Petit rappel: "L'Os à Moelle" était le titre d'u journal humoristique et satirique créé par Pierre Dac dont la devise était "Pour ce qui est contre, contre ce qui est pour".
Il me semble que cette attitude pourrait caractériser bon nombre de nos concitoyens.
Ils sont de plus en plus contre les partis politiques, mais iront voter aux élections municipales pour des candidats cachant leur appartenance politique, en général bien connue.
Ils sont contre les syndicats, mais favorables, au moins pour un temps, aux manifestations de rues spontanées qu'ils réprouvent par la suite.
Ils sont pour un régime démocratique, mais le parti le plus important est celui des abstentionnistes.
On pourrait peut-être alors remplacer le fameux Coq Gaulois, emblème de la France par l'Os à Moelle, emblème des français qui ont tant de mal à en extraire la "substantifique" matière !
vendredi 14 février 2020
jeudi 13 février 2020
ENTREPRISE À BUT D'EMPLOI (EBE) ET REVENU UNIVERSEL
Un article très intéressant paru dans le journal Sud-Ouest du lundi 10 février 2020, relate les efforts faits en Deux Sèvres par une EBE ( Entreprise à But d'Emploi) pour résorber le chômage en recherchant du travail pour en faire profiter des chômeurs de longue durée ayant en général quitté très tôt l'école.
Le principe est simple, cette entreprise propose à des chômeurs, tout en touchant les prestations sociales auxquelles ils ont droit, d'être recrutés par une entreprise locale qui leur fournit un revenu complémentaire, pour qu'ils puissent disposer d'un salaire équivalent au SMIC.
Il est facile d'objecter que cela permet à certaines entreprises de s'assurer à bon compte les services d'un employé, mais on peut tout aussi bien, dans la mesure ou à échéance l'emploi est confirmé par l'obtention d'un CDI, que cette manière de pratiquer peut s'apparenter à une forme d'apprentissage.
Il paraît que les résultats sont intéressants, que la plupart des emplois sont confirmés et que les anciens chômeurs apprécient de retrouver une place dans la vie active et donc dans la société. Il semble également que l'EBE après quelques années est proche d'atteindre l'équilibre financier.
Dans ces conditions, il est légitime ce se poser la question de savoir si ce dispositif (l'EBE) ne serait pas une sorte de revenu universel qui, bien évidemment étant réservé aux plus démunis, perdrait son caractère universel, mais qui serait basé, pour une certaine population, sur le même principe en permettant de cumuler prestations sociales et faible rémunération pour favoriser le retour à l'emploi.
Ce pourrait être une bonne manière de concilier un dispositif expérimental actuel et la proposition faite par le candidat Benoît Hamon lors de la dernière campagne pour l'élection présidentielle.
Le principe est simple, cette entreprise propose à des chômeurs, tout en touchant les prestations sociales auxquelles ils ont droit, d'être recrutés par une entreprise locale qui leur fournit un revenu complémentaire, pour qu'ils puissent disposer d'un salaire équivalent au SMIC.
Il est facile d'objecter que cela permet à certaines entreprises de s'assurer à bon compte les services d'un employé, mais on peut tout aussi bien, dans la mesure ou à échéance l'emploi est confirmé par l'obtention d'un CDI, que cette manière de pratiquer peut s'apparenter à une forme d'apprentissage.
Il paraît que les résultats sont intéressants, que la plupart des emplois sont confirmés et que les anciens chômeurs apprécient de retrouver une place dans la vie active et donc dans la société. Il semble également que l'EBE après quelques années est proche d'atteindre l'équilibre financier.
Dans ces conditions, il est légitime ce se poser la question de savoir si ce dispositif (l'EBE) ne serait pas une sorte de revenu universel qui, bien évidemment étant réservé aux plus démunis, perdrait son caractère universel, mais qui serait basé, pour une certaine population, sur le même principe en permettant de cumuler prestations sociales et faible rémunération pour favoriser le retour à l'emploi.
Ce pourrait être une bonne manière de concilier un dispositif expérimental actuel et la proposition faite par le candidat Benoît Hamon lors de la dernière campagne pour l'élection présidentielle.
mercredi 12 février 2020
RETRAITES: REVOIR LA COPIE
Après les avatars subis par le projet de réforme des retraites, il serait temps que le gouvernement revoit sa copie et qu'il reprenne la totalité de son projet.
Comment expliquer qu'un projet, qui sur le principe, était considéré comme salutaire par la majorité des français, puisse se conclure par une telle réprobation et une opposition aussi violente ?
- soit le projet renferme des vices cachés,
- soit le projet était mal préparé et insuffisamment élaboré.
Faisons crédit au gouvernement que la première hypothèse ne puisse être retenue sans quoi il faudrait le soupçonner de malhonnêteté, ce qui serait extrêmement grave et dangereux pour son avenir.
Ne reste donc que la deuxième hypothèse.
Dans l'état actuel des débats on aboutira soit à une réforme incomplète et qui proposera un régime de retraite certainement pas meilleur que le régime actuel, soit à l'application du 49.3, qui une fois de plus obligera les citoyens à considérer ce régime comme un régime autoritaire qu'il n'aura certainement pas envie de reconduire.
Ce serait extrêmement grave pour les débats précédant la prochaine élection présidentielle, non pas que je souhaite une reconduction du Président actuel, mais parce que la campagne électorale ne pourra pas se dérouler dans une atmosphère suffisamment sereine et risquera se terminer par la mise en place d'un pouvoir, quel qu'il soit, qui ne visera qu'à détricoter la totalité des réformes que le gouvernement actuel aura imposé par la force.
Notre pays se dirige non pas vers une forme d'alternance démocratique mais vers une espèce de sur place ou chaque gouvernement, au lieu d'essayer d'améliorer les conditions de vie des citoyens, cherchera à effacer tout ce que son prédécesseur aura fait et cela, simplement par principe.
Étant donné les forces politiques en présence, il est tout à fait raisonnable de penser qu'actuellement le RN, qui creuse son sillon dans la discrétion, se trouve le mieux placé, bien que la droite semble se réveiller lentement, alors que la gauche reste toujours aussi éteinte et amorphe et est incapable de garder les quelques petites lueurs qu'elle laisse parfois à peine percevoir.
Comment expliquer qu'un projet, qui sur le principe, était considéré comme salutaire par la majorité des français, puisse se conclure par une telle réprobation et une opposition aussi violente ?
- soit le projet renferme des vices cachés,
- soit le projet était mal préparé et insuffisamment élaboré.
Faisons crédit au gouvernement que la première hypothèse ne puisse être retenue sans quoi il faudrait le soupçonner de malhonnêteté, ce qui serait extrêmement grave et dangereux pour son avenir.
Ne reste donc que la deuxième hypothèse.
Dans l'état actuel des débats on aboutira soit à une réforme incomplète et qui proposera un régime de retraite certainement pas meilleur que le régime actuel, soit à l'application du 49.3, qui une fois de plus obligera les citoyens à considérer ce régime comme un régime autoritaire qu'il n'aura certainement pas envie de reconduire.
Ce serait extrêmement grave pour les débats précédant la prochaine élection présidentielle, non pas que je souhaite une reconduction du Président actuel, mais parce que la campagne électorale ne pourra pas se dérouler dans une atmosphère suffisamment sereine et risquera se terminer par la mise en place d'un pouvoir, quel qu'il soit, qui ne visera qu'à détricoter la totalité des réformes que le gouvernement actuel aura imposé par la force.
Notre pays se dirige non pas vers une forme d'alternance démocratique mais vers une espèce de sur place ou chaque gouvernement, au lieu d'essayer d'améliorer les conditions de vie des citoyens, cherchera à effacer tout ce que son prédécesseur aura fait et cela, simplement par principe.
Étant donné les forces politiques en présence, il est tout à fait raisonnable de penser qu'actuellement le RN, qui creuse son sillon dans la discrétion, se trouve le mieux placé, bien que la droite semble se réveiller lentement, alors que la gauche reste toujours aussi éteinte et amorphe et est incapable de garder les quelques petites lueurs qu'elle laisse parfois à peine percevoir.
mardi 11 février 2020
LES MÉFAITS D'UNE MONDIALISATION IMPRUDENTE
Je ne pense pas qu'il soit souhaitable pour un pays de se renfermer à l'intérieur de ses frontières.
Je pense que les échanges commerciaux entre les pays sont indispensables.
Je pense également que ces échanges doivent être régulés et qu'il ne d'agit pas simplement d'imposer des taxes douanières.
Les événements actuels montrent clairement les risques encourus par les pays qui, pour certains produits, dépendent quasi intégralement d'un seul pays producteur.
Actuellement, la Chine durement touchée par le coronavirus est aussi le pays qui produit presque la totalité des antibiotiques utilisés dans le monde.
Le monde entier se trouve donc soumis à la fois au,risque de se voir infecté par ce virus et à celui de manquer des antibiotiques, nécessaires pour soigner ses malades, en raison du fait que, par précaution, les échanges avec la Chine sont considérablement réduits.
Après les effets catastrophiques de cette expérience malheureuse due à cette épidémie, souhaitons qu'en contre partie, le monde entier sache prendre des dispositions pour, qu'en période de crise, il ne dépende pas d'un de l'un des pays qui le compose.
Il en va, pour le sujet qui nous préoccupe actuellement, de la santé de toute l'humanité. Ce pourrait être également le cas pour tout produit de première nécessité.
La recherche des coûts les plus bas a pour effet de mettre les pays dans lequel la main d'oeuvre est la moins chère, donc où les travailleurs sont les plus exploités, en situation de monopole.
Je pense que les échanges commerciaux entre les pays sont indispensables.
Je pense également que ces échanges doivent être régulés et qu'il ne d'agit pas simplement d'imposer des taxes douanières.
Les événements actuels montrent clairement les risques encourus par les pays qui, pour certains produits, dépendent quasi intégralement d'un seul pays producteur.
Actuellement, la Chine durement touchée par le coronavirus est aussi le pays qui produit presque la totalité des antibiotiques utilisés dans le monde.
Le monde entier se trouve donc soumis à la fois au,risque de se voir infecté par ce virus et à celui de manquer des antibiotiques, nécessaires pour soigner ses malades, en raison du fait que, par précaution, les échanges avec la Chine sont considérablement réduits.
Après les effets catastrophiques de cette expérience malheureuse due à cette épidémie, souhaitons qu'en contre partie, le monde entier sache prendre des dispositions pour, qu'en période de crise, il ne dépende pas d'un de l'un des pays qui le compose.
Il en va, pour le sujet qui nous préoccupe actuellement, de la santé de toute l'humanité. Ce pourrait être également le cas pour tout produit de première nécessité.
La recherche des coûts les plus bas a pour effet de mettre les pays dans lequel la main d'oeuvre est la moins chère, donc où les travailleurs sont les plus exploités, en situation de monopole.
lundi 10 février 2020
PLUS VERT QUE VERT
Quel beau concours d'idées pour sauver la planète!
Certains écologistes des Pays-Bas proposent de surtaxer de 25% la viande, tellement la consommation de viande et l'élevage de bovins sont dangereux pour la planète.
Puisqu'il faut faire preuve d'imagination, ne nous privons pas. Recherchons les circuits courts, supprimons la viande, recyclons...
Je suggère donc de :
- Diminuer la durée hebdomadaire du travail pour que chacun ait le temps de produire sa nourriture,
- Faire appel à un maximum de robots et automatiser, par exemple, les caisses des magasins pour remplacer le personnel.
- Recruter massivement.
- Imposer à chaque ménage d'avoir une basse-cour et un poulailler pour récupérer les restes de repas.
- Obliger chaque ménage à disposer d'un potager.
- Installer dans chaque cour ou jardin une porcherie pour recycler les eaux grasses, ce qui conduit à supprimer le lave-vaisselle.
- Prévoir deux W.C par famille pour faciliter la récupération des urines utilisables, en raison de leur richesse en azote, pour fertiliser le potager.
- Remplacer la viande rouge par du canard, après tout le magret peut prendre la place de l'entre cote.
- Ceinturer les villes de jardins familiaux, nouvelle appellation de jardins ouvriers.
Les effets bénéfiques seront indiscutables, le chômage sera résorbé, on pourra diminuer les salaires puisque les ménages qui produiront leur alimentation auront moins besoin d'argent et les produits fabriqués seront moins chers et plus facilement exportables.
Et si malgré cela nous n'arrivons pas à réaliser parfaitement cette société idéalement verte, nous pourrons rechercher dans l'organisation des kolkhoze, des kibboutz et les cités ouvrières imaginées par De Wendel au début du XX° siècle pour accueillir les émigrés et les faire exploiter les gisements miniers, quelques conseils pour lesquels Yves Cochet, ancien Ministre de l'Écologie et adepte de la vie en autarcie, pourrait être d'un précieux secours.
Le bonheur à portée de main !
Certains écologistes des Pays-Bas proposent de surtaxer de 25% la viande, tellement la consommation de viande et l'élevage de bovins sont dangereux pour la planète.
Puisqu'il faut faire preuve d'imagination, ne nous privons pas. Recherchons les circuits courts, supprimons la viande, recyclons...
Je suggère donc de :
- Diminuer la durée hebdomadaire du travail pour que chacun ait le temps de produire sa nourriture,
- Faire appel à un maximum de robots et automatiser, par exemple, les caisses des magasins pour remplacer le personnel.
- Recruter massivement.
- Imposer à chaque ménage d'avoir une basse-cour et un poulailler pour récupérer les restes de repas.
- Obliger chaque ménage à disposer d'un potager.
- Installer dans chaque cour ou jardin une porcherie pour recycler les eaux grasses, ce qui conduit à supprimer le lave-vaisselle.
- Prévoir deux W.C par famille pour faciliter la récupération des urines utilisables, en raison de leur richesse en azote, pour fertiliser le potager.
- Remplacer la viande rouge par du canard, après tout le magret peut prendre la place de l'entre cote.
- Ceinturer les villes de jardins familiaux, nouvelle appellation de jardins ouvriers.
Les effets bénéfiques seront indiscutables, le chômage sera résorbé, on pourra diminuer les salaires puisque les ménages qui produiront leur alimentation auront moins besoin d'argent et les produits fabriqués seront moins chers et plus facilement exportables.
Et si malgré cela nous n'arrivons pas à réaliser parfaitement cette société idéalement verte, nous pourrons rechercher dans l'organisation des kolkhoze, des kibboutz et les cités ouvrières imaginées par De Wendel au début du XX° siècle pour accueillir les émigrés et les faire exploiter les gisements miniers, quelques conseils pour lesquels Yves Cochet, ancien Ministre de l'Écologie et adepte de la vie en autarcie, pourrait être d'un précieux secours.
Le bonheur à portée de main !
dimanche 9 février 2020
HARCÈLEMENT SEXUEL, VIOL ET PÉDOPHILIE
Il a fallu attendre que des victimes s'expriment pour que nous, Tartufes, faisions semblant de découvrir, outrés, ce que tout le monde savait ou soupçonnait.
- Attendre que Flavie Flament dénonce David Hamilton dont le succès n'a été du qu'a des photos à peine floutées de nymphettes et Lolitas destinées à la publication de magazines dits "masculins".
- Attendre que Harvey Weinstein soit accusé par plusieurs artistes pour que l'on fasse semblant de prendre conscience que le milieu du spectacle regorge de prédateurs alors qu'une artiste comme Karine Viard a avoué qu'elle savait que pour arriver il fallait coucher et qu'elle avait naïvement accepté.
- Attendre des dénonciations de pédophilie, le livre de Frédéric Martel "So Do Ma" et les plaintes de l'association "Parole libérée" de François Devaux, pour mettre en cause certains ecclésiastiques et tout d'un coup être outré de ce qui a pu se passer dans certains patronages et mouvements de jeunes.
- Attendre le livre de Vanessa Spingora pour accuser l'auteur Gabriel Matzneff d'actes pédophiles alors qu'il décrivait son comportement dans ses ouvrages.
- Attendre que Sarah Abitbol décrive les agissements de son entraîneur dans le milieu sportif quand on critiquait, déjà depuis plus de cinquante ans, ceux des entraîneurs de certains pays de l'est comme si nous étions obligatoirement épargnés.
Tout cela n'est pas sérieux.
Aucun de ces actes n'est excusable mais on peut chercher des explications dans:
- La proximité, la protection, la pression et l'emprise des entraîneurs sur les sportives et des producteurs sur les artistes, associés à l'envie folle de réussir de ces élèves.
- Le fait que certains homosexuels se réfugient dans la religion comme le suggèrent François Devaux et Frédéric Martel.
Mais, tout n'est certainement pas dit. A titre personnel j'ai reçu des confidences d'artistes masculins à qui l'on promettait un bel avenir et qui, faute d'avoir accepté des propositions homosexuelles, sont restés en province ou de femmes, qui du temps où elles étaient pensionnaires, dès l'après guerre, dans un milieu uniquement féminin et religieux subissaient des attouchements lors de visites nocturnes.
Enfin pour finir sur une note plus amusante, puisqu'il parait que l'on peut rire de tout, je citerai de mémoire une confidence du chanteur Dave qui raconte que lors de la recherche d'un premier contrat il avait rendez-vous avec Mick Micheyl chanteuse à l'époque très connue. Pour cette occasion il s'était, comme il dit "copieusement arrosé de sent-bon" en étant prêt à rendre certains services et qu'il s'était rendu compte, en raison de l'orientation sexuelle de celle qui l'accueillait, que c'était peine perdue, ce qu'il ne regrettait pas vu son penchant sexuel personnel.
- Attendre que Flavie Flament dénonce David Hamilton dont le succès n'a été du qu'a des photos à peine floutées de nymphettes et Lolitas destinées à la publication de magazines dits "masculins".
- Attendre que Harvey Weinstein soit accusé par plusieurs artistes pour que l'on fasse semblant de prendre conscience que le milieu du spectacle regorge de prédateurs alors qu'une artiste comme Karine Viard a avoué qu'elle savait que pour arriver il fallait coucher et qu'elle avait naïvement accepté.
- Attendre des dénonciations de pédophilie, le livre de Frédéric Martel "So Do Ma" et les plaintes de l'association "Parole libérée" de François Devaux, pour mettre en cause certains ecclésiastiques et tout d'un coup être outré de ce qui a pu se passer dans certains patronages et mouvements de jeunes.
- Attendre le livre de Vanessa Spingora pour accuser l'auteur Gabriel Matzneff d'actes pédophiles alors qu'il décrivait son comportement dans ses ouvrages.
- Attendre que Sarah Abitbol décrive les agissements de son entraîneur dans le milieu sportif quand on critiquait, déjà depuis plus de cinquante ans, ceux des entraîneurs de certains pays de l'est comme si nous étions obligatoirement épargnés.
Tout cela n'est pas sérieux.
Aucun de ces actes n'est excusable mais on peut chercher des explications dans:
- La proximité, la protection, la pression et l'emprise des entraîneurs sur les sportives et des producteurs sur les artistes, associés à l'envie folle de réussir de ces élèves.
- Le fait que certains homosexuels se réfugient dans la religion comme le suggèrent François Devaux et Frédéric Martel.
Mais, tout n'est certainement pas dit. A titre personnel j'ai reçu des confidences d'artistes masculins à qui l'on promettait un bel avenir et qui, faute d'avoir accepté des propositions homosexuelles, sont restés en province ou de femmes, qui du temps où elles étaient pensionnaires, dès l'après guerre, dans un milieu uniquement féminin et religieux subissaient des attouchements lors de visites nocturnes.
Enfin pour finir sur une note plus amusante, puisqu'il parait que l'on peut rire de tout, je citerai de mémoire une confidence du chanteur Dave qui raconte que lors de la recherche d'un premier contrat il avait rendez-vous avec Mick Micheyl chanteuse à l'époque très connue. Pour cette occasion il s'était, comme il dit "copieusement arrosé de sent-bon" en étant prêt à rendre certains services et qu'il s'était rendu compte, en raison de l'orientation sexuelle de celle qui l'accueillait, que c'était peine perdue, ce qu'il ne regrettait pas vu son penchant sexuel personnel.
samedi 8 février 2020
REGAIN D'INTÉRÊT POUR L'ARTISANAT
Les statistiques prouveraient que l'artisanat attire de plus en plus de personnes.
France 3 Aquitaine a diffusé un court reportage faisant état d'une augmentation de 14% du nombre d'artisan dans notre région et a présenté deux exemples, l'un d'un boucher, l'autre d'un menuisier, qui ont quitté des postes de responsabilité pour se reconvertir dans l'artisanat.
En espérant que ce regain d'intérêt constaté par les statistiques ne vient pas que de nouveaux chômeurs qui ne savent que faire ou d'éleveurs de chèvres qui ont fait un burn out, les exemples présentés par France 3 sont à la fois une bonne nouvelle, une nouvelle inquiétante et un questionnement.
- Une bonne nouvelle car les métiers de l'artisanat sont des métiers nobles et les réalisations de ces artisans m'ont toujours fait rêver, notamment lorsque j'ai eu l'occasion d'assister aux olympiades des métiers.
- Une nouvelle inquiétante car les exemples proposés étaient consécutifs à un échec. Ces responsables reconvertis avaient peut-être été mal orientés initialement ou s'étaient-ils trouvés dans un milieu qui ne leur convenait pas en raison des contraintes et des pressions imposées par leur hiérarchie qu'ils ne comprenaient et ne partageaient pas ? Toujours est-il que l'artisanat n'était pas leur choix initial.
- Un questionnement aussi, car il est légitime ce se demander pourquoi ces métiers n'attirent pas les jeunes. Sont-ils mal rémunérés ? Je ne le crois pas sauf si pour avoir du travail, comme c'est parfois le cas dans certains métiers, il faut parfois se satisfaire d'être le sous traitant d'une grosse entreprise. Ont-ils une mauvaise image faute de ne pas être considérés comme assez intellectuels ? Je le crois. Sont-ils trop exigeants surtout si l'on considère le nombre d'heures de travail hebdomadaires ? C'est bien possible mais parfois facilement accepté par ceux qui considèrent que la qualité des ouvrages qu'ils fournissent sont l'aboutissement de ce qu'ils ont fait avec passion.
Il me parait très important que l'artisan retrouve une belle image de marque, et pour cela je pense qu'il faudrait au minimum deux conditions:
* que les manifestations et expositions type olympiades des métiers soient plus connues et que le public puisse apprécier la qualité des travaux réalisés par les artisans sans que les expositions ne se limitent à l'artisanat d'art.
* que l'enseignement diffusé dans le cursus conduisant à l'acquisition du savoir faire d'un métier, soit plus riche en disciplines générales pour que l'expression de ces artisans soit plus "offensive" et que l'on ne considère pas que ces emplois correspondent à des niveaux intellectuels inférieurs à d'autres qui, sous prétexte qu'ils se pratiquent assis derrière un bureau en tenue de ville, seraient d'un niveau plus élevé.
France 3 Aquitaine a diffusé un court reportage faisant état d'une augmentation de 14% du nombre d'artisan dans notre région et a présenté deux exemples, l'un d'un boucher, l'autre d'un menuisier, qui ont quitté des postes de responsabilité pour se reconvertir dans l'artisanat.
En espérant que ce regain d'intérêt constaté par les statistiques ne vient pas que de nouveaux chômeurs qui ne savent que faire ou d'éleveurs de chèvres qui ont fait un burn out, les exemples présentés par France 3 sont à la fois une bonne nouvelle, une nouvelle inquiétante et un questionnement.
- Une bonne nouvelle car les métiers de l'artisanat sont des métiers nobles et les réalisations de ces artisans m'ont toujours fait rêver, notamment lorsque j'ai eu l'occasion d'assister aux olympiades des métiers.
- Une nouvelle inquiétante car les exemples proposés étaient consécutifs à un échec. Ces responsables reconvertis avaient peut-être été mal orientés initialement ou s'étaient-ils trouvés dans un milieu qui ne leur convenait pas en raison des contraintes et des pressions imposées par leur hiérarchie qu'ils ne comprenaient et ne partageaient pas ? Toujours est-il que l'artisanat n'était pas leur choix initial.
- Un questionnement aussi, car il est légitime ce se demander pourquoi ces métiers n'attirent pas les jeunes. Sont-ils mal rémunérés ? Je ne le crois pas sauf si pour avoir du travail, comme c'est parfois le cas dans certains métiers, il faut parfois se satisfaire d'être le sous traitant d'une grosse entreprise. Ont-ils une mauvaise image faute de ne pas être considérés comme assez intellectuels ? Je le crois. Sont-ils trop exigeants surtout si l'on considère le nombre d'heures de travail hebdomadaires ? C'est bien possible mais parfois facilement accepté par ceux qui considèrent que la qualité des ouvrages qu'ils fournissent sont l'aboutissement de ce qu'ils ont fait avec passion.
Il me parait très important que l'artisan retrouve une belle image de marque, et pour cela je pense qu'il faudrait au minimum deux conditions:
* que les manifestations et expositions type olympiades des métiers soient plus connues et que le public puisse apprécier la qualité des travaux réalisés par les artisans sans que les expositions ne se limitent à l'artisanat d'art.
* que l'enseignement diffusé dans le cursus conduisant à l'acquisition du savoir faire d'un métier, soit plus riche en disciplines générales pour que l'expression de ces artisans soit plus "offensive" et que l'on ne considère pas que ces emplois correspondent à des niveaux intellectuels inférieurs à d'autres qui, sous prétexte qu'ils se pratiquent assis derrière un bureau en tenue de ville, seraient d'un niveau plus élevé.
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