vendredi 1 mars 2019

ECONOMIE DE SANTE

Les français sont très attachés à la Sécurité Sociale. Ils savent que ce service public est plus efficace que les assurances privées telles qu'elles sont proposées aux États-Unis : coût moins élevé et espérance de vie plus grande.
Mais petit à petit, cette Sécurité Sociale coûte de plus en plus cher car pour une même cotisation les remboursements sont de moins en moins importants. Les français sont donc obligés, pour couvrir correctement le remboursement de leurs frais de santé, de souscrire des contrats avec des assurances privées ou des mutuelles. Dans ces conditions s'ajoutent, pour le budget des ménages, aux cotisations sociales obligatoires, les primes qu'il faut verser au secteur privé. Ces garanties ne sont pas obligatoires, mais elles sont souscrites par le plus grand nombre.
On peut alors se poser les questions suivantes: Si pour une même dépense les français ne cotisaient qu'à la Sécurité Sociale qui rembourserait les frais de santé à 100%, ne serait-ce pas plus efficace ? La Sécurité Sociale aurait-elle plus de travail pour rembourser ces frais à 100% au lieu de  65% au maximum ?  Certainement pas.
Alors pourquoi ne pas choisir cette solution en augmentant les cotisations obligatoires et en supprimant les assurances et mutuelles ?
Le vrai problème serait la mise au chômage des employés de ces organismes. Pourquoi alors, petit à petit, au gré des départs en retraite et des reconversions souhaitées, ne pas transférer ces personnels vers la fonction hospitalière, ce qui constituerait un renfort non négligeable pour un secteur qui en a tant besoin ?
Notons que tout ceci se ferait à enveloppe budgétaire constante.
Mais dans le contexte actuel je crains que cette proposition ne s'apparente à une utopie pour des raisons certainement bien secondaires comme ne pas augmenter le montant des prélèvements obligatoires et empêcher certains prestataires privés de profiter des joies d'être propriétaires de vignobles réputés ou de s'afficher comme de généreux sponsors dans le milieu sportif.

jeudi 28 février 2019

QUELLE JUSTICE ?

Dans le cadre du feuilleton interminable des affaires Benalla, on a pu se demander, lorsque le Procureur de la République avait diligenté une perquisition des locaux de Médiapart pendant l'enquête préliminaire, alors qu'il n'avait pas le droit de l'imposer, s'il s'agissait, en raison de la proximité du prévenu avec le pouvoir, d'une justice aux ordres ou d'une certaine forme d'amateurisme.
Il semble que la réponse soit maintenant donnée. Alexandre Benalla et Vincent Crase, les deux prévenus qui n'avaient ni le droit de se rencontrer ni celui de communiquer ont passé par erreur, au Palais de Justice, une heure dans le même box lors de leur convocation.
Ne soyons donc pas trop critiques, la justice ne serait pas aux ordres du pouvoir, pour cette affaire elle ferait simplement preuve d'amateurisme.
C'est fort gênant mais moins dangereux et, somme toute, plus rassurant.

mercredi 27 février 2019

MARATHON MANU

On ne voit plus que lui notre Président.
Des Grands Débats qui n'en finissent plus avec des élus, des Maires, des Présidents de Conseils départementaux, des jeunes. Au salon de l'Agriculture il cherche à battre ses propres records, 12 heures de présence en 2018, 14 heures en 2019. A ce train là il faudra augmenter l'amplitude des heures d'ouverture avant la fin de son quinquennat.
Il nous avait pourtant dit au début de son mandat que la rareté de la parole était une qualité.
Même au plus fort de la crise des gilets jaunes on n'entendait plus parler de lui. Après sa visite au Puy en Velay, il avait disparu. Il a suffit que l'idée du Grand Débat se fasse jour pour lui donner envie de réapparaître.
En l'espace d'un week-end, le programme du spectacle a changé, on est passé de Manu Caché à Marathon Manu.

lundi 25 février 2019

LA PEDOPHILIE DANS L'EGLISE

Les actes de pédophilie dans l’Église sont connus depuis bien longtemps. Je me suis toujours demandé pourquoi les victimes de ces actes étaient majoritairement du sexe masculin.
Une récente interview de François Devaux, Président de l'association "La parole libérée" et  la publication du livre"So do ma" de Frédéric Martel donnent une explication qui m'a convaincue.
D'après eux, certains homosexuels, vivant mal leur situation dans la société trouvent un refuge en devenant serviteur de l’Église, où le fait de ne pas être attiré par le sexe opposé ne permet pas de les distinguer, puisque, à cet endroit là, ce comportement est un péché.
Ainsi, sans mauvaise intention initiale, mais simplement pour se cacher, certains prêtres vivent un combat intérieur entre leur penchant sexuel et la condamnation de ce penchant par une religion dans laquelle ils se sont réfugiés et qui incite à la procréation ne justifiant les rapports sexuels que pour cette raison.
Bien évidemment, ce n'est pas parce que je crois  avoir trouvé une réponse à la question que je me posais, que je ne condamne pas cet acte odieux qu'est la pédophilie.
Mais, actuellement, l'homosexualité étant reconnue on peut souhaiter que ce penchant ne soit pas une raison justifiant la demande d'entrer dans les ordres et je formule l'espoir que l’Église catholique autorise le mariage des prêtres pour que la sexualité ne vienne pas brouiller les appréciations que l'on est amené à porter sur l'attitude de certains membres de ce clergé.

L'UTILITE DU SENAT

Ah! Le Sénat. Bien des hommes politiques, Président de la République, potentiel futur Président ou futur Président comme le Général De Gaulle, Lionel Jospin ou Emmanuel Macron auraient bien voulu le supprimer pour ne pas dire s'en débarrasser. Ils étaient souvent en cela suivis par l'opinion publique. Il faut dire que l'image donnée par les sénateurs n'est pas toujours heureuse, l'embonpoint de certains, la somnolence d'autres en séances et leurs énormes avantages ne plaident pas en leur faveur.
Et pourtant, la récente affaire d'Alexandre Benalla démontre sans ambiguïté l'importance de cette assemblée.
Deux commissions d'enquête avaient été diligentées pour cette affaire, une à l'Assemblée Nationale, l'autre au Sénat. La première s'est soldée par un échec et un spectacle affligeant et ridicule de nouveaux députés aux ordres du pouvoir, perdant toute objectivité, pour sauver un proche du Président. L'autre, avec une certaine lenteur, ne parle-t-on pas d'un pas de sénateur, est arrivée à la publication d'un rapport sérieux, fouillé et documenté, qui permet de faire la lumière sur cette triste affaire et oblige la justice à entrer en action.
Pourquoi cette différence entre ces deux assemblées ?
Tout simplement à cause du mode de scrutin qui désigne leurs membres. L'Assemblée Nationale est composée depuis 2002 de députés élus en même temps que le Président de la  République et, de ce fait, est majoritairement de son bord. Avant cette date, le Président de la République, qui en a la droit, dissolvait l'Assemblée Nationale et faisait procéder à de nouvelles élections, ce qui conduisait au même résultat. Dans ces conditions, cette assemblée perd son objectivité et n'est plus qu'une chambre d'enregistrement des décisions du pouvoir exécutif.
A l'opposé le Sénat n'est pas renouvelé en même temps que le Président de la République, et de plus, à chaque élection, son renouvellement n'est que partiel. Ainsi, en cas de changement de régime il existe toujours un contre pouvoir, au moins partiel au sein du Sénat.
Ne serait-ce que pour cette raison, cette assemblée doit être maintenue et même il serait peut-être bon de lui donner un peu plus de pouvoir car, actuellement en cas de désaccord entre les deux chambres (Assemblée Nationale et Sénat), c'est toujours, après certains va et vient, l'Assemblée Nationale qui tranche.
Ne pourrait-on pas envisager une autre forme de fonctionnement ?

samedi 23 février 2019

ANTISEMITISME ET ANTISIONISME

C'est actuellement un autre grand débat, l'antisémitisme (être contre les Juifs) est condamné par la loi. Ce n'est pas le cas de l'antisionisme (être contre Israël).
Certains voudraient que ces deux attitudes soient condamnées, ce qui reviendrait à interdire la critique d'Israël qui est un état comme un autre et que chacun à le droit de critiquer, comme tout état, ce que certains Juifs, mécontents de la politique de Benjamin Netanyahou, ne manquent pas de faire.
On voit là tout le problème juridique qui se pose et qui a été mis en lumière par l'attaque dont a été victime Alain Finkielkraut samedi dernier, où son agresseur, très au courant de la loi, l'a traité de "sale sioniste" et s'est bien gardé de le traiter de "sale juif". C'est encore l'exemple d'un cas où, si un esprit faible, s'étant laissé entrainé par cet ignoble individu, avait proféré cette dernière insulte, il se serait trouvé sous le coup de la loi pour antisémitisme, alors que l'autre, plus averti, n'aurait été coupable que d'une insulte à la personne.
Il serait certainement bon de différencier ce qui s'adresse à un individu de ce qui s'adresse à un pays. Émettre un avis négatif sur un pays n'est pas coupable, le faire d'un individu en raison de sa nationalité l'est.
Un individu n'a pas vocation, s'il n'est pas mandaté politiquement pour cela, a représenter son pays, que ce soit pour ses défauts ou pour ses qualités.

vendredi 22 février 2019

NICOLAS DUPONT-AIGNAN PERD SON SANG-FROID

Toujours prêt à se distinguer pour récupérer des voix auprès des gilets jaunes aux élections européennes, Nicolas Dupont-Aignan et aller jusqu'à dire, dit-il pour rire, qu'il ne fallait "pas laisser repartir vivant les députés L.R.E.M." s'ils votaient la loi PACTE.
Il a un drôle sens de l'humour ce leader politique. S'il est peut-être vrai que l'on peut rire de tout, on ne peut certainement pas le faire n'importe quand.
Ce genre de plaisanterie, si c'en est une, au moment où la violence se déchaîne chaque samedi, est une faute grave.
Que ne ferait-il Nicolas Dupont-Aignan pour obtenir ses 5% de voix aux élections européennes lui qui en est passé si près à l'élection présidentielle.
Ce n'est pas avec des propos d'une telle hauteur que l'on contribue à ce que la France se redresse comme veut le laisser croire Nicolas Dupont-Aignan en osant appeler son parti "Debout la France"