Qu'il est généreux François Hollande lorsqu'il vole au secours de son ancienne compagne, Ségolène Royal, pour dire tout le bien qu'il pense d'elle alors qu'elle a critiqué le Président de la République actuel en oubliant qu'elle représentait son pays, en tant qu'ambassadrice, et était, de ce fait, soumise au devoir de réserve.
Peut-être que Ségolène Royal aurait préféré qu'en 2007, lorsqu'elle était candidate à l'élection présidentielle en représentant le Parti Socialiste, dont François Hollande, alors son compagnon, en était le Premier Secrétaire, ce dernier fasse preuve de plus d'efficacité dans le soutien qu'il aurait du lui apporter et qui n'est jamais venu.
Il faut dire, qu'en homme méthodique, préparant déjà l'élection présidentielle de 2012, il savait qu'en aucun cas il aurait pu succéder à sa compagne, bien qu'il ait profité, par précaution, de cette période électorale de 2007, pour la quitter.
mardi 21 janvier 2020
EMPLOI: SATISFACTION UN PEU HÂTIVE
Les medias ne cessent de se réjouir de la bonne santé de l'économie française car on n'a jamais connu autant de créations d'entreprises.
Un peu d'humilité me paraîtrait être de bon aloi.
La majorité de ces entreprises sont le fait d'auto entrepreneurs.
Que trouve-t-on parmi ceux-ci ?
- Quelques individus qui ont toujours eu envie de créer leur entreprise.
- Beaucoup de chômeurs qui essaient de créer leur emploi.
- Des retraités dont le pensions sont insuffisantes.
- Des employés qui vivent mal leur travail, soit parce qu'il est mal rémunéré ou trop pénible, soit parce que la pression de la hiérarchie leur est parfois, pour différentes raisons, insupportable.
Il est utile aussi de rappeler que 70% de ces entreprises disparaissent avant trois ans. Trois ans, mais pourquoi donc ? N'y aurait-il pas un rapport entre cette échéance et le fait que les charges soient, pour les nouvelles entreprises, réduites de 75% la première année, 50% la deuxième et 25% la troisième ? C'est donc au bout de trois ans, quand les entreprises doivent supporter la totalité de leurs charges que 70% d'entre elles disparaissent ou ont déjà disparu. Qu'en sera-t-il à l'avenir, puisque à partir de 2020 la réduction de charge ne sera plus que de 50% et pour la première année seulement ?
Il est à craindre que cette euphorie passagère puisse ressembler, dans certains cas, à un cataplasme sur une jambe de bois.
Un peu d'humilité me paraîtrait être de bon aloi.
La majorité de ces entreprises sont le fait d'auto entrepreneurs.
Que trouve-t-on parmi ceux-ci ?
- Quelques individus qui ont toujours eu envie de créer leur entreprise.
- Beaucoup de chômeurs qui essaient de créer leur emploi.
- Des retraités dont le pensions sont insuffisantes.
- Des employés qui vivent mal leur travail, soit parce qu'il est mal rémunéré ou trop pénible, soit parce que la pression de la hiérarchie leur est parfois, pour différentes raisons, insupportable.
Il est utile aussi de rappeler que 70% de ces entreprises disparaissent avant trois ans. Trois ans, mais pourquoi donc ? N'y aurait-il pas un rapport entre cette échéance et le fait que les charges soient, pour les nouvelles entreprises, réduites de 75% la première année, 50% la deuxième et 25% la troisième ? C'est donc au bout de trois ans, quand les entreprises doivent supporter la totalité de leurs charges que 70% d'entre elles disparaissent ou ont déjà disparu. Qu'en sera-t-il à l'avenir, puisque à partir de 2020 la réduction de charge ne sera plus que de 50% et pour la première année seulement ?
Il est à craindre que cette euphorie passagère puisse ressembler, dans certains cas, à un cataplasme sur une jambe de bois.
dimanche 19 janvier 2020
OÙ EST LE PROBLÈME DU FINANCEMENT DES RETRAITES ?
Édouard Philippe est à la recherche de 12 milliards d'euros pour équilibrer le financement des retraites en 2027.
Le mercredi 15 janvier, au journal national de France 3 il a été expliqué que, par le fait que les plus hauts revenus (supérieurs à 10.000 € par mois) ne cotisaient plus à 28% mais à 2,8% aux caisses de retraites, il y aurait un manque à gagner de 72 milliards d'euros.
Notons, et ce très importants, que ces hauts revenu , verront leur retraite plafonnée et que ces 2,8% de cotisation seront sans retour pour leur pension. C'est ce qui s'appelle la solidarité.
Mais allons plus loin, si un peu plus de solidarité leur était demandée, soit 12 milliards d'euros, représentant 1/6 de l'argent non cotisée, et que les détenteurs de ces hauts revenus placent dans des organismes de retraite par capitalisation, venaient abonder, par solidarité, les caisses de retraite des personnes moins bien rémunérées, le problème du financement des retraites serait peut-être résolu.
Il leur serait alors demandé de cotiser de l'ordre de 7% au lieu de 2.8% ce qui fait qu'il leur resterait quand même une soixantaine de milliards d'euros à placer pour améliorer leur retraite en capitalisant.
Est-ce un effort excessif ?
Le mercredi 15 janvier, au journal national de France 3 il a été expliqué que, par le fait que les plus hauts revenus (supérieurs à 10.000 € par mois) ne cotisaient plus à 28% mais à 2,8% aux caisses de retraites, il y aurait un manque à gagner de 72 milliards d'euros.
Notons, et ce très importants, que ces hauts revenu , verront leur retraite plafonnée et que ces 2,8% de cotisation seront sans retour pour leur pension. C'est ce qui s'appelle la solidarité.
Mais allons plus loin, si un peu plus de solidarité leur était demandée, soit 12 milliards d'euros, représentant 1/6 de l'argent non cotisée, et que les détenteurs de ces hauts revenus placent dans des organismes de retraite par capitalisation, venaient abonder, par solidarité, les caisses de retraite des personnes moins bien rémunérées, le problème du financement des retraites serait peut-être résolu.
Il leur serait alors demandé de cotiser de l'ordre de 7% au lieu de 2.8% ce qui fait qu'il leur resterait quand même une soixantaine de milliards d'euros à placer pour améliorer leur retraite en capitalisant.
Est-ce un effort excessif ?
samedi 18 janvier 2020
CHOISIR SON CAMP POUR S'EXPRIMER
En son temps Jean-Pierre Chevènement avait dit "un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne".
Il semble que cette règle puisse s'appliquer à une ambassadrice, fut elle celle des pôles.
Ségolène Royal qui a toujours été membre du Parti Socialiste, au point d'en être la candidate à l'élection présidentielle de 2007, a toutefois accepté d'être "Ambassadrice des pôles" sous la présidence d'Emmanuel Macron et avait un certain temps fait partie des possibles Ministres de l'Environnement du gouvernement d'Édouard Philippe.
Elle n'aurait pas été, malheureusement, la première à rejoindre celui qui avait quitté le gouvernement, dont ils faisaient ensemble partie, pour le combattre. Au lieu d'un marocain, elle a reçu, à titre de consolation, la charge d'une ambassade, dont le citoyen lambda ne comprend pas vraiment l'utilité.
Elle n'est pas rémunérée pour cette tâche, mais dispose de moyens réels mis à sa disposition pour l'accomplir. Elle avait alors le choix, soit d'accepter ce poste et se garder de faire des critiques virulentes à l'égard du Président de la République et du gouvernement du pays qu'elle représente, soit de refuser et de garder sa liberté d'expression.
Compte tenu de son parcours politique et de l'état du parti auquel elle appartient, on aurait préféré qu'elle choisisse la seconde option, et que ses critiques soient associées à des propositions constructives qui auraient pu servir à alimenter un programme que l'on attend toujours de la part du parti qu'elle avait représenté en 2007.
Il semble que cette règle puisse s'appliquer à une ambassadrice, fut elle celle des pôles.
Ségolène Royal qui a toujours été membre du Parti Socialiste, au point d'en être la candidate à l'élection présidentielle de 2007, a toutefois accepté d'être "Ambassadrice des pôles" sous la présidence d'Emmanuel Macron et avait un certain temps fait partie des possibles Ministres de l'Environnement du gouvernement d'Édouard Philippe.
Elle n'aurait pas été, malheureusement, la première à rejoindre celui qui avait quitté le gouvernement, dont ils faisaient ensemble partie, pour le combattre. Au lieu d'un marocain, elle a reçu, à titre de consolation, la charge d'une ambassade, dont le citoyen lambda ne comprend pas vraiment l'utilité.
Elle n'est pas rémunérée pour cette tâche, mais dispose de moyens réels mis à sa disposition pour l'accomplir. Elle avait alors le choix, soit d'accepter ce poste et se garder de faire des critiques virulentes à l'égard du Président de la République et du gouvernement du pays qu'elle représente, soit de refuser et de garder sa liberté d'expression.
Compte tenu de son parcours politique et de l'état du parti auquel elle appartient, on aurait préféré qu'elle choisisse la seconde option, et que ses critiques soient associées à des propositions constructives qui auraient pu servir à alimenter un programme que l'on attend toujours de la part du parti qu'elle avait représenté en 2007.
vendredi 17 janvier 2020
MAINTIEN DE L'ORDRE EN DÉMOCRATIE
Le rôle des forces de l'ordre dans un pays démocratique est très important et particulièrement délicat en France dans le pays des droits de l'Homme.
Les agents, chargés de la sécurité au nom de l'état, sont les seuls a être autorisés a utiliser la force, encore faut-il qu'ils le fassent avec discernement, proportionnalité et uniquement en cas de nécessité. Ce n'est que le dernier recours auquel ils ont droit pour faire respecter la loi. Ceci est particulièrement important face à une population dont les délinquants éventuels savent, qu'en théorie, ils s'exposent à des risques de moindre importance que dans d'autres régimes.
En 2020quand chaque citoyen dispose d'un téléphone portable permettant de prendre des photos, il est important que les forces de l'ordre, et notamment les membres de la hiérarchie, soient particulièrement vigilants sur l'attitude à adopter face à un désordre ou à un débordement générant de la violence.
Nous ne sommes plus au temps de la police de Charles Pasqua qui voulait "terrrorriser les terrrorristes" et "couvrir les bavures".
Mais pour que ces forces de l'ordre fassent correctement leur travail et soient reconnues comme elles l'ont été, peut-être avec des démonstrations parfois excessives, comme ce fut le cas après les attentats de 2015, il faut disposer d'outils et de dispositions adaptées.
Lorsque l'État doit à ses agents de sécurité plusieurs millions d'euros de paiement d'heures supplémentaires, c'est certainement parce que ces fonctionnaires sont trop peu nombreux ou affectés à des tâches que d'autres qu'eux pourraient accomplir.
Lorsque l'on est au pays des droits de l'Homme, il est inadmissible que l'on soit les seuls à utiliser une arme aussi dangereuse que le LBD qui a provoqué de nombreuses et graves blessures.
Lorsque l'on veut s'assurer objectivement des responsabilités lors de plaintes contre certains policiers, il est nécessaire que l'on s'en remette à une entité indépendante et non pas a l'IGPN qui appartient à la même structure que celui envers lequel elle doit porter un jugement.
Tout cela n'exclut pas évidemment le risque de voir quelques agents se laisser aller à la brutalité et à l'envie d'abuser de leur pouvoir, car il serait bien étonnant que la police et la gendarmerie soient les seules structures à l'abri de ces déviances, d'autant plus que les conditions de leurs interventions s'y prêtent. Mais, comme c'est un milieu où les fautes impardonnables peuvent avoir des conséquences extrêmement graves, il est indispensable que des dispositions soient prises pour que la sécurité revienne dans les confrontations entre les citoyens et le pouvoir, qui devraient rester au niveau des idées et des manifestations pacifiques, sans engendrer la violence qui, rappelons le, est un délit.
Les agents, chargés de la sécurité au nom de l'état, sont les seuls a être autorisés a utiliser la force, encore faut-il qu'ils le fassent avec discernement, proportionnalité et uniquement en cas de nécessité. Ce n'est que le dernier recours auquel ils ont droit pour faire respecter la loi. Ceci est particulièrement important face à une population dont les délinquants éventuels savent, qu'en théorie, ils s'exposent à des risques de moindre importance que dans d'autres régimes.
En 2020quand chaque citoyen dispose d'un téléphone portable permettant de prendre des photos, il est important que les forces de l'ordre, et notamment les membres de la hiérarchie, soient particulièrement vigilants sur l'attitude à adopter face à un désordre ou à un débordement générant de la violence.
Nous ne sommes plus au temps de la police de Charles Pasqua qui voulait "terrrorriser les terrrorristes" et "couvrir les bavures".
Mais pour que ces forces de l'ordre fassent correctement leur travail et soient reconnues comme elles l'ont été, peut-être avec des démonstrations parfois excessives, comme ce fut le cas après les attentats de 2015, il faut disposer d'outils et de dispositions adaptées.
Lorsque l'État doit à ses agents de sécurité plusieurs millions d'euros de paiement d'heures supplémentaires, c'est certainement parce que ces fonctionnaires sont trop peu nombreux ou affectés à des tâches que d'autres qu'eux pourraient accomplir.
Lorsque l'on est au pays des droits de l'Homme, il est inadmissible que l'on soit les seuls à utiliser une arme aussi dangereuse que le LBD qui a provoqué de nombreuses et graves blessures.
Lorsque l'on veut s'assurer objectivement des responsabilités lors de plaintes contre certains policiers, il est nécessaire que l'on s'en remette à une entité indépendante et non pas a l'IGPN qui appartient à la même structure que celui envers lequel elle doit porter un jugement.
Tout cela n'exclut pas évidemment le risque de voir quelques agents se laisser aller à la brutalité et à l'envie d'abuser de leur pouvoir, car il serait bien étonnant que la police et la gendarmerie soient les seules structures à l'abri de ces déviances, d'autant plus que les conditions de leurs interventions s'y prêtent. Mais, comme c'est un milieu où les fautes impardonnables peuvent avoir des conséquences extrêmement graves, il est indispensable que des dispositions soient prises pour que la sécurité revienne dans les confrontations entre les citoyens et le pouvoir, qui devraient rester au niveau des idées et des manifestations pacifiques, sans engendrer la violence qui, rappelons le, est un délit.
jeudi 16 janvier 2020
LES MANŒUVRES D'ÉDOUARD PHILIPPE
Il y a comme un anachronisme dans le futur déroulement de la volonté d'application du projet de réforme de retraites par le Premier Ministre.
La loi va passer devant l'Assemblée Nationale pour être examinée le 24 janvier alors que les partenaires sociaux ont trois mois pour se mettre d'accord et proposer un projet pour le mois d'avril.
Ainsi, les députés devront se prononcer plus sur ce qu'on pourrait presque appeler une loi cadre que sur une véritable loi de réforme des retraites, puisque toutes les conditions d'application ne seront pas fixées.
Gageons que l'Assemblée Nationale, à majorité absolue LREM, se prononcera favorablement, ce qui ne sera pas le cas du Sénat, à majorité de droite, et qu'en deuxième lecture l'Assemblée Nationale donnera un blanc seing à Édouard Philippe pour, la loi étant votée, prendre les dispositions qu'il désire face aux partenaires sociaux.
Il semble donc que le Premier Ministre ait su tirer tous les enseignements du comportement de son mentor Alain Juppé qui se disait droit dans ses bottes mais avec un peu plus de... souplesse.
Les bottes restent rigides, mais les chevilles sont plus souples, c'est peut-être cela la leçon que l'on tire de la fréquentation des rings de boxe.
La loi va passer devant l'Assemblée Nationale pour être examinée le 24 janvier alors que les partenaires sociaux ont trois mois pour se mettre d'accord et proposer un projet pour le mois d'avril.
Ainsi, les députés devront se prononcer plus sur ce qu'on pourrait presque appeler une loi cadre que sur une véritable loi de réforme des retraites, puisque toutes les conditions d'application ne seront pas fixées.
Gageons que l'Assemblée Nationale, à majorité absolue LREM, se prononcera favorablement, ce qui ne sera pas le cas du Sénat, à majorité de droite, et qu'en deuxième lecture l'Assemblée Nationale donnera un blanc seing à Édouard Philippe pour, la loi étant votée, prendre les dispositions qu'il désire face aux partenaires sociaux.
Il semble donc que le Premier Ministre ait su tirer tous les enseignements du comportement de son mentor Alain Juppé qui se disait droit dans ses bottes mais avec un peu plus de... souplesse.
Les bottes restent rigides, mais les chevilles sont plus souples, c'est peut-être cela la leçon que l'on tire de la fréquentation des rings de boxe.
mercredi 15 janvier 2020
RÉFORME DES RETRAITES: NE PAS PAVOISER TROP TÔT
Le Premier Ministre Édouard Philippe a assoupli sa position en acceptant de retirer provisoirement la référence à l'âge pivot significatif d'une augmentation de l'âge de départ en retraite à taux plein.
La CFDT et l'UNSA sont satisfaites, c'était leur demande, mais il ne faut pas oublier que cette avancée d'Édouard Philippe est assortie d'exigences.
Ils faut que les partenaires sociaux s'entendent pour proposer un projet sans augmenter les cotisations ni diminuer les pensions, en garantissant l'équilibre budgétaire pour une date fixée au delà de laquelle le gouvernement reprendra la main.
Les syndicats se retrouvent donc dans une situation déjà bien connue, s'ils ne s'entendent pas pour proposer un projet crédible respectant les exigences du Premier Ministre, le gouvernement "prendra ses responsabilités", c'est à dire qu'il légifèrera par ordonnances.
Où l'optimisme doit être modéré, c'est lorsque l'on sait que CGT, FO et Sud sont peu enclins à la discussion et veulent tout simplement le retrait du projet de retraite par points.
Qu va-t-il se passer, vont-ils accepter de s'asseoir à la table des négociations ? Rien n'est moins sur.
Alors si à la fin des concertations le gouvernement reprend la main et qu'il légifère par ordonnances, les syndicats, alors réunis, seront-ils capable de mobiliser les travailleurs, peut-être déjà épuisés par plus d'u mois de grève et de perte de salaire ?
Là est la question qui devrait faire réfléchir, dès maintenant, les syndicats non réformistes, de manière à apprécier, sans se tromper l'état de leurs troupes.
La CFDT et l'UNSA sont satisfaites, c'était leur demande, mais il ne faut pas oublier que cette avancée d'Édouard Philippe est assortie d'exigences.
Ils faut que les partenaires sociaux s'entendent pour proposer un projet sans augmenter les cotisations ni diminuer les pensions, en garantissant l'équilibre budgétaire pour une date fixée au delà de laquelle le gouvernement reprendra la main.
Les syndicats se retrouvent donc dans une situation déjà bien connue, s'ils ne s'entendent pas pour proposer un projet crédible respectant les exigences du Premier Ministre, le gouvernement "prendra ses responsabilités", c'est à dire qu'il légifèrera par ordonnances.
Où l'optimisme doit être modéré, c'est lorsque l'on sait que CGT, FO et Sud sont peu enclins à la discussion et veulent tout simplement le retrait du projet de retraite par points.
Qu va-t-il se passer, vont-ils accepter de s'asseoir à la table des négociations ? Rien n'est moins sur.
Alors si à la fin des concertations le gouvernement reprend la main et qu'il légifère par ordonnances, les syndicats, alors réunis, seront-ils capable de mobiliser les travailleurs, peut-être déjà épuisés par plus d'u mois de grève et de perte de salaire ?
Là est la question qui devrait faire réfléchir, dès maintenant, les syndicats non réformistes, de manière à apprécier, sans se tromper l'état de leurs troupes.
Inscription à :
Articles (Atom)