À la suite du départ d'Agnès Buzyn du ministère de la santé pour aller remplacer l'imprudent Benjamin Griveaux et se lancer à la conquête de la mairie de Paris, Emmanuel Macron a nommé Olivier Véran pour occuper le poste de Ministre de la santé.
Quarante huit heures après avoir été nommé, il a affirmé, d'après les propos rapportés par le journal Sud Ouest du mercredi 19 février 2020 que le gouvernement est "habilité à utiliser tous les moyens pour adopter cette réforme des retraites".
Quelle découverte ! Utiliser le 49.3 pour légiférer par ordonnances n'a rien d'illégal et nul n'avait besoin de ce nouveau venu au gouvernement pour en prendre conscience.
Entre "être habilité" et trouver opportun de prendre de telles dispositions, il y a des nuances.
On aurait pu s'attendre qu'un Ministre, dont on dit qu'il vient de la gauche, soit plus prudent et moins pressé et qu'avant d'imposer une réforme il prenne la précaution d'affiner le projet pour faire voter les députés sur un projet abouti dans lequel chaque citoyen aurait eu la possibilité de calculer l'incidence de la réforme des retraites sur son cas personnel.
Encore un nouveau député qui frappait à la porte du gouvernement en étant impatient de montrer ses muscles.
Décidément la macronie regorge de ces individus qui confondent la volonté de réformer pour le bien du pays et des citoyens avec une envie folle d'imposer leur décision par la force, fut-elle en contradiction avec ce que le passé laissait supposer de leur comportement.
vendredi 21 février 2020
jeudi 20 février 2020
LES NOUVEAUX CAFÉS
Afin de lutter contre la désertification des communes rurales le Premier Ministre a lancé l'opération des "Mille cafés". Créer des lieux de rencontres pour améliorer la convivialité est certainement une bonne chose, mais on peut se poser la question de savoir si le "café" est le lieu le plus pertinent à recréer.
Bien évidemment ces nouveaux établissements serviront aussi à délivrer d'autres menus services, mais que va-t-il se cacher derrière ce mot "café"? Après avoir lutté, avec plus ou moins d'efficacité, contre l'alcoolisme, ne risque-t-on pas de recréer les fameuses anciennes habitudes de fréquentation des bistrots.
Les temps ne sont pas si lointains où ces cafés, certainement lieux de rencontres, au moins pour les hommes, étaient très fréquentés par les ouvriers à la sortie du travail, dont certains en faisaient une halte incontournable avant de rejoindre leur domicile et parfois en y restant plusieurs heures pour "taper le carton", en consommant autant de verres que de participants, chacun payant "sa tournée". Il n'était pas rare, non plus, que cette halte soit fréquentée dès la matin, avant la journée de travail pour "boire un rhum" afin de se donner du cœur à l'ouvrage.
Recréer la convivialité par l'installation de ces nouveaux cafés paraît être une bonne idée, mais encore faudrait-il l'assortir de certaines précautions comme, par exemple, l'attribution de licences garantissant qu'ils ne deviennent pas une occasion de relancer la consommation d'alcool.
Bien évidemment ces nouveaux établissements serviront aussi à délivrer d'autres menus services, mais que va-t-il se cacher derrière ce mot "café"? Après avoir lutté, avec plus ou moins d'efficacité, contre l'alcoolisme, ne risque-t-on pas de recréer les fameuses anciennes habitudes de fréquentation des bistrots.
Les temps ne sont pas si lointains où ces cafés, certainement lieux de rencontres, au moins pour les hommes, étaient très fréquentés par les ouvriers à la sortie du travail, dont certains en faisaient une halte incontournable avant de rejoindre leur domicile et parfois en y restant plusieurs heures pour "taper le carton", en consommant autant de verres que de participants, chacun payant "sa tournée". Il n'était pas rare, non plus, que cette halte soit fréquentée dès la matin, avant la journée de travail pour "boire un rhum" afin de se donner du cœur à l'ouvrage.
Recréer la convivialité par l'installation de ces nouveaux cafés paraît être une bonne idée, mais encore faudrait-il l'assortir de certaines précautions comme, par exemple, l'attribution de licences garantissant qu'ils ne deviennent pas une occasion de relancer la consommation d'alcool.
mercredi 19 février 2020
LREM, PÉNURIE DE COMPÉTENCES
C'est curieux comme à chaque fois qu'un important représentant du parti LREM vient à quitter son poste, soit par obligation soit de son plein gré, comme il paraît difficile de le remplacer.
On se souvient de la longue attente après la démission de Gérard Collomb après sa démission du ministère de l'intérieur, de la surcharge de travail d'Élisabeth Borne qui a hérité du ministère de la transition écologique en plus du ministère des transports après la démission de Nicolas Hulot et maintenant, pour remplacer Benjamin Griveaux, candidat à la mairie de Paris qui était un personnage éminemment politique, Emmanuel Macron est allé chercher Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, faisant partie de celles que l'on a appelées des "ministres techniciennes".
Sans présager des compétences de cette dernière pour diriger la capitale, il semble que le casting se soit fait de telle sorte que le choix se porte sur un personne qui semble disposer d'un bon capital de sympathie, ce qui ne paraissait ne pas être le cas de celui qu'elle remplace.
Puisqu'il paraît que maintenant les électeurs se pronoincent plus sur la personnalité des candidats que sur leur appartenance politique, pour gagner les élections municipales de Paris, ce choix n'est peut-être pas le plus mauvais.
Mais est-ce que c'est comme cela qu'il est souhaitable que les électeurs se prononcent ?
On se souvient de la longue attente après la démission de Gérard Collomb après sa démission du ministère de l'intérieur, de la surcharge de travail d'Élisabeth Borne qui a hérité du ministère de la transition écologique en plus du ministère des transports après la démission de Nicolas Hulot et maintenant, pour remplacer Benjamin Griveaux, candidat à la mairie de Paris qui était un personnage éminemment politique, Emmanuel Macron est allé chercher Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, faisant partie de celles que l'on a appelées des "ministres techniciennes".
Sans présager des compétences de cette dernière pour diriger la capitale, il semble que le casting se soit fait de telle sorte que le choix se porte sur un personne qui semble disposer d'un bon capital de sympathie, ce qui ne paraissait ne pas être le cas de celui qu'elle remplace.
Puisqu'il paraît que maintenant les électeurs se pronoincent plus sur la personnalité des candidats que sur leur appartenance politique, pour gagner les élections municipales de Paris, ce choix n'est peut-être pas le plus mauvais.
Mais est-ce que c'est comme cela qu'il est souhaitable que les électeurs se prononcent ?
mardi 18 février 2020
SERAIT-CE LE RENOUVEAU DES ANCIENS PARTIS ?
Qui aurait pu penser qu'après les bons résultats de LREM aux élections européennes à Paris, à un mois des élections municipales, le PS (Parti Socialiste) et les LR (Les Républicains) feraient la course en tête.
Les déboires de Benjamin Griveaux n'arrangent rien, mais il paraissait déjà disqualifié. A moins qu'une nouvelle figure inspirant plus confiance que ce jeune arrogant cherchant à ressembler à son modèle présidentiel, vienne le remplacer et redresser la barre, la bataille paraît perdue.
Il faut dire que ce quinquennat, après dix-huit mois d'embellie qui lui ont permis d'accomplir des réformes, sans jamais être complètement accepté, a été victime d'un coup de frein redoutable imposé par les gilets Jaunes qui, somme toute, n'étaient qu'une poignée de manifestants.
Depuis les choses vont de mal en pis, maladresses, amateurisme, propositions discutables, réformes mal préparées n'ont fait qu'affaiblir le pouvoir et faire douter de sa compétence.
De ce fait les anciens clivages réapparaissent, ils sont mêmes perceptibles au sein du parti présidentiel qui pourtant se faisait fort de réaliser une synthèse des anciennes forces qui préalablement se combattaient.
Mais les prémices de cette renaissance des anciens partis présentent un paysage déséquilibré. La gauche se cherche toujours, ne dispose d'aucun leader consensuel alors que la droite affiche quelques prétendants, bien policés et jamais outranciers, qui pourraient lui laisser supposer qu'en 2022, lors de l'élection présidentielle, face à l'extrême droite et en cas d'échec de LREM, qu'elle serait plus capable que cette dernière formation de reconstituer un front républicain, pendant que la gauche, soit naïve, soit outrancière, assistera impuissante au déroulement du scrutin.
Le phœnix peut renaître de ses cendres ce qui ne paraît être le cas ni des colombes ni des vautours.
Les déboires de Benjamin Griveaux n'arrangent rien, mais il paraissait déjà disqualifié. A moins qu'une nouvelle figure inspirant plus confiance que ce jeune arrogant cherchant à ressembler à son modèle présidentiel, vienne le remplacer et redresser la barre, la bataille paraît perdue.
Il faut dire que ce quinquennat, après dix-huit mois d'embellie qui lui ont permis d'accomplir des réformes, sans jamais être complètement accepté, a été victime d'un coup de frein redoutable imposé par les gilets Jaunes qui, somme toute, n'étaient qu'une poignée de manifestants.
Depuis les choses vont de mal en pis, maladresses, amateurisme, propositions discutables, réformes mal préparées n'ont fait qu'affaiblir le pouvoir et faire douter de sa compétence.
De ce fait les anciens clivages réapparaissent, ils sont mêmes perceptibles au sein du parti présidentiel qui pourtant se faisait fort de réaliser une synthèse des anciennes forces qui préalablement se combattaient.
Mais les prémices de cette renaissance des anciens partis présentent un paysage déséquilibré. La gauche se cherche toujours, ne dispose d'aucun leader consensuel alors que la droite affiche quelques prétendants, bien policés et jamais outranciers, qui pourraient lui laisser supposer qu'en 2022, lors de l'élection présidentielle, face à l'extrême droite et en cas d'échec de LREM, qu'elle serait plus capable que cette dernière formation de reconstituer un front républicain, pendant que la gauche, soit naïve, soit outrancière, assistera impuissante au déroulement du scrutin.
Le phœnix peut renaître de ses cendres ce qui ne paraît être le cas ni des colombes ni des vautours.
lundi 17 février 2020
LE COMPORTEMENT DE CERTAINS HOMMES POLITIQUES
J'ai été fort surpris, pour ne pas dire étonné, d'entendre Raphaëlle Bacqué, grand reporter au journal Le Monde, dire, lors de l'émission "C' dans l'air" du vendredi 14 février 2020 traitant de l'affaire de la vidéo à caractère sexuel concernant Benjamin Griveaux, que le comportement des hommes politiques, sur ce plan, s'était plutôt amélioré.
Bien évidemment tout le monde sait que les réseaux sociaux et le fait que chacun dispose d'un dispositif de prise de vues par le fait qu'il possède un smartphone, empêche tout individu d'avoir un comportement à l'abri des regards, mais de là à penser que lorsque la fameuse "transparence" était plus que discutable, les hommes politiques avaient un comportement aussi critiquable, tout en restant dans les limites de la légalité, il y a un grand pas qui peut nous faire prendre conscience de notre naïveté.
De ce fait, il est légitime de penser que d'autres comportements, eux illégaux, sont restés certainement bien cachés et ce serait alors la raison pour laquelle tant d'hommes et de femmes politiques sont actuellement obligés de s'expliquer devant les tribunaux.
On demande maintenant que la vie politique soit regardée à travers des verres parfaitement transparents, peut-être était-on un peu plus serein lorsqu'ils n'étaient que translucides ?
Bien évidemment tout le monde sait que les réseaux sociaux et le fait que chacun dispose d'un dispositif de prise de vues par le fait qu'il possède un smartphone, empêche tout individu d'avoir un comportement à l'abri des regards, mais de là à penser que lorsque la fameuse "transparence" était plus que discutable, les hommes politiques avaient un comportement aussi critiquable, tout en restant dans les limites de la légalité, il y a un grand pas qui peut nous faire prendre conscience de notre naïveté.
De ce fait, il est légitime de penser que d'autres comportements, eux illégaux, sont restés certainement bien cachés et ce serait alors la raison pour laquelle tant d'hommes et de femmes politiques sont actuellement obligés de s'expliquer devant les tribunaux.
On demande maintenant que la vie politique soit regardée à travers des verres parfaitement transparents, peut-être était-on un peu plus serein lorsqu'ils n'étaient que translucides ?
dimanche 16 février 2020
QUE FAISAIT-IL EN LIBERTÉ EN FRANCE ?
Piotr Pavlenski, dissident russe, pseudo artiste politique a porté atteinte à la réputation et à la dignité de Benjamin Griveaux, candidat LREM à la mairie de Paris, afin de le contraindre à retirer sa candidature.
Mais que faisait-il donc en liberté en France ce triste individu qui se prend pour un artiste parce qu'il s'est fait photographier entre deux agences bancaires qu'il venait d'incendier et qui s'est par la suite permis de perpétrer une agression à l'arme blanche ?
Voila un dangereux agitateur qui se dit dissident russe et qui veut importer dans notre démocratie les méthodes pratiquées parfois dans son pays, souvent soucieux de s’immiscer dans les affaires des autres pays afin de leur nuire et d'influer dans leurs débats politiques et le bon déroulement de leur scrutin.
Il devrait, pour le moins en raison de ses méfaits, être détenu à titre préventif, et ensuite après avoir éventuellement purgé une peine, être reconduit dans son pays. On a malheureusement moins de compassion pour des émigrés en situation irrégulière qui travaillent en France et y paient des impôts en respectant nos lois
Mais que faisait-il donc en liberté en France ce triste individu qui se prend pour un artiste parce qu'il s'est fait photographier entre deux agences bancaires qu'il venait d'incendier et qui s'est par la suite permis de perpétrer une agression à l'arme blanche ?
Voila un dangereux agitateur qui se dit dissident russe et qui veut importer dans notre démocratie les méthodes pratiquées parfois dans son pays, souvent soucieux de s’immiscer dans les affaires des autres pays afin de leur nuire et d'influer dans leurs débats politiques et le bon déroulement de leur scrutin.
Il devrait, pour le moins en raison de ses méfaits, être détenu à titre préventif, et ensuite après avoir éventuellement purgé une peine, être reconduit dans son pays. On a malheureusement moins de compassion pour des émigrés en situation irrégulière qui travaillent en France et y paient des impôts en respectant nos lois
samedi 15 février 2020
LES LIMITES DU CAPITALISME
En devenant ultralibéral, il semble que le capitalisme commence à atteindre ses limites. Le coronavirus a mis clairement en évidence les excès dans la recherche des moindres coûts et des profits maxima en mettant le monde entier entre les mains d'un seul pays, à main d'oeuvre bon marché, pour lui confier la production des médicaments dont il a besoin.
En 1989 lors de la chute du mur de Berlin, bien du monde applaudissait la fin de l'histoire. Alain Minc, dont les prévisions ne sont pas toujours heureuses, avait pour cette fois prévu le retour des nationalismes et la multiplication des conflits, mais peu d'économistes avaient su prévoir la voracité de la plupart des ultralibéraux qui n'ont eu d'autres soucis que de surexploiter le monde, et d'asservir la majorité des hommes pour le profit de peu d'entre eux.
Cette ambition et cette voracité leur a mis des œillères, et en convaincant les plus récalcitrants d'entre eux, sont arrivés à imposer à tous l'économie de marché, dont une majorité ne pensait pas qu'elle pourrait à conduire à autant d'excès, en croyant simplement que c'était un moyen de dynamiser l'économie en ouvrant à l'homme des horizons heureux.
C'était sans compter sur les espérances des plus avides de profit qui ont mis la planète à sac et qui ont profité de la misère de certaines populations pour les exploiter à outrance et maximaliser leurs profits.
C'est ainsi que des monopoles se sont créés, que des produits de première nécessité, que des denrées alimentaires, que des matières premières, que des productions agricoles parcourent le monde dans tous les sens et parfois plusieurs fois, en polluant la planète et en créant la misère de ceux qui accomplissent ces tâches pénibles pour le profit d'une poignée d'exploiteurs.
Espérons que l'épidémie actuelle qui fait trembler le monde va ramener à la raison tous ces prédateurs qui se croient à l'abri de tout risque, mais peut-être pas à celui de la dégradation de leur santé, faute de pouvoir se soigner par manque de médicaments.
En 1989 lors de la chute du mur de Berlin, bien du monde applaudissait la fin de l'histoire. Alain Minc, dont les prévisions ne sont pas toujours heureuses, avait pour cette fois prévu le retour des nationalismes et la multiplication des conflits, mais peu d'économistes avaient su prévoir la voracité de la plupart des ultralibéraux qui n'ont eu d'autres soucis que de surexploiter le monde, et d'asservir la majorité des hommes pour le profit de peu d'entre eux.
Cette ambition et cette voracité leur a mis des œillères, et en convaincant les plus récalcitrants d'entre eux, sont arrivés à imposer à tous l'économie de marché, dont une majorité ne pensait pas qu'elle pourrait à conduire à autant d'excès, en croyant simplement que c'était un moyen de dynamiser l'économie en ouvrant à l'homme des horizons heureux.
C'était sans compter sur les espérances des plus avides de profit qui ont mis la planète à sac et qui ont profité de la misère de certaines populations pour les exploiter à outrance et maximaliser leurs profits.
C'est ainsi que des monopoles se sont créés, que des produits de première nécessité, que des denrées alimentaires, que des matières premières, que des productions agricoles parcourent le monde dans tous les sens et parfois plusieurs fois, en polluant la planète et en créant la misère de ceux qui accomplissent ces tâches pénibles pour le profit d'une poignée d'exploiteurs.
Espérons que l'épidémie actuelle qui fait trembler le monde va ramener à la raison tous ces prédateurs qui se croient à l'abri de tout risque, mais peut-être pas à celui de la dégradation de leur santé, faute de pouvoir se soigner par manque de médicaments.
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