Emmanuel Macron devait faire un discours sur la laïcité qu'il juge maintenant, semble-t-il, inutile. Peut-être a-t-il raison de considérer que la loi de 1905 est suffisamment claire et explicite. Pourtant il semble que certaines personnes, et non des moindres, aient besoin d'une piqûre de rappel.
C'est assez inquiétant qu'une affaire venant d'une adolescente de 16 ans, se faisant insulter et menacer sur les réseaux sociaux en raison de son orientation sexuelle et s'en prenant ensuite à l'Islam, suffise pour qu'une Ministre, Nicole Belloubet, et une ancienne Ministre, Ségolène Royal aient cru devoir s'exprimer pour afficher un comportement qui laisse supposer que, pour elles, le blasphème serait malvenu et réprimandable.
L'une pense que critiquer la religion est une atteinte à la liberté de conscience, l'autre, pire que cela, parle de manque de respect et compare le respect que l'on doit à toute religion à celui que l'on doit à ses parents et à ses enseignants.
Quelle régression ! Si des personnes d'un tel niveau en sont là, peut-être que, contrairement à ce que je pensais, le discours du Président sur la laïcité est indispensable.
Quant à moi, je préfère une adolescente qui s'exprime, certes en termes excessifs et maladroits en ne commettant aucune infraction, à des responsables politiques qui, en termes mesurés et choisis, se comportent en censeurs vis à vis de positions et d'expressions qui n'ont rien d'illégales.
vendredi 7 février 2020
ALORS, TOUJOURS D.R.H. MADAME LA MINISTRE ?
Elle devait faire partie de ces D.R.H. (Directeur des ressources humaines, pour ne pas dire exploitant des ressources humaines) zélés, Muriel Pénicaud notre Ministre du Travail lorsqu'elle était chez Danone, et qui sont pour cela payés à prix d'or. Ce sont des employés très appréciés car, en général, ils en font plus que ne leur en demande leur patron.
Il semble qu'en entrant au gouvernement elle n'ait pas perdu son savoir faire, preuve en sont deux événements récents:
- le refus d'accorder 12 jours de congé parental, au lieu de 5 actuellement, pour les couples qui ont la douleur de perdre un enfant,
- la lutte contre les niches fiscales en commençant par la suppression des aides à domicile des personnes âgées.
Pour ces deux prise de décision malencontreuse, elle s'est faite reprendre, parfois vertement, par le Premier Ministre et le Président de la République.
Et dire que Muriel Pénicaud avait servi Martine Aubry, Ministre du Travail de gauche qui avait imposé les 35 heures de travail hebdomadaire.
Quelle souplesse d'échine !
Il semble qu'en entrant au gouvernement elle n'ait pas perdu son savoir faire, preuve en sont deux événements récents:
- le refus d'accorder 12 jours de congé parental, au lieu de 5 actuellement, pour les couples qui ont la douleur de perdre un enfant,
- la lutte contre les niches fiscales en commençant par la suppression des aides à domicile des personnes âgées.
Pour ces deux prise de décision malencontreuse, elle s'est faite reprendre, parfois vertement, par le Premier Ministre et le Président de la République.
Et dire que Muriel Pénicaud avait servi Martine Aubry, Ministre du Travail de gauche qui avait imposé les 35 heures de travail hebdomadaire.
Quelle souplesse d'échine !
mercredi 5 février 2020
BENJAMIN GRIVEAUX, UN PARFAIT ALTRUISTE
S'il y a un homme qui a le sens de l'altruisme, c'est bien Benjamin Griveaux.
Dans le cadre des élections municipales, lui qui est candidat à la mairie de Paris, offre 100.000€ à ceux qui veulent acheter un logement dans la capitale.
Quelle largesse, offrir un tel cadeau pour faire venir à Paris à ceux qui habitent ailleurs et qui ne pourront pas voter pour lui à l'occasion du prochain scrutin.
Sur que ces gens voteront pour lui en 2026.
Dans le cadre des élections municipales, lui qui est candidat à la mairie de Paris, offre 100.000€ à ceux qui veulent acheter un logement dans la capitale.
Quelle largesse, offrir un tel cadeau pour faire venir à Paris à ceux qui habitent ailleurs et qui ne pourront pas voter pour lui à l'occasion du prochain scrutin.
Sur que ces gens voteront pour lui en 2026.
mardi 4 février 2020
POURQUOI TANT D'AMATEURISME ?
Coup sur coup le Conseil d'État vient de retoquer deux projets de loi, l'un concerne les élections municipales, l'autre la réforme de retraites.
Antérieurement le Conseil Constitutionnel était déjà intervenu pour imposer au gouvernement de revoir d'autres propositions de loi, pendant que le Ministre de l'Intérieur revoyait, après de nombreuses critiques, l'équipement des forces de l'ordre.
La vraie question que l'on doit se poser est la suivante: pourquoi le gouvernement actuel fait-il preuve d'autant d'amateurisme ?
Chacun sait que ce ne sont pas les élus ou les ministres qui écrivent les textes qui régissent la marche de notre pays. Ils sont entourés de conseillers et de fonctionnaires de très haut niveau qui sont en principe chargés d'éviter les écueils que l'on constate actuellement.
Alors, que se passe-t-il ?
De nouveaux fonctionnaires, moins compétents ont-ils remplacés les vieux routards qui occupaient les places les plus importantes de l'administration ? Des cadres de haut niveau restés en place veulent-ils montrer leur désaccord avec le nouveau pouvoir ? Le pouvoir en place est-il trop exigeant et trop autoritaire et impose des choix que les conseillers trouvent risqués ?
Je n'ai évidemment pas de réponse, mais il me semble que la question se pose.
Antérieurement le Conseil Constitutionnel était déjà intervenu pour imposer au gouvernement de revoir d'autres propositions de loi, pendant que le Ministre de l'Intérieur revoyait, après de nombreuses critiques, l'équipement des forces de l'ordre.
La vraie question que l'on doit se poser est la suivante: pourquoi le gouvernement actuel fait-il preuve d'autant d'amateurisme ?
Chacun sait que ce ne sont pas les élus ou les ministres qui écrivent les textes qui régissent la marche de notre pays. Ils sont entourés de conseillers et de fonctionnaires de très haut niveau qui sont en principe chargés d'éviter les écueils que l'on constate actuellement.
Alors, que se passe-t-il ?
De nouveaux fonctionnaires, moins compétents ont-ils remplacés les vieux routards qui occupaient les places les plus importantes de l'administration ? Des cadres de haut niveau restés en place veulent-ils montrer leur désaccord avec le nouveau pouvoir ? Le pouvoir en place est-il trop exigeant et trop autoritaire et impose des choix que les conseillers trouvent risqués ?
Je n'ai évidemment pas de réponse, mais il me semble que la question se pose.
lundi 3 février 2020
QUEL AVENIR POUR LES SENIORS DANS LES FUTURS EMPLOIS ?
La plupart des économistes pense que la moitié des métiers qui existeront en 2035 ne sont pas encore connus. Ce serait en général des métiers très qualifiés.
Ils pensent également que les tâches intermédiaires seront accomplies par des robots et que l'IA (intelligence artificielle) prendra une place de premier ordre dans les nouveaux emplois.
Il ne restera à l'homme que deux types de tâches à accomplir, soit les tâches les moins intéressantes, les plus pénibles et les moins bien rémunérées, soit les tâches des plus hauts niveaux, les mieux rémunérées mais évoluant sans cesse.
De ce fait, si à cette situation on ajoute les prévisions de l'allongement de la durée d'activité et l'accroissement de l'âge de départ en retraite, en raison de l'augmentation de l'espérance de vie, on se demande quelle pourra bien être la place des seniors dans l'entreprise qui dès maintenant sont souvent considérés comme appartenir à la tranche d'âge de 45 à 65 ans.
Les uns, les moins diplômés, seront épuisés par leur travail pénible et inintéressant alors que ce sont eux qui devront avoir les carrières les plus longues en étant les premiers à entrer dans le monde du travail, les autres, les plus spécialisés et très diplômés, seront certainement dépassés par la plupart des nouvelles techniques qu'ils auront eu du mal à assimiler.
Quel avenir pour cette classe d'âge ?
Ils pensent également que les tâches intermédiaires seront accomplies par des robots et que l'IA (intelligence artificielle) prendra une place de premier ordre dans les nouveaux emplois.
Il ne restera à l'homme que deux types de tâches à accomplir, soit les tâches les moins intéressantes, les plus pénibles et les moins bien rémunérées, soit les tâches des plus hauts niveaux, les mieux rémunérées mais évoluant sans cesse.
De ce fait, si à cette situation on ajoute les prévisions de l'allongement de la durée d'activité et l'accroissement de l'âge de départ en retraite, en raison de l'augmentation de l'espérance de vie, on se demande quelle pourra bien être la place des seniors dans l'entreprise qui dès maintenant sont souvent considérés comme appartenir à la tranche d'âge de 45 à 65 ans.
Les uns, les moins diplômés, seront épuisés par leur travail pénible et inintéressant alors que ce sont eux qui devront avoir les carrières les plus longues en étant les premiers à entrer dans le monde du travail, les autres, les plus spécialisés et très diplômés, seront certainement dépassés par la plupart des nouvelles techniques qu'ils auront eu du mal à assimiler.
Quel avenir pour cette classe d'âge ?
dimanche 2 février 2020
BREXIT: JOURNÉE HISTORIQUE
La Grande Bretagne a quitté l'Union Européenne le 31 janvier 2020. Cette séparation devrait être définitive le 31 décembre 2020, date à partir de laquelle passeports et contrôles douaniers réapparaîtront.
Mais avant cette date, le 30 janvier des mesures et des comportements insolites étaient déjà perceptibles.
Donald Trump s'était empressé d'envoyer son Secrétaire d'État, Mark Pompéo rencontrer Boris Johnson. Les choses se précisent, que va-t-il advenir de l'union ou de l'affrontement de ces deux populistes ? La puissance de l'américain va-t-elle l'emporte sur l'intelligence et la roublardise du britannique ou sera-ce le contraire ? Le spectacle méritera d'être suivi de près, surtout par les européens.
Les députés britanniques élus au Parlement Européen,qui avaient tourné le dos lors de la première séance de ce parlement, ont entonné l'air de "Ce n'est qu'un au revoir...". Que faut-il en penser ? Veulent-ils signifier qu'ils envisagent un retour au sein de l'UE ? Pensent servir d'exemple ? Pensent-ils seulement tenter une expérience ?
Le drapeau britannique quittera les bâtiments abritant les instances européennes, le drapeau européen quittera les édifices officiels anglais, mais les deux drapeaux cohabiteront en Écosse.
Boris Johnson a promis tout ce qui peut plaire aussi bien aux anciens travaillistes qui l'ont élu qu'aux ultra libéraux qui lui ont renouvelé leur confiance: nationalisations, ports francs, création massive d'emplois publics, diminution ou suppression des taxes, mais d'où viendra l'argent devant alimenter les finances publiques ?
Cette veille de la séparation entre l'Europe Unie et la Grande Bretagne promet encore plus d’ambiguïté et de doute que les trois années de tergiversations qui ont suivi le référendum de 2016.
Mais avant cette date, le 30 janvier des mesures et des comportements insolites étaient déjà perceptibles.
Donald Trump s'était empressé d'envoyer son Secrétaire d'État, Mark Pompéo rencontrer Boris Johnson. Les choses se précisent, que va-t-il advenir de l'union ou de l'affrontement de ces deux populistes ? La puissance de l'américain va-t-elle l'emporte sur l'intelligence et la roublardise du britannique ou sera-ce le contraire ? Le spectacle méritera d'être suivi de près, surtout par les européens.
Les députés britanniques élus au Parlement Européen,qui avaient tourné le dos lors de la première séance de ce parlement, ont entonné l'air de "Ce n'est qu'un au revoir...". Que faut-il en penser ? Veulent-ils signifier qu'ils envisagent un retour au sein de l'UE ? Pensent servir d'exemple ? Pensent-ils seulement tenter une expérience ?
Le drapeau britannique quittera les bâtiments abritant les instances européennes, le drapeau européen quittera les édifices officiels anglais, mais les deux drapeaux cohabiteront en Écosse.
Boris Johnson a promis tout ce qui peut plaire aussi bien aux anciens travaillistes qui l'ont élu qu'aux ultra libéraux qui lui ont renouvelé leur confiance: nationalisations, ports francs, création massive d'emplois publics, diminution ou suppression des taxes, mais d'où viendra l'argent devant alimenter les finances publiques ?
Cette veille de la séparation entre l'Europe Unie et la Grande Bretagne promet encore plus d’ambiguïté et de doute que les trois années de tergiversations qui ont suivi le référendum de 2016.
samedi 1 février 2020
QUEL EMBROUILLAMINI CES ÉLECTIONS MUNICIPALES !
Rarement une telle pagaille a existé lors de la préparation et de la campagne des élections municipales.
- Un Ministre de l'Intérieur qui prend des dispositions pour que plus de la moitié des suffrages, ceux des communes de moins de 9000 habitants, ne puissent être attribués à un parti politique.
- Une levée de bouclier venant, de tous les partis, contre cette disposition, alors que bien souvent leurs adhérents candidats ne veulent pas annoncer leur couleur politique.
- La moitié des électeurs qui ne souhaitent pas que les candidats affichent leur appartenance politique.
- Des candidats du même parti qui s'affrontent en étant tête de liste.
- D'autres adhérents du même parti qui appartiennent à des listes concurrentes.
- Des ennemis politiques, que l'on croyait irréductibles, qui s'affichent sur la même liste.
- Des candidats qui sont arrivés a fédérer tous les partis de gauche, des écologistes à la France Insoumise, qui devraient être fiers d'arriver à ce résultat et qui se présentent sous une appellation qui ne permet qu'aux plus curieux de connaître la constitution de leur liste.
- La moitié des Maires qui ne souhaitent pas se représenter, alors qu'un quasi centenaire veut diriger sa commune pour encore six années.
Et parmi tout cela, un seul parti qui revendique haut et fort son identité, le Rassemblement National. Certains candidats peu connus pensent même que c'est la seule chance qu'ils ont d'être élus.
Il est bien loin le temps où ce parti, ou plutôt celui dont il a pris la place, le Front National, hésitait à s'affirmer et où les électeurs, qui revendiquent maintenant fièrement leur appartenance à ce parti, se rendaient aux urnes presque en cachette.
Le fameux plafond de verre qui, soit disant, empêche ce parti d'accéder au pouvoir ne serait-il pas en train de se briser avec la complicité involontaire, mais bien réelle, de tous les partis politiques qui par leur incompétence, leurs divisions et querelles internes, leur manque de programme et d'imagination, lui ouvrent une voie royale vers le pouvoir.
- Un Ministre de l'Intérieur qui prend des dispositions pour que plus de la moitié des suffrages, ceux des communes de moins de 9000 habitants, ne puissent être attribués à un parti politique.
- Une levée de bouclier venant, de tous les partis, contre cette disposition, alors que bien souvent leurs adhérents candidats ne veulent pas annoncer leur couleur politique.
- La moitié des électeurs qui ne souhaitent pas que les candidats affichent leur appartenance politique.
- Des candidats du même parti qui s'affrontent en étant tête de liste.
- D'autres adhérents du même parti qui appartiennent à des listes concurrentes.
- Des ennemis politiques, que l'on croyait irréductibles, qui s'affichent sur la même liste.
- Des candidats qui sont arrivés a fédérer tous les partis de gauche, des écologistes à la France Insoumise, qui devraient être fiers d'arriver à ce résultat et qui se présentent sous une appellation qui ne permet qu'aux plus curieux de connaître la constitution de leur liste.
- La moitié des Maires qui ne souhaitent pas se représenter, alors qu'un quasi centenaire veut diriger sa commune pour encore six années.
Et parmi tout cela, un seul parti qui revendique haut et fort son identité, le Rassemblement National. Certains candidats peu connus pensent même que c'est la seule chance qu'ils ont d'être élus.
Il est bien loin le temps où ce parti, ou plutôt celui dont il a pris la place, le Front National, hésitait à s'affirmer et où les électeurs, qui revendiquent maintenant fièrement leur appartenance à ce parti, se rendaient aux urnes presque en cachette.
Le fameux plafond de verre qui, soit disant, empêche ce parti d'accéder au pouvoir ne serait-il pas en train de se briser avec la complicité involontaire, mais bien réelle, de tous les partis politiques qui par leur incompétence, leurs divisions et querelles internes, leur manque de programme et d'imagination, lui ouvrent une voie royale vers le pouvoir.
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