur Président de la République au suffrage universel direct tout en lui reprochant par la suite d'abuser du pouvoir qu'ils lui ont confié.

On pourrait imaginer d'autres pratiques comme par exemple:

- Élections présidentielles: un mandat de 5 ans fait que dès le lendemain de son élection le nouveau Président ne rêve que de se faire réélire. Il est déjà en campagne. Un mandat plus long et non renouvelable serait certainement un facteur de plus grande sérénité.

- Élections législatives: la durée d'un mandat de député est actuellement la même que celle du Président. Cela lui permet en général de disposer d'une Assemblée Nationale complètement soumise pour toute la durée de son mandat. Aucune sanction n'est alors possible contre le Président. Des élections législatives de mi-mandat seraient souhaitables. Elles sanctionneraient le Président, aussi bien pour lui renouveler la confiance que pour lui imposer une cohabitation.

- Élections sénatoriales: il est important que leur date ne correspondent pas avec celle de l'élection présidentielle pour assurer une sorte de continuité garantissant une certaine sagesse. Le renouvellement des sénateurs par tiers ou moitié reste une bonne solution.

Le calendrier suivant pourrait être proposé:

- Année 0: élection du Président de la République pour 8 ans et élections législatives

- Année +4: nouvelles élections législatives.

- Année -2: élections sénatoriales

- Année +2: nouvelles élections sénatoriales 

- Année +6: nouvelles élections sénatoriales.

Avec un tel calendrier on pourrait espérer que le souci de s'occuper de la bonne marche du pays prenne en partie le pas sur les ambitions personnelles, au moins pour l'élection présidentielle, et que le Président ne se comporte plus comme un monarque à l'abri de toute sanction pendant la durée de son mandat.

 


samedi 3 avril 2021

 TRANSPORTS EN COMMUN EN MÉTROPOLE BORDELAISE

Le journal Sud-Ouest du mardi 30 mars 2021consacre un important article à ce sujet et rapporte que les élus se penchent de nouveau sur ce sujet et constatent notamment que l'extension du réseau de tramway n'est pas la solution car ce mode de transport n'a pas permis de décongestionner le centre ville.

Rappelons que la ville de Bordeaux était avant 1995 dirigée par Jacques Chaban-Delmas qui défendait, bec et ongles, un projet de métro et avait fait entreprendre de très importantes études à ce sujet dont la réalisation paraissait proche.

Alain Juppé, dès son arrivée, en 1995a abandonné ce projet de métro, en raison de son coût et des difficultés présentées par le sous-sol bordelais, pour le remplacer par le tramway. La première ligne a été inaugurée en 2003 après d'importants travaux qui pendant quatre ans ont paralysé le centre-ville, ce qui s'est poursuivi par la suite pour la construction de trois autres lignes.

Un projet inauguré en 2003 dont la dernière phase s'est achevée quinze ans plus tard et qui est abandonné 18 ans après son inauguration est un mauvais projet. C'est un projet qui manque d'ambition et d'anticipation qui sous prétexte d'économie ne fait que dilapider les deniers publics pour la construction d'ouvrages non viables à long terme.

Encombrer les rues par un tramway pour en chasser les voitures en 1995 en raison de leur pollution pendant 20 ans pour s'apercevoir ensuite, certainement, que les véhicules électriques non polluants deviendront bientôt majoritaires, ne peut être considéré comme un exemple d'étude prospective ambitieuse et correctement conduite.

Dans les débats actuels, le coût de la construction du métro paraît toujours faire peur car une ligne coûterait 1 milliard d'euros, mais quand on sait que les quatre lignes de tramway ont couté 2 milliards d'euro sans donner satisfaction, cela demande réflexion. 

Les problèmes sont essentiellement l'encombrement de la ville et de la rocade. Ces deux problèmes auraient en grade partie été résolus si des mesures plus ambitieuses avaient été prises, à savoir un métro à Bordeaux et le grand contournement ou le doublement de la rocade par une "super rocade".

Sans être spécialiste et en essayant seulement de faire preuve de bon sens, tout en sachant que le sous-sol bordelais, en raison de la présence d'une nappe phréatique à faible profondeur, rend les travaux souterrains difficiles, on peut penser qu'une des solutions pourrait être un métro souterrain à l'intérieur des boulevards, avec peut-être des extensions plus importantes en certains endroits plus densément habités, prolongé par des lignes de métro aérien ou de tramways, pourquoi pas avec des rames identiques, en zones périurbaines. Une super rocade viendrait compléter le dispositif.

Il y a fort à craindre que, si d'importantes dépenses ne sont pas engagées, la question des transports en commun et de la circulation dans Bordeaux devienne une question récurrente. La phase la plus douloureuse serait peut-être dans quelques années de supprimer le tramways pour fluidifier la circulation.

Quand on pense à la réalisation du métro parisien au début du siècle dernier, au réseau de tramway qu'il y avait à Bordeaux jusqu'en 1958, on peut se demander s'il y a lieu d'être fier d'envoyer des hommes sur la Lune et bientôt sur Mars, en étant sur Terre incapable de régler les problèmes quotidiens

vendredi 2 avril 2021

 MERCI MADAME LE MAIRE

C'est ce que pourra dire la communauté turco-musulmane de la ville de Strasbourg à son maire (EELV) Jeanne Barséghian qui vient de subventionner la construction de la Grande Mosquée à hauteur de 2,5 millions d'euros.

Cette subvention faisait partie des projets de l'ancienne municipalité, mais rien n'obligeait le maire actuel de donner suite à une telle prévision de dépense.

Quelles ont bien pu être les motivations de Jeanne Barséghian ? 

- Est-ce par clientélisme dans une ville qui abrite une importante communauté turque?

- Est-ce par crainte des désordres qui auraient pu naître à la suite d'un projet de financement initial non respecté ?

- Est-ce pour alimenter le débat actuel sur le communautarisme suite aux différentes positions prises par le partis politiques au sujet des réunions "non mixtes".

- Est-ce au contraire par crainte de se voir reprocher un communautarisme revanchard elle qui est d'origine arménienne ?

-Est-ce, pour en aidant financièrement un culte, respecter l'esprit du Concordat qui est malheureusement toujours respecté et en cours en Alsace/Moselle ?

Toujours est-il que la conséquence en est que la ville de Strasbourg participe au financement d'une mosquée qui, comme chacun sait, permettra à certains imams de propager la propagande de Recep Tayyip Erdogan auprès de l'importante communauté turque d'Alsace.

Il serait étonnant que cela convienne aux strasbourgeois de voir leurs deniers utilisés pour permettre au nouveau sultan turc d'avoir une tribune, où il pourra faire s'exprimer ses partisans, contre l'Europe, et particulièrement la France, dans une ville qui de plus est l'une des capitales européenne.

jeudi 1 avril 2021

COVID 19: PERDRE UNE BATAILLE MAIS PAS LA GUERRE

Lorsque Emmanuel Macron a décidé le 29 janvier de ne pas confiner les français, la campagne de vaccination avait commencé depuis plus de dix jours et l'approvisionnement de vaccins était sereinement envisagé. On peut comprendre et même apprécier sa décision qui devait permettre de sortir de la crise en préservant l'économie et la santé psychique des français. Il est d'ailleurs raisonnable de penser que compte tenu de l'évolution de la pandémie, nous serions certainement encore confiné et cela pour un temps indéterminé.

Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, les vaccins ont manqué, des doutes sur leur efficacité et leur dangerosité sont apparus et de nouveaux variants sont venus rendre la pandémie plus difficile à contrôler. La situation s'est fortement dégradée a tel point qu'en France nous avons actuellement un taux de contamination près de dix fois supérieur à celui de l'Espagne.

Il est grand temps de changer de politique, de donner un sérieux coup de frein à la propagation de la pandémie en imposant un confinement et des limitations de déplacement plus ou moins stricts suivant les départements pour arriver en chaque point de notre territoire national à un coefficient de reproduction inférieur à l'unité qui est la seule condition pour qu'une décroissance des contaminations puisse être constatée.

Emmanuel Macron a livré une bataille, il l'a en partie gagnée en préservant l'économie, mais progressivement le climat s'est assombri, la bataille ne devenant plus possible l'heure de la retraite avait sonné, le moment était venu de changer de stratégie pour ne pas perdre la guerre et être peut-être à terme le pays d'Europe le plus endeuillé par cette pandémie.