mercredi 21 octobre 2020

 LA RÈGLE "CHEVÉNEMENT"

Jean-Pierre Chevénement qui a été quatre fois ministre a édicté un principe qui va dans le sens du respect de la cohésion d'un gouvernement en affirmant "Un Ministre ça démissionne ou sa ferme sa gueule". Ce principe, il l'a appliqué à trois reprises lorsque la politique du gouvernement auquel il appartenait ne lui convenait pas, préférant ainsi ne pas participer contre son gré à des décisions, pour lui discutables, plutôt que de déstabiliser un pouvoir que le peuple avait choisi.

Ce principe est tout à son honneur.

Il semble que cette manière de voir n'ait plus cours. Des Ministres se chamaillent autour d'un mot, d'autres se combattent, d'autres enfin critiquent les décisions du gouvernement auquel il participent ou donnent des conseils contradictoires. 

Que cherchent-ils ? S'affirmer, préparer leur avenir en espérant remplacer le Premier Ministre ou le Président, préserver leur revenu en participant à des actions qu'ils ne cautionnent pas mais en se dissociant des décisions prises en haut lieu ? Je ne sais, mais ce n'est en vérité pas très glorieux.

 LUTTER CONTRE LES "CLUSTERS"

Actuellement le gouvernement est très actif pour lutter contre les foyers, que l'on appelle maintenant "cluster", où se développe le coronavirus. C'est une bonne chose, il faut le faire.

Mais il il y a d'autres clusters que ceux de cette pandémie qui demandent  qui minent notre république depuis bien plus longtemps et qui méritent d'être combattus avec une égale vigueur. Il s'agit de la violence, de l'islamisme radical et de la drogue.

Le Ministre de la Santé est actuellement à la tâche, il semble y consacrer tout son temps. Qu'attendez-vous Messieurs les Ministres de l'Intérieur, de la Justice et de l'Enseignement pour, chacun dans votre rôle et en vous coordonnant, agir avec détermination pour nous débarrasser de ces clusters qui empoisonnent la vie des français ?

mardi 20 octobre 2020

 UN HOMME DE MONOLOGUE

Dans un régime démocratique le dialogue, surtout lorsqu'il est public, est un élément important de transparence au cours d'un débat sérieux intéressant la population.

Le jeudi 15 octobre lors de  l'émission "Vous avez la parole" Léa Salamé et Thomas Sotto qui recevaient le Ministre de la Santé Olivier Véran, pour aborder la question des nouvelles mesures prises pour lutter contre le covid-19, avaient invité Jean-Luc Mélenchon.

Ce dernier a exigé, pour venir sur le plateau de l'émission, que le Ministre de la Santé le quitte. Les animateurs ont justement refusé de céder aux exigences capricieuses de Jean-Luc Mélenchon qui, de ce fait, a préféré ne pas honorer l'invitation.

Curieuse conception du débat démocratique pour quelqu'un qui se veut républicain et qui a même osé prétendre être lui-même la République.

Il y a parfois chez ce personnage des résurgences d'intolérance difficiles à concevoir et à pardonner.

dimanche 18 octobre 2020

 L'ORAL DE REPÊCHAGE DU PRÉSIDENT

La forme prise par le Président de la République pour annoncer les nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie du covid-19 était très curieuse. On aurait dit qu'Emmanuel Macron passait un oral de repêchage face à deux examinateurs, par ailleurs plutôt bienveillants.

Cet exercice lui convient particulièrement bien, tant il sait se montrer convainquant et les sondages sont là pour le confirmer. Il faut dire que compte tenu de l'inquiétude générée par cette pandémie, les français sont globalement prêts à faire un effort supplémentaire, et c'est certainement nécessaire.

Rappelons que dès le début du mois de juin, le prévisionniste Martin Blachier avait annoncé une reprise de la pandémie pour la deuxième quinzaine du mois d'août et qu'entre juin et mi-octobre, quatre mois se sont écoulés sans que des décisions suffisantes soient prises pour que nos hôpitaux soient en état de lutter convenablement contre cette pandémie. 

Évidemment il n'est pas question de reprocher au pouvoir en place de ne pas avoir, en si peu de temps, rattraper les nombreux sacrifices que ses prédécesseurs ont imposés aux hôpitaux, mais le léger effort accompli aurait mérité d'être plus important en reconvertissant plus de personnel soignant et en augmentant plus substantiellement leur rémunération sans la fractionner et la reporter de six mois. Il faut aussi noter que la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement était indiscutablement prévisible depuis quinze jours puisque c'est le temps qu'il faut pour passer d'une augmentation des contamination à un accroissement de hospitalisations Si les décisions prises maintenant l'avaient été deux semaines plus tôt, la courbe de progression de la pandémie se serait aussi infléchie deux semaine plus tôt à un moment où les contaminations et les hospitalisations auraient été moins importantes.

C'est en cela que l'on peut reprocher au gouvernement de n'avoir pas su profiter de la période estivale pour préparer plus efficacement la lutte contre la reprise de la pandémie.   

samedi 17 octobre 2020

 CONSEILS CONTRADICTOIRES

Le Secrétaire d'État au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, conseille aux français de réserver pour les vacances de Toussaint en assurant, qu'en cas d'impossibilité, leurs frais seraient remboursés. En dehors du fait qu'il s'engage sur des garanties qu'il ne maîtrise pas, il semble prendre le contre-pied des conseils donnés par le Premier Ministre et le Ministre de la Santé conduisant à éviter les rassemblements familiaux.

Au moment où l'on craint des confinements partiels, des couvre-feux et peut-être même des limitations dans les déplacements, la prise de  position du Secrétaire d'État au tourisme, qui veut se présenter comme le défenseur des professionnels qui vivent de cette industrie, est particulièrement mal venue.

Si de nouvelles contraintes sont imposées par le Président, il pourra toujours dire qu'il a fait tout ce qu'il pouvait pour défendre le secteur économique dont il a la charge.

vendredi 16 octobre 2020

 COMMENT S'UNIR FACE À DES EGO SURDIMENSIONNÉS

C'est la question que se pose actuellement la gauche. Une pétition à peine lancée par mille signataires pour souhaiter une candidature unique de la gauche à la prochaine élection présidentielle que Jean-Luc Mélenchon se sent déjà la vocation pour en être le leader.

Il s'est déjà pris pour la République, s'est dit intouchable car sa personne est sacrée. On sentait alors poindre une forme de mysticisme qui petit à petit s'affirme en lui faisant peut-être croire qu'il est désigné par une volonté divine.

jeudi 15 octobre 2020

FORMATION, INSERTION, RÉPRESSION, RÉINSERTION

Voila ce que devrait être le cocktail gagnant contre la délinquance qui prend actuellement une importance jamais connue dans notre République. La première et la dernière phases sont des travaux de longue haleine et la dernière est d'autant plus difficile que la première n'a pas été correctement accomplie.

Ainsi, pour que ce cocktail fonctionne, encore n'aurait-il pas fallu oublier la formation et en particulier s'attacher à ce qu'elle débouche sur l'emploi. Ce n'a pas été le cas. Nous sommes dorénavant confrontés à la troisième phase, répression. Ce n'est certainement pas une raison pour ne pas agir. Ce n'est pas parce que la société peut ressentir un certain sentiment  de culpabilité qu'elle doit se laisser submerger par ceux qui la combattent, parfois par ignorance, souvent par vengeance.

La réaction doit être vive, sévère, immédiate et suivie da la dernière phase de réinsertion qui devrait être lourde et suppléer aux phases de formation et d'insertion qui ont fait défaut, et de ce fait dans bien des cas les remplacer.

Quel travail ! Quel programme faudra-t-il concevoir pour gommer tant d'années de laisser aller ? Le parcours sera long, une action forte est nécessaire.

Si les budgets de la justice et de la sécurité ne sont pas  très significativement augmentés de même que celui de l'éducation auquel il faut ajouter une réforme des programmes, nous n'avons aucune chance d'y parvenir.