dimanche 14 juillet 2019

LA BATAILLE POUR LA MAIRIE DE BORDEAUX

Elle devrait être captivante, intéressante et ...amusante, la bataille municipale pour conquérir la mairie de Bordeaux. Pensez-vous, à droite comme à gauche, les cartes vont être complètement brouillées.
Nicolas Florian, sous-suppléant d'Alain Juppé, puisqu'il n'était que son deuxième adjoint, a remplacé ce dernier après qu'il  eut déserté le poste pour s'assurer une retraite dorée au Conseil Constitutionnel, bien aidé en cela par le Président de la République et...les gilets jaunes. Ce même Nicolas Florian, prenant goût à ses nouvelles responsabilités, a pris la précaution de nommer, non sans mal, comme premier adjoint, un membre du Modem, dont le parti constitue avec LREM la majorité actuelle.
Le Président de la République n'a pu se contenter d'une telle alliance et s'est dépêché, sans certainement en référer à François Bayrou, Président du Modem, de diligenter un de ses affidés , Thomas Cazenave, pour conquérir ce poste, de manière à ce que LREM  conquiert, à part entière, une grande ville de province.
Face à ces représentants de la droite, l'opposition fracturée, comme elle l'est à l'échelon national, va présenter, en la personne de Pierre Hurmic un Vert, regonflé par les bons résultats de EELV aux élections Européennes, un opposant systématique, Matthieu Rouveyre, membre du Parti Socialiste et un individuel dissident du Parti Socialiste, Vincent Feltesse ancien Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux (ancienne appellation de Bordeaux Métropole).
Que Virginie Calmels doit regretter d'avoir été aussi impatiente en changent inlassablement de camp pour atteindre le plus vite possible une importante place politique enviable, elle qui serait actuellement si compatible avec la volonté du Président de la République en assurant la continuité d'Alain Juppé qu'elle a, pendant quelques années, si scrupuleusement servi et suive !

samedi 13 juillet 2019

BACHELIERS : LA DOUBLE PEINE

A la suite de la grève des correcteurs du bac refusant de communiquer les notes des copies corrigées et de la décision prise par le Ministre de  l’Éducation Nationale de publier des résultats provisoires, certains bacheliers ont subi une double peine.
Certains sont allés à l'oral de rattrapage alors qu'ils étaient reçus car la note obtenue à l'examen était supérieure à leur moyenne de l'année qui avait été utilisée pour estimer leur résultat, d'autres ont été collés avec une mauvaise note à l'examen alors que leur moyenne de l'année leur aurait permis d'être reçu s'ils avaient eu la chance que leur copie soit passée entre les mains d'un professeur gréviste.
Les professeurs correcteurs se sont comportés d'une manière inadmissible, ils n'ont pas respecté les règles relatives au droit de grève car ils n'ont pas émis de préavis de grève avant que les copies des candidats leur soient confiées. Il leur était par contre tout à fait possible de refuser de participer à la correction de l'examen et même de refuser de participer au contrôle des épreuves de rattrapage.
Le Ministre, voulant  coûte que coûte gagner le bras de fer qui l'opposait aux correcteurs, a pris une décision fort discutable puisqu'elle a été génératrice d'injustices. Il aurait pu tout aussi bien différé la publication des résultats de l'écrit.
Le mal est fait, il ne peut être réparé, en cela cette grève est catastrophique pour une jeunesse qui n'a vraiment pas besoin d'être traitée ainsi par ceux qui sont chargés d'assurer sa formation quand on voit, pour le moment, l'avenir qu'on est capable de lui proposer.

jeudi 11 juillet 2019

UNION EUROPEENNE: L'OCCIDENT REPREND LA MAIN

Ils auront tout tenté les populo-nationalistes européens qui veulent entraver la marche de l'Europe. Les britanniques veulent à grand peine la quitter, n'y arrivant pas ils manifestent leur désaccord d'une manière indigne. Les Hongrois, par la voix de Victor Orban veulent rester attaché au PPE (droite traditionnelle) malgré les sanctions qu'ils ont subies. Les autres tentent des alliances improbables pour se faire élire et, une fois élus, sont incapables de former un groupe homogène.
Dans ces conditions ils n'ont pu que retarder l'échéance de la désignation des principaux responsables mais en fin de compte, leur attitude s'est apparentée à un baroud d'honneur.
Résultat, les postes ont été attribués à une allemande de droite, une française libérale, un belge de droite, un espagnol de gauche et, comble de l'affront pour les populistes italiens, qu'ils soient de droite ou de gauche, le seul responsable a être élu par ses pairs, et non désigné, est un socialiste italien faisant parti de l'opposition dans son pays.
Tous ces partis qui ont bien manœuvré pour obtenir ce résultat ne devaient pas trop se réjouir, car une cassure indiscutable apparait. Elle revêt deux aspects, d'une part entre les populo-nationalistes et les europhiles et d'autre part entre l'est et l'ouest de l'Europe.
Va-t-on voir l'Europe se ressouder, ou comme certains le souhaitent voir apparaitre une Europe à deux vitesses avec un noyau dur occidental composé essentiellement des pays qui l'ont créée avec les premiers pays qui les ont rejoints, et une Europe périphérique essentiellement constituée des anciens pays du bloc soviétique.
Il ne faudrait pas que dans le premier cas vouloir sauver cette union coûte que coûte soit un frein pour l'avenir de l'Europe et dans le second cas que cette cassure devienne définitive.
Les nouveaux responsables ont hérité d'une lourde charge.

mercredi 10 juillet 2019

HEUREUX DENOUEMENT ! ! !

La relaxe de Bernard Tapie, ainsi que celle  de tous les présumés d'escroquerie, dans l'affaire qui l'a opposé au Crédit Lyonnais, est une bonne nouvelle pour lui, mais peut-être encore plus pour Stéphane Richard, dont la direction d'Orange lui aurait certainement échappé s'il avait été condamné, sans parler des dégâts collatéraux qu'aurait pu subir Christine Lagarde, déjà condamnée pour négligence dans la même affaire, mais dispensée de peine, si l'un de ses plus proches collaborateurs, Stéphane Richard, qui en principe était sous ses ordres, avait été reconnu coupable d'escroquerie.
Ces condamnations, si elles avaient été prononcées, auraient été du plus mauvais effet au moment où, quittant le FMI, où elle avait remplacé Dominique Strauss-Kahn obligé d'abandonner ce poste pour des raisons peu glorieuses, Christine Lagarde s'apprêtait à diriger la BCE.
Tout ce monde doit espérer, avec fébrilité, que le parquet ne fasse pas appel de cette décision de justice, car le pire, qui certes n'est jamais certain, serait peut-être à craindre.

mardi 9 juillet 2019

UNION EUROPEENNE : LE P.P.E. GANGRENE PAR L'EXTRÊME DROITE

La droite (PPE) et les Sociaux Démocrates ne peuvent plus constituer une majorité absolue au Parlement Européen. Mais en réalité, le long marathon qui vient d'avoir lieu pour la désignation des poste clés en Europe ne trouve pas là son origine.
Ce  ne sont pas les petits partis qui ont entravé le bon déroulement des débats, c'est le fait qu'à l'intérieur du PPE les États à l'origine de la création de l'Union Européenne ont perdu la majorité.
Ainsi, ce sont maintenant les extrémistes comme Victor Orban en Hongrie, qui a bien pris soin de rester au PPE, et ceux des pays de l'est qui le suivent, qui ont refusé les candidats sur lesquels France et Allemagne s'étaient entendues.
C'est maintenant que l'on voit les conséquences de l'élargissement de l'Europe qui a oublié  d'exiger des garanties et d'imposer des exigences aux nouveaux prétendants à l'entrée dans l'Union. Les textes étaient à ce moment là imparfaits, la règle de l'unanimité  a donné autant de droits à ceux qui entraient en Europe pour profiter de la manne qu'ils attendaient, qu'à ceux qui l'avaient créée.
L'inconséquence se paie toujours, la naïveté aussi, parfois, si ceux qui en profitent n'ont aucune reconnaissance.

lundi 8 juillet 2019

UNION EUROPEENNE: ATTITUDE INDIGNE DES DEPUTES BRITANNIQUES

Lors de la séance inaugurale du nouveau Parlement Européen les députés britanniques ont manifesté leur volonté de quitter l'Union Européenne en tournant le dos au moment de la diffusion de l'hymne européen.
Cette attitude est indigne et grossière c'est une forme extrême de goujaterie. Rien n'obligeait ces députés à siéger.
Pourquoi leur pays n'a-t-il pas quitté l'Union Européenne depuis trois ans qu'il l'a demandé par référendum? Tout simplement parce qu'ils sont incapables de faire entendre leur voix.
Ils agissent comme s'ils étaient certains de quitter l'Union Européenne le 31 octobre. Mais, rien n'est moins certain. Quelle attitude auront-ils le 1° novembre si le brexit dur n'a pas lieu et qu'un nouveau référendum devait se tenir ? Il leur resterait quatre ans pour diffuser leur venin dans les
instances européennes pour montrer une fois encore qu'ils sont plus capables de détruire que de construire.

dimanche 7 juillet 2019

REPRESSION "ADAPTEE" DES MANIFESTATIONS

La diffusion d'images des manifestants écologistes abondamment aspergés de gaz lacrymogènes ont choqué tout un chacun.
Les forces de l'ordre expliquent que le dégagement du Pont Sully, occupé par manifestation, exigeait  d'employer les moyens les moins violents, ce qu'ils prétendent avoir fait.
Le Ministère de l'Intérieur ouvre comme d'habitude des enquêtes pour savoir si les gaz étaient bien employés, si les policiers n'étaient pas trop près, enfin, globalement pour examiner quelques détails.
Sans prendre parti, en me mettant à la place de spectateurs étrangers assistant en France aux événements qui se sont déroulés depuis le 17 novembre 2018, j'aurais du mal à comprendre pourquoi il est impératif de dégager le pont Sully occupé par des manifestants pacifistes, alors qu'il y a quelques mois, les mêmes forces de l'ordre qui ont gazé ces manifestants, regardaient sans bouger les black blocs envahir le pont neuf pour se livrer à des exactions.
Ces gens là ne doivent rien comprendre à l'organisation de la circulation dans la capitale.