France 3 a diffusé des images de la frontière franco-italienne à Menton, où l'on voit des douaniers italiens interdire l'accès de leur pays aux français pendant que le passage de l'Italie vers la France se fait sans problème.
Tout le monde doit avoir conscience que la frontière n'est pas plus un barrage à virus qu'elle ne fut un barrage aux particules radioactives en 1986 lors de l'accident nucléaire de la centrale de Tchernobyl, mais il y a quelque chose de curieux car cette frontière n'est ni une barrière, ni une passoire, mais une valve.
L'Italie étant le pays le plus infecté en Europe par le coronavirus et la France le suivant de près, il est difficile de comprendre de telles dispositions. Le pays le plus touché qui confine ses citoyens, laisse passer ses ressortissants pour aller vers d'autres pays alors qu'il leur conseille de rester chez eux. Difficile à comprendre si ce n'est d'espérer de laisser partir quelques habitants infectés.
Fermer les frontières pour juguler une épidémie mondiale n'a pas grand sens, mais si un pays prend malgré tout cette disposition qui s'apparente à un confinement national, il n'y a aucune raison pour que ses ressortissants puissent le quitter.
samedi 14 mars 2020
vendredi 13 mars 2020
PRÉCIEUSE MÉMOIRE À PRÉSERVER
Les quelques rescapés des camps de la mort ont maintenant plus de quatre-vingts ans.Ils ne cessent, pour ceux qui le peuvent, de tenir des conférences dans les écoles où ils rencontrent un très vif succès.
Cela est très encourageant et il faut les en remercier bien vivement.
Mais, malheureusement dans quelques années il n'y aura plus de témoins de ces épouvantables épisodes qui marquent toute une vie. Des films retraçant l'holocauste existent, mais les mises en scène, quelles que soient leurs qualités, ne remplaceront jamais les témoignages poignants de ceux qui ont connu l'horreur.
Pour que ces témoignages ne se perdent pas, je souhaite que ceux qui font appel au service de ces rescapés pour décrire leur douloureux passé enregistrent leurs témoignages et la réaction de leur jeune auditoire pour que, dans quelques années, de nouvelles classes scolaires puissent revivre ces moments d'exception pris sur le vif et sans aucune mise en scène.
Rien ne pourra remplacer l'authenticité de ces moments vécus pour que l'émotion soit partagée par les nouveaux spectateurs et que dans leur esprit la mémoire de cette période dramatique reste gravée à jamais.
Cela est très encourageant et il faut les en remercier bien vivement.
Mais, malheureusement dans quelques années il n'y aura plus de témoins de ces épouvantables épisodes qui marquent toute une vie. Des films retraçant l'holocauste existent, mais les mises en scène, quelles que soient leurs qualités, ne remplaceront jamais les témoignages poignants de ceux qui ont connu l'horreur.
Pour que ces témoignages ne se perdent pas, je souhaite que ceux qui font appel au service de ces rescapés pour décrire leur douloureux passé enregistrent leurs témoignages et la réaction de leur jeune auditoire pour que, dans quelques années, de nouvelles classes scolaires puissent revivre ces moments d'exception pris sur le vif et sans aucune mise en scène.
Rien ne pourra remplacer l'authenticité de ces moments vécus pour que l'émotion soit partagée par les nouveaux spectateurs et que dans leur esprit la mémoire de cette période dramatique reste gravée à jamais.
jeudi 12 mars 2020
CORONAVIRUS ET PLACEMENTS BOURSIERS
Emmanuel Macron rêvait que chaque français devienne entrepreneur, ce qui a fait le succès de l’autoentreprise dont certains pâtissent actuellement, ou qu'il place son argent en bourse pour dynamiser l'économie.
Il a fait la chasse aux placements dits de "père de famille"en amenant le livret A à son plus bas niveau de rémunération et a pensé inciter les plus riches à placer leur argent dans les PME, en supprimant l'ISF.
Il avait simplement oublié que la mondialisation telle qu'elle est pensée rend ce genre d'exercice extrêmement périlleux. Le coronavirus est là pour le rappeler.
Si cette mondialisation ne s'était pas traduite par la création de monopoles de fabrication de certains produits par quelques pays à main d'oeuvre bon marché, l'idée aurait peut-être pu être défendable, mais vu la vulnérabilité su système actuel, le risque était vraiment trop gros.
Les français, dans leur majorité, ne l'ont pas suivi. Le livret A qui rapporte peu n'a jamais eu autant de succès parce que les placements y sont garantis, quant aux assurances vie, l'Euro a toujours autant de succès, ce qui fait, que globalement, les petits épargnants français s'ils n'ont pas pu espérer des gains importants ont évité de trop y perdre.
Rappelons-nous le proverbe: "Qui trop embrasse mal étreint". L'épidémie du coronavirus conseille d'éviter les embrassades.
Il a fait la chasse aux placements dits de "père de famille"en amenant le livret A à son plus bas niveau de rémunération et a pensé inciter les plus riches à placer leur argent dans les PME, en supprimant l'ISF.
Il avait simplement oublié que la mondialisation telle qu'elle est pensée rend ce genre d'exercice extrêmement périlleux. Le coronavirus est là pour le rappeler.
Si cette mondialisation ne s'était pas traduite par la création de monopoles de fabrication de certains produits par quelques pays à main d'oeuvre bon marché, l'idée aurait peut-être pu être défendable, mais vu la vulnérabilité su système actuel, le risque était vraiment trop gros.
Les français, dans leur majorité, ne l'ont pas suivi. Le livret A qui rapporte peu n'a jamais eu autant de succès parce que les placements y sont garantis, quant aux assurances vie, l'Euro a toujours autant de succès, ce qui fait, que globalement, les petits épargnants français s'ils n'ont pas pu espérer des gains importants ont évité de trop y perdre.
Rappelons-nous le proverbe: "Qui trop embrasse mal étreint". L'épidémie du coronavirus conseille d'éviter les embrassades.
mercredi 11 mars 2020
FRANCK RIESTER SE TROMPE DE PORTE-FEUILLE ET D'ÉPOQUE
Franck Riester, Ministre de la Culture, n'a pas apprécié que Roman Polanski soit distingué en obtenant le César du meilleur réalisateur pour son film "J'accuse", alors qu'il est suspecté de viol sur mineure et poursuivi pour cela.
Le débat récurent qui consiste à se poser la question si on doit séparer l'oeuvre de l'artiste avant de lui attribuer une récompense ne devrait surtout pas être celui sur lequel le Ministre de la Culture doive s'exprimer.
Même Marlène Schiappa,Ministre en charge des droits de la femme, alors qu'elle ne s'est pas privée parfois de faire des interventions malvenues, s'est bien gardée de se prononcer à ce sujet.
Notre Ministre de la culture se trompe de porte-feuille, il aurait, peut-être été en partie excusable, s'il avait été Ministre des droits de la femme, et se trompe également d'époque, car s'il avait été Ministre de l'Information au début de la V° République, il aurait pu alors profiter de son rôle de censeur.
Il faut espérer qu'il ne regrette pas cette période révolue.
Le débat récurent qui consiste à se poser la question si on doit séparer l'oeuvre de l'artiste avant de lui attribuer une récompense ne devrait surtout pas être celui sur lequel le Ministre de la Culture doive s'exprimer.
Même Marlène Schiappa,Ministre en charge des droits de la femme, alors qu'elle ne s'est pas privée parfois de faire des interventions malvenues, s'est bien gardée de se prononcer à ce sujet.
Notre Ministre de la culture se trompe de porte-feuille, il aurait, peut-être été en partie excusable, s'il avait été Ministre des droits de la femme, et se trompe également d'époque, car s'il avait été Ministre de l'Information au début de la V° République, il aurait pu alors profiter de son rôle de censeur.
Il faut espérer qu'il ne regrette pas cette période révolue.
mardi 10 mars 2020
L'APPEL DE FRANÇOIS RUFFIN
François Ruffin vient de lancer un appel pour que les forces de gauche s'unissent, faute de quoi tout espoir sera perdu lors de la prochaine élection présidentielle.
Ce diagnostic paraît indiscutable.
En général ce sont les représentants d'une tendance "moyenne" d'une idéologie qui proposent des regroupements pour fédérer, autour d'eux, ceux qui à l'intérieur d'un même courant d'idées ont parfois des positions extrêmes.
Cette fois c'est un représentant d'une fraction les plus extrêmes de la gauche qui propose ce regroupement. Veut-il faire preuve de sagesse ou pense-t-il regrouper tous les tenants d'une idéologie autour d'une des positions les plus extrêmes ? La question mérite d'être posée.
Dans le premier cas cela voudrait dire qu'en se situant à l'extrême gauche de l'échiquier politique il est nécessaire, au moins dans un premier temps, de modérer ses élans et revendications pour espérer fédérer le plus grand nombre possible d'électeurs. Ce serait alors raisonnable et de bonne politique.
Dans le second cas, espérer attirer, sur les positions extrêmes de LFI, toutes les tendances de la gauche paraît illusoire et les plus optimises trouveront cet espoir, pour le moins, prématuré.
Pour le moment, si les forces de gauche pouvaient arriver à regrouper tous ceux qui leur ont échappés en rejoignant, par pur mécontentement, l'extrême droite, ce serait déjà un énorme progrès.
Souhaitons que cet appel soit raisonnable, qu'il soit entendu et qu'il constitue les prémices d'un regroupement des forces et des électeurs de gauche.
Ce diagnostic paraît indiscutable.
En général ce sont les représentants d'une tendance "moyenne" d'une idéologie qui proposent des regroupements pour fédérer, autour d'eux, ceux qui à l'intérieur d'un même courant d'idées ont parfois des positions extrêmes.
Cette fois c'est un représentant d'une fraction les plus extrêmes de la gauche qui propose ce regroupement. Veut-il faire preuve de sagesse ou pense-t-il regrouper tous les tenants d'une idéologie autour d'une des positions les plus extrêmes ? La question mérite d'être posée.
Dans le premier cas cela voudrait dire qu'en se situant à l'extrême gauche de l'échiquier politique il est nécessaire, au moins dans un premier temps, de modérer ses élans et revendications pour espérer fédérer le plus grand nombre possible d'électeurs. Ce serait alors raisonnable et de bonne politique.
Dans le second cas, espérer attirer, sur les positions extrêmes de LFI, toutes les tendances de la gauche paraît illusoire et les plus optimises trouveront cet espoir, pour le moins, prématuré.
Pour le moment, si les forces de gauche pouvaient arriver à regrouper tous ceux qui leur ont échappés en rejoignant, par pur mécontentement, l'extrême droite, ce serait déjà un énorme progrès.
Souhaitons que cet appel soit raisonnable, qu'il soit entendu et qu'il constitue les prémices d'un regroupement des forces et des électeurs de gauche.
lundi 9 mars 2020
NEUTRALITÉ CARBONE
Une interview de Cécile Duflot parue dans le journal Sud-Ouest du jeudi 5 mars, où celle-ci se plaint que le gouvernement ne remplit pas ses engagements en ce qui concerne la pollution de l'air, nous apprend que nous avons, dès le 5 mars, émis les polluants que nous ne devrions émettre qu'au cours d'une année complète.
Le but étant d'atteindre la neutralité carbone en 2050 il nous reste trente ans pour émettre en 365 jours ce que nous avons émis en 65 jours seulement.
Il nous reste donc à gagner 300 jours en 30 ans, soit 10 jours par an, ce qui rapporté aux conditions actuelles correspond à un effort supplémentaire de diminution d'environ 15% (10/65) de polluants carbonés la première année.
Si nous arrivons à ce résultat la première année, les année suivantes devraient être plus faciles puisque proportionnellement moins contraignantes pour finir par un effort de réduction de seulement 2,7 % en 2049.
Il serait certainement intéressant que le gouvernement établisse un plan à long terme réparti en plans quinquennaux réactualisés régulièrement pour atteindre le résultat attendu.
Ce plan devrait être contraignant pour les industriels, les entreprises et les particuliers en contrôlant par exemple la consommation d'énergie et en accordant des aides incitatives.
Le but étant d'atteindre la neutralité carbone en 2050 il nous reste trente ans pour émettre en 365 jours ce que nous avons émis en 65 jours seulement.
Il nous reste donc à gagner 300 jours en 30 ans, soit 10 jours par an, ce qui rapporté aux conditions actuelles correspond à un effort supplémentaire de diminution d'environ 15% (10/65) de polluants carbonés la première année.
Si nous arrivons à ce résultat la première année, les année suivantes devraient être plus faciles puisque proportionnellement moins contraignantes pour finir par un effort de réduction de seulement 2,7 % en 2049.
Il serait certainement intéressant que le gouvernement établisse un plan à long terme réparti en plans quinquennaux réactualisés régulièrement pour atteindre le résultat attendu.
Ce plan devrait être contraignant pour les industriels, les entreprises et les particuliers en contrôlant par exemple la consommation d'énergie et en accordant des aides incitatives.
dimanche 8 mars 2020
SÉCURITÉ SOCIALE OU ASSURANCES PRIVÉES
Sans nier, bien au contraire, la qualité des grands noms de la médecine et de la chirurgie américaine, j'ai toujours pensé, et les chiffres le prouvent, que les problèmes de santé sont mieux pris en compte en France qu'aux États-Unis.
Ces chiffres montrent que bien que la santé coûte plus cher aux États-Unis, 17% du PIB contre 13% en France, l'espérance de vie y est de quatre ans inférieure.
Mais je ne soupçonnais pas les problèmes que cela pouvait poser en dehors d'un aspect purement financier générateur de grosses inégalités sociales.
Le coronavirus est venu éclairer d'un jour nouveau la chance que nous avons, en France, d'être détectés et éventuellement hospitalisés et soignés gratuitement.
Aux États -Unis, ceux qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance privée évitent de se faire détecter éventuellement porteur du virus et de ce fait peuvent devenir des facteurs de transmission de l'épidémie et s'ils sont mis en quarantaine dans les hôpitaux, ils doivent en supporter les frais.
Pour cette raison, tous les français doivent être vigilants sur les risques de diminution des prestations sociales et ceux du transfert des remboursements par la Sécurité Sociale, pour laquelle les cotisations sont obligatoires, vers les assurances privées qui ne seront souscrites que par ceux qui en auront les moyens.
Les conditions actuelles montrent qu'il ne s'agit pas simplement de s'affranchir du risque de contagion à titre individuel mais également, et surtout, de limiter le mieux possible les risques collectifs.
Ces chiffres montrent que bien que la santé coûte plus cher aux États-Unis, 17% du PIB contre 13% en France, l'espérance de vie y est de quatre ans inférieure.
Mais je ne soupçonnais pas les problèmes que cela pouvait poser en dehors d'un aspect purement financier générateur de grosses inégalités sociales.
Le coronavirus est venu éclairer d'un jour nouveau la chance que nous avons, en France, d'être détectés et éventuellement hospitalisés et soignés gratuitement.
Aux États -Unis, ceux qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance privée évitent de se faire détecter éventuellement porteur du virus et de ce fait peuvent devenir des facteurs de transmission de l'épidémie et s'ils sont mis en quarantaine dans les hôpitaux, ils doivent en supporter les frais.
Pour cette raison, tous les français doivent être vigilants sur les risques de diminution des prestations sociales et ceux du transfert des remboursements par la Sécurité Sociale, pour laquelle les cotisations sont obligatoires, vers les assurances privées qui ne seront souscrites que par ceux qui en auront les moyens.
Les conditions actuelles montrent qu'il ne s'agit pas simplement de s'affranchir du risque de contagion à titre individuel mais également, et surtout, de limiter le mieux possible les risques collectifs.
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