dimanche 21 mars 2021

 INEXPLICABLE EXCÈS DE PRUDENCE

Parce que sur 25 millions de personnes ayant été vaccinées avec le produit Astra Zénéca et que 30 parmi elles ont été victimes de thrombose, sans qu'un lien entre ces deux événements soit avéré, la vaccination a été interrompue pendant quatre jours.

En France on peut vacciner environ 250.000 personnes par jour et il en meurt un peu moins de 400 quotidiennement.

Si Astra Zénéca était responsable des thromboses constatées, ce qui n'est pour le moment pas reconnu, on aurait évité pendant l'interruption de la vaccination environ 1,2 décès.

Le bilan est vite fait, 1500 personnes risquent de mourir et 1,2 d'être sauvées 

Chaque jour perdu en campagne de vaccination est une journée de plus pour la durée de la pandémie.

Il est normal que les autorités de santé aient essayé d'expliquer ces accidents vasculaires, mais fallait-il donner à cette étude un tel écho ? 

L'attitude d'Emmanuel Macron est surprenante. Il nous avait habitué à le voir prendre des risques calculés plutôt que d'avoir une attitude aussi prudente, voire timorée. Peut-être n'a-t-il pas voulu prendre une décision différente de celle qu'avait prise Angela Merkel en Allemagne et qui n'a pas besoin de passer pour un Chef d'État prenant des décisions qui seraient vite critiquées si son principal allié avait un comportement reconnu plus efficace et plus approprié dans le cadre de la lutte contre la pandémie actuelle.

samedi 20 mars 2021

 RÉGIME ALIMENTAIRE CONSEILLÉ

Pour des questions de santé, d'environnement et d'économie locale, différentes manières de nous alimenter nous sont conseillées:

- consommer des produits locaux,

- manger peu de viande, 

- préférer la volaille aux viandes rouges,

- se méfier des graisses animales,

- consommer fruits et légumes

- ne pas oublier les féculents,

- préférer les céréales complètes (pain et pâtes complets)

en y associant une activité physique journalière dont la plus courante est la marche à pied.

Tout cela parait être une question de bon sens et issu de nouvelles connaissances médicales, mais pour ceux qui ont connu la dernière guerre cela rappelle aussi de bien tristes moments où pour se nourrir le moindre bout de terrain devenait un potager avec choux, pommes de terre, haricots verts, carottes, poireaux, agrémentés de quelques pêchers et abricotiers. Dans un coin de ce jardin prenait place un poulailler au coté duquel, accrochés au mur étaient installés des clapiers pour accueillir les lapins. Le  beurre, fort rare était remplacé par la margarine parfois aussi, de manière moins bonne pour la santé, par du saindoux. Le pain blanc était rare et le moyen de déplacement la plus fréquent était la marche et aussi, bien souvent le vélo.

Ce régime que l'on a été heureux de quitter n'était peut être pas si mauvais que cela puisqu'il a fait les octogénaires, nonagénaires et centenaires actuels.

L'heure du choix a sonné.


vendredi 19 mars 2021

 PRINCIPE DE PRÉCAUTION OU PRÉCAUTION PAR PRINCIPE ?

J'emprunte ce titre à un invité de l'émission "C'dans l'air" du 16 mars 2021, traitant de la suspension de la vaccination avec le vaccin Astra Zénéca.

cette suspension est due au fait que 30 cas de thrombose ont été constatés après vaccination sans qu'une relation certaine ait pu être établie entre ces accidents et la vaccination.

30 cas sur 5 millions de personnes vaccinées en Europe et 20 million au Royaume Uni, soit un risque de 0,00012 %. Quel est l'acte que l'on peut entreprendre sans courir un risque aussi faible, sachant aussi que le risque de faire une thrombose en dehors de toute intervention médicale est supérieur. Si ce risque était avéré et que toute la population française se faisait vacciner il y aurait alors potentiellement moins de 100 morts alors que le covid-19 tue, actuellement dans notre pays, environ 400 personnes par jour. Ainsi chaque délai de réflexion d'un jour avant de rétablir la campagne de vaccination est potentiellement responsable de 400 décès supplémentaires.

Évidemment ce raisonnement peut paraître discutable car nous ne disposons pas de suffisamment de vaccins pour assurer dès maintenant une vaccination de masse, mais il me semble que cette approche méritait d'être présentée.

Pour ajouter un peu plus d'incertitude à la décision d'interruption de la campagne de vaccination qui a été prise, je citerais un exemple qui me touche de près:

C'était il y a environ un mois, un ami mosellan de 74 ans aurait souhaité se faire vacciner, mais il n'a pu le faire car son tour n'était pas venu. Ceci ne l'a malheureusement pas empêché de faire une double embolie pulmonaire, dont il est ressorti guéri. Je me pose la question suivante: s'il avait été vacciné, aurait-il été pris en compte parmi ceux pour lesquels on soupçonne que le vaccin a provoqué une thrombose ?

Tout cela n'est pas sérieux ni statistiquement défendable. Le principal effet d'une telle décision politique sera de créer un manque de confiance supplémentaire en la vaccination. Il serait maintenant souhaitable que les pouvoirs publics offrent la possibilité d'être vacciné à toute personne en faisant la demande pour atteindre le plus vite possible une immunité de masse.

À force de précautions on joue à se faire peur. Lorsque les chercheurs font des découvertes, ceux qui ont la charge de les développer  deviennent craintifs et timorés face souvent à une hiérarchie plus que prudente, il faut dire à leur décharge que l'aspect procédurier de la société n'aide en rien à accélérer le progrès.

jeudi 18 mars 2021

 EST-CE UNE BONNE SOLUTION DE TRANSFÉRER LES MALADES DU COVID-19 ?

Les hôpitaux de l'Île de France, qui ont déjà déprogrammé des opérations pour accueillir des malades du covid-19, se voient maintenant obligés de les diriger vers des établissements d'autres régions, au risque de saturer ces hôpitaux qui ont déjà du prévoir de repousser, eux aussi,  des interventions pour accueillir ces nouveaux patients. 

Le coût de ces transferts en personnel et en moyens médicaux et logistiques est exorbitant et ne règle que temporairement, et mal, le problème de la saturation des hôpitaux.

À l'époque du "quoi qu'il en coûte" on peut raisonnablement se demander si la solution actuelle n'est pas une opération menée en pure perte financière.

Pour le prix de ces déplacements massifs de malades, combien aurait on pu, pendant la période de déconfinement, créer des lits de réanimation, des postes d'assistance respiratoire, former et recruter du personnel compétent ?

Le moment n'est pas encore venu de tirer des conclusions définitives, mais il sera nécessaire à la fin de cette pandémie de faire le bilan de cette opération et de  tirer les conclusions qui s'imposeront  pour que notre pays ne se retrouve pas, peut-être à brève échéance, dans une situation identique à celle que nous vivons actuellement.

 

mercredi 17 mars 2021

 LE COVID-19 EN FRANCE

L'Express vient de publier un état des lieux sur la pandémie de covid-19 dans le monde en classant les pays suivant leur taux de mortalité et le pourcentage de population vaccinée au 14 mars 2021.

La France occupe le 21° rang en ce qui concerne les pays les plus endeuillés avec 1374 décès par million d'habitants et le 16° rang pour le pourcentage de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin avec un pourcentage de 6,1.

Ce classement est très intéressant car il montre que, sans que nous puissions être cités en exemple, nous ne sommes pas, comme on l'entend trop souvent dire, le pays où la pandémie a été la plus mal gérée.

Bien évidemment, un plus mauvais classement pour le taux de mortalité et un meilleur pour la vaccination aurait été souhaitable.

Il est indispensable maintenant que cette campagne de vaccination s'accélère pour que, lors d'une prochaine constatation, notre classement suivant le taux de mortalité s'améliore en perdant quelques places, car la vaccination paraît être maintenant la principale arme dont nous disposons pour venir à bout de cette pandémie. 

mardi 16 mars 2021

 COWORKING: UN PEU TROP DE PRÉCIPITATION

L'idée du coworking est certainement une excellente idée en permettant de mettre à disposition des espaces de bureaux à de jeunes entrepreneurs peut-être bien en peine de se procurer un local pour lancer leur activité.

Le covid aidant, le télétravail s'est développé pour éviter les concentrations de personnel dans les entreprises et permettre aux salariés de rester chez eux pour travailler.

Il n'en fallait pas plus pour que certains profitent de la situation, en sachant que bien de ces salariés, très à l'étroits dans leur appartement, chercheraient des solutions pour rendre leur travail plus efficace et moins pénible, auraient besoin de trouver un espace uniquement dédié à leur activité, pour proposer des endroits où ces nouveaux télétravailleurs auraient besoin de se rendre. 

De ce fait, ceux qui devaient rester chez eux pour éviter des contacts dans leur entreprise se sont retrouvés en coworking en ayant parfois tout autant,  si ce n'est plus, de contacts avec d'autres travailleurs.

Les dispositions sanitaires intéressantes qui avaient conduit à instaurer le télétravail se sont ainsi parfois trouvées contrariées et inopérantes.

On assiste donc à une utilisation abusive du télétravail en coworking qui aura tout son intérêt lorsque la pandémie sera terminée, car cette manière de travailler recréera des liens sociaux entre les pratiquants de différentes activités tout en leur permettant de diminuer le temps qu'ils perdent pour se rendre sur le lieu de leur emploi. Il faut espérer que les entreprises tireront la leçon de cet événement pour favoriser le télétravail en coworking en louant des espaces pour que leurs employés puissent pratiquer leur activité dans de bonnes conditions. 

lundi 15 mars 2021

 DÉLINQUANCE DES MINEURS

La délinquance des mineurs est de plus en plus importante et de plus en plus grave.

Le criminologue bien connu, Alain Bauer, a fait état de statistiques indiquant que 70 % des mineurs délinquants ne récidivent pas après un premier rappel à l'ordre, 30 % récidivent et 5 % sont auteurs de graves délits.

Devant une telle constatation, on comprend qu'après un simple premier rappel à l'ordre, le mineur délinquant ne soit pas sanctionné. On offre ainsi une seconde chance dont 70 % profitent favorablement. Par contre il ne devrait pas en être de même pour la deuxième infraction pour laquelle les sanctions devraient être proportionnées et éducatives.

Ce qui pourrait être une bonne idée serait de contraindre le jeune délinquant à effectuer des tâches d'intérêt général dont la durée devrait être proportionnée à la gravité du délit. soit en milieu clos pour les cas les plus graves, surveillées par exemple par des militaires, soit pendant un ou plusieurs week-end pour  les délits les moins importants.

Avec à ces travaux une obligation de formation serait indispensable pour qu'à la sanction soit associé un outil de réinsertion.

Bien évidemment pour les cas extrêmes, comme les crimes et les assassinats, l'incarcération paraît inévitable, ce qui n'exclut en rien l'obligation de formation.