dimanche 10 novembre 2019

ÉPARGNE DES FRANÇAIS

Le journal Sud-Ouest du jeudi 7 novembre 2019 publie une longue étude sur l'épargne des français d'où il ressort que ces derniers préfèrent en général épargner que de dépenser leur argent ou le placer en bourse, même si les livrets d'épargne produisent des intérêts inférieurs à l'inflation.
Faut-il s'en étonner ? Certainement pas.
Que les français épargnent plutôt que de dépenser, cela dépend de leurs moyens, mais la grande majorité, préfèrent épargner, plutôt que de dépenser leur argent inconsidérément, en prévision de mauvais jours.
Comment en serait-il autrement face au chômage, aux faibles augmentations des ressources, notamment en ce qui concerne les retraités, les risques climatiques et de l'inflation des produits de consommation courante ?
Les français ont en général peu confiance dans les placements boursiers, il faut reconnaître que l'économie ne fait pas preuve d'un grand dynamisme, qu'ils se souviennent des années noires 2001 et 2008 et qu'au moment où les action de la Française des jeux sont mis en vente ils gardent quelques mauvais souvenirs d'Air France, d'Eurotunnel et d'EDF.
Les français ont épargné en creusant la dette, pendant quarante ans on leur a permis de vivre au dessus de leurs moyens en baissant les impôts tout en respectant, plus ou moins, leur demande de protection sociale. Certains ont pu constituer un "bas de laine" ils veulent le conserver par précaution dans une éventualité de lendemains plus difficiles.

samedi 9 novembre 2019

ESPÉRANCE OU CATASTROPHISME ÉCOLOGIQUE

Lorsqu'on lit les écrits de Laurent Alexandre, très sérieusement argumentés par des mesures indiscutables, on voit que les efforts qui sont faits pour améliorer l'environnement sont payants. L'air de la capitale de cesse de s'améliorer, par exemple.
Bien sur les glaciers fondent toujours, les matières plastiques continuent de polluer les océans, mais faut-il sans arrêt annoncer des prévisions catastrophiques pour faire prendre conscience du problème de la pollution ?
Chacun sait que si l'on veut tirer le meilleur parti des possibilités intellectuelles d'un élève, il est préférable de mettre en évidence ses progrès, s'il en fait, que ces échecs s'il en subit encore, afin d'éviter de le décourager.
Le même Laurent Alexandre relève, dans les derniers numéros de l'Express, les contre vérités inquiétantes affirmées par Ségolène Royal et Emmanuel Macron. Ce sont pourtant des personnalités bien informées qui savent s'adresser au peuple. N'essayeraient-elles pas en maniant l'inquiétude de passer pour des écologistes exemplaires de manière à attirer les voix de ceux  qui les ont reportées sur les "partis verts" ? Ne vaudrait-il pas mieux qu'elles soulignent, certes sans ostentation, les progrès encourageant qui sont parfois facilement constatables et mesurables ?
Qu'elle a bon dos l'écologie après avoir justifié les bienfaits du diesel, pour accélérer les ventes des voitures françaises, puis l'avoir condamné pour vendre aussi des des voitures à moteur à essence, voilà qu'on ne s'attaque plus au réservoir de carburants mais au réservoir de voix que constitue cette manne d'électeurs subitement reverdis.

vendredi 8 novembre 2019

LE FEUILLETON BALKANY

On aura tout vu au cours de cette affaire Balkany.
Un couple richissime qui dit ne posséder que ce dont il avait hérité et qui, malgré cela, oubliait de payer ses impôts.
Une condamnée à la détention, dispensée de peine pour raison de santé, et qui dès le lendemain de son procès se lance en campagne électorale.
Un homme qui se dit ruiné et dans l'impossibilité de payer une caution de 500.000 €. Comme il manque certainement de relations et de bons amis, ce sont ses administrés qui organisent une collecte pour sauver leur cher maire de la prison, à qui apparemment ils doivent tant pour avoir dirigé si bien leur ville, une des plus endettée de France, qu'ils ne cherchent même pas, par leur si grande générosité à, désendetter.
Il ne manque qu'un épisode. Que Patrick Balkany demande que l'on déduise du montant de sa caution l'économie que fera L’État en ne l'hébergeant pas en détention pendant 9 ans, s'il est libéré.
Ce serait étonnant qu'il n'y ait pas pensé.

jeudi 7 novembre 2019

LES CARENCES DE L'ENSEIGNEMENT EN FRANCE

Les nouvelles mesures prises pour contrôler l’immigration devraient imposer des quotas qui révèlent les carences de l'enseignement en France.
Que notre pays manque de main d’œuvre pour les métiers les plus pénibles, comme certaines tâches accomplies dans les travaux publics et la restauration, cela n'a rien d'étonnant. C'est une loi universelle qui veut que les émigrés, et c'est bien triste pour eux, ne peuvent en général accéder qu'aux métiers les plus pénibles et les moins bien rémunérés, que les autochtones ne veulent plus accomplir. Mais, que la France manque d'informaticiens, d'ingénieurs et de géomètres est inadmissible.
Bien des signes pouvaient le laisser prévoir. Dans le domaine des mathématiques, nous n'avons que quelques chercheurs de très haut niveau, comme Cédric Vilani détenteur de la Médaille Field, mais cette discipline marque au niveau de l'enseignement une réelle régression. Certaines séries du bac général n'ont pas de mathématiques au programme au delà de la seconde. En 2017 le repêchage au CAPES est allé jusqu'à des notes extrêmement basses.
Notre pays croule sous les propositions d'écoles de commerce comme si on préférait former notre jeunesse à vendre qu'à créer ou à construire.
Ce qui est aussi inquiétant dans ce domaine, c'est que les plus brillants mathématiciens quittent notre pays pour l'étranger qui leur propose souvent des salaires et des postes plus intéressants que chez nous, car dans ce domaine leur programme de recherche est plus ambitieux et dispose de plus de moyens.
Ainsi, dans le "commerce des cerveaux", les meilleurs nous quittent et nous attendons les émigrés pour combler leur départ et la carence en cadres de niveau simplement moyen.
Ce n'est pas là une manière de s'enrichir ni de faire progresser notre recherche au moment où cette dernière est seule porteuse d'avenir 

mercredi 6 novembre 2019

LUTTER CONTRE LES DÉSERTS MÉDICAUX

Bien des maires de petites communes déploient des trésors d'habileté pour attirer les médecins afin de remplacer ceux qui arrivent, souvent très tard, en fin de carrière.
Le gouvernement a pensé imposer aux jeunes médecins de s'installer pour quelques temps en zones rurales. Pour le corps médical on a eu l'impression que cette proposition s'apparentait à un sacrilège.
Il n'y a pourtant rien de choquant, et j'ai déjà écrit à ce sujet, car la médecine française, bien que libérale, a une particularité : les recettes sont privées et les dépenses socialisées. Ainsi, un médecin, sauf s'il ose pratiquer les dépassements d'honoraires, ne voit jamais ses patients critiquer ses honoraires. C'est donc un confort que peu de professions libérales connaissent, et ce confort est du au fait que l'État français, par le biais de la Sécurité Sociale, prend en charge la plus grande partie des dépenses de santé. Les médecins n'ont donc pas à affronter la concurrence de leurs collègues. Cette situation de faveur ne mérite-t-elle pas quelques efforts en début de carrière ?
Il y a peut-être une autre manière de combler les déserts médicaux. Il existait autrefois avant l’École de Santé des Armées un établissement qui s'appelait Santé Navale. Les études étaient prises en charge par l’État et les étudiants logés et rémunérés, ce qui les obligeait de servir l'armée pendant dix ans avant de pouvoir s'installer en cabinet. Pourquoi, sur ce même principe ne créerait-on pas une "École de Santé Rurale" où les étudiants seraient également rémunérés et qui devraient, après obtention de leur diplôme, travailler dix ans en milieu rural?
Cette solution aurait un double avantage, combler les déserts médicaux et permettre à ceux qui n'ont pas les moyens de les financer, de faire de longues études pour en fin de parcours obtenir le titre de Docteur en médecine.
On objectera, évidemment, que si une telle solution était envisagée, ses bienfaits ne seraient perceptibles que dans une dizaine d'années. C'est alors qu'il serait intéressant, à titre provisoire, pour les dix années qui resteraient sans solution, d'imposer aux jeunes médecins de chaque promotion, de donner par exemple trois ans de leur début de carrière pour résoudre le problème des déserts médicaux.

mardi 5 novembre 2019

CHÔMAGE: LA CHARRUE DEVANT LES BOEUFS

Mais, qu'est-ce qui pousse le gouvernement à durcir les conditions d'indemnisation du chômage ? Est-ce le fait qu'une enquête a montré que 14% des chômeurs ne cherchaient pas à retrouver réellement un emploi qui le pousse à pénaliser 86% de chômeurs voulant retravailler ? Difficile à croire que l'on puisse vouloir pénaliser un si grand nombre de gens honnêtes qui ne demandent qu'à sortir de la précarité, dans laquelle ils sont, en voulant retrouver un emploi.
En réalité c'est l'économie de 3,4 milliards d'euros qui est la raison fondamentale de cette mesure de rétorsion vis à vis de ceux qui ne font que subir la dureté du modèle économique que l'on ne veut surtout pas remettre en cause.
Intrinsèquement, vouloir durcir les conditions d'indemnisation du chômage n'aurait rien de choquant si le nombre d'emplois à pourvoir était suffisant pour satisfaire tout le monde.
Exiger que chacun, par son travail, participe à la bonne marche de la société est tout à fait louable si on fourni à chacun potentiellement les moyens de travailler. Ce n'est malheureusement pas le cas.
Commençons par là, résorbons le chômage, proposons à chacun un travail lui permettant de vivre dignement, alors, et alors seulement, on pourra par des mesures économiques imposer à chacun de porter sa pierre à l'édifice social dont il tire des avantages.
Commencer par punir ceux qui ont la malchance de ne pouvoir gagner leur vie par  leur labeur est une véritable honte. Seuls ceux qui refusent d'apporter leur contribution à la bonne marche de la société méritent d'être pénalisés. Ce ne doit pas être le cas de ceux qui en subissent les méfaits.

lundi 4 novembre 2019

LISTES ELECTORALES COMMUNAUTAIRES

Un débat s'installe actuellement autour de l'autorisation ou de l'interdiction de présenter des liste communautaires aux élections communales de 2020. Bien évidemment cette question ne se pose que parce qu'il est fort probable que des listes d'obédience musulmane soient déposées.
Ne serait-ce pas un peu tard pour se poser cette question ?
Les listes CPNT qui défendaient les chasseurs et les pêcheurs n'étaient-elles pas communautaires ? La liste animaliste qui défendait le droit des animaux ne l'était-elle pas également ?
En réalité, ce dont on aurait besoin, et que l'on devrait exiger, c'est que les candidats aux élections, ou les listes qu'ils constituent, présentent un vrai projet global pour la gestion de l'entité pour laquelle ils sont candidats.
Être musulman, chasser ou défendre les animaux n'est pas un projet.
Pourquoi ne pas demander à chaque liste, ou à chaque candidat pour les élections nominales, de répondre à une série de questions, le plus exhaustives possibles, relatives à la fonction qu'ils envisagent d'occuper, dont la liste serait établie par un Conseil des Sages issue par exemple du Conseil Constitutionnel, du Conseil D’État ou du Conseil Économique Social et environnemental ?
Chaque liste aurait l'obligation de présenter ses réponses dans les documents qui seraient adressés aux électeurs avec leurss professions de foi. Faute de réponse à une ou plusieurs questions, la liste serait invalidée.
On éviterait ainsi la présence de listes parasites, sans projet réel, qui ne veulent que profiter de la tribune que constitue le débat préélectoral pour se faire entendre, et chaque électeur serait réellement informé sur le projet global de chaque candidat.