Après un mois de grève contre la réforme des retraites, il semble que la garantie de la conservation du pouvoir d'achat des retraités ne soit toujours pas à l'ordre du jour.
Que l'on se batte pour savoir si la retraite par point va remplacer le type de calcul actuel des pensions de retraite me paraît être une vue un peu courte si l'on n'exige pas que l'indexation de ces pensions garantisse la préservation du pouvoir d'achat ce ceux qui les perçoivent, lorsque l'on sait que l'espérance de vie à la retraite est de plus de 20 ans.
Avoir une pension de retraite convenable lors de la cessation d'activité, ne garantit en rien actuellement d'avoir une retraite correcte à long terme si l'on ne prend pas les dispositions suffisantes pour en préserver le pouvoir d'achat.
Il suffit de prendre l'exemple d'un retraité qui a cotisé pendant toute sa carrière au plafond de la Sécurité Sociale. En théorie il doit pouvoir espérer percevoir une pension de 50% de ce plafond de cotisation, soit actuellement 1714€ par mois. Il se trouve, que par un tour de passe passe comme savent le faire les organismes qui prennent en charge notre avenir, qu'en réactualisant le montant des cotisations obligatoires, il est extrêmement rare que cette pension de retraite atteigne au maximum 95% des sommes espérées, soit environ 1630€. Dans les mêmes conditions un retraité qui a cessé toute activité en 2000, il y a donc 20 ans, ne peut espérer recevoir une pension de la CARSAT que de 1200€. En 20 ans la perte est donc de l'ordre de 25 %.
Se battre pour un régime de retraite en oubliant de formuler des exigences sur l'indexation des pensions me paraît quelque peu réducteur.
Puisqu'il est question de la retraite par points, les syndicats devraient exiger que la valeur du point fixée au moment de la liquidation des pensions de retraite évolue pour les retraités de la même manière qu'elle évolue pour les actifs qui sont de futurs retraités.
Une fois la retraite calculée, l'état ne devrait plus avoir à intervenir sur l'évolution des pensions ,
seule la valeur du point devrait être prise en compte, car actuellement
l'économie ne se fait pas sur le montant des retraites au moment de la cessation d'activité, mais sur l'indexation des pensions.
Voilà encore un élément indéterminé qui ne donne aucune garantie aux retraités, que leur pension soit calculée suivant le mode actuel ou sur celui contre lequel se battent certains syndicats.
mardi 7 janvier 2020
lundi 6 janvier 2020
DE DANGEREUX HOMMES DE POUVOIR
Qu'ils sont dangereux ces derniers Présidents républicains des États-Unis.
En 2003 George Bush voulant apporter la démocratie en Irak y a installé la guerre en s'appuyant sur des documents falsifiés et des preuves fabriquées de toute pièce par son Secrétaire d'État.
En 2019, Donald Trump, qui n'est pas à une énorme erreur prêt, a dénoncé l'accord visant à limiter le nucléaire iranien à des utilisations civiles. Il cherchait à appauvrir l'Iran par un embargo interdisant à tous ses alliés de commercer avec ce pays pour que sa population se révolte et renverse le pouvoir en place.
L'Europe (Allemagne, France et Grande Bretagne) croyait pouvoir offrir ses bons offices pour éviter le déclenchement d'un conflit qui pour le moment n'était encore qu'à l'état larvaire. C'était sans compter sur l'envie d'en découdre de l'Iran qui a profité d'un théâtre d'opérations hors de son pays, en Irak, pour y attaquer l'ambassade des États-Unis.
Réponse immédiate, et certainement encore irréfléchie, de ce fougueux président: assassinat de l'un des plus hauts dignitaires de la République Islamique d'Iran.
Les conséquences pourraient être catastrophiques:
- La population iranienne, prêtre à se révolter contre le pouvoir, se ressoude et réclame la guerre contre les États-Unis.
- L'Iran en voulant se venger va accélérer son programme nucléaire. Si le pouvoir craint de perdre son autorité il se trouvera acculé et agira en embrasant le moyen-orient, dont Israël risque d'être la première victime.
- Les européens, dans ces conditions, ne pourront, non seulement, plus espérer jouer le rôle de médiateur, mais seront obligés de choisir leur camp qui sera fatalement celui des États-Unis, bien que ces derniers les aient empêchés de commercer avec l'Iran et privé certaines de leurs entreprises de ressources importantes.
Ainsi, deux Présidents républicains en deux mandats s'acharnent-ils à détruire l'équilibre instable que les pays les plus raisonnables cherchent, avec beaucoup de difficultés, inlassablement et imparfaitement, à construire.
En 2003 George Bush voulant apporter la démocratie en Irak y a installé la guerre en s'appuyant sur des documents falsifiés et des preuves fabriquées de toute pièce par son Secrétaire d'État.
En 2019, Donald Trump, qui n'est pas à une énorme erreur prêt, a dénoncé l'accord visant à limiter le nucléaire iranien à des utilisations civiles. Il cherchait à appauvrir l'Iran par un embargo interdisant à tous ses alliés de commercer avec ce pays pour que sa population se révolte et renverse le pouvoir en place.
L'Europe (Allemagne, France et Grande Bretagne) croyait pouvoir offrir ses bons offices pour éviter le déclenchement d'un conflit qui pour le moment n'était encore qu'à l'état larvaire. C'était sans compter sur l'envie d'en découdre de l'Iran qui a profité d'un théâtre d'opérations hors de son pays, en Irak, pour y attaquer l'ambassade des États-Unis.
Réponse immédiate, et certainement encore irréfléchie, de ce fougueux président: assassinat de l'un des plus hauts dignitaires de la République Islamique d'Iran.
Les conséquences pourraient être catastrophiques:
- La population iranienne, prêtre à se révolter contre le pouvoir, se ressoude et réclame la guerre contre les États-Unis.
- L'Iran en voulant se venger va accélérer son programme nucléaire. Si le pouvoir craint de perdre son autorité il se trouvera acculé et agira en embrasant le moyen-orient, dont Israël risque d'être la première victime.
- Les européens, dans ces conditions, ne pourront, non seulement, plus espérer jouer le rôle de médiateur, mais seront obligés de choisir leur camp qui sera fatalement celui des États-Unis, bien que ces derniers les aient empêchés de commercer avec l'Iran et privé certaines de leurs entreprises de ressources importantes.
Ainsi, deux Présidents républicains en deux mandats s'acharnent-ils à détruire l'équilibre instable que les pays les plus raisonnables cherchent, avec beaucoup de difficultés, inlassablement et imparfaitement, à construire.
dimanche 5 janvier 2020
GRANDES MANIFESTATIONS SPORTIVES: AVIDITÉ DES RESPONSABLES
Il semble que les responsables des grands événements sportifs fassent souvent peu de cas des pays où doivent se dérouler les manifestations pas plus d'ailleurs que de la santé des sportifs dont, théoriquement, ils devraient avoir la charge.
On a vu les marathoniens et les marcheurs épuisés à Doha sous des températures caniculaires prévisibles. On a vu au même endroit des stades de plein air climatisés, faisant peu de cas des émissions de gaz à effet de serre.
N'oublions pas le projet de coupe du monde de football qui se déroulera dans des conditions dantesques à Dubaï, les championnats du monde de cyclisme et de handball qui ont eu lieu au Qatar, pays qui ignore tout de ces pratiques sportives.
Parlons aussi des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en Russie, pays qui est interdit de participation aux grandes rencontres sportives pour dopage d'état organisé et citons enfin le royal cadeau fait à la Chine en 2008 pour qu'elle puisse mettre en évidence son chiffre culte, le 8 en inaugurant les Jeux Olympiques le 8/8/2008 à 8 heures et 8 minutes.
Après tous ces événements, c'est maintenant au tour du Dakar, comme son nom ne l'indique pas, de se dérouler en Arabie Saoudite pays où la décapitation, la lapidation, la flagellation et l'amputation sont pratiquées de même que le découpage des corps des opposants en territoire étranger.
Il fut un temps où le sport et sa pratique étaient porteurs d'éthique, il semble que ce ne soit plus le cas de ses plus hauts responsables.
À quand des Jeux Olympiques en Iran ou en Corée du Nord ?
On a vu les marathoniens et les marcheurs épuisés à Doha sous des températures caniculaires prévisibles. On a vu au même endroit des stades de plein air climatisés, faisant peu de cas des émissions de gaz à effet de serre.
N'oublions pas le projet de coupe du monde de football qui se déroulera dans des conditions dantesques à Dubaï, les championnats du monde de cyclisme et de handball qui ont eu lieu au Qatar, pays qui ignore tout de ces pratiques sportives.
Parlons aussi des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en Russie, pays qui est interdit de participation aux grandes rencontres sportives pour dopage d'état organisé et citons enfin le royal cadeau fait à la Chine en 2008 pour qu'elle puisse mettre en évidence son chiffre culte, le 8 en inaugurant les Jeux Olympiques le 8/8/2008 à 8 heures et 8 minutes.
Après tous ces événements, c'est maintenant au tour du Dakar, comme son nom ne l'indique pas, de se dérouler en Arabie Saoudite pays où la décapitation, la lapidation, la flagellation et l'amputation sont pratiquées de même que le découpage des corps des opposants en territoire étranger.
Il fut un temps où le sport et sa pratique étaient porteurs d'éthique, il semble que ce ne soit plus le cas de ses plus hauts responsables.
À quand des Jeux Olympiques en Iran ou en Corée du Nord ?
samedi 4 janvier 2020
MALADRESSE OU PROVOCATION
Quel que soit son mérite pour avoir servi au plus haut niveau de l'État, fallait-il, actuellement, décorer du titre d'officier de la Légion d'Honneur Jean François Cirelli, qui est maintenant le représentant en France du gestionnaire du fonds de pension américain Black Block, que l'on soupçonne de guetter avidement les placements financiers que devraient faire les français pour s'assurer une retraite convenable si notre fameuse retraite par répartition devenait insuffisante pour garantir à tous un niveau de vie convenable.
Rien ne permet d'assurer que la capitalisation soit nécessaire à l'avenir pour disposer d'une retraite digne, mais rien ne permet non plus d'affirmer que cette pension de retraite sera suffisante.
Faire tant d'honneur à Jean François Cirelli en ce moment de troubles sociaux s'apparente soit à de la maladresse, soit à de la provocation.
Mais peut-on penser que notre Président, entouré comme il l'est, est susceptible, après réflexion, d'une telle maladresse ?
Ne serait-ce pas plutôt son coté un peu matamore, provocateur, sur de lui, qui lui avait un certain temps fait prononcer des paroles demandant que l'on "vienne le chercher", qui réapparaîtrait en ce moment particulièrement inopportun ?
Il y a certainement des décisions que l'on croit importantes à prendre et qu'il faut savoir différer pour que toute ambiguïté soit dissipée.
Rien ne permet d'assurer que la capitalisation soit nécessaire à l'avenir pour disposer d'une retraite digne, mais rien ne permet non plus d'affirmer que cette pension de retraite sera suffisante.
Faire tant d'honneur à Jean François Cirelli en ce moment de troubles sociaux s'apparente soit à de la maladresse, soit à de la provocation.
Mais peut-on penser que notre Président, entouré comme il l'est, est susceptible, après réflexion, d'une telle maladresse ?
Ne serait-ce pas plutôt son coté un peu matamore, provocateur, sur de lui, qui lui avait un certain temps fait prononcer des paroles demandant que l'on "vienne le chercher", qui réapparaîtrait en ce moment particulièrement inopportun ?
Il y a certainement des décisions que l'on croit importantes à prendre et qu'il faut savoir différer pour que toute ambiguïté soit dissipée.
vendredi 3 janvier 2020
VŒUX DU PRÉSIDENT: RETRAITE, LE CAP EST FIXÉ
J'ai beaucoup de mal à comprendre que tous les personnages politiques d'opposition ait trouvé que l'allocution d'Emmanuel Macron, pour ces vœux 2020, n'apportaient aucune information nouvelle.
Bien évidemment, passée une introduction où tout "en passant de la pommade" aux français, il faisait surtout preuve d'autosatisfaction, lorsqu'il a abordé le problème de la réforme des retraites, j'ai eu l'impression, qu'avec des mots bien choisis, le programme était fixé.
- La réforme aura lieu car il veut "la mener à son terme".
- On prendra en compte la pénibilité, qu'il ne faut surtout pas appeler ainsi, mais parler de "tâches difficiles", ce qui exclu tout corporatisme et avantage statutaire pour certaines corporations.
- Il est question de ne pas être obligé de "travailler au-delà de 64 ans", donc l'âge pivot est confirmé.
- Édouard Philippe doit trouver "une voie de compromis rapide" avec " les organisations syndicales et patronales qui le veulent". Il lui est donc demandé de négocier avec les syndicats réformistes.
En résumé, la balle est dans le camp des syndicats réformistes qui peuvent tirer le maximum d'avantages pour les retraités, mais à une condition: accepter de travailler plus longtemps.
Il appartient maintenant à la CFDT et à l'UNSA de savoir quantifier les risques qu'ils peuvent prendre.
Est-ce que rester inflexible sur le refus de l'âge d'équilibre de 64 ans garantit qu'après 2022 la question ne reviendra pas en discussion ?
Ne faut-il pas profiter du climat actuel et de l'envie du pouvoir en place de clore rapidement le dossier pour exiger des garanties solides sur la valeur du point et son indexation, la pénibilité, l'assiette des cotisations à la caisse de retraite, la retraite minimum et certainement bien d'autres points que les spécialistes syndicaux sauront trouver ?
Le moment est venu de négocier âprement car Emmanuel Macron semble prêt à payer d'un prix élevé une réforme qu'il est obligé de mener à son terme sous peine d'avoir complètement échoué dans le programme qu'il s'était fixé en 2017.
Bien évidemment, passée une introduction où tout "en passant de la pommade" aux français, il faisait surtout preuve d'autosatisfaction, lorsqu'il a abordé le problème de la réforme des retraites, j'ai eu l'impression, qu'avec des mots bien choisis, le programme était fixé.
- La réforme aura lieu car il veut "la mener à son terme".
- On prendra en compte la pénibilité, qu'il ne faut surtout pas appeler ainsi, mais parler de "tâches difficiles", ce qui exclu tout corporatisme et avantage statutaire pour certaines corporations.
- Il est question de ne pas être obligé de "travailler au-delà de 64 ans", donc l'âge pivot est confirmé.
- Édouard Philippe doit trouver "une voie de compromis rapide" avec " les organisations syndicales et patronales qui le veulent". Il lui est donc demandé de négocier avec les syndicats réformistes.
En résumé, la balle est dans le camp des syndicats réformistes qui peuvent tirer le maximum d'avantages pour les retraités, mais à une condition: accepter de travailler plus longtemps.
Il appartient maintenant à la CFDT et à l'UNSA de savoir quantifier les risques qu'ils peuvent prendre.
Est-ce que rester inflexible sur le refus de l'âge d'équilibre de 64 ans garantit qu'après 2022 la question ne reviendra pas en discussion ?
Ne faut-il pas profiter du climat actuel et de l'envie du pouvoir en place de clore rapidement le dossier pour exiger des garanties solides sur la valeur du point et son indexation, la pénibilité, l'assiette des cotisations à la caisse de retraite, la retraite minimum et certainement bien d'autres points que les spécialistes syndicaux sauront trouver ?
Le moment est venu de négocier âprement car Emmanuel Macron semble prêt à payer d'un prix élevé une réforme qu'il est obligé de mener à son terme sous peine d'avoir complètement échoué dans le programme qu'il s'était fixé en 2017.
jeudi 2 janvier 2020
RETRAITE: RÉPARTITION, CAPITALISATION ET POURQUOI PAS REDISTRIBUTION ?
Actuellement les manifestants contre la réforme des retraites clament leur opposition à la retraite par capitalisation.
Ils ont parfaitement raison dans la mesure où ce type de retraite remplacerait notre modèle actuel par répartition, mais il faut avoir conscience qu'à titre de complément de retraite on ne peut interdire à personne de choisir la capitalisation, à tel point que des caisses existent déjà, dont certaines sont particulièrement dédiées aux fonctionnaires, comme la Préfon.
L'important est que la retraite par répartition permette à chacun de vivre dignement, qu'ensuite ceux qui le peuvent placent leur argent, pour augmenter leurs revenus au moment de cesser leur activité professionnelle, dans des fonds de pension, l'immobilier ou des assurances vie, cela ne regarde qu'eux.
Par contre ce dont on ne parle pas, ou très peu, est l'éventuel coté redistributif de la retraite.
Actuellement ceux qui ont les plus bas salaires, parfois proches du seuil de pauvreté auront des retraites au dessous de ce seuil. Comme le projet actuel prévoit que les plus hauts revenus, plus de 10.000€ par mois, ne pourront pas profiter des cotisations au delà de ce seuil pour abonder leur retraite, ils cotiseront en pure perte à hauteur de 2,8% de leur salaire. On perçoit alors les prémices d'une volonté de redistribution.
Dans ces conditions, au lieu de se lever contre la retraite par capitalisation, qui ne serait qu'un complément de retraite, il serait certainement plus opportun de demander une plus importante participation à ceux dont les revenus dépassent 10.000€ par mois.
Ce serait un geste positif, alors que le refus systématique de la capitalisation, si l'on veille à ce qu'elle ne remplace pas la répartition, n'est qu'une revendication négative.
Ils ont parfaitement raison dans la mesure où ce type de retraite remplacerait notre modèle actuel par répartition, mais il faut avoir conscience qu'à titre de complément de retraite on ne peut interdire à personne de choisir la capitalisation, à tel point que des caisses existent déjà, dont certaines sont particulièrement dédiées aux fonctionnaires, comme la Préfon.
L'important est que la retraite par répartition permette à chacun de vivre dignement, qu'ensuite ceux qui le peuvent placent leur argent, pour augmenter leurs revenus au moment de cesser leur activité professionnelle, dans des fonds de pension, l'immobilier ou des assurances vie, cela ne regarde qu'eux.
Par contre ce dont on ne parle pas, ou très peu, est l'éventuel coté redistributif de la retraite.
Actuellement ceux qui ont les plus bas salaires, parfois proches du seuil de pauvreté auront des retraites au dessous de ce seuil. Comme le projet actuel prévoit que les plus hauts revenus, plus de 10.000€ par mois, ne pourront pas profiter des cotisations au delà de ce seuil pour abonder leur retraite, ils cotiseront en pure perte à hauteur de 2,8% de leur salaire. On perçoit alors les prémices d'une volonté de redistribution.
Dans ces conditions, au lieu de se lever contre la retraite par capitalisation, qui ne serait qu'un complément de retraite, il serait certainement plus opportun de demander une plus importante participation à ceux dont les revenus dépassent 10.000€ par mois.
Ce serait un geste positif, alors que le refus systématique de la capitalisation, si l'on veille à ce qu'elle ne remplace pas la répartition, n'est qu'une revendication négative.
mercredi 1 janvier 2020
IL SUFFIT D'UNE MÈCHE...
Il suffit d'allumer une mèche pour embraser tout un pays.
L'augmentation du prix des carburants en novembre 2018 et six mois d'affrontements violents entre Gilets Jaunes et forces de l'ordre.
Le projet de la réforme des retraites préparé dans le calme depuis deux ans et grève illimitée dès qu'il arrive en débat.
Mais pourquoi donc en est-on arrivé là ?
Emmanuel Macron qui a été élu avec deux tiers des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle, Président le mieux élu après Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen, donne l'impression d'être considéré comme illégitime ou, pour employer le langage des marchés, comme s'il avait opéré une OPA sur l'entreprise France.
Ces attitudes sont très graves en démocratie et pourtant elles sont souvent assez bien comprises. On se trouve donc dans une situation assez particulière.
Le problème ne viendrait-il pas d'un manque d'opposition crédible et organisée qui a déserté le paysage politique pour ne laisser place qu'aux extrêmes qui pour certains sont un refuge et pour d'autres un repoussoir ?
Ainsi, cette opposition, indispensable en démocratie, se trouve remplacée par des manifestations inorganisées ou des syndicats peu enclins à la discussion.
La nature a horreur du vide, la vie politique aussi.
L'augmentation du prix des carburants en novembre 2018 et six mois d'affrontements violents entre Gilets Jaunes et forces de l'ordre.
Le projet de la réforme des retraites préparé dans le calme depuis deux ans et grève illimitée dès qu'il arrive en débat.
Mais pourquoi donc en est-on arrivé là ?
Emmanuel Macron qui a été élu avec deux tiers des voix au deuxième tour de l'élection présidentielle, Président le mieux élu après Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen, donne l'impression d'être considéré comme illégitime ou, pour employer le langage des marchés, comme s'il avait opéré une OPA sur l'entreprise France.
Ces attitudes sont très graves en démocratie et pourtant elles sont souvent assez bien comprises. On se trouve donc dans une situation assez particulière.
Le problème ne viendrait-il pas d'un manque d'opposition crédible et organisée qui a déserté le paysage politique pour ne laisser place qu'aux extrêmes qui pour certains sont un refuge et pour d'autres un repoussoir ?
Ainsi, cette opposition, indispensable en démocratie, se trouve remplacée par des manifestations inorganisées ou des syndicats peu enclins à la discussion.
La nature a horreur du vide, la vie politique aussi.
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