Il est paraît-il raisonnable, pour se faire une opinion objective, de se documenter auprès de spécialistes défendant des politiques opposées.
Le journal Sud-Ouest du 26 février 2020 et l'Express du 20 au 26 février 2020 viennent d'en fournir l'occasion.
Sud-Ouest rapporte les propos de Gabriel Zucman, économiste de gauche, qui considère qu'Emmanuel Macron mène, avec trente ans de retard, une politique reagalienne en affirmant que "c'est la minorité la plus riche qui profite (des) mesures fiscales)".
Nicolas Bouzou, dont on ne peut dire qu'il soutienne une politique de gauche, rapporte dans l'Express que l'INSEE a constaté que la France compte 14% de personnes vivant sous le seuil de pauvreté alors qu'il n'y en avait que 12,6 % en 2004.
En toute honnêteté il faut reconnaître que de 2004 à 2017 Emmanuel Macron n'était pas au pouvoir, bien que dès 2014 il ait été Ministre de l'Économie et qu'il ait inspiré la loi El Khomri préparant le révision du Code du Travail, avant, une fois élu Président de la République, de supprimer l'ISF.
Ainsi, bien que notre pays soit réputé pour avoir les plus grosses dépenses sociales, 31% du PIB contre 20% en moyenne dans les autres pays de l'OCDE, les inégalités ne cessent de se creuser, ce qui est certainement la première cause de la montée du populisme et du risque de voir l'extrême droite accéder au pouvoir en 2022.
vendredi 28 février 2020
jeudi 27 février 2020
CORONAVIRUS: UN VIRUS DARWINIEN
Il fait trembler le monde ce coronavirus. Toutes les conditions sont réunies pour qu'il se propage rapidement en raison de la mondialisation et des nombreux échanges et déplacements internationaux que ce modèle économique impose.
Mais, il y a toutefois quelque chose de troublant. Les personnes âgées et celles qui ont une santé fragile sont les plus vulnérables, ce qui n'est pas particulièrement étonnant, par contre ce qui l'est plus, c'est que les enfants paraissent épargnés. Tout se passe comme si ce virus voulait imposer la sélection naturelle contre laquelle notre civilisation ne cesse de lutter.
Il met aussi en évidence les dangers des dérives et inconséquences qui rendent le monde entier d'une extrême sensibilité face aux problèmes que peut rencontrer la Chine à qui on a confié une immense partie de la production mondiale.
À cause de ce coronavirus:
- le monde entier se pose la question de la possibilité de disposer à long terme des médicaments dont il a besoin,
- la récession commence à se faire sentir pour les produits issus de l'industrie,
- les bourses s'affolent,
- mais en Chine les émissions de CO2 ont régressé de 25%, ce qui constitue la seule bonne nouvelle.
Ce coronavirus ne rappellerait-il pas à l'ordre les responsables et décideurs du monde entier ?
Mais, il y a toutefois quelque chose de troublant. Les personnes âgées et celles qui ont une santé fragile sont les plus vulnérables, ce qui n'est pas particulièrement étonnant, par contre ce qui l'est plus, c'est que les enfants paraissent épargnés. Tout se passe comme si ce virus voulait imposer la sélection naturelle contre laquelle notre civilisation ne cesse de lutter.
Il met aussi en évidence les dangers des dérives et inconséquences qui rendent le monde entier d'une extrême sensibilité face aux problèmes que peut rencontrer la Chine à qui on a confié une immense partie de la production mondiale.
À cause de ce coronavirus:
- le monde entier se pose la question de la possibilité de disposer à long terme des médicaments dont il a besoin,
- la récession commence à se faire sentir pour les produits issus de l'industrie,
- les bourses s'affolent,
- mais en Chine les émissions de CO2 ont régressé de 25%, ce qui constitue la seule bonne nouvelle.
Ce coronavirus ne rappellerait-il pas à l'ordre les responsables et décideurs du monde entier ?
mercredi 26 février 2020
MARINE LE PEN SE PRÉPARE !
Marine Le Pen dit envisager de quitter la tête du RN pour se préparer intégralement à l'élection présidentielle de 2022 où elle veut représenter tous les français.
Cela fait penser au sketch des "Guignols de l'Info" qui en 1993 montraient inlassablement Jacques Chirac se préparant à son "métier de dans deux ans".
Deux ans de préparation avaient suffi à Jacques Chirac pour être élu. Vu le souvenir que l'on a de ses deux mandats, en dehors de deux importants discours, on peut se demander s'il était tout à fait prêt.
Quant à Marine Le Pen, compte tenu de ses performances au débat d'entre deux tours de l'élection présidentielle de 2017, il est légitime de se poser la question de savoir si deux ans de préparation et même d'apprentissage suffiront.
Malheureusement rien ne dit qu'il soit nécessaire d'être bien préparé pour être élu.Notre histoire récente ne manque pas d'exemples.
Cela fait penser au sketch des "Guignols de l'Info" qui en 1993 montraient inlassablement Jacques Chirac se préparant à son "métier de dans deux ans".
Deux ans de préparation avaient suffi à Jacques Chirac pour être élu. Vu le souvenir que l'on a de ses deux mandats, en dehors de deux importants discours, on peut se demander s'il était tout à fait prêt.
Quant à Marine Le Pen, compte tenu de ses performances au débat d'entre deux tours de l'élection présidentielle de 2017, il est légitime de se poser la question de savoir si deux ans de préparation et même d'apprentissage suffiront.
Malheureusement rien ne dit qu'il soit nécessaire d'être bien préparé pour être élu.Notre histoire récente ne manque pas d'exemples.
mardi 25 février 2020
MARATHON MAN(U)
Emmanuel Macron a visité le salon de l'agriculture. Le journal Sud-Ouest Dimanche du 23 février 2020 rapporte qu'il n'a pas battu son record de présence sur ce site, qui date de l'année dernière, bien qu'il y ait passé plus de temps que ses prédécesseurs.
C'est curieux comme ce Président élu pour ses compétences intellectuelles apparentes, son intelligence et sa culture indiscutables s'attache plus facilement à faire des performances physiques
qu'à prendre des décisions politiques mûrement réfléchies et bien construites pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens.
Il est peut être en train de faire la démonstration, bien aidé en cela par ceux qu'il a choisis pour l'entourer et le conseiller, que le "sens politique" demande d'autres qualités que celles dont il dispose et qui sont pourtant très certainement indispensables.
C'est curieux comme ce Président élu pour ses compétences intellectuelles apparentes, son intelligence et sa culture indiscutables s'attache plus facilement à faire des performances physiques
qu'à prendre des décisions politiques mûrement réfléchies et bien construites pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens.
Il est peut être en train de faire la démonstration, bien aidé en cela par ceux qu'il a choisis pour l'entourer et le conseiller, que le "sens politique" demande d'autres qualités que celles dont il dispose et qui sont pourtant très certainement indispensables.
lundi 24 février 2020
AGRICULTURE: APRÈS LE REMEMBREMENT, LE DÉMEMBREMENT
Ceux qui ont connu l'après guerre dans les campagnes se souviennent du fameux "remembrement", cette opération qui a consisté à regrouper les parcelles en supprimant les clôtures et les haies pour constituer de grandes surfaces disponibles pour y installer d'importantes exploitations. La conséquence en a été l'agriculture productiviste qui a permis, à la fois, aux plus fortunés de s'enrichir, aux grands groupes de se former et aux petits agriculteurs de disparaître, car bien souvent, dans cette redistribution des terres ce ne sont pas eux, en général, qui ont été les mieux servis.
Ça a été aussi l'occasion pour les grands groupes de l'industrie chimique d'inonder la planète d'engrais, de pesticides et autres produits ce qui a permis à certains une brillante reconversion après avoir,pendant la guerre,servi le régime nazi.
Il s'agit maintenant, d'après notre Président, ne changer de modèle, non pas pour produire plus, mais pour produire mieux. Vu l'intérêt de plus en plus grand pour l'agriculture biologique, la permaculture et les petits producteurs "près de chez vous", il s'agirait,en un sens, de remplacer le remembrement des parcelles par le démembrement des grosses sociétés de production.
Autant la conversion de l'après guerre était facilitée par l'avidité de ceux qui ne rêvaient que de s'enrichir en surproduisant pour une croissance sans fin de leur entreprise, autant actuellement le changement de modèle de production devrait s'avérer difficile, à moins que le grand capital, qui en général ne manque pas d'imagination, trouve là encore un bon gisement de ressources financières.
Pour le moment, l'adéquation entre le souci de rentabilité des gros producteurs et la production d'aliments de qualité, non seulement sur le plan nutritionnel mais aussi gastronomique est difficile à percevoir, car il paraît peu probable que ce soit l'agriculture qui fournit les besoins fondamentaux de l'humanité qui soit capable de remettre en cause, rapidement, le modèle productiviste.
dimanche 23 février 2020
LES BONS COPAINS !
L'Assemblée Nationale n'a pas attendu que la justice se prononce sur les emplois fictifs présumés de Pénélope Fillon pour demander à son époux le remboursement de plus de un million d'euros.
Dire qu'en 2017 lors de l'affaire qui avait éclaté pendant la campagne électorale bien des députés de la majorité d'alors s'offusquaient de la précipitation avec laquelle la justice s'était saisie du dossier.
Autre temps autres mœurs, tous les coups sont permis, par exemple ceux qu'assène Christophe Castaner à son ancien ami Olivier Faure. Pour défendre l'indéfendable insouciance de benjamin Griveaux, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas fait preuve de la prudence nécessaire que l'on attend d'un responsable politique, il attaque son ancien ami, lorsqu'ils étaient ensemble membres du Parti Socialiste, sur son comportement dans le cadre de sa situation familiale.
Les vieilles rancœurs ressortent, le débat politique n'existe plus. Un ancien Président avait parlé de "vilenies", de manière pour le moins inappropriées à cette époque, alors que maintenant il semble que la pratique de cette mauvaise manière soit monnaie courante.
Dire qu'en 2017 lors de l'affaire qui avait éclaté pendant la campagne électorale bien des députés de la majorité d'alors s'offusquaient de la précipitation avec laquelle la justice s'était saisie du dossier.
Autre temps autres mœurs, tous les coups sont permis, par exemple ceux qu'assène Christophe Castaner à son ancien ami Olivier Faure. Pour défendre l'indéfendable insouciance de benjamin Griveaux, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas fait preuve de la prudence nécessaire que l'on attend d'un responsable politique, il attaque son ancien ami, lorsqu'ils étaient ensemble membres du Parti Socialiste, sur son comportement dans le cadre de sa situation familiale.
Les vieilles rancœurs ressortent, le débat politique n'existe plus. Un ancien Président avait parlé de "vilenies", de manière pour le moins inappropriées à cette époque, alors que maintenant il semble que la pratique de cette mauvaise manière soit monnaie courante.
vendredi 21 février 2020
ACHETER LA PAIX SOCIALE, OUI MAIS AVEC QUEL ARGENT
Les conflits sociaux se multiplient depuis dix-huit mois. Après les Gilets Jaunes et la brève interruption du "Grand débat", la réforme des retraites, mal préparée, a mis le feu aux poudres.
Les syndicats occupent la rue, les avocats, les enseignants, le personnel soignants manifestent, les pompiers affrontent les forces de l'ordre. Il n'y a pas que les soit disant privilégiés bénéficiant de régimes de retraites spéciaux qui manifestent leur mécontentement.
Le gouvernement n'arrive même plus à faire s'asseoir autour de la même table les différents partenaires sociaux. La paix sociale est compromise. Il appartient au pouvoir en place de la rétablir car c'est la première condition nécessaire à la bonne marche et au progrès d'un pays.
Mais la paix sociale, vu l'état dans lequel se trouve notre pays ne peut se décréter, il y a fort à parier qu'elle doive s'acheter.
Les Gilets Jaunes ont déjà montré que 17 milliards d'euros ne suffisaient pas à les calmer et depuis, si l'on ajoute toutes les dépenses indispensables pour éradiquer la pauvreté, avoir des enseignants correctement rémunérés, des jeunes bien formés, une justice efficace, une population bien soignée, une recherche performante, ce n'est pas avec des impôts directs, que tous les gouvernements successifs se sont acharnés à faire baisser, qu'il sera possible de régler ces multiples problèmes.
Les moyens financiers sont donc à chercher ailleurs.
Nous avons la chance de vivre dans un pays riche, où le patrimoine des particuliers est cinq fois supérieur au montant de la dette nationale, qui pourtant est énorme.
Cette fortune privée est fort inégalement répartie puisque notre pays compte 41 milliardaires et est de ce fait mieux doté en grosses fortunes que la moyenne des autres pays. C'est aussi chez nous que les dividendes versés aux actionnaires sont parmi les plus élevés et que les PME paient proportionnellement plus d'impôts que les multinationales.
Régler ces nombreux problèmes est donc du domaine de la volonté politique. La seule question à se poser est de savoir quel est le but poursuivi par le pouvoir en place.
Il ne s'agit pas de répartir la misère en saignant les retraités, en résorbant le chômage pour créer des travailleurs pauvres, en demandant aux seules classes moyennes d'assurer la solidarité envers les plus pauvres au risque de se retrouver parmi eux. Il s'agit tout simplement de mieux répartir la richesse qui existe sans pour cela prétendre que la seule alternative au capitalisme, lorsqu'il est débridé est le collectivisme.
À d'autres moments de l'histoire, lorsque le pays était moins riche, d'autres dirigeants ont su imposer un progrès social.
Actuellement il semble que certains députés de la majorité prennent conscience du problème puisque huit d'entre eux proposent de taxer plus fortement les riches pour éviter de prévoir un âge pivot pour avoir accès à la pension de retraite à taux plein.
Les syndicats occupent la rue, les avocats, les enseignants, le personnel soignants manifestent, les pompiers affrontent les forces de l'ordre. Il n'y a pas que les soit disant privilégiés bénéficiant de régimes de retraites spéciaux qui manifestent leur mécontentement.
Le gouvernement n'arrive même plus à faire s'asseoir autour de la même table les différents partenaires sociaux. La paix sociale est compromise. Il appartient au pouvoir en place de la rétablir car c'est la première condition nécessaire à la bonne marche et au progrès d'un pays.
Mais la paix sociale, vu l'état dans lequel se trouve notre pays ne peut se décréter, il y a fort à parier qu'elle doive s'acheter.
Les Gilets Jaunes ont déjà montré que 17 milliards d'euros ne suffisaient pas à les calmer et depuis, si l'on ajoute toutes les dépenses indispensables pour éradiquer la pauvreté, avoir des enseignants correctement rémunérés, des jeunes bien formés, une justice efficace, une population bien soignée, une recherche performante, ce n'est pas avec des impôts directs, que tous les gouvernements successifs se sont acharnés à faire baisser, qu'il sera possible de régler ces multiples problèmes.
Les moyens financiers sont donc à chercher ailleurs.
Nous avons la chance de vivre dans un pays riche, où le patrimoine des particuliers est cinq fois supérieur au montant de la dette nationale, qui pourtant est énorme.
Cette fortune privée est fort inégalement répartie puisque notre pays compte 41 milliardaires et est de ce fait mieux doté en grosses fortunes que la moyenne des autres pays. C'est aussi chez nous que les dividendes versés aux actionnaires sont parmi les plus élevés et que les PME paient proportionnellement plus d'impôts que les multinationales.
Régler ces nombreux problèmes est donc du domaine de la volonté politique. La seule question à se poser est de savoir quel est le but poursuivi par le pouvoir en place.
Il ne s'agit pas de répartir la misère en saignant les retraités, en résorbant le chômage pour créer des travailleurs pauvres, en demandant aux seules classes moyennes d'assurer la solidarité envers les plus pauvres au risque de se retrouver parmi eux. Il s'agit tout simplement de mieux répartir la richesse qui existe sans pour cela prétendre que la seule alternative au capitalisme, lorsqu'il est débridé est le collectivisme.
À d'autres moments de l'histoire, lorsque le pays était moins riche, d'autres dirigeants ont su imposer un progrès social.
Actuellement il semble que certains députés de la majorité prennent conscience du problème puisque huit d'entre eux proposent de taxer plus fortement les riches pour éviter de prévoir un âge pivot pour avoir accès à la pension de retraite à taux plein.
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